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EAN : 9782815944342
408 pages
Éditions de l’Aube (17/03/2022)
3.57/5   36 notes
Résumé :
Une famille norvégienne part célébrer les soixante-dix ans de son patriarche en Italie. Sur le papier, tout cela semble idyllique. Sauf que c’est ce séjour que choisissent les parents/grands-parents pour annoncer leur divorce ! Le ciel tombe sur la tête de leurs trois enfants, adultes plus ou moins établis dans leurs vies personnelles et professionnelles, qui se retrouvent tout à fait démunis en voyant se défaire le couple parental. Helga Flatland choisit astucieuse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
3,57

sur 36 notes

cicou45
  19 mars 2022
Ouvrage reçu lors d'une opération Masse critique privilégiée, je tiens tout d'abord à remercier babelio ainsi que les éditions de L'aube sans qui je n'aurais probablement jamais découvert ce roman et cela aurait été fort dommage !
Il est agréable parfois de sortir de ses habitudes, de ces zones de confort, surtout lorsqu'il s'agit de découvrir une auteure comme Helga Flatland mais cela peut aussi être déroutant. Par exemple, ici, j'ai eu d'abord un peu de mal en me plongeant dans cette lecture à retenir les prénoms de tous les membres de la famille et à savoir exactement qui est qui mais cela est très vite rentré dans l'ordre (d'autant plus qu'exception faite pour ceux des parents, ce ne sont pas des prénoms à consonance nordique parfois impossible -pour moi du moins, à prononcer donc à mémoriser-) et je me suis rapidement plongée dans l'histoire de cette famille apparemment normale. Et elle l'est en bien des points si ce n'est qu'à l'occasion des soixante-dix ans du père, lors d'un voyage en Italie à cette occasion, lui et celle qui tient le rôle d'épouse et de mère, annoncent à leurs trois enfants qu'ils vont divorcer. Bien que les trois enfants, Liv, Ellen et Hakon soient désormais adultes et aient chacun leur vie et leur propre famille (du moins pour les deux filles (Liv est marié et mère elle-même de deux ados et Ellen est en couple depuis un certain temps déjà et désespère de ne pas réussir à donner la vie, mais pour Hakon, de dix ans le benjamin de Liv, disons qu'il croit à l'amour libre mais je ne vous en dis pas plus à ce sujet), c'est un choc. Pour cette famille qui s'est toujours cru soudée, voilà que leur modèle, leur idéal s'effondre sans qu'ils s'en soient rendus compte, du moins c'est ainsi que Liv le perçoit.
Dans cet ouvrage, ce qui est assez génial, c'est que le lecteur a l'avis et les sentiments de chacun des trois enfants qui s'exprime à tour de rôle ou presque mais sans que cela paraisse rébarbatif, au contraire, cela se complète et invite le lecteur à reconstituer petit à petit l'histoire de "cette famille moderne", dans laquelle l'on n'a plus peur de divorcer à soixante-dix ans et de se projeter encore sur l'avenir !
Chacun a son point de vue, ses propres soucis, des relations différentes avec les parents et bien qu'ils vivent tous la même histoire, elle est propre et différente à chacun et, heureusement d'ailleurs !
Un pur moment d'évasion, d'intrusion mais sans gêne dans une famille a priori normale mais qui nous invite et je dirais même nous incite, nous, lecteurs, à revoir notre vision du mot famille et de l'amour dans sa globalité (que ce soit celui que nous entretenons avec l'être aimé bien sûr et comme je le laissais sous-entendre, Hakon a une idée bien arrêtée sur le sujet), mais aussi au sein de sa famille (ses parents, frères et soeurs, enfants, neveux et nièces...) mais aussi avec ses amis !
Une lecture que je ne peux donc que vous recommander car tout d'abord, un ouvrage extrêmement bien écrit et qui mine de rien, en ne parlant que d'un simple événement à la base (un divorce), parle de tout et surtout de la vie !
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Kittiwake
  25 mars 2022
Ils sont trois, deux soeurs et un frère, qui tour à tour parleront d'eux-même et de leur famille.
C'est l'ainé qui ouvre le bal, cette grande fille longiligne qui enviait en secret les rondeurs de sa cadette. Mariée, manifestant ses angoisses dans le contrôle permanent, déstabilisée au moindre écart nutritionnel ou à une dérogation aux horaires de coucher de ses enfants, c'est aussi elle qui est aux commandes pour initier les rencontres de la fratrie. Tout en leur reprochant de ne pas le faire…
Ellen, la pulpeuse adolescente aurait tout donné pour ressembler à son ainée ! En couple depuis quelques années, son énergie se concentre sur son désir d'enfant..
Quand au petit dernier, il n'aura voix au chapitre qu'en tout dernier ressort, apportant un éclairage différent sur les propos de ses deux soeurs.
La famille au complet se retrouve en Italie pour fêter dignement les soixante-dix ans du père, et le gâteau d'anniversaire s'accompagnera d'une annonce très inattendue.
Le roman familial est l'occasion de développer de nombreuses théories sur la famille, l'amour, l'éducation et permet de rappeler que rien n'est jamais acquis .
