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EAN : 9782365692014
Editions Les Escales (31/08/2017)
3.17/5   92 notes
Résumé :
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.

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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
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NathalC
  16 juin 2021
La maison des Turner est un roman bien écrit qui se lit facilement. La 4ème de couverture nous annonce l'histoire d'une famille de noirs américains à Détroit, famille de 13 enfants autour de Viola et Francis. le début du livre nous présente un arbre généalogique de la famille Turner qui peut faire peur, vu le nombre de descendants (arbre généalogique que je me suis empressée de photocopier et de garder près de moi lors de ma lecture pour être sûre de ne pas me perdre !). Bref, j'avais vraiment envie de découvrir cette famille nombreuse et son histoire sur plusieurs décennies.
Alors, oui, ce livre se lit vite et facilement.
Cependant, il m'a manqué de nombreux éléments pour adhérer à cette saga :
- Famille noire ou blanche, finalement, cela importe peu...
- L'histoire est plutôt centrée sur Cha-Cha, l'aîné des enfants, et Lelah, la plus jeune. Et encore, ce n'est pas leur histoire qui est racontée, mais leur vie de l'instant présent, soit en 2008. Avec quelques réminiscences du passé.
- Quant à l'histoire des parents, c'est survolé.
Au final, c'est la vie actuelle qui prédomine dans cette histoire. On se rend compte que la famille est éparpillée, que chacun à sa vie. L'auteur ne rentre pas dans leur histoire véritablement. Je m'attendais à une véritable saga familiale, à des liens entre les enfants et avec les parents, à une unité qui se retrouve autour d'une maison. J'ai trouvé l'histoire survolée et peu convaincante. Une base autour de la vie de Viola et Francis, racontant leur destinée et l'arrivée des enfants, puis leur devenir aurait peut-être été plus adéquate pour raconter en parallèle l'évolution de la ville de Détroit.
En ce qui me concerne, je n'ai pas été conquise. Quel dommage !
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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  14 août 2017
Detroit, 2008. En pleine crise des subprimes, les enfants Turner se réunissent pour décider du sort de la maison familiale, vide depuis que la matriarche, Viola, est tombée malade et a emménagé chez Cha-Cha, l'aîné de la fratrie. Pendant plus de 50 ans, cette maison a vu naître les treize enfants de cette famille afro-américaine, les a vus grandir, s'aimer et/ou se disputer, quitter le nid pour en construire d'autres ailleurs. Aujourd'hui, à l'heure où le marché immobilier est en pleine débâcle, deux choses sont certaines : vendre la maison ne rapportera rien faute d'acheteur (hormis les banques vautours), et la garder constitue une ruine puisqu'il faut continuer à rembourser l'emprunt. Dans ces conditions, difficile de mettre tout le monde d'accord. Entre palabres et chamailleries, désintérêt ou tentative de sauvetage pas très nette, on fait plus particulièrement la connaissance de deux des enfants : Cha-Cha et Lelah, la plus jeune. A quelques années de la retraite, Cha-Cha, conducteur de poids lourd, vient d'avoir un accident de la route et se voit contraint de consulter une psychologue. Une relation particulière s'instaure entre eux, qui fera littéralement resurgir un fantôme du passé. Quant à Lelah, la quarantaine, elle se débat avec d'autres démons : son addiction au jeu lui a fait perdre boulot et appartement, et la voilà obligée de squatter sa propre maison d'enfance à l'insu de la famille.
Dit comme ça, ce roman ne serait qu'une saga familiale drôle et touchante, aux personnages attachants. Mais ce serait sans compter sans l'autre grand « personnage » du livre : la ville de Detroit. Dans les remerciements en fin d'ouvrage, l'auteure écrit « qu'on ne peut pas parler de l'histoire de Detroit sans évoquer la discrimination [raciale] dans le logement ». L'histoire des Turner est en effet indissociablement liée à l'évolution de la ville, dans laquelle Francis et Viola, les parents, se sont installés à la fin de la deuxième guerre mondiale, alors que la ségrégation battait encore son plein. S'étant extirpés de leur Arkansas de misère, ils se sont peu à peu hissés de la pauvreté à la classe moyenne. Mais après l'apogée des années 50-70, le déclin industriel frappe la région, qui devient la « Rust Belt » du pays. Précarité, alcool, drogue, violence, la suite est une spirale connue dans laquelle il faut s'efforcer de ne pas s'enfoncer. Jusqu'au crash financier de 2007-2008, qui porte le coup fatal à une ville déjà exsangue.
