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Marie-Claire Pasquier (Traducteur)
ISBN : 2259206484
Éditeur : Plon (27/02/2008)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Après le succès international de son premier roman, La Fille de l'Irlandais, Susan Fletcher revient avec un deuxième livre encore plus réussi.

Moïra, vingt-huit ans, est au chevet de sa jeune sœur, Amy, qu'une terrible et inexplicable chute a plongée dans le coma depuis cinq ans. Habitée par le remords, Moïra parle à sa cadette. Elle s'excuse de n'avoir pas été la sœur rêvée. D'une extrême sensibilité, c'est une écorchée vive qui ne peut, n'a jamais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  27 mai 2016
Parfois des critiques enthousiastes concernant un livre dormant dans ma pile à lire peuvent provoquer des déconvenues (cf. « L'île des oubliés » par exemple), je redoutais une bluette en ouvrant ce livre que j'ai abordé avec un peu de méfiance.
En fait, après un démarrage un peu difficile car je découvrais le style de l'auteure, je me suis vite attachée à Moïra, cette jeune écorchée vive, douée en sciences, en mathématiques, aux résultats scolaires brillants et évidement ce qui va avec : les camarades de classe la rejettent car elle est différente, c'est une handicapée des sentiments qui se trouve inintéressante, laide avec ses grandes mains et ses grands pieds, sa maigreur, on l'appelait « Sac d'os ».
Comme toujours, dans de pareilles circonstances, elle rejette les autres avant d'être rejetée. Elle est dure envers elle-même et envers les autres, sans concession ce qui la rend attachante : « Mais toi, plus que quiconque, tu sais ce qu'il y a de dur en moi. Un coeur de silex, et des yeux de silex. Une fille de pierre, cette pierre dont on fait les murs. Qui fait battre sa queue de sirène. » P 203

Derrière l'armure se cache une personnalité hypersensible qui ne veut pas montrer ses faiblesses et qui ne sait pas comment aller vers les autres, comment leur parler. Elle a toujours un air méfiant, maussade : « Non, pas maussade…mais sérieux : comme si l'objet de mes pensées étaient la paix mondiale, ou le remède à toutes les maladies. Comme si j'étais un puits de sagesse, dépositaire de secrets enfouis dans les tréfonds. » P 117
Au début, assise près d'Amy, elle lui parle parce qu'on lui a dit qu'il était bon de stimuler une personne dans le coma et elle ne sait pas quoi dire. Comment parler de cette jalousie quasi maladive, de son désir de voir disparaître le bébé qu'elle éprouvait autrefois. Elle s'aperçoit qu'elle est passée à côté de la vie, à côté de cette petite soeur dont elle ne sait rien mais aussi à côté de la vie de ses parents : sa mère lui écrivait en pension mais elle ne répondait jamais.
Deux personnes ont su se frayer un chemin : sa tante Til, comédienne à Londres, fantasque autant que Moïra est sérieuse et bien-sûr Ray son époux, artiste peintre, si différent d'elle. « Je me dis qu'elle (Til) était comme le vent, et que le vent, ce n'est pas une chose sur laquelle on peut compter.»P 143
Parfois, l'auteure emploie le « Je », parle au nom de Moïra et parfois, elle revient à la troisième personne pour décrire la vie de cette famille, ce qui est déroutant au départ. Et au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on s'habitue à ce style particulier qui évoque l'ambiance d'un cabinet de psychanalyse, Amy jouant l'analyste muet, neutre dans son lit, tandis que Moïra raconte.
La nature est omniprésente dans ce roman, l'auteure décrit de façon magistrale la mer, les paysages sauvages, le rythme des saisons.
J'ai bien aimé ce roman car l'auteure nous décrit avec une écriture énergique, rythmée comme les marées abruptes, une héroïne a une forte personnalité et s'analyse sans concession. Il y a une petite musique Susan Fletcher qui entraîne le lecteur loin, l'interpelle. Bref j'ai passé un bon moment avec ce livre et je renouvellerai volontiers l'expérience avec, notamment « Un bûcher sous la neige ».
