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ISBN : 9791034802791
Éditeur : Evidence Editions (15/07/2017)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Quotidien des soignants, de leurs patients, les résidents des Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), témoignages de scènes réelles souvent, imaginaires parfois, portraits des personnes que j'ai côtoyées dans ma fonction de stagiaire, pendant mon année d'école d'aide soignante et par la suite en exerçant ce métier. Des ressentis de la fatigue du soignant, de la personne âgée, de la frustration... des sourires et des larmes... je voula... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Stories-of-books
  02 mars 2019
J'avais vraiment envie de découvrir ce livre car le sujet est vraiment très intéressant, nous abordons ici le quotidien des soignants, des personnes très importantes mais pas (assez) souvent mises en avant ni remerciées pour le travail énorme qu'elles font.
Ce livre alterne récits de scènes de vie en EHPAD, en hôpital, en libéral et poèmes. le tout est très bien écrit et fait ressortir beaucoup d'émotions que ce soit chez les soignants ou chez leurs patients. Par le biais de cet ensemble de textes et donc de récits de vies, de portraits d'hommes et de femmes qui vouent leur vie à aider et soigner les autres, l'auteur aborde les différents aspects de ces métiers de la santé.
L'auteur ne raconte pas seulement ce qu'elle a vécu, elle a écrit aussi de nombreux poèmes sur la vie en maison de retraite avec des portraits d'aides soignants mais aussi de résidents qui pourraient être nos grands-parents ou nos parents. Cela nous permet de nous identifier à eux et à leur environnement et nous procure beaucoup d'émotions. C'est notamment le cas pour le premier récit dans lequel nous avons le point de vue d'une femme qui vient voir sa mère ainsi que le point de vue de la maman placée en maison de retraite. Tout cela nous démontre (si cela était encore nécessaire) l'importance de ce personnel pour les résidents qui, malgré un manque de temps dû à un manque d'effectif, essaie de leur apporter au maximum le côté humain dont ils ont besoin.
J'ai dans l'ensemble apprécié tous les textes présents dans ce livre. Voici ceux que j'ai préférés :
« Nous n'avons pas le droit » qui aborde les différences entre ce que disent les textes qui régissent les métiers de la santé et la réalité du terrain. En effet, les soignants ont pour consigne de ne pas être familiers avec les patients, de ne pas appeler les résidents par leur prénom alors que ce sont justement tous ces petits gestes et ces petites attentions, toute cette humanité que recherchent les résidents.
« Vite fait » est un texte qui m'a beaucoup émue car il est raconté selon le point de vue d'un homme âgé qui constate que les aides soignantes qui s'occupent de lui n'ont jamais le temps pour s'attarder auprès de lui et doivent toujours se dépêcher.
« le médecin de campagne » se détache des autres textes car il rend hommage aux médecins généralistes de campagne qui se donnent complètement pour leurs patients qu'ils accompagnent dans tous les moments de leur vie alors que malheureusement ces médecins de campagne deviennent de plus en plus rares.
« Si fragile » relate la difficulté de voir la vie quitter un résident de maison de retraite. Ce texte est vraiment très bien écrit et fait ressentir l'émotion de cet instant difficile.
« L'auxiliaire de vie » est un poème consacré à ces personnes qui aident les gens directement chez eux. On sent à travers ce poème l'importance de l'auxiliaire de vie pour cet homme seul et un peu dépendant.
Au contraire, « La machine à soins » dénonce le côté déshumanisé des soins qu'on donnerait à faire à une machine dès que l'occasion se présente, dans le seul but de faire des économies d'argent. Cette même machine que devient le personnel, au fil du temps, car il est obligé de faire toujours plus de choses en moins de temps et en étant de moins en moins nombreux.
« Burn-out » m'a profondément touchée, c'est un véritable cri de désespoir de tous ces soignants qui n'en peuvent plus et sont complètement usés et épuisés par leur travail que pourtant ils aiment tant.