C'est tout ce pan de l'histoire des Etats-Unis qui est ici dépeint entre les lignes. Un premier roman aux portraits psychologiques qui sonnent très juste (même si l'histoire du fantôme laisse un peu sur sa faim), et au style réjouissant. Auteure à suivre !
Lien : https://voyagesaufildespages..
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tynn
  01 octobre 2017
Avec ce genre de titre, on a tendance à imaginer une saga familiale. Et on n'en est pas loin, car la maison Turner a abrité l'éducation de 13 enfants: une bouillonnante tribu afro-américaine de Détroit-Michigan, depuis les années 60.
Mais dans la réalité, les choses sont souvent moins romanesques.
Les enfants sont tous devenus adultes, parfois grands parents, certains toujours sur place quand d'autres se sont envolés vers d'autres destinées. C'est donc une famille réduite qui vit autour de la vieille mère malade que Charles, l'aîné, héberge. La maison d'enfance ne vaut plus rien, son emprunt est astronomique à rembourser, elle va être bradée... une décision en fratrie s'impose.
Mais à 13, c'est très compliqué et sources de conflits et de malentendus.
Une narration touchante et un peu décousue dans le décor d'une ville de Détroit en ruine de son industrie automobile et de la crise du logement de la période des subprimes.
Suivre les différents personnages dans les galères ou inquiétudes du quotidien dresse un diaporama contemporain: chômage, racisme, problèmes financiers, conjugaux, dépendance de la vieillesse, addiction au jeu et à l'alcool, etc...
Quand on rétrécit le champ visuel, c'est une mini société qui interroge sur les racines familiales, sur le poids de responsabilité des aînés, sur l'inconséquence des plus jeunes mais qui met aussi en avant l'entraide, la solidarité indéfectible et l'amour fraternel.
Un livre sur la complexité des liens familiaux, inspiré de l'histoire personnelle de l'auteur, et qui se lit agréablement.
Remerciements à NetGalley
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MELANYA
  18 novembre 2021
« Un roman aussi drôle qu'émouvant », c'est que l'on peut lire sur le bandeau du livre « La maison des Turner » (« The Turner House »), le seul livre que je connaisse de l'écrivain américaine Angela Flournoy : quel dommage, d'autant plus qu'il a obtenu le First Novelist Award ! 🙂
Ce roman, une saga familiale, est empreint d'une grande maturité et il aborde des non-dits avec leur impact sur les relations filiales.
On navigue entre les époques allant de 1945 à 2008 ainsi que entre les treize enfants de la famille afro-américaine, de Cha-Cha à Lelah, (sa fille Brianne), mais aussi Francis, Troy et les autres.
Angela Fournoy a pensé à cette histoire, comme elle l'écrit dans les « Remerciements », en hommage à sa propre famille.
Dans cet ouvrage, tout y est mentionné : le racisme – la condescendance mais aussi des insultes...
Le rythme est plutôt lent – on voit les difficultés des relations fraternelles. Chacun des enfants de la famille Turner a sa personnalité mais tout est nuancé.
En 1944, le père, Francis, quitte le Sud pour Détroit où il espère devenir pasteur mais il ne trouve que des petits boulots. Au lieu d'envoyer le peu d'argent gagné à son épouse, il préfère le boire.
En 2008, à Détroit, Viola vit chez Cha-Cha mais la maison n'est pas encore entièrement payée. La crise des subprimes est passée par là et, désormais, la maison ne vaut plus rien.
Troy, devenu vétéran et policier, tente de magouiller tandis que la benjamine, Lelah essaie de surmonter son addiction au jeu.
C'est ainsi que l'on navigue entre ces deux périodes, passé et présent, pour comprendre ce qu'il advient de cette famille : épreuves – instants de joie – des liens familiaux qui parfois se distendent – le racisme (en toile de fond) – le chômage…
Si au début, le récit a l'air un peu dépareillé, il suffit de bien suivre et de reconstituer l'ensemble (comme un puzzle).
Mais si vous aimez les sagas familiales, allez-y, lisez-le car ce roman le mérite bien.

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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alainmartinez
  31 janvier 2018
Pour son premier livre, Angela Flournoy, jeune écrivaine américaine, nous offre un grand roman familial.
