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Le cycle d'Alamänder (nouvelle édition) tome 2 sur 3
EAN : 9791097270049
544 pages
Léhat (22/09/2017)
4.29/5   28 notes
Résumé :
Les gretchens sont de retour et ils ne sont pas contents ! Si Ker Fresnel semblait déjà périlleuse avec ses complots, la menace T'Sank ou la délégation mehnzotaine, le danger prend désormais une dimension apocalyptique... Jon poursuit ses investigations, jusque dans les entrailles de la cité, soutenu par une chance insolente. Celle-ci le suivra-t-elle dans son périple jusqu'à la cité magique de YArkhan, prochaine étape de ses aventures ?

De son côté, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
On avait quitté Jon le détective magique au beau milieu d'un cliffhanger de la mort qui tue, bien malin qui saurait dire désormais comment Alexis Flamand allait continuer son cycle d'Alamänder. le problème étant que le tome 2 d'une trilogie s'avère souvent le plus faiblard, car il s'agit de celui où s'effectue la transition vers le grand final. Et des fois, les problèmes peuvent venir d'ailleurs…
Les faits sont là : l'auteur fait monter la sauce en versant vers une fantasy épique davantage qu'humoristique, allant toujours plus loin dans sa démarche de remplacer les codes de celle-ci par ceux de la SF. Cependant, à force d'avoir été conditionnés par d'excellentes idées en permanence, on finit par devenir exigeants. Quitte à s'en rendre sacrément critiques sur ce qui passait jusque-là comme du beurre…

Des aventures over the 9000

Commençons par ce qui va ; après tout, ce ne sont pas les qualités qui manquent. L'histoire se complexifie, avec d'un côté l'enquête de Jonas, qui semble privilégier la piste d'un T'Sank, de l'autre YArkhan qui elle aussi semble en vouloir au roi… tout en demandant les services de Jon à son tour. Et Retzel qui décide de faire une carrière d'écrivain…
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'histoire s'inspire de plus en plus de la SF, quitte à délibérément verser par moments dans la science-fantasy : technologies volantes, androïdes qui n'auraient rien à envier aux Réplicants, manipulation chimiques… Et même quand ce n'est pas le cas, c'est quand même le seul roman où vous entendrez parler de trous de ver ou d'accélérateurs de particules mus par la magie ! Magie dont une nouvelle forme apparaît également dans ce tome, dont il est difficile de vous parler sans spoiler… Sachez seulement que son système se base sur les manipulations génétiques.
La psychologie des différents personnages s'approfondit et Alexis Flamand n'hésite pas à prendre des risques, avec différents évènements imprévisibles qui vont modifier considérablement leurs rapports : on se souviendra de l'ambiguïté sentimentale et morale de Rachelle qui se creuse et de Vance qui oscille entre femme d'une finesse incroyable et tueuse sans barrières morales. le tout au service d'un questionnement éthique : comment lui, le noble et juste héros Jonas, doit-il se comporter dans un monde de plus en plus tordu ?
Autant vous prévenir que ça rigole pas par moments (le comble pour de la light fantasy) : derrière ses airs comiques se cache un roman assez hardcore, imprégné de violence et de gore psychédélique, pourvu d'un sense of doom assez conséquent voire de mutilations chez les personnages principaux. Ce qui a ses bons côtés puisque le suspense ne s'en fait que plus grand, et que ceux-ci sont pourvus de leur certain sens de l'autodérision. Il y a bien une résurrection, le truc à ne surtout pas faire, mais c'est toujours dans une optique de développer le personnage et le système de magie, d'autant plus que l'auteur sait ménager la surprise.
Signalons enfin pour finir une certaine ambition dans l'épique et l'entrée en scène des xéols : l'arrivée d'une société tribale et sans concessions, au système de pensée différent du tout au tout de celui d'occidental. Et comme toujours, sortir un peu de l'eurocentrisme en fantasy ne fait pas de mal, bien au contraire.