« Elle court tout le temps » nous présente une infirmière libérale qui, elle non plus, ne fait pas un métier facile et n'est pas épargnée. Ce texte poignant présente une de ses journées, au pas de course pour pouvoir aider et soigner tous ses patients.
Ce fut pour moi une très belle lecture qui par le biais de poèmes et de textes illustre le quotidien difficile de tous ces soignants. C'est vraiment un très bel hommage que rend ici l'auteur à tous ces professionnels de la santé qui sont à un moment ou à un autre essentiels dans notre vie et qui ne sont pas assez souvent reconnus à leur juste valeur. Un livre à mettre entre toutes les mains pour faire prendre conscience à tout le monde ce que sont réellement ces métiers...
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pierrette73
  05 août 2017
Une bonne analyse poétique pour décrire le rapport entre soigné-soignants soumis malgré eux aux contraintes réglementaires, humaines, et économiques de nos sociétés.
Ce livre est une ode au dévouement de ces professions qui se donnent sans compter mais dont les services publics comptables à l'extrême, restreignent sans scrupules les coûts excessifs de ces soins, pour la société. Les poèmes et les textes abordent tous les thèmes et problématiques sur la dépendance, la maladie et la fin de vie auxquels sont confrontés les aidants ou les soignants. Ils sont les interlocuteurs muets mais spectateurs ou acteurs souvent impuissants devant la fatalité qui leur font face. Chacun interagit en frôlant à tout instant la maltraitance, menace récurrente dont la frontière est à géométrie variable.
Le quotidien dépeint sous forme de poèmes et de nouvelles courtes décrit les épisodes de frustrations devant le temps qui passe, un temps compté et précieux réduit à une portion congrue auprès des malades dans les structures médicales, ou par les travailleurs indépendants (infirmières à domicile).
Les portraits des uns et des autres ne peuvent pas laisser indifférent, peut-être se retrouvera-t-on dans une de ces situations… qui sait ?
le livre se décompose en 36 chapitres de poèmes et petites nouvelles pour rendre hommage aux âmes guérisseuses, âmes généreuses. Comme je les présente dans le désordre ; j'ai souligné leur titre pour tenter de résumer ces 140 pages d'un message si dense, poétique et troublant de réalisme.
L'auteure évoque l'ensemble des professionnels qui évoluent au nom de la vie autour des personnes âges et malades qu'ils évoluent en structure ou à domicile, ponctuellement ou au long cours. Leur challenge de tous ces hommes et femmes peut s'assimiler à un défi sportif où l'exercice exige une discipline pour ces Soignants… Athlètes au quotidien (poème) : vivacité (tout est fait mais vite fait), endurance, motivation, performance, investissement moral et physique, énergie, victimes potentielles de Burn Out.
L'auteure salue l'effort de ces équipes médicales. Même jeune et toute fraîchement diplômée, l'infirmière qui, elle court tout le temps (encore plus à domicile) sera vite confrontée aux cruautés de la fatalité, avec souvent un sentiment d'impuissance (poème). L'aide-soignante, boutonne sa blouse à ses côtés pour l'assister de porte en porte et tentera d'apaiser les âmes et les douleurs avant de prendre soin de son propre foyer. Un don de soi souvent gommé et excusé d'un Mademoiselle, vous êtes si gentille. Dans l'ombre se profile aussi un Hommage aux agents hospitaliers hors des soins mais indispensables. L'auxiliaire de vie, elle, assure une vie à domicile digne des choix de la personne aidée. Leur problématique commune : Une torture silencieuse, cette fatigue, cette abnégation de soi, la gestion du temps, pas de dimanche et jours fériés, rentabilité imposée par l'ARS. La machine à soins éviterait les déboires rencontrés (accident de travail, remplacements) évitant aussi la maltraitance, mais où serait l'humanitude si essentielle comme « donner de son mieux sans attendre des mercis pompeux » ? Cette machine serait absoute de fautes et de dictats réglementaires comme : « nous n'avez pas le droit » (d'user de familiarité en usant du prénom de votre patient).
