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EAN : 9782859206956
272 pages
Le Castor Astral (04/01/2007)
3.4/5   5 notes
Résumé :
Pour complaire à son patron qu'il vénère, Sylvain Vasseur se lance dans l'écriture. N'a-t-il pas tout pour devenir écrivain ? Tout : l'égoïsme, la foi en son talent, des admirateurs et groupies, et même un incessant soutien de la presse, peut-être quelque peu prématuré. Que lui manque-t-il, si ce n'est une œuvre ? De mesquines impostures en folles espérances, le voici parti à la conquête d'un destin littéraire. Mais sa compagne sera-t-elle tentée par une vocation de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Odile17
  23 juin 2018
Après l'avoir regardé longuement vieillir dans ma bibliothèque, j'ai fini par me saisir de ce livre qui m'avait, un jour, tentée... et la magie a opéré ! J'ai aimé l'humour, parfois grinçant, les descriptions qui sentent le vécu (depuis la difficulté à entrer dans l'écriture, et tout le vent que l'on peut brasser pour ne pas entrer dans le vif du sujet ou parce qu'on ne sait comment s'y prendre, jusqu'au tour des maisons d'éditions pour proposer le manuscrit enfin imprimé), le petit grain de folie... J'ai apprécié la délicatesse de l'auteur qui a trouvé une bonne idée pour les scènes osées (les scènes de sexe, disons-le) : suggérer plutôt que décrire précisément, et même laisser le lecteur s'imaginer la suite en ne terminant pas certaines phrases, ce qui m'a paru élégant et intelligent car, ce faisant, on évite les scènes crues qui pourraient heurter certaines sensibilités et, plus encore, les descriptions lues et relues, bref j'ai beaucoup aimé cet aspect peut-être anecdotique mais qui conforte mon opinion positive. Je regrette peut-être l'exagération du portrait de l'écrivain qui va jusqu'à ruiner sa santé et sa vie tout court pour coller à l'image de l'écrivain forcément torturé (mais cette exagération se retrouve partout dans ce roman, on peut donc y trouver une certaine logique, et elle est soutenue par quelques références amusantes à des écrivains célèbres). La fin, tragique, m'a également un peu déçue... mais tant qu'à forcer le trait... Et puis on peut ainsi se rassurer, on n'est pas dans un "happy end" à l'américaine. Malgré la triste fin, je suis heureuse que la femme du "héros" (plutôt anti-héros d'ailleurs) tire son épingle du jeu et que les amis méprisés, s'en sortent également avec les honneurs. En gros, tous ceux qui n'avaient pas la prétention d'être écrivains voient leurs écrits publiés, alors que Sylvain Vasseur qui s'est pris au sérieux et s'est servi de son entourage et qui visait essentiellement la gloire et les paillettes, récolte ce qu'il a semé... voire pire. Faut-il y voir une leçon, un avertissement ? Aspirants écrivains, mollo sur le melon !
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thaisg
  20 août 2008
Comme un vol de gerfauts hors des sentiers battus,
J'ai surfé sur la vague d'un auteur inconnu.


Que dire de ce vertige d'un auteur, Sylvain, qui peut représenter n'importe quel apprenti écrivain ? Georges Flipo nous emporte dans une réflexion peut-être en partie autobiographique dans le monde de l'écriture. Nous découvrons toutes les facettes du monde littéraire, que des néophytes comme moi découvrent avec stupeur et questionnement.
La chaîne du livre est explorée avec :
- Sa fabrication ou la solitude de l'écrivain ; comment un auteur construit son livre, les lieux d'inspiration, l'angoisse de la page blanche, le délitement de l'entourage…
- La recherche de débouchés ou plutôt d'éditeurs
- le service après-vente : les salons et émissions
- La gestion : analyse et résultat du produit
- La dimension humaine : on découvre dans ce livre les sentiments de compétition entre auteurs, les rencontres improbables et des situations un peu burlesques mais humoristiques.
La suite est ici : http://arcetciel.canalblog.com/archives/2008/08/20/10215024.html#comments
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keisha
  08 juillet 2012
Mis à la retraite anticipée, Sylvain Vasseur tourne le dos au cyclotourisme prévu, et se lance dans l'écriture : il sera écrivain! Tout part d'une remarque son patron, des articles de presse le créditent d'un roman qui n'existe pas et dont le titre change sans cesse, et annoncent la parution d'un recueil de nouvelles : il écrira des nouvelles!