Quelques longueurs, mais une narration agréable, l'alternance des personnages rompant la monotonie.
Merci à Babelio et aux éditions de L'aube.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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iris29
  14 mars 2022
A l'occasion des soixante-dix ans du patriarche, toute une famille norvégienne part en Italie. deux jours à Rome puis, dans une maison qu'on leur prête. Ce qui devait être une belle occasion d'être "ensemble", va se révéler l'annonce du divorce des grands-parents. On les suivra pendant deux ans après ce "lachage de bombe". Une claque pour leurs trois enfants , comme un caillou jeté sur une surface liquide et lisse et qui fait des cercles longtemps après. Ce sera leurs trois voix qui raconteront cette séparation.
Liv, mariée, deux enfants dont un fils adolescent.
Ellen, trente-huit ans, qui n'arrive pas à tomber enceinte et que cela ronge.
Et Hakon, quelques problèmes psychologiques , qui prône les relations amoureuses sans exclusivité.
L'occasion pour l'auteure d'aborder des thèmes touchant la famille : la place dans la fratrie, l'éducation reçue , puis celle qu'on donne et qui dépend sans qu'on le réalise vraiment du pays et de l'époque qu'on vit.
Ne vous attendez-pas à un séjour prolongé en Italie, ou à être imergés en Norvége, Helga Flatland, passe très vite sur tout cela . Ce qui l'intéresse , c'est ce qui se passe dans la tête de ses personnages, de les analyser, de les décortiquer. Et du coup, cette famille pourrait être la vôtre, elle est universelle. Même si votre profil n'est pas identique, vous pourrez vous reconnaitre dans l'une ou l'autre des générations exposées. On est dans une famille aisée, c'est ce qui frappe, ils ont tous de "bons" métiers.
Les trois enfants considéreront toujours leurs parents comme une entité indestructible et une paire. on sent que la vie les a épargnés et qu'à aucun moment, ils ne se mettent dans la tête de l'un ou l'autre de leur parents. Seul leur confort ( de garde des petits-enfants pour l'aînée) les préoccupent même si certains vont aider aux cartons etc... Ils sont (alors qu'ils ont la trentaine ou la quarantaine) encore les "enfants de", puisque la vie a fait que leurs parents sont encore vivants, en bonne santé (ils travaillent encore. Certes, de façon souple et aménagée (du conseil pour la mère) , mais ils sont encore très actifs.

Quelques passages très justes sur la place dans la fratrie. Quelques passages émouvants avec cette femme qui est littéralement bouffée par son désir d'enfant, mais l'auteure donne l'impression qu'il ne se passe pas grand-chose dans cette famille. Un divorce et des "petites" contrariétés de notre temps. mais ne vous attendez-pas à du drama, des larmes. Juste la vie d'une famille ordinaire (dans le sens qu'elle ressemble à beaucoup d'autres ), d'où ce titre : une famille moderne ....
Merci aux Editions de l'Aube et à Babélio pour cette adoption de quelques heures :-)
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mcd30
  09 avril 2022
Je viens de refermer « Une famille moderne » . Ma première réflexion est que quelque soit notre âge nous restons les enfants de nos parents et les rapports de force de la fratrie persistent, mais l'amour reste le lien familial indéfectible.
C'est un excellent roman du point de vu des caractères, je me suis bien amusée de traverser cette crise avec les personnages.
Pour ses soixante-dix ans, Sverre a emmené toute sa famille en Italie. Pendant son repas d'anniversaire, le couple annonce son prochain divorce. Et voilà, Liv, ellen et Håkon stupéfaits.
Les bons côtés :
Les réactions des enfants savoureuses à souhait car elles leur collent à la peau.
Liv se demande qui elle inventera pour le prochain Noël.
Ellen qui comptait annoncer un heureux événement et craint de ne pouvoir fonder une famille avec son compagnon.
Quand à Håkon, il n'est pas surpris et pense avoir une juste vision du couple.
Trois petits bémols :
Un peu superficiel, les parents assène un coup de massue à leurs enfants puis deviennent beaucoup moins présents (j'aurais voulu mieux comprendre) .
Après la Norvège est une grande absente, en savoir plus sur ce pays m'aurait bien plus mais à l'heure de la mondialisation, à part les prénoms, quelques plats, nous pourrions être n'importe où de part le vaste monde. Xbox et Pokémon sont au rendez-vous.
Et par-dessus tout à mon sens, la faiblesse de l'argument. J'ai espéré autre chose tout au long de ce roman.
Un roman choral avec trois adultes en crise, perturbés, effondrés pour certains. le temps va passer et tous vont trouver des solutions et se remettre. Les parents s'habitueront à leur nouvelle vie et ne vieilliront pas ensemble. Seul Håkon fera les frais de ses théories lorsqu'il éprouvera certains sentiments.
Un roman très agréable, bien traduit le style est fluide. Un très bon moment de lecture agrémenté de quelques touches d'humour.