Oui, mais…

Pourtant, disons-le, ce qui était tellement passé anecdotique comme problèmes au point que je n'en avais même pas parlé pour le tome 1 commence à se faire sentir ici. À commencer par le dosage humour / action, qui a tendance à faire le grand écart entre chapitres ultra-sérieux et gros délires par moments. le procès de Retzel s'avère ainsi inégal quand il aurait pu faire une scène d'anthologie, oscillant entre les grosses plages de silence radio où les gags laissent place à une mini-enquête, les blagues grasses, et l'humour cartoonesque qui fait toute la sève du sidekick.
Les explications, elles, se font très, très longues, et pas toujours nécessaires quand elles étaient déjà nombreuses auparavant. Dans la catégorie « Aha, je suis le coupable, et j'explique tout mon plan pour vous faire gagner du temps », je dois avouer qu'une des scènes s'étire comme ça beaucoup trop pour sembler naturelle. Il faut dire que le style s'avère lui-même inégal, avec pas mal de termes systématiques (« l'ancêtre » pour désigner Sertine, « le mage » pour parler de Jonas, « l'Asiatique »… dans un univers où l'Asie n'existe pas), ou encore deux phrases quand une seule suffirait (« Les flexinelles étaient toutes dirigées vers lui. Elles oscillaient de manière hypnotique » plutôt que « Les flexinelles étaient toutes dirigées vers lui, oscillant de manière hypnotique », par exemple).
Du reste, le découpage s'avère bizarre : le premier quart est un peu la fin du tome 1, qui se terminait ainsi finalement juste pour l'intérêt du cliffhanger, puis le récit se morcelle en toutes sortes d'arcs narratifs (tirant parfois sur la longueur et dont on ne sait pas toujours où ils veulent en venir) qui font sentir le « tome de transition » de toute trilogie qui se respecte… Et tant qu'on y est à chipoter, parlons aussi des méchants : Lamarr, défini juste par sa force brutale, ou encore deux autres qui s'avèrent n'en former qu'un, mais on en aurait su l'identité depuis le départ que ça n'aurait probablement rien changé (note : je suis en train de lire le tome 3, et finalement si, ça trouve une petite utilité). de la part d'une série mettant autant de soin dans son intrigue et ses personnages, difficile de passer à côté…
Un mot sur les illustrations dans l'édition en ligne : si elles étaient tout à la fin dans le tome 1, ce coup-ci elles sont dispatchées au pifomètre sur les 5 derniers %. On peine à comprendre la logique éditoriale s'il y en a une.

Conclusion

La citadelle de nacre a des défauts, certes, mais avec quel art elle sait les compenser ! Entre le rythme, la plupart des gags, l'évolution de l'univers et des protagonistes, on a qu'une hâte, celle de voir comment tout ça peut se résoudre. le récit verse de plus en plus dans la fantasy épique et accentue son ambition, bref on tient là sans doute la trilogie la plus novatrice en fantasy française de ces 10 dernières années. Après, je vous dis ça, c'est pour votre culture…
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J'ai été subjugué par la lecture du tome 1. Je n'en dirai pas moins de celui ci.
Je prend plaisir à constater que ce tome confirme toutes les qualités du premier. J'y retrouve la plume, l'audace, l'humour impossible, le talent et l'imagination débordante de l'auteur. Je peux même dire que tout monte d'un cran. L'auteur va encore plus loin. Si l'on pensait qu'il avait des idées à ne plus savoir qu'en faire, ici cela frise l'indécence. Chaque chapitre regorge d'une tonne d'idées, qui ne se contentent pas d'être bonnes, voire excellentes, mais qui bouleversent complètement le genre, et même les genres, puisque l'auteur mange à plusieurs rateliers. Et c'est tant mieux!
Dans ce tome, l'histoire avance grandement mais le style d'Alexis montre qu'il s'intéresse aux " àcôtés" de l'histoire. L'exemple le plus probant est cette fameuse guerre, que nous avons laissé en fin de tome précédent ( et rien que ça c'est gonflé!). Jamais l'auteur nous la fait vivre de l'intérieur, on ne sait que peu de choses sur son déroulement hors mis ce qui est rapporté aux personnages principaux. Il préfère s'inquiéter de leur sort à eux, qui participe à la guerre, mais de loin.
Même constat concernant les personnages. Ici Jonas est laissé légèrement de côté, au profit d'autres que l'auteur se complaît à développer. C'est le cas du roi, d'Edrick, de Rachelle, ainsi que d'autres nouveaux et nouvelles venues.
L'humour n'est pas en reste, bien au contraire. le niveau supérieur est atteint, et notament via les personnages du roi et de Retzel en premier plan. En effet, on prend plaisir à découvrir les prochaines scènes du roi, tant il possède une répartie hors du commun. Ce personnage a toujours trois longueurs sur tout le monde, et il ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Cela donne des scènes à se trodre de rire quand ce ne sont pas ses répliques cinglantes qui amène le sourire. Quand aux bêtises d'un gosse de cinq ans de Retzel, elles ne font que prouver le grand art de l'auteur, qui prouve derrière ces deux personnages qu'il s'amuse comme un petit fou. Et nous avec!
Les rebondissements sont nombreux, tellement nombreux d'ailleurs qu'il faut se préparer pratiquement à chaque chapitre d'en subir un, voire plusieurs à l'intérieur d'un même chapitre. Là encore, l'auteur prouve sa grande imagination et sa grande capacité à se renouveler. Il parvient même à s'autoparodier en proposant une rupture de narration assez peu conventionnelle, mais qui en dit long sur sa volonté d'écrivain et sur sa maîtrise des genres.
J'ain noté mais c'est simplement parce qu'on ne peut mettre un 6....
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Comme souvent quand j'espace les tomes de deux ans, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ma lecture. Pourtant, l'univers est tellement entêtant que je pensais que ça glisserait tout seul… encore aurait-il fallu que je me souvienne des événements finaux du premier tome. Finalement, je me suis rendue compte que je me rappelais sans problème de Jon, Retzel, Vance ou même de Ernst, mais pas des autres. Pareil, certains détails ou évènements me revenaient, malheureusement, j'ai zappé la trame centrale… c'est ballot !
Donc j'ai mis 6 jours à lire les deux premiers chapitres et à essayer de me remémorer comment c'était terminé le premier tome.