À travers l'histoire des Turner, famille afro-américaine de treize enfants, l’auteure raconte une histoire américaine avec Detroit comme décor, cette ville du Michigan qui a connu un essor important dans les années 20 et 30 avec l'industrie automobile mais qui, crises après crises, a du mal à se trouver une âme.
En suivant Cha-Cha l'ainé de la fratrie, Lelah la cadette, Viola la mère et les autres, Angela Flournoy aborde les grands thèmes de la société des États-Unis : le racisme, le délabrement des villes, la criminalité. Elle touche aussi des sujets comme le vieillissement, la dépendance, la précarité, la religion, l'alcoolisme, le jeu.
« La maison des Turner » est un roman agréable à lire avec des personnages attachants mais qui manque d'émotions. Un premier roman bien propre qui m'a laissé sur ma faim.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   16 juin 2021
Les maisons sont plus hantées par des humains que par des fantômes. Les hommes et les femmes accordent de la valeur à la brique et au mortier, associent leur identité aux remboursements effectués à temps. Par les nuits d'hiver glaciales, les jeunes mamans traînent leurs bébés agités de pièce en pièce, apprenant à l'occasion par où passent les courants d'air et où craquent les lattes du parquet. Dans la chaude moiteur de l'été, les papas s'assoient sous la véranda, parfois inquiets, souvent fatigués, mais réconfortés de sentir l'abri d'un toit au-dessus de leur tête. Les enfants maculent les murs de traces de mains sales, trouvent des recoins pour cacher leurs étonnants trésors, ou pour se cacher eux-mêmes en cas de besoin. Nous vivons et mourons dans des maisons, nous rêvons de revenir dans des maisons, et prenons grand soin de réfléchir à qui en héritera à notre mort.
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isabrootisabroot   09 février 2019
«Les maisons sont plus hantées par des humains que par des fantômes. Les hommes et les femmes accordent de la valeur à la brique et au mortier, associent leur identité aux remboursements effectués à temps. Par les nuits d’hiver glaciales, les jeunes mamans traînent leurs bébés agités de pièce en pièce, apprenant à l’occasion par où passent les courants d’air et où craquent les lattes du parquet. Dans la chaude moiteur de l’été, les papas s’asseyent dans la véranda, parfois inquiets, souvent fatigués, mais réconfortés de sentir l’abri d’un toit au-dessus de leur tête. Les enfants maculent les murs de traces de mains sales, trouvent des recoins pour cacher leurs étonnants trésors, ou pour se cacher eux-mêmes en cas de besoin. Nous vivons et mourons dans des maisons, nous rêvons de revenir dans des maisons, et prenons grand soin de réfléchir à qui en héritera à notre mort.
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MELANYAMELANYA   18 novembre 2021
Elle attendit que l'assemblée se calme, après que chacun eut parlé. Pour elle rien ne pressait. Ses pensées s'éclaircissaient à chaque instant. Les mots se cristallisaient dans sa tête. Elle pensait à son désir intense de quitter la vieille maison il y avait tant d'années (dans le Sud) ; quand tous trois (Francis, Viola et leur premier fils, Charles) étaient partis pour le Nord… Elle ne s'était pas occupée de tous ses enfants de la même façon, sans jamais avoir eu le loisir de s'inquiéter de savoir si c'était bien ou mal. Chacun à sa manière faisait partie d'elle-même…. Ils avaient envahi ses pensées, occupé son cœur, trop exigé d'elle durant ces soixante-quatre années, mais cela avait valu la peine d'essayer de le leur donner.
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NathalCNathalC   14 juin 2021
Elle aurait voulu dire qu'avoir un enfant, ça changeait votre façon de ressentir la solitude, qu'on ne pouvait plus être seul de la même manière, parce qu'il y avait quelque part dans le monde un être vivant qui faisait partie de vous, qui avait ses propres pensées, et qu'on arrivait pas à chasser de sa conscience, même en essayant fort.
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alainmartinezalainmartinez   30 janvier 2018
Elle dirait quelque chose sur la petite marge qui les séparait tous d’une relative pauvreté, un mauvais mois suffirait, même pour Cha-Cha, avec sa maison de luxe presque payée, qui ne pourrait pas survivre avec sa pension s’il était forcé de prendre une retraite anticipée. Ils tiraient tous sur la corde.
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Angela Flournoy lit un passage de son roman "La Maison des Turner" lors de la cérémonie du National Book Award.
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