Note : 7,6/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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pyrouette
  22 mai 2014
Une jeune femme, Moïra se raconte. Elle raconte sa naissance et son enfance, ses parents, sa vie heureuse avant la naissance de sa petite soeur : paquet puant, criant et collant. Pendant onze ans elle a été la fille unique et chérie et elle pensait qu'elle aurait toute sa vie ses parents pour elle seule. Les désillusions sont cruelles. Moïra laissera la place à sa petite soeur et partira en pension loin, très loin de la maison, refusant la plupart du temps de rentrer pour les vacances. Elle va se construire seule, cette fille sauvage et libre. Moïra se raconte. Elle est au chevet de sa petite soeur, Amy, plongée dans un coma, depuis de longues années. Tout à tour à la première personne, impliquée, à la troisième personne, prenant du recul sur les événements. Moïra apprivoise l'amour qu'elle a refusé jusqu'ici à Amy. Il ne se passe rien dans ce livre sinon l'amour d'une famille qui transpire à chaque page mais qui a pris des chemins de traverse. C'est beau, bouleversant et déroutant.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Melopee
  11 juin 2011
Moïra approche la trentaine et débute le récit en se confiant à sa soeur, d'une dizaine d'années plus jeune. Tout semblerait normal voire banal excepté le fait que son interlocutrice, Amy (sa soeur) ne répond pas, et pour cause, puisqu'elle se trouve plongée dans le coma depuis quatre ans, à la suite d'une chute.
Moïra se livre et dévoile des pans de sa vie à ce corps inerte qui ne réagit pas. Elle confie ses années de jeunesse, le sentiment de trahison éprouvé lors de la naissance d'Amy, sa solitude, ses abandons.
Ce livre est un flash-back sur l'errance d'une jeune femme qui a du mal à trouver sa place, sur les difficiles relations qui s'instaurent entre soeur et soeur.
En toile de fond l'environnement est puissamment poétique, il suggère de multiples émotions : c'est au bord de la mer que tout se trame, c'est au creux des vagues que filent les mots.
Que je me sens petite et maladroite face à une telle oeuvre ! J'ai été secouée par ce livre qui a une force considérable. Que l'auteur est jeune ! Comment est-il possible qu'elle cerne si bien les difficultés d'être, de paraître et de transmettre? Ce livre est une grosse claque car lorsqu'on plonge dans le récit on sent tour à tour l'écume de la mer, le plancher qui craque, le vent qui fouette notre visage.
L'auteur alterne entre le "je" et le "elle" dans son récit, pour montrer toute la difficulté d'être soi entièrement, comme si certains épisodes mériteraient de la distance et du discernement.
C'est beau, c'est frais... je suis sous le charme !
Un gros, gros coup de coeur ! Rien à redire pour ce livre si ce n'est "lisez-le !"
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Accalia
  28 mai 2017
J'ai découvert Susan Fletcher l'année dernière avec Un Bûcher sous la neige, qui fut un de mes trois coups de coeur de l'année. Un roman magnifique, bouleversant, splendide…
Autant dire que j'avais très envie de lire un autre de ses romans, mais que j'avais très peur en même temps. Peur d'être horriblement déçue, ne pas retrouver l'émerveillement de ma première lecture.
J'avais ce roman depuis l'été 2012. Soit presque 5 ans. Je l'avais bien avant d'acheter « Un Bûcher sous la neige ». Je ne sais pas trop pourquoi je l'avais pris d'ailleurs…franchement, la couverture n'est pas extraordinaire, le résumé ne vend pas franchement du rêve, cela a l'air sombre…Mais je suis bien contente de l'avoir fait!
Cette lecture fut un grand coup de coeur. J'en étais même étonnée. Je n'ai donc pas été déçue, pas le moins du monde, j'ai retrouvé le même plaisir à savourer ce petit roman qui fut finalement bien trop court.
J'ai beaucoup de mal à vous parler de ce roman finalement…j'ai l'impression de ne pas réussir à lui rendre hommage comme je le souhaite.
Ce qui fait la force de ses histoires, c'est son magnifique style. Rien que pour l'écriture, je suis sûre de le relire un jour. C'est un style « vivant », on a vraiment l'impression d'y être, de marcher avec l'héroïne, de voir exactement toutes les scènes. C'est vraiment incroyable. L'ambiance de la mer est là, je n'avais qu'une seule envie, c'était de partir en Bretagne respirer un peu l'air de l'océan.