Fresnel a subi un coup d'état, Massette et ses partisans en sont responsables. Ernst, l'officier Edrick et leurs hommes tentent de reprendre le pouvoir tandis que Jon et Vance pourchassent l'assassin Sémiant qui se dirige vers le Anquidiath, tout en luttant contre les Gretchen. Oui, c'est un sacré foutoir, mais s'il n'y avait que cette partie, ça irait.
Une fois ces histoires réglées, nos héros n'ont pas le temps de souffler. Les Mehnzotains entrent dans la danse et comme si le combat n'était pas assez ardu, les Xéols s'en mêlent et bordel, eux, ils font mal.
Je peux difficilement en dire plus sans spoiler… et puis il se passe tellement de choses que je n'aurais pas assez de ma journée pour tout lister. J'ai même trouvé que c'en était éprouvant… et un brin épuisant aussi, il faut bien l'avouer.

Je vais faire un petit tour d'horizon des personnages parce que ça manquait dans ma chronique du premier tome.
J'ai adoré retrouver Jon et Retzel, mais on voit moins le démon, c'est presque dommage parce que, même s'il est ultra lourd (et je pèse mes mots en disant cela), je ne peux pas m'empêcher de rire quand il est là… surtout lors des dialogues échangés avec le questeur.
Je ne me souviens plus de ce que je pensais de Vance, en tout cas, dans ce tome-ci, j'ai été incapable de me faire une idée plus précise sur elle.
En ce qui concerne Edrick, je ne me rappelais pas de son existence pourtant ça m'est revenu au fil des pages et je l'apprécie bien… même s'il est un peu increvable dans ce second tome, c'en serait presque agaçant… ou pas. A voire le sort qui lui est réservé dans le prochain.
Comme le personnage précédent, j'avais oublié Rachelle. Elle m'a énervée au contact de Vance (je suis bien incapable de dire laquelle des deux me faisait le plus grincer des dents) et parfois, je la trouve trop vénale, pourtant, je l'aime bien.
Ernst est brillant et le prouve encore… jusqu'à son plan final qui, de ce que l'auteur nous en révèle, est loin d'être un succès. N'empêche qu'il est futé et je kiffe la façon de manipuler tout le monde à son avantage. Un autre personnage, ça m'aurait sûrement gonflée, mais il fait souvent ça avec un tel cynisme, un tel naturel que ça m'éclate… Je n'arrive même pas à lui en vouloir d'être un connard.
Mon souvenir de Fédéhul dans le premier tome tendait à être négatif… j'ai gardé la sensation que c'était un homme obtus, engoncé dans ses idées toutes faites (oserai-je dire un militaire dans tout ce qu'il y a de pire) et inutile par bien des points, à se demander pourquoi le roi s'acharne à le garder à ses côtés, mais là, avec la défense contre les Mehnzotains je l'ai découvert bien différent : au combat, il est tout autre, un esprit plus vif.
Voilà, je pense avoir fait le tour des personnages les plus présents. Il y en a beaucoup trop pour que je m'étale davantage.