Le médecin de campagne, en voie de disparition aujourd'hui y tient une place à part dans ce monde de malades : « au fil de nos vies il nous accompagne » « dans les moments importants » assurant les fonctions de plusieurs corps médicaux. Dans ces métiers de soins d'ordinaire très féminisés, le livre rend un bel hommage aux hommes en général avec des hommes de coeurs (poème) appuyé de cette jolie citation « Et si tous les hommes de la terre avaient votre regard, la terre tournerait sur la mélodie de l'espoir ».
Le livre n'oublie pas le ressenti du patient : la mémoire, trésor de l'héroïne Souvenir d'Indochine, ou de Madame Jeanne, une centenaire ; elle draine (ou pas) la vie de Marguerite et Etienne illustré car on ne survit pas au grand amour. le patient adapte sa vie où naît une nouvelle complicité avec la soignante comme dans le poème la belle et l'adjudant, (poème) , si elle le regarde tendrement, ou en lui tenant la main, (poème) cela parfois, suffit. le statut de la personne évolue suite à un brutal AVC, ou la personne âgée parente, elle, a l'impression d'être une enfant (poème). Elle appelle sa maman « si elle a égaré le film de sa vie » ; d'autres vivent au souvenir de la musique, comme ce monsieur qui jouera jusqu'au bout de la vie (portait). A L'opposé d'un E.V.P. (état végétatif persistant), la vie est incontestablement présente.
Notre Lilli, finira, elle isolée à cause de sa famille empêchée de rendre visite à sa maman devenue si fragile. Cependant, elle pourrait se consoler de son don d'amour où son vécu survivra à travers autrui. La quiétude de la fin doit être respectée, alors ne la réveillez pas, elle dort.
Lien : http://lesparolesenvolent.bl..
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mesecritsdunjour
  18 août 2017
Isabelle Flückiger Jachym dresse le portrait de soignants/soignés à travers des poèmes, nouvelles et pensées. Que ce soit du point de vue d'un médecin, d'une fille rendant visite à sa mère hospitalisée, d'une infirmière fraîchement diplômée, d'un patient…nous découvrons l'envers du décor. Ce décor si idéalisé par les institutions, les médias, notre gouvernement mais est-il si près de la réalité ?
« On vous brosse un univers quasi idyllique où vous serez traité comme des rois, avec des brochures où les photos respirent le bonheur, où il fait beau, où tout le monde rit, s'amuse, se sourit… »
«Puis tu déchantes, tu te renseignes, tu psychotes même, car tu t'informes. Tu vois des reportages à la télé, tu lis des articles dans les magazines, les journaux… La maltraitance, ça finit par te faire peur, te bouffer de l'intérieur. »
L'auteure salue ces équipes médicales dans leur quotidien très athlétique où le tic-tac de l'horloge ne fait que résonner. Courir après le temps dans une prise en charge de personnes malades où les moyens humains et matériels sont de plus en plus restreints et leur coût élevé.
« Tout est une question de timing, il faut être opérationnel,
On en finit par oublier le contact humain, le relationnel,
Ce qui fait d'un soignant, un être fait de sourires et de compassion
Qui vous tient la main dans les moments de détresse et de frustration. »
Elle n'oublie pas le patient et son positionnement dans cette tornade médicale, son adaptation de mode de vie afin de se laisser porter les yeux fermés.
« On entend des télés ou des postes radio à tue-tête. Chacun dans sa chambre essaye d'organiser sa vie. »
36 chapitres pour aborder la maladie, la dépendance, le handicap, le don d'organes mais aussi l'humanitude, ce respect de l'Homme que l'on essaie de maintenir au maximum tout en frôlant parfois la ‘maltraitance institutionnelle'.
« Nous aimerions que le personnel soit content de nous donner des soins, que le personnel puisse souffler, puisse sourire, de vrais sourires pleins de vie… »
Il y a tellement de magnifiques passages que je ne peux les relever tous, je vous invite à découvrir ce bouquin au plus vite. Merci à Isabelle F-J pour cet hommage à notre quotidien de soignants bien trop souvent difficile mais tellement riche humainement.
