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ISBN : 2072784905
Éditeur : Gallimard (22/03/2018)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d'Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s'effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  26 mars 2018
UN immense coup de coeur !!----Une lecture aussi jubilatoire que remplie d'émotions !
Antoine Duris, brillant professeur aux Beaux-Arts de Lyon, décide de tout
quitter du jour au lendemain : son appartement, sa ville, son travail
d'enseignant qu'il adore pourtant...
Le morceau visible de l'iceberg ...est une rupture amoureuse très douloureuse mais on pressent qu'une autre peine violente mine notre "héros"... Il se présente à un poste sous-qualifié, au Musée d'Orsay, comme gardien.
Il est accueilli et embauché par une D.R.H, Mathilde, femme bienveillante,
et fort intriguée par la singularité...de son nouvel employé !!
Besoin de silence et de beauté...spécialiste de Modigliani, Antoine Duris, spécialiste et auteur d'une thèse sur cet artiste... débute justement son contrat au Musée d'Orsay, au moment d'une rétrospective sur ce peintre...Il parle le matin aux tableaux et plus spécialement au portrait mélancolique de "Jeanne Heurtebise", compagne et muse de l'artiste....
De magnifiques passages sur l'apaisement qu'offre la contemplation
du "Beau", des oeuvres... Dans cette fuite dans l'Art, Antoine Duris met sa vie entre parenthèses...tente de se "réparer"... Car dans ce roman, il s'agit bien de personnes abîmées de failles et de chagrins, que l'Art, la contemplation du Beau vont aider à "tenir debout", à dépasser leurs peines...!
"Elle demanda à ses parents de passer quelques jours à Paris au lieu de filer directement vers la Bretagne.
Ils ne pouvaient rien lui refuser; ses envies étaient de la vie. Elle voulait tant revisiter les musées de la capitale, celui d'Orsay notamment. (...) Elle comprenait la puissance cicatrisante de la beauté. Face à un tableau, nous ne sommes pas jugés, l'échange est pur, l'oeuvre semble comprendre notre douleur et nous console par le silence, elle demeure dans une éternité fixe
et rassurante, son seul but est de vous combler par les ondes du beau. Les tristesses s'oublient avec Botticelli, les peurs s'atténuent avec Rembrandt, et les chagrins se réduisent avec Chagall". (p. 172-173)
Une autre vie "blessée" , celle de Camille, va entrer en scène...Jeune fille,
étudiante en Art, peignant elle-même avec beaucoup de talent et d'originalité...cache un drame... et les destins de Antoine Duris et de Camille, vont se croiser !
Une double histoire poignante, où l'Art, la peinture ont une place de
choix...et même une nécessité vitale dans l'existence de "nos"
protagonistes...
" Quoi ? Comment j'en suis venu à enseigner l'histoire de l'art ?
- Oui
-Par hasard aussi. Je ne sais pas comment est venu mon amour de la peinture. le simple plaisir de me promener dans les musées, un peu comme vous, je crois bien. Fuir une adolescence compliquée. C'étaient les endroits qui m'apaisaient le plus.
- Oui, la beauté apaise..." , fit Camille avec une gravité subite." (p. 188)
Je ne ferai pas plus de commentaires sur cette lecture "tourne-boulante"
afin de ne pas réduire l' intense émotion et poésie qui s'en dégagent ,et
qui nous prennent aux coeur et aux tripes !!..
"Jeanne [Heurtebise] lui faisait survoler les heures. Il continuait parfois à lui parler, comme à une confidente. Cela lui faisait du bien. Chacun cherche son propre chemin vers la consolation.
Peut-on se soigner en se confiant à un tableau ? On parle bien d'art-thérapie (...) Pour Antoine, la contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. (...) Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. le merveilleux demeurait la meilleure arme contre
la fragilité. "(p. 30)

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jeunejane
  07 avril 2018
Antoine Duris, maître de conférences aux Beaux-Arts de Lyon, décide de changer totalement de vie.
Il devient donc étrangement gardien de salle au musée d'Orsay.
Il reste des heures devant le portrait de Jeanne Hébutherne, la muse de Modigliani.
