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Catherine Casin-pellegrini (Éditeur scientifique)
EAN : 9782210754621
190 pages
Éditeur : Magnard (08/04/2003)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :
"Pourquoi m'écrivez-vous les plus spirituelles et les plus nobles lettres du monde ? Prenez-vous en à vous-même. Désormais, il faut que vous m'écriviez.."
Nul mieux que Victor Hugo ne pouvait exprimer la jubilation que procure la lecture des lettres de Gustave Flaubert. En effet, si Louise Colet ne fut pas toujours aussi bien aimée qu'elle l'eût voulu, elle reçut la plus belle et la plus passionnante des correspondances.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bazart
  19 février 2017
Voici des lettres issues de l'abondante correspondance entre Gustave Flaubert et sa première maîtresse et véritable amour de sa vie, la poétesse romantique Louise Colet, épouse du flûtiste Hippolyte Colet. Entre 1846 et 1860, les deux amants se sont échangés des centaines de lettres dont la plupart a été brûlé. Une période qui évoquera certainement quelque chose aux amoureux de l'auteur, car il s'agit des années pendant lesquelles l'Ermite de Croisset s'est donné corps et âme à l'écriture de son premier chef d'oeuvre : Madame Bovary - "sa deuxième maîtresse", ainsi que la surnomme avec ironie "la première."
Les lettres témoignent de la relation tumulteuse qu'entretenaient les deux amants.Tour à tour enflammées, tendres, passionnées, pleines de reproches, de soupçons, de jalousies, elles rendent compte des tourments de l'âme de deux êtres qui s'aiment et se déchirent depuis le jour de leur rencontre, en juin 1846, au salon du sculpteur Pradier. Elles portent également une valeur historique, se faisant véritables témoignages d'une époque lorsque l'auteur évoque Napoléon, la révolution de 1848, ou fait référence à la vie culturelle et littéraire ô combien foisonnante à laquelle ils prenaient tous deux part.
Les passages de Madame Bovary attestent des simiiltudes entre les "deux maîtresses" de Gustave Flaubert. Celle qui était surnommée "La Muse" par de nombreux artistes (elle a également été la maîtresse d'Alfred de Musset, de Victor Cousin ou encore d'Alfred de Vigny) était avant tout celle de Flaubert, car elle a été pour lui la source d'inspiration d'une de ses plus importantes héroines de papier.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Henri-l-oiseleur
  16 avril 2017
Les morceaux choisis publiés ici de la longue correspondance de Flaubert de de Louise Colet, ont évidemment un intérêt biographique et documentaire (mais si l'on veut en savoir plus, il faudra recourir à une édition complète et annotée). Ce recueil-ci a la grande vertu de mettre en relation un romancier, un homme dont le métier est de détruire les illusions (selon les définitions données par Stendhal et Balzac, entre autres) et une poétesse enfermée dans un néo-romantisme, une imagerie et une sentimentalité qui l'entravent. D'où la célèbre exclamation de Flaubert devant l'un des poèmes de Louise : " Pas d'anges ! pas d'anges !" J'ai repensé à cette protestation si drôle en tombant, un jour, sur la revue (littéraire) "Le matricule des anges". Un Christian Bobin et autres inspirés bobinoïdes contemporains tireraient profit de ce conseil.
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AnnaKareninz
  24 septembre 2016
Très intéressantes ces Lettres à Louise Colet. Elles nous permettent d'en savoir plus sur le personnage (odieux selon moi) qu'était Flaubert ainsi que sur les réflexions qu'il pouvait avoir à propos de son labeur d'écrivain, ses ambitions, l'avancée de ses travaux, etc...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   30 janvier 2008
Samedi soir.
(...) Si je n’ai pas répondu plus tôt à ta lettre dolente et découragée, c’est que j’ai été dans un grand accès de travail. Avant-hier, je me suis couché à 5 heures du matin et hier à 3 heures. Depuis lundi dernier j’ai laissé de côté toute autre chose, et j’ai exclusivement toute la semaine pioché ma Bovary, ennuyé de ne pas avancer. Je suis maintenant arrivé à mon bal que je commence lundi. J’espère que ça ira mieux. J’ai fait, depuis que tu ne m’as vu, 25 pages net (25 pages en six semaines). Elles ont été dures à rouler. Je les lirai demain à Bouilhet. Quant à moi, je les ai tellement travaillées, recopiées, changées, maniées, que pour le moment je n’y vois que du feu. Je crois pourtant qu’elles se tiennent debout.