Autour de l'écrivain en puissance, graviteront des éditeurs, des auteurs, et des femmes , dont la sienne, Arlette...

Sylvain Vasseur va connaître toutes les galères de l'écriture, d'abord, puis de l'édition. Georges Flipo ne lui épargne rien, dans ces aventures taillées au cordeau, baignant dans un humour (souvent noir) et une belle ironie. Sylvain n'est pas sympathique, le plus souvent, mais pathétique, ça oui!

"Il l'avait alors enrichi [l'article de presse] de quelques phrases sur le charisme de l'auteur, la vigueur du thème, la singularité des idées, la plasticité du style, et tous les commentaires qu'on peut émettre avec un emballement prudent, à propos des livres qu'on n'a pas lus."
"Et Sylvain découvrit que le vrai métier d'un écrivain ne consiste pas à écrire, mais à se faire publier."

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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liliba
  04 décembre 2011
Quand approche la préretraite de Sylvain, il se réjouit de pouvoir enfin avoir le temps de faire tout ce qu'il aime : du vélo avec les copains ! Mais son patron ne semble pas du même avis et l'incite à écrire...
Croyant maîtriser une vraie plume (n'était-ce pas lui qui depuis des années répondait aux clients mécontents ?), notre auteur en herbe remise le vélo et oublie les amis pour se consacrer à sa nouvelle passion : écrire sur son bel ordinateur tout neuf. Il est persuadé d'être à tout le moins le prochain best-seller et entame une nouvelle vie, une vie d'Auteur.
Sa femme Arlette ne l'entend pas de cette oreille, plus lucide que lui sur ses capacités d'écriture, et surtout ne supportant pas un égocentrisme hallucinant et ses nouvelles lubies d'homme de lettres. Elle va donc continuer sa vie tranquille sans trop se soucier de son mari, qui lui empiète gaillardement sur la vie quotidienne et même l'espace puisqu'il réquisitionne la pièce dans laquelle elle collectionnait depuis des années ses broderies. Bientôt, le couple n'arrivera plus à communiquer, tant Sylvain entre dans sa lubie, se prend pour un créateur de génie, et la délaisse...
On se régale des relations de ces deux-là, même si la passion de Sylvain s'avère être dévastatrice, une idée fixe qui le transforme en un homme différent, qui devient insupportable au quotidien, tant son égo lui masque la réalité. Ce roman est absolument irrésistible de drôlerie, même si on rit un peu jaune devant ce qui devaient être les marches du succès et s'avère une pente bien savonneuse pour ce pauvre homme, persuadé d'être méconnu, mésestimé. On rit et on prend un peu pitié de lui, malgré tout. Et on adore l'écriture de George Flipo, qui bien qu'étant un auteur désormais reconnu (Qui comme Ulysse - le film va faire un malheur - La commissaire n'aime point les vers - La commissaire n'a point l'esprit club) semble toujours ne pas trop se prendre au sérieux. Un régal d'humour décalé, parfait pour remettre les pieds sur terre de tous ceux qui veulent prendre un jour ou l'autre la plume !
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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PLUMAGILE
  06 juillet 2011


Le pauvre Sylvain Vasseur tombe de Charybde en Scylla du moment où il répond à son ancien employeur que, oui, pour occuper sa retraite, il a le projet d'écrire…un roman….
Entre le plan qui reste un squelette décharné car l'inspiration ne vient pas l'envelopper de chair, les palmarès des concours de nouvelles, les refus des éditeurs, la concurrence entre auteurs, le passage dans une émission littéraire, rien ne sera épargné à notre(anti)héros, assez sûr de lui malgré tout, et c'est pour notre plus grand plaisir de lecteur.
Très bon petit livre qu'on lit d'une traite, mais qui fait froid dans le dos, néanmoins, lorsqu'on écrit soi-même...

Lien : http://lespassionsdelaura.ov..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
keishakeisha   08 juillet 2012
"Il l'avait alors enrichi [l'article de presse] de quelques phrases sur le charisme de l'auteur, la vigueur du thème, la singularité des idées, la plasticité du style, et tous les commentaires qu'on peut émettre avec un emballement prudent, à propos des livres qu'on n'a pas lus."
"Et Sylvain découvrit que le vrai métier d'un écrivain ne consiste pas à écrire, mais à se faire publier."
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