Cela a son importance pour l'issue libératrice du roman.
Son attitude intrigue Mathilde Mattel , la directrice des ressources humaines, qui s'intéresse à la personnalité d'Antoine.
Il est bien intéressant son personnage, très sensible, en pleine culpabilité face à un drame qui s'est produit dans son entourage professionnel.
Il a attiré toute ma sympathie et les réflexions de l'auteur quant au désir de s'effacer quand on a connu un choc ou un traumatisme est bien humain.
David Foenkinos a structuré son livre en quatre parties suivies d'un épilogue très libérateur pour Antoine et pour la lectrice que je suis.
L'humour est très présent dans la première partie et cela ne gâche rien. On retrouve la finesse et la justesse d'expression des sentiments de l'auteur comme dans Charlotte où la peinture, sous une autre forme était bien présente également.
Dans ce cas, il aborde même les monomanes de Géricault et un détail sur la fin de vie de Modigliani.
Je n'ai pu m'empêcher d'associer la jeune Camille à Charlotte, la jeune dame peintre de son précédent roman.
Un livre exceptionnel !
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motspourmots
  28 mars 2018
C'est toujours difficile d'exprimer sa déception à un auteur pour lequel on éprouve une réelle sympathie, un auteur que l'on suit depuis longtemps et auquel on doit de très beaux moments de lecture. Pourtant, c'est bien ce que je me décide à faire alors que je me suis précipitée sur le dernier opus de David Foenkinos dûment dédicacé dimanche au Divan après quelques échanges sympathiques, comme d'habitude. Je n'avais même pas imaginé être déçue...
Avec un titre pareil, un sujet aussi intense (la guérison par la beauté...) et l'univers si virevoltant de l'auteur, je m'attendais à passer un super moment. Pas un grand moment mais de ceux qui vous font oublier le réel et le quotidien pendant quelques heures. Las. J'ai éprouvé un sentiment de malaise dès les premières pages que j'ai trouvées poussives, plates, convenues. Sentiment qui a persisté pendant toute la première moitié du livre, tandis que j'attendais que tous ces personnages prennent un tant soit peu de consistance, que le décor s'anime, qu'on entre enfin dans le vif du sujet en perçant cette couche épaisse de superficialité. Certes, la deuxième moitié permet de faire entrer un peu d'émotion mais c'est presque trop tard et, là encore, c'est souvent poussif. Il ne suffit pas de dire que l'Art et la beauté soignent. Il ne suffit pas de décréter qu'untel ou unetelle est un artiste. Où est la suggestion ? Où sont les effets ressentis ? Comment le lecteur fait-il pour s'identifier aux personnages si on reste en surface ?
Pour être sincère, j'ai eu l'impression d'une intrigue bricolée en tentant d'exploiter des ingrédients qui avaient bien fonctionné dans d'autres romans à succès de l'auteur. Malheureusement, la légèreté d'où naissait l'émotion dans La délicatesse (que j'ai adoré !) n'est ici qu'une vaine tentative qui sonne faux. Idem pour ce qui faisait le charme poignant du sublime Charlotte : la sincérité de l'admiration de l'auteur pour l'oeuvre et le destin de Charlotte Salomon se ressentaient à chaque ligne et il trouvait les mots, les images pour faire éprouver au lecteur les émotions, les peurs et les obsessions de l'artiste autant que de la femme. Alors qu'ici, on reste de marbre face à l'artiste Camille (je ne parle pas du drame qui la frappe mais bien de sa réalité d'artiste), on n'imagine pas une seconde son travail tout simplement parce qu'il ne nous le donne pas à voir. Bien sûr on ne peut qu'être d'accord avec l'énoncé du problème : contempler le beau peut aider à guérir les blessures de l'âme. Encore faudrait-il creuser un peu, plutôt que se contenter de cette constatation.
