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EAN : 9791028102449
Éditeur : Bragelonne (15/02/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes)
Résumé :
En cette fin du XIXe siècle, au cœur de l’Empire Électrique, les technologies voltaïques ont transformé la civilisation. L’Europe, sous le règne de Napoléon II, domine la planète.
Pourtant…
Un terroriste insaisissable menace l’ordre établi en Écosse française. Les Bonaparte décident de recourir aux services d’un prisonnier politique aux talents fameux, un certain Sherlock Holmes…
Marc Frankenstein est l’héritier d’une lignée de savants. Il prati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  11 août 2019
En fait, on a ici un recueil de nouvelles qui tournent toutes autour d'un même personnage, Stéphane Larsan, chef "de la sûreté" de Napoléon le second vieux dans la première (je rappelle qu'en réalité, il a quasi toujours vécu en Autriche, est mort à 21 ans, de maladie, après avoir été empereur virtuel pendant environ 15 jours à l'âge de 4 ans ! mdr !), ministre "de l'intérieur" sous Napoléon III dans les suivantes, car nous sommes dans une uchronie stipulant que l'empire a perduré, et que sa révolution est "électrique" (il est donc bizarre de parler de steampunk ici, on aurait plutôt du voltapunk...) !
C'est habilement troussé, et la pléthore de personnages de la littérature dite "classique fantastique" est un vrai plaisir à suivre.
J'ai juste été déçue quand, ne me doutant pas que j'allais lire plusieurs longues nouvelles, j'ai quitté Sherlock Holmes trop tôt pour mon goût. :)
Mais retrouvant d'autres personnages tout aussi fascinants, ma déception n'a été que de courte durée.
C'est plutôt bien écrit, même si on a parfois quelques répétitions (voltaïque(s), notamment, lol, mais bon, c'est pardonnable). Tout cela se laisse lire avec grand plaisir, peut se lâcher en fin de nouvelle pour être repris un mois plus tard sans qu'on ait oublié de quoi il s'agit, bref, c'est très sympa, même si quelques nouvelles laissent un goût de "trop peu" !
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Commenter  J’apprécie          233
cyan
  01 février 2019
(...) Dans chaque nouvelle de ce recueil, on suit un ou plusieurs personnages issus de la littérature du 19e et début du 20e siècles, de la SFFF au policier en passant par les « grands » auteurs qu'on étudie en classe. le mélange assez détonnant des genres et des personnages forme un univers foisonnant et très complet. On visite de nombreux endroits, on découvre plein d'aspects de la technologie qui régit l'Empire et on vit des aventures très différentes.
La grande force de ce livre, c'est son univers très complet et la variété des thèmes abordés. Là où la plupart des romans steampunk se contentent d'une Belle Epoque un peu remaniée, Victor Fleury a choisi de miser sur une uchronie qui se démarque réellement de ce que j'ai lu jusqu'ici dans le genre.
Autre point très positif: les innombrables références à la culture populaire et à la « grande » littérature, que le lecteur peut chercher à découvrir au fil des histoires. J'en ai loupé certaines, mais je me suis beaucoup amusée à les traquer. Reconnaître certains personnages qu'on apprécie devient même franchement jubilatoire, surtout que l'usage qui en est fait par l'auteur leur rend bien justice, qu'ils gardent leurs caractéristiques originelles ou qu'ils soient parodiés. On sent parfois le fanboy qui s'amuse avec ses personnages préférés et, en tant que fangirl assumée, j'ai trouvé ça très fun.
La plume de l'auteur est très agréable, plutôt exigeante, avec un vocabulaire soutenu, même si on a parfois quelques répétitions. Il y a des idées plutôt poétiques, d'autres hilarantes ou très originales.
Certaines nouvelles m'ont moins plu que les autres. Deux d'entre elles sortaient du lot, pour moi: la première et l'avant-dernière. Je ne vous dis pas pourquoi, ni qui on y rencontre, je vous laisse le découvrir par vous-même. D'ailleurs je vous déconseille fortement de lire la 4e de couverture, qui liste une partie des personnages qu'on va rencontrer, alors que c'est tellement plus amusant de ne le découvrir qu'au fil de la lecture! D'ailleurs j'ai même cessé de regarder les titres en comprenant qu'ils en disaient parfois trop pour le lecteur-cogiteur.
Même si ç'a été une très bonne lecture, j'ai deux reproches à faire à ce livre. le 1er est que j'ai trouvé certaines nouvelles trop prévisibles. J'avais deviné pas mal de choses avant d'arriver à la fin et ça m'a déçue de ne pas être surprise. le 2e ne gênera probablement que moi, puisqu'il concerne mon rythme de lecture: les très longues nouvelles (autour de 70-80 pages pour chacune) ne me conviennent pas vraiment. Soit ça me semble trop court et j'en aurais voulu plus; soit c'est trop long pour être lu d'une traite et ça me démotive. Ce qui explique qu'il m'a fallu plus d'un mois pour lire l'ensemble des nouvelles.