Merci aux éditions de l'Aube et à Babelio
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latina
  25 mars 2022
Quand les parents divorcent, qu'on ait dix ans, vingt ou quarante, c'est toujours un choc.
C'est ce qui arrive à cette fratrie de deux soeurs d'une quarantaine d'années et de leur frère plus jeune : lorsque leurs parents leur annoncent leur prochain divorce, lors de vacances en famille pour l'anniversaire du papa, ils sont choqués.
Le roman choral (qui nous balade dans la tête de chacun des trois enfants adultes) retrace toutes les réactions, décortique les pensées, analyse les sentiments.
Aucune action, à part une séparation et des malentendus. La réflexion, encore la réflexion, toujours la réflexion. Dommage que l'auteure se soit limitée à cela, car l'ennui pointe souvent son nez au détour des pages, du moins en ce qui me concerne.
Toute famille est une structure, et quand un des membres rue dans les brancards, les autres sont chamboulés et doivent se réorganiser pour se faire une nouvelle place.
Ici, il s'agit d'un couple, et qui plus est le couple fondateur de la famille, le couple référent, qui a inculqué aux enfants les valeurs grâce auxquelles ils ont grandi.
Selon leur place dans la fratrie, chacun des enfants réagira différemment, et cela, je le comprends très bien, d'autant plus que chacun traine avec lui sa propre histoire.
Couple en mal d'enfant, couple à l'éducation trop protectrice et interventionniste, image de l'amour moderniste, liberté individuelle, les thèmes principaux se croisent et se décroisent avec intelligence, certes, mais sans beaucoup de peps.
En tout cas, en tant qu'enseignante, je vois souvent les répercussions auprès des adolescents provoquées par le divorce parental et je me rends compte qu'elles ne sont pas à négliger, mais après cette lecture, je peux certifier que les adultes eux aussi subissent de plein fouet les conséquences d'une telle décision prise par leurs parents eux-mêmes.
Merci aux éditions de l'aube et à Babelio pour ce livre offert lors d'une Masse critique privilégiée.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   14 mars 2022
Papa va avoir soixante-dix ans dans quatre jours. L'an dernier, il a fait tinter son verre lors de son anniversaire et annoncé que son cadeau de l'année suivante, pour lui même et pour l'ensemble de la famille, serait un voyage pour tous, qu'il offrirait. « N'importe où », a-t-il dit à haute voix. Il s'est retourné vers Hedda, qui à cette époque n'avait pas quatre ans, et a ajouté : « Peut-être que nous irons jusqu'en Afrique ! »
L'idée en elle-même, mais aussi la façon dont il l'avait proclamée, et son humeur presque exaltée dans les mois précédents ses soixante-neuf ans, lui ressemblaient si peu qu'après cela, Ellen m'a envoyé quotidiennement des listes de symptômes de tumeur au cerveau.
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iris29iris29   14 mars 2022
Les histoires écrites par des hommes, avec des hommes dans le rôle principal, jouissent de l'intérêt général, tandis que les histoires écrites par des femmes sur les femmes ne peuvent intéresser que d' autres femmes, car elles ne portent que sur des thèmes féminins comme les sentiments et les enfants, et ne peuvent être considérées comme porteuse de thématiques profondes - c'est ainsi que des auteurs masculins qui écrivent sur leur papa écrivent en réalité sur quelque chose de plus universel, (...).
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missmolko1missmolko1   15 mai 2019
Dad has thick grey hair, and even though I still see him with the dark hair he had in pictures taken when I was little, I can only just recall it; in my memories, he always has the same grey hair he has now. He locks eyes with me and smiles, and I wonder what he’s thinking about, if he’s happy, if things are how he imagined they would be. Perhaps he hasn’t imagined them at all; he tends not to predict what things will be like one way or the other, but he’s always commented on my own tendency to do so: You have to try to accept things as they are, Liv, he told me when I was young and shedding anguished tears over holidays, handball matches or school assignments that hadn’t gone as I’d predicted they would. It was impossible to explain to Dad just how critical it was that they should unfold exactly as I’d anticipated; any action or accomplishment, great or small, each one had to follow a predictable course to prevent things from becoming chaotic and intangible. But life couldn’t be planned in that kind of detail, Dad had said, you needed to accept that you couldn’t always control everything.
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cicou45cicou45   18 mars 2022
"_Mais c'est un peu comme ce que dit Liv du tri sélectif, a-t-il remarqué, ça ne sert à rien qu'une personne fasse ici et là un petit effort, si l'objectif est de changer le monde.
_Mon objectif n'est pas de changer le monde, Olaf, mais de penser en toute indépendance, de ne pas laisser quelqu'un d'autre me dicter la façon dont je dois vivre."
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cicou45cicou45   19 mars 2022
"Ainsi va la vie, malheureusement, le changement est douloureux", a dit Ellen avec légèreté quand j'ai essayé de lui en parler, et j'ai été indigné de cette injustice : Liv et Ellen avaient échappé à ça, elles avaient pu s'en aller en leur temps tout en sachant que je serais là pour maman et papa, petit et dépendant, et elles me laissaient le soin de leur donner le coup de grâce."
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