Je suis d'ailleurs impressionnée par la qualité de la traduction française. J'espère que cela rend hommage à son écriture, mais en tout cas, la version française est vraiment magnifique. L'auteure me parle en tout cas… Je trouve par contre que la traduction du titre n'a pas de sens et que c'est dommage de ne pas avoir trouvé l'équivalent en français. le titre original est « Oystercatchers », un titre subtil et parfait pour ce roman. « Avis de tempête » est un peu fade à côté…
Forcément, je n'ai pas pu m'empêcher de le comparer les deux romans que j'ai lu de Susan Fletcher. C'est assez étrange, mais ils sont plutôt à l'opposé l'un de l'autre. Dans Un Bûcher sous la neige, l'héroïne est minuscule, mais lumineuse, pleine d'amour pour la nature et ce qui l'entoure.
Ici, c'est le contraire : notre héroïne est très grande, ridiculement grande à son avis et surtout sombre. Profondément triste et peu sûre d'elle. Elle est hypersensible, mais ne le prend pas du côté positif. Elle est persuadée ne pas valoir grand chose et ne pas être digne d'être aimé. Ce problème (que la naissance d'une petite soeur et l'arrivée dans une pension ou elle n'arrivera pas à se faire des amis) la suivra toute sa vie.
Etre sensible à ce point est un véritable handicap. D'ailleurs, elle va enterrer ces émotions le plus profondément possible et ne laisser paraître qu'une façade.
Et forcément, une jeune fille, qui a toujours l'air sérieuse, voir maussade, qui recule dès qu'on fait un pas vers elle, qui ne se laisse pas approcher…il est clair qu'on a pas forcément envie d'aller vers elle. Et elle reste donc seule, persuadée de ne rien valoir…bref, un joli cercle vicieux.
Franchement, à la place de ses parents, je ne l'aurais pas laissé partir si loin et ne presque jamais revenir. Elle avait clairement besoin d'être rassurée, d'être aimée et en voulant s'éloigner, avec la naissance de sa petite soeur, je pense qu'ils ont raté quelque chose de très important et que le lien s'est brisé. Et la rupture de ce lien a entraîné son incapacité à accepter comme réel l'amour qui lui portait sa famille, puis son mari.
Le thème de la jalousie fraternelle est quelque chose qui me laisse assez perplexe je dois avouer. Nous sommes une grande fratrie et je ne me souviens pas avoir vécu à un moment de la jalousie de ne plus être seule avec mes parents. Eux non plus ne se souviennent pas particulièrement de phases de jalousie entre nous.
D'ailleurs, quand nous avons eu notre deuxième enfant, je ne m'étais absolument pas posée la question de la jalousie entre mes deux enfants. Et pour le moment, il n'y en a pas. Mon aîné me montre quand il a besoin de temps pour lui et c'est tout.
Donc ce thème, qui est tout de même un thème assez central dans ce roman était une certaine nouveauté pour moi.
Dès le début de l'histoire, on entre dans le vif du sujet : elle est au chevet de sa soeur dans le coma et entreprend de créer enfin un lien avec elle, en lui racontant quelle a été sa vie : son enfance heureuse avec ses parents, l'annonce de la future naissance, son départ dans la pension…
Si j'ai beaucoup aimé le récit de son enfance, j'ai d'autant plus préféré ses années d'adolescence et le début de sa vie d'adulte.

[Attention je dévoile des éléments très importants]

—————————————
Un très beau roman, avec une écriture tellement belle, tellement vivante que je ne peux que vous conseiller un roman de cette auteure. Ses personnages sont profonds et beaux, malgré de grosses parts d'ombre, il y a une belle histoire…
Ce fut un beau coup de coeur et je compte bien lire tous les romans de Susan Fletcher.
Lien : https://writeifyouplease.wor..
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Anais31
  22 avril 2017
Moira, vingt-huit ans, vas raconter son histoire à sa soeur, Amy, qui se trouve dans la coma. Elle vas tout lui raconter son enfance, la naissance d'Amy qu'elle a subi comme une trahison, son adolescence et bien sur lorsqu'elle devient une femme. Elle ne vas pas mentir elle vas autant nous parler de ses défauts que de ses qualités, de ses erreurs et de ses bonnes action....
J'avais déjà lu un livre de Susan Fletcher "Un bucher sous la neige" qui a était un réelle coup de coeur. Et avec cette lecture je n'ai pas été déçu.