Maintenant, passons au scénario. Comme je l'ai dit plus haut, il est chargé et même en temps que lecteur, on n'a pas le temps de souffler. Habituellement, j'aime beaucoup les scènes d'action, mais dans cette saga, ce ne sont pas les passages que j'aime le mieux. Par moment, j'ai eu du mal à m'imaginer ce qu'il se passait, peut-être parce que j'attendais avec impatience les passages plus stratégiques qui dévoilent tout le brio de la trame, les dialogues entre les personnages qui les rendent si humains et si attachants.
J'ai adoré ce second tome qui se termine en apothéose… avec une révélation que j'avais senti venir dès que nos héros sont arrivés à YArkanie et surtout dès que le nom de Jason a été prononcé. J'ai prévu de lire la suite et fin de cette saga dans l'année donc je ne serai pas confrontée aux mêmes problèmes d'immersion.
Lien : https://psylook.kimengumi.fr..
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Le livre a été édité en 2017 chez Leha, et est maintenant disponible chez le livre de poche depuis 2023.

L'histoire commence directement à la suite du tome I. On se retrouve en pleine guerre civile / tentative de putsch de Massette, aidé par des militaires corrompus, pour renverser le souverain de Kung-Bohr, Ernst. le brillant Edrick, héros militaire du tome I, monte à l'assaut du palais pris par les hommes de Massette, alors que parallèlement Jonas, héros questeur / magicien, poursuit Semiant avec Vance dans les profondeurs de la ville et va se retrouver en contact avec la divinité enfouie sous terre. Là dessus, les habitants originels de la caverne dans laquelle est bâtie Fresnel, les gretchen, sorte d'aliens chitineux et dangereux, attaquent la ville.

Autant le dire de suite, le livre doit être lu dans la foulée du premier si vous ne voulez pas être trop perdu, ce qui fut mon cas durant les 150 pages de ma lecture, les différents éléments revenant peu à peu… Ce n'est qu'à ce moment-là que se clôt l'acte 1, qui aurait pu/dû être l'acte final du premier tome. En effet, l'histoire change, et une intrigue presque indépendante se met en place à ce moment : le début de nouveaux problèmes, d'une nouvelle guerre sur 2 fronts, contre les menzhotains et les Xeols, et beaucoup de nouvelles choses à intégrer.

On retrouve avec plaisir pas mal de personnages connus du premier livre : Jonas et Edrick bien sûr, le roi Ernst aussi manipulateur que pragmatique (un excellent personnage), les deux femmes fatales Vance et Rachelle, dans deux rôles assez étonnants et qui évoluent toute deux de manière surprenante, voire délirante… L'auteur a en effet parsemé ce livre non de cliffhanger (quoiqu'il y en ait bien 1 à la fin !) mais de toute une série de rebondissements abracadabrantesques. On pouvait en anticiper certains, mais d'autres… le démon Retzel est inégal dans le livre, parfois on en oublierait presque sa présence (un comble), et sur certaines scènes il crève l'écran et m'a beaucoup fait rire. Dommage que l'épisode de son jugement n'ai pas été plus réussi… Les autres personnages sont plus en retrait, y compris Lan Maek dont on ne comprend pas trop le parcours.