« Elle est aide-soignante, métier mal reconnu et, pourtant,
Combien ses gestes quotidiens sont importants,
Car tous les trésors du monde n'ont pas la valeur
Des sourires qu'elle offre avec son coeur. »
« Quoiqu'il advienne, un soignant restera toujours un soignant, car soigner est un ‘état d'être'. »

Lien : http://mesecritsdunjour.cana..
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Callistta
  28 février 2018
En voyant ce titre sur le site simplement je me suis dit que cela pourrait être intéressant.
Du coup j'ai fait la demande de ce service presse.

Alors, en lisant le résumé, je m'attendais à un récit ou plusieurs petites nouvelles.
Je me suis retrouvée avec 2/3 histoires et le reste en poèmes.
Du coup je ne m'attendais pas du tout à cela comme lecture.
Un peu déçue.Je n'ai pas non plus regardé ce que l'auteur de ce livre a écrit avant donc je ne connaissais pas du tout son style d'écriture.
C'est un peu de ma faute sur ce coup-là.
Cela n'enlève en rien que les poèmes sont beaux, bien écris et rendent bien hommage au personnel médical, rien à dire là-dessus.
On se rend compte que le métier auprès de malades, personnes âgées est difficile, fatiguant, use même les plus motivées.
Il faut aller vite, il y a un quota, un rendement à faire dans la journée et il manque de plus en plus de personnel dans ces structures.
Ce qui fait que le personnel a de plus en plus de difficultés a passer un peu de temps avec les personnes en difficulté.
Il y a aussi des poèmes du point de vue des patients qui sont très beaux et tristes.
C'est dommage d'en arriver à ce stade, mais quand on regarde la conjoncture actuelle et notre état français qui veut supprimer des postes un peu partout cela va devenir encore plus difficile pour le personnel soignant en poste.


Petit aparté personnel :
je comprends bien leur situation ayant vécu de mettre mon père en maison de retraite et en voyant le travail effectué par le personnel.
Ce n'est pas facile et certaines personnes âgées ne sont pas faciles du tout à gérer.
Mon père était de ces personnes difficiles, je n'en remerciais que plus le personnel qui s'occupait de lui.
Lien : http://www.lemondedecallistt..
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MilleetunepagesLM
  18 février 2019
Le commentaire de Danielle:
D'Isabelle Flückiger Jachym, j'avais lu Les secrets de la petite boîte en fer qui était vraiment sublime et qui m'avait bouleversé.
Avec ce recueil, l'auteur nous a écrit des petits moments de vie aussi bien du côté des patients que des malades ou de proches de patients.
Par ce roman, l'auteur veut montrer à quel point notre système de santé et le personnel doit jouer avec les moyens et les restrictions budgétaires, qui lui sont attribué alors qu'on demande à tous ces soignants qu'ils soient :aides-soignant(e) s, médecins, infirmir(e) s, pompiers de faire le même travail avec la coupe budgétaire décidée par les gens qui sont au pouvoir et qui ne savent pas ce qu'est réellement ce travail.
Merci Isabelle Flückiger Jachym, pour votre plume et votre sensibilité dans ce recueil, qui j'espère sera lu par les gens d'en haut pour espérer peut-être faire changer certaines choses, que les patients ne soient plus qu'un numéro et que le personnel soit reconnu à sa juste valeur pour le travail qu'il accomplit au quotidien.
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
mesecritsdunjourmesecritsdunjour   30 novembre 2017
Puis tu déchantes, tu te renseignes, tu psychotes même, car tu t’informes. Tu vois des reportages à la télé, tu lis des articles dans les magazines, les journaux… La maltraitance, ça finit par te faire peur, te bouffer de l’intérieur.
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mesecritsdunjourmesecritsdunjour   30 novembre 2017
On vous brosse un univers quasi idyllique où vous serez traité comme des rois, avec des brochures où les photos respirent le bonheur, où il fait beau, où tout le monde rit, s’amuse, se sourit…
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