Tu me parles de tes découragements : si tu pouvais voir les miens ! Je ne sais pas comment quelquefois les bras ne me tombent pas du corps, de fatigue, et comment ma tête ne s’en va pas en bouillie. Je mène une vie âpre, déserte de toute joie extérieure et où je n’ai rien pour me soutenir qu’une espèce de rage permanente, qui pleure quelquefois d’impuissance, mais qui est continuelle. J’aime mon travail d’un amour frénétique et perverti, comme un ascète le cilice qui lui gratte le ventre. Quelquefois, quand je me trouve vide, quand l’expression se refuse, quand, après avoir griffonné de longues pages, je découvre n’avoir pas fait une phrase, je tombe sur mon divan et j’y reste hébété dans un marais intérieur d’ennui. Je me hais et je m’accuse de cette démence d’orgueil qui me fait haleter après la chimère. Un quart d’heure après, tout est changé, le coeur me bat de joie.
Mercredi dernier, j’ai été obligé de me lever pour aller chercher mon mouchoir de poche ; les larmes me coulaient sur la figure. Je m’étais attendri moi-même en écrivant, je jouissais délicieusement, et de l’émotion de mon idée, et de la phrase qui la rendait, et de la satisfaction de l’avoir trouvée. Du moins je crois qu’il y avait de tout cela
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ShrimpShrimp   12 août 2010
Il y a douze heures, nous étions encore ensemble ; hier, à cette heure-ci, je tenais dans mes bras... t'en souviens-tu? [...] N'importe, ne songeons ni à l'avenir, ni à nous, ni à rien. Penser, c'est le moyen de souffrir. Laissons-nous aller au vent de notre coeur tant qu'il enflera le voile ; qu'il nous pousse comme il lui plaira, et quant aux écueils... ma foi tant pis! Nous verrons.
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MacabeaMacabea   18 février 2018
Ce qui me semble, à moi, le plus haut dans l'Art (et le plus difficile), ce n'est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de vous mettre en rut ou en fureur, mais d'agir à la façon de la nature, c'est-à-dire de faire rêver. Aussi les très belles œuvres ont ce caractère. Elles sont sereines d'aspect et incompréhensibles. Quand aux procédés, elles sont immobiles comme des falaises, houleuses comme l'océan, pleines de frondaisons, de verdures et de murmures comme des bois, tristes comme le désert, bleus comme le ciel. Homère, Rabelais, Michelange, Shakespeare, Goethe m'apparaissent impitoyables. Cela est sans fond, infini, multiple. Par de petites ouvertures, on aperçoit des précipices; il y a du noir en bas, du vertige. Et cependant quelque chose de singulièrement doux plane sur l'ensemble! C'est l'éclat de la lumière, le sourire du soleil, et c'est calme! c'est calme! et c'est fort[...]
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DanieljeanDanieljean   12 février 2018
Au-dessus de la vie, au-dessus du bonheur, il y a quelque chose de bleu et d'incandescent, un grand ciel immuable et subtil dont les rayonnements qui nous arrivent suffisent à animer des mondes. La splendeur du génie n'est que le reflet pâle de ce Verbe caché. Mais si ces manifestations nous sont, à nous autres, impossibles, à cause de la faiblesse de nos natures, l'amour, l'amour, l'aspiration nous y envoie ; elle nous pousse vers lui, nous y confond, nous y mêle. On peut y vivre ; des peuples entiers n'en sont pas sortis, et il y a des siècles qui ont ainsi passé dans l'humanité comme des comètes dans l'espace, tout échevelés et sublimes
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THonigerTHoniger   13 janvier 2014
L'obligation où l'on est de vivre sur un coin de terre marqué en rouge ou en bleu sur la carte, et de détester les autres coins en vert ou en noir, m'a paru toujours étroite, bornée, et d'une stupidité finie.
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Videos de Gustave Flaubert (72) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gustave Flaubert
7 mars 2010 :
Mot de l'éditeur : Parce qu'il a lu trop de romans de chevalerie, don Quichotte a perdu la raison : il est persuadé que le monde est peuplé de chevaliers errants et d'enchanteurs maléfiques. Comme dans ses livres préférés, il veut rendre la justice et combattre pour l'honneur de sa dame. Accompagné de Sancho Panza, son fidèle écuyer, il part sur les routes d'Espagne. Et voici notre héros qui affronte des moulins à vent, qui prend des auberges pour des châteaux et des paysannes pour de belles princesses ! Avec son roman, Cervantès a réussi à faire d'un vieux fou à l'imagination débordante et de son valet plein de bon sens un couple mythique ; de leurs aventures rocambolesques, il a su tirer une oeuvre d'une prodigieuse modernité, qui continue d'amuser et de ravir le lecteur, quatre siècles après. Ce volume réunit les grands épisodes de Don Quichotte. le dossier permet d'analyser quelques-unes des représentations picturales du fantasque hidalgo et de son écuyer (Goya, Daumier, Picasso, Dalì), et propose un groupement de textes sur la mise en abyme romanesque (Diderot, Jacques le Fataliste, Flaubert, Madame Bovary, et Giono, noé).
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Lettres, correspondance littéraire (87)
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L'Éducation Sentimentale

Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

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Thème : L'Education sentimentale de Gustave FlaubertCréer un quiz sur ce livre