Malgré ces petits points négatifs, L'Empire électrique a été une excellente lecture, que je recommande aux amateurs de steampunk et de réécritures de personnages emblématiques de la littérature, SFFF ou autre.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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hellrick
  29 août 2019
Cet épais (et très beau) volume rassemble six longues nouvelles (voire des novellas) toutes situées dans un monde uchronique d'inspiration steampunk (l'auteur lui préfère le terme « voltapunk » puisque l'électricité remplace la vapeur). La France domine le monde sous la direction de Napoleon qui a établi sa capitale à Lyon et impose sa loi grâce aux merveilles de l'électricité domptées par le génial inventeur Victor Frankenstein.
Nouveau venu, Victor Fleury livre ici une authentique fanfiction en maniant avec dextérité l'art délicat du crossover littéraire. On pense à quelques prédécesseurs talentueux comme Xavier Mauméjean (et son LORD KRAVEN), Alan Moore (et ses GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES), Philip José Farmer (et ses TARZAN) ou encore, peut-être le titre le plus proche dans l'esprit, ANNO DRACULA de Kim Newman. Car l'écrivain emprunte à une vingtaine d'auteurs leurs personnages les plus emblématiques et les faits se croiser au gré de son imagination débordante. Ainsi dans « le Gambit du détective », le fameux Sherlock Holmes, emprisonné pour activité anti-impériales est tiré du bagne pour aider la police à coffrer un redoutable et insaisissable criminel. Il croisera même la route d'un étrange voyageur équipé d'une curieuse machine imaginée par H.G. Wells.
La seconde histoire se révèle un peu moins originale mais tout aussi plaisante en revisitant le mythe de Frankenstein via la vie mouvementée de son petit-fils, Marc, médecin au service de l'Empereur qui croisera la route de la célèbre créature. Et qui rencontrera même, au final, un enthousiaste épigone créé par HP Lovecraft mais n'en disons pas davantage.
Dans le troisième récit nous partons dans le bayou avec le héros masqué Zorro, bien vieillissant mais encore capable d'exploits grâce à une armure de combat conçue par Loveless (des « Mystères de l'Ouest »). Il va aborder, en pleine révolte d'esclave, un homme destiné à finir sa vie la main tranchée et le visage dévoré par des abeilles. Les fans de Clive Barker comprendront.
Pour la quatrième histoire direction l'Australie aux côtés de Gavroche, décidé à s'évader, en compagnie de Cosette, d'un bagne dirigé par une sorte d'ordinateur voltaïque animé de sinistres intentions. Un récit très prenant avec son côté roman feuilleton assumé et sa manière de revisiter les lieux communs du steampunk de manière originale en s'appuyant sur la tradition littéraire française.
Dans « Les Eventreurs » nous irons traquer Jack The Ripper en compagnie de John Watson associé au gentleman cambrioleur Arsène Lupin décidé à empêcher les sinistres expériences médicales du Dr Moreau.
Enfin, la dernière intrigue, plus courte (50 pages), nous emmène « à la poursuite du Nautilus » et d'un capitaine Nemo qui ira au bout de l'océan se confronter à une gigantesque baleine blanche.
Cet épais recueil réinvente habilement le steampunk en changeant la géographie du récit (Lyon plutôt que Londres en « capitale mondiale ») et les divergentes uchroniques, optant pour l'électricité plutôt que la vapeur. Style alerte, rythme soutenu, lecture agréable (on peut lire cet EMPIRE ELECTRIQUE d'une traite ou nouvelle par nouvelle), vocabulaire un brin précieux,…Tout cela est très plaisant bien que l'on puisse y trouver l'un ou l'autre défauts (un côté un peu prévisible dans les récits et leurs conclusions, une orgie de références certes ludiques mais qui donnent parfois une impression de trop plein). Il s'agit néanmoins d'une oeuvre fort réussie qui réinvente avec brio la littérature populaire et qui offre un véritable plaisir de lecture dans la lignée des classiques LES VOIES D'ANUBIS ou ANNO DRACULA. Et on poursuivra l'exploration de cet univers « voltaïque » avec la suite, L'HOMME ELECTRIQUE.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Papyriri
  09 décembre 2019
Déçu, certes les nouvelles sont bien écrites , mais dénoncer les vices, tares , crimes d une société dictatoriale ne fait pas partie de ma vision de l aventure, même et surtout en l enrobant dans une uchronie steampunk. Si je souhaite réfléchir a certains problèmes de notre monde je n irais certainement pas me plonger dans un bouquin duquel d après le titre et le résumé on peut espérer aventure et détente .La vision du monde de M. Fleury est respectable , et le regarde , mais à ce moment là qu'il écrive un essai politico- philosophique cela sera plus sincère que de nous sortir un faux roman d action juste pour y glisser ses idées il n est pas Voltaire désolé .J' en suis fort marri ,frustré et fâché.Je regrette la somme rondelette dépensée pour ce qui ressemble à une escroquerie littéraire .Bon allez ce pas trop grave , il y a encore tout plein de bons bouquins , à mon goût pour me consoler , et celui ci hop bye bye chez un bouquiniste
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celindanae
  03 décembre 2018
L'empire électrique est le premier recueil de nouvelles de Victor Fleury, auteur de nouvelles dans différentes anthologies sous le pseudonyme de Vyl Vortex. La particularité de ce livre est que les nouvelles se situent toutes dans le même univers et appartiennent au sous-genre Voltapunk (ne cherchez pas, c'est le nom que lui donne l'auteur, en gros c'est du steampunk, où l'électricité remplace la vapeur). J'avais acheté ce livre lors d'une opération promo des éditions Bragelonne à 1 euro et il attendait depuis sagement dans ma liseuse. le challenge ABC littérature de l'imaginaire a été l'occasion de l'en faire sortir.