L'écriture dans les scènes est toujours agréable à lire, mais j'ai trouvé que l'auteur s'en sortait mieux dans les scènes posées, et moins bien dans les passages d'action, parfois un peu confus, et qui s'enchaînent trop vite. Idem pour la partie humour, qui n'a pas disparu, mais se retrouve presque absente des 150 premières pages. On retrouve heureusement le ton qui fait pour moi le gros point fort de la série assez vite, et les dialogues improbables et truculents deviennent monnaie courante. Des jeux de mots, des clins d'oeil, des passages entiers vu de l'extérieur, des paragraphes écrits par Retzel, et même un making-of… un joyeux bazar aussi distrayant qu'utile pour le moral. On salue toute l'inventivité de l'auteur pour présenter des trucs plus proche de la SF que de la fantasy, des réflexions physiques et métaphysiques, et tout plein d'autres choses.

Le deuxième tome du cycle d'Alamander est donc dans la droite lignée du 1 : il en conclut une partie de l'intrigue, il le poursuit dans une aventure encore plus déjantée avec les mêmes personnages. Les scènes d'actions s'enchaînent plus que dans le premier tome, mais l'univers de l'auteur propose toujours une bonne expérience de lecture. Au final c'est un tome encore plus dense, mais moins posé, plus délirant et inattendu, parfois brouillon. J'ai préféré le premier tome, mais je pense que je lirai sans hésitation le tome 3, si j'arrive à m'y plonger rapidement pour que ce joli soufflé ne retombe pas trop !
Lien : http://aupaysdescavetrolls.f..
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Les éditions Léha ont eu la très bonne idée de rééditer cette série. Je me demande où étaient les découpes pour en avoir 5 tomes.
C'est très rafraichissant. On sent que l'auteur à beaucoup d'imagination. Ca pourrait partir dans tous les sens mais non. de même c'est parfois très loufoque mais que dans certains détails ou répliques. Ca n'en fait jamais trop et ça ne discrédite pas l'histoire. Au contraire ça lui donne un petit plus. Car l'intrigue est très bien menée et construite avec beaucoup d'éléments. On se demande d'ailleurs où ça va nous mener. On est un peu comme Jon, emmené sans le vouloir dans des aventures variées et inattendues. Ca ne manque pas d'action, de rebondissements, de mouvement. On ne s'ennuie jamais. Et puis il y a une vraie réflexion derrière. Sur les cultures différentes, la tolérance, l'éthique, la politique... Grâce notamment à la rencontre de personnages différents venant de royaumes différents.
Ces personnages sont d'ailleurs approfondis, utiles et attachants. Même ceux qu'on pourrait croire méchants. J'apprécie beaucoup Retzel qui arrive souvent comme un cheveu sur la soupe, avec ses réflexions d'un autre monde. Ils sont chacun un petit côté caricaturaux mais ça reste très léger qui leur donne une pointe de piment et d'originalité.
Le seul petit reproche que je peux faire et qu'il est parfois difficile de s'imaginer les créatures, les villes, les paysages. Les descriptions ne me parlent pas toutes mais c'est tellement imaginatif qu'on a du mal à s'en faire une image mentale.
La fin nous laisse dans un autre décor, sur une dernière révélation.
Vraiment hâte de découvrir la suite.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Gouverner, c'est donner juste assez au peuple pour que celui ci ait peur d'abandonner ce qu'il possède en cas de rébellion. En quatre mille ans de règne, vous pensez bien que la couronne a réussi à déterminer les réglages de pauvreté et d'injustice en dessous desquels il ne faut pas descendre.
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Le démon attifé d'un élégant noeud papillon attendait la délégation avec solennité.
- Désolé d'être en retard, chuchota le sevant quand il vit qu'on lui prêtait attention. Je faisais mes courses sur le champs de bataille. C'est pratique ces grandes surfaces, on choisit les morceaux qu'on veut et la viande est déjà coupée.
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- Je ne travaille ni pour un camp ni pour l'autre, commandeur, répondit-il avec vigueur. Je travaille pour la paix. Lorsqu'il est versé au combat, rien ne distingue le sang des Mehnzotains de celui des Bohréens.
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L'onde psychochaotique était l'une des armes les plus effroyables de leurs ennemis. Non contente de plonger les blessés dans la confusion, elle ruinait le royaume en frais de psychiatrie.
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Mon maître disait que la foi consiste à recevoir des réponses à des questions que l'on ne se pose pas. Elle s'impose à vous, exactement comme la magie.
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