J'ai tout aimé dans ce livre et commençant par Moira j'ai aimé la voir grandir et évoluer. Je me suis parfois retrouvée en elle. J'avais envi de l'aider, de la secouer, de la protéger, de lui crier dessus..... mais comme dans tout les livre nous sommes spectateur et non acteur, oui cruel réalité. Revenons a Moira comme tout les êtres humains elle fait des erreur en particulier une, qui m'a refroidi mais je pense qu'on lui pardonne tous car c'est cela qui la rend humaine. Nous ne suivons pas qu'elle nous découvrons au fil des pages d'autre personnage comme Ray, Til, ses parent et bien sur Amy. C'était étrange elle est dans le récit de Moira une petite fille pleine de vie mais dans la présent elle se trouve dans un sommeil profond. Comme dit Shakespeare "Mourir...., dormir, rien de plus..."
Tout cette histoire ce passe dans un décors de falaise, de mer... Susan Fletcher arrive a nous le faire aimé et à s'attacher a lui alors que ce n'est qu'un paysage et lorsque je lisais ce livre j'avais l'impression de sentir l'écume, le vent passer dans mes cheveu, le froid me glacée le sang, j'attendais le cri des mouettes. L'auteur dit dans son livre des choses tellement vraie, elle analyse tellement bien le monde et la vie. Elle nous fait réfléchir. Je ne voulais pas finir Avis de tempêtes, et même si j'ai adoré la fin je veut en savoir plus. C'est un livre qui ne s'oublie pas facilement, qui est bouleversant et en même me temps qui nous fait aimé la vie, le bonheur et nos proches.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Bellisa55Bellisa55   04 septembre 2015
On n'échappe pas aux rêves, et on ne peut pas les laisser sur les draps de son lit quand on se réveille. On peut essayer. mais ils vous suivent à pas feutrés. Ils respirent, et vous le sentez. Et cela fait peur [...]. Ils ne contiennent ni baume ni douceur. Les rêves, si inoffensifs qu'ils paraissent, donnent un sentiment de malaise, quand on se les remémore. On se retourne pour les voir. On en sent les abîmes.
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Eve-YesheEve-Yeshe   27 mai 2016
Ce que je ne sais pas bien non plus, c’est comment on montre son amour, car j’ai rarement eu l’occasion de le faire. Mais, c’est ce genre d’attentions que les gens se rappellent pieusement, cela, je le sais. P 90
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kathelkathel   26 décembre 2010
L’eau grise, immense. L’eau sans cesse agitée, avec des pointes blanches sur les vagues grises. Il y avait des ferries, et des bouches d’aération. Des pies de mer, avec leurs becs orange, debout dans les criques. Les phoques clignaient de l’œil, les herbes tremblaient, et le soir le phare de Caldey Island faisait lentement tourner son œil pâle.
Une côte d’écume et de lumière. Avec une maison que je vois encore : battue par les vents, usée par le sel. Ses haies de prunelliers, se porte d’entrée verte. Les ajoncs du chemin côtier débordaient sur le jardin, et des goélands argentés, toute une rangée, étaient perchés sur le toit, gris, debout sur une patte. Tu te rappelles ? Ils blottissaient la tête sous l’aile, rayaient les tuiles de blanc. A deux prés de là, il y avait des chevaux. Les jours de tempête, ils dressaient la queue et prenaient la fuite.
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pyrouettepyrouette   22 mai 2014
On suit son cours. On est toujours soi, et on persévère, malgré les deuils, les erreurs. Nous lestons d’un poids nos culpabilités, nos passions, nos haines, nos mensonges, et nous les laissons s’enfoncer, au point qu’on pourrait croire que rien de tout cela n’a jamais existé. Mais nous ne sommes pas dupes.
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MyaRosaMyaRosa   01 août 2013
Cela fait quatre ans. Quatre - et combien de mois ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Il me reste les années, mais j'ai perdu les unités de temps plus petites, plus pâles - les semaines, les jours et, en leur sein, les heures muettes. Elles m'ont quittée, ou peut-être du moins, mon désir de les compter. Jadis, je comptais : les minutes et les bruits de ton coeur; les secondes sur ma montre. Je regardais venir les saisons : les arbres changer, les pousses jaillir de la terre, et les gelées, et je voyais ton fantôme fragile s'éloigner à travers les champs labourés. Je me disais : l'année dernière... et je t'imaginais telle que tu étais alors - en train de manger, ou dans l'herbe. Et c'est de cette façon, ma douce, que je mesurais nos vies, au début : par des retours, par la lente rotation silencieuse du monde. J'ai compté quatre citrouilles, quatre mois de mai printaniers. Des pins, des jours fériés; une année bissextile. J'ai compté dix mille marées, Amy. J'étais la fille au boulier. C'est la nuit que je comptais tout ça. J'étais dans l'espérance.
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