L'empire électrique se situe dans un univers un peu particulier, à la fin du XIXe siècle, où la France coloniale domine le monde grâce à sa puissance voltaïque. Cette technologie a été découverte par Victor Frankenstein. L'empereur se nomme Napoléon II et il a établi la capitale française à Lyon. Les 6 nouvelles de ce livre sont assez longues, pratiquement des novellas. Les nouvelles sont liées entre elles par l'Empire et par certains personnages que l'on croise à plusieurs reprises. Autre caractéristique de ces textes, ils mettent tous en scène des personnages de la littérature populaire du XIX ème siècle. On pourra ainsi croiser Sherlock Holmes, Arsène Lupin, Étienne Lantier ou encore Tom Sawyer. Cela devient presque un jeu de piste au fil des nouvelles pour trouver de quelles oeuvres viennent les personnages croisés. D'ailleurs à la fin du livre figure une liste des auteurs ayant servis de référence dans les textes ( 23 auteurs!).
L'empire électrique offre ainsi une lecture détente très agréable dans un univers mélangeant uchronie, inventions, personnages romanesques et réels. Son univers est cohérent et travaillé, les péripéties sont nombreuses, et le style feuilletonesque fonctionne très bien. Certains textes sont plus intéressants que d'autres. Cependant, le jeu littéraire offert par l'auteur au travers des nombreuses références est fort plaisant et ce livre fait passer un fort bon moment de lecture.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   03 avril 2017
Format nouvelles, ambiance steampunk et grosses influences littéraires, le tout servi par une écriture soignée, sans lourdeur…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   26 juin 2019
Une fois dans le couloir, hors de portée des oreilles royales, le ministre regarda fixement l'Anglais, plein de regrets :
- Quel dommage que vous ne soyez pas français, monsieur Holmes...
- Quel dommage que vous ne soyez pas en France, monsieur Bonaparte...
Commenter  J’apprécie          90
TatooaTatooa   10 août 2019
Je n'aurais jamais cru reprendre la mer un jour. Cette maîtresse jalouse avait déjà occupé une trop grande part de ma vie : elle m'avait fait mauvais mari, mauvais père et forgé mon caractère solitaire.
(Journal de bord du premier lieutenant Abélard Justinin, 13 mars 1890).
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shamandalieshamandalie   16 mars 2018
Les journalistes de l’Impérial, la gazette que le capitaine Gérard lisait quotidiennement, surnommaient cette construction folle la « Pyramide Eiffel ». C’était une commande de l’empereur Napoléon II à l’ingénieur du même nom pour la commémoration du soixante-quinzième anniversaire de la seconde conquête d’Égypte.
— L’armature en fer du bâtiment reproduit les proportions du mausolée de Mykérinos ! s’écria le hussard, outré par la mauvaise foi de l’Anglais. Vous voyez ces ascenseurs ? Ils sont animés par la seule force voltaïque ! Le public est ainsi hissé sur les plates-formes aménagées dans les quatre flancs. Ne me dites pas que cela ne vous fait rien !
— Si, si, dit le détective d’un ton las. D’en haut, la vue est sans doute magnifique… Pardonnez-moi de n’être pas plus enthousiaste : les drapeaux bleu-blanc-rouge, les abeilles en or, les aigles en fer… Le style est trop chargé à mon goût.
— À d’autres ! grogna le capitaine Gérard. Si cette pyramide était hérissée d’Union Jack, vous ne feriez pas tant la fine bouche.
— Je ne sais pas…, feignit de s’interroger Sherlock Holmes. Pensez-vous qu’il soit possible de changer les drapeaux, que je puisse y réfléchir ?
Pour toute réponse, le capitaine lui lança le mot de Cambronne.
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shamandalieshamandalie   16 mars 2018
— Docteur, savez-vous ce qui différencie la porte d’un ascenseur de celle d’un cagibi ?
— Euh, je ne sais pas, hésita Watson en scrutant le lieu d’un air suspicieux. La poignée est plus lisse à force d’avoir été utilisée ? Le parquet est usé sur le palier ?
— Oui, peut-être…, sourit le chevalier. Mais surtout, vous trouverez sur le côté d’une porte d’ascenseur un bouton pour l’appeler.
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shamandalieshamandalie   16 mars 2018
L’homme est un animal social, même dans l’armée et d’autant plus dans la marine. Lorsque les cadres craquent, les hommes de caractère s’affrontent, ainsi va l’ordre du monde.
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