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Critique de Anassete


Anassete
  29 décembre 2012
Un livre coloré qui ravira les amateurs des études de moeurs mais qui fera fuir les adeptes des aventures enchaînées. Il faudra à nouveau attendre la moitié du livre pour que les premières aventures reprennent. On assiste à la transformation d'un enfant en chef de guerre, mais cette dernière partie est peut-être trop rapide sur la fin. J'attends beaucoup du troisième tome. le premier a été une bombe d'originalité et le second nous a fait danser au milieu des complots et situations inextricables des mal-entendus.

Ce n'est qu'en troisième partie que Tobin reprend le premier rôle. du coup, il s'est très peu interrogé sur sa double identité. Il y a bien quelques scènes clés : celle du miroir avec les vêtements de sa mère, celle du bain qui l'émoustille et celles où Ki refuse la pseudo homosexualité de Tobin. Ce dernier n'a jamais goûté aux plaisirs charnels, mais depuis que son cousin l'a obligé à coucher avec une prostituée le jour de son anniversaire a dû faire croire qu'il n'était plus vierge. Ki sait que c'est tout l'inverse et se sent de plus en plus mal à l'aise. Il les voit comme frères et rien d'autre. Ces passages sont forts mais Tobin se tourmente plus sur sa transexualité obligée que le fait qu'il est une femme en réalité.

[...]

Lynn Flewelling est particulièrement douée pour décrire les scènes de bûcher, de pendaison et celle de la révélation magique de Tobin. Les scènes nous paraissent étranges et angoissantes tout en utilisant des mots simples, sans de réelle connotation violentes. Les scènes de combat sont elles aussi rythmées et mettent très bien avant l'âme de guerrier de Tobin.
Les personnages sont malheureusement beaucoup trop nombreux. Les Compagnons qui tombent dans la bataille aux portes de la ville basse lors de l'attaque des Pleinimariens m'ont fait découvrir des noms ! Cependant, ceux qui sont travaillés le sont réellement et servent l'intrigue triviale aussi bien guerrière. On nous offre à travers eux une fresque continentale, alors même qu'ils sont enfermés dans le palais. En parallèle de la vie à la Cour et d'un Korin qui va se marier, Arkoniel devient un magicien de plus en plus puissant. Il reste toujours modeste, mais les révélations d'une vieille magicienne gardienne va le propulser bien devant sa maîtresse Iya. Enfin, Lhel évolue moins. Elle est plus en retrait mais c'est seulement quand elle attend sa mort qu'on en apprend plus sur elle. Qu'en deux pages, en somme. Les décors, quant à eux, fluctuent entre Moyen âge et Renaissance. La scène de bal et les duels à l'épée sur les toits m'ont particulièrement fait penser à des oeuvres comme Cartouche ou La Princesse de Clèves. L'auteur décrit très bien les villes. Chacune a vraiment son atmosphère aussi bien grâce à l'intrigue qu'à leur position géographique. Celle qui m'a parue la plus prenante est Rilmar. Elle symbolise le vice, la honte et la provincialisme dans ce qu'on pourrait imaginer être le Haut Moyen âge.
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Lien : http://biblio.anassete.org/?..
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