Franchement, si l'auteur avait été un inconnu, je n'aurais même pas pris la peine d'écrire un billet. Là, il faut quand même que je dise à quel point je suis déçue par le manque de sincérité et surtout par la facilité qui se dégage de l'ensemble. Cher David, vous pouvez faire beaucoup mieux que ça, d'ailleurs vous l'avez déjà fait. J'avais trouvé qu'avec le Mystère Henri Pick vous vous étiez habilement sorti de cette période de folie qui avait présidé à l'énorme succès de Charlotte. C'était piquant, très différent mais en tout cas subtilement sincère derrière une apparente naïveté. Malheureusement on voit trop le procédé de fabrication de Vers la beauté, depuis le premier bâti jusqu'aux finitions, c'est vraiment dommage.
Bon, tout ça n'est pas bien grave. Ce petit billet passera inaperçu au milieu des chroniques louangeuses qui entourent déjà la parution de Vers la beauté. Même si je suis à peu près certaine que d'autres auront le même avis que moi, qu'ils l'expriment ou pas. Tout ceci ne m'empêchera pas de guetter le prochain Foenkinos, persuadée qu'il retrouvera l'inspiration, la vraie.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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montmartin
  11 avril 2018
Antoine Duris est au sommet de sa carrière, enseignant émérite et respecté il est maître de conférences aux Beaux-arts de Lyon. Enseigner le remplit d'une joie intense, il aime ses élèves. Pourtant Il décide de quitter son emploi, du jour au lendemain, sans la moindre raison pour devenir gardien de salle au Musée d'Orsay à Paris.
Il a retiré la carte SIM de son téléphone, plus personne ne peut le contacter, il n'a pas mis son nom sur la boite aux lettres, plus personne ne peut le retrouver. Ici au moins personne ne le remarque, un gardien de musée ça n'existe pas. Mais Antoine va se rendre compte que la vie sociale ne s'arrête jamais, qu'il est impossible de passer entre les gouttes humaines, pour se faire oublier, le mieux s'est encore de se mêler aux autres. Quelle faute a-t-il commise ? de quoi est-il responsable ?
Après « Charlotte « David Foenkinos revient pour ce nouveau roman dans le domaine de l'art, mais hélas, j'ai ressenti une petite déception à la lecture de ce récit, ce roman sur la puissance cicatrisante de la beauté m'a semblé un peu bâclé. Je n'ai pas retrouvé l'écriture soignée et chargée d'émotion de l'auteur. Antoine évolue au milieu de femmes, Eléonore, sa soeur, Louise sa compagne pendant sept ans, Mathilde la DRH du musée d'Orsay , Sabine sa collègue de travail, Camille son élève, et le lecteur se doute bien que l'une d'elles est la responsable de son mal être. Foenkinos essaye donc de nous appâter avec une intrigue, mais cela ne fonctionne pas. Reste le personnage de Camille, tout en fragilité, mais cela n'est pas suffisant pour sauver ce roman.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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FleurDuBien
  28 mars 2018
Magnifique.Sublime.
Si vous avez aimé Charlotte, alors vous aimerez Vers la beauté.
On y retrouve le thème de l'Art, cher à l'auteur, avec ses beautés, ses doutes, ses errements, sa force.
Je ne peux pas m'étendre plus avant sur la trame et le récit sinon, je dévoilerai le livre tout entier.
Car il y a un peu de roman policier dans cet ouvrage, on ne sait pas pourquoi Antoine va si désespérement mal au point de tout quitter. Même se quitter lui...
C'est l'histoire d'une tragédie qui touche Camille mais également ses proches et Antoine.
C'est l'histoire de l'innommable.
C'est l'histoire de la culpabilité inhérente aux victimes, de la lente pente des heures sombres, de la dépression, du désespoir.
Mais c'est l'histoire également de la reconstruction, de la résilience, de la passion créatrice, de la grâce et enfin, à la toute fin, de la reconnaissance du talent immense de Camille.
Ce livre finalement est l'histoire de nous-même, de notre beauté inhérente à notre constitution même, celui d'humain tout simplement.
J'ai adoré la lecture, le livre, les personnages, l'intrigue, le style merveilleux de Monsieur Foenkinos.
Ne résistez pas et, sur les pas d'Antoine, avancez Vers la beauté.
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critiques presse (3)
LePoint   23 avril 2018
Dans son nouveau roman, « Vers la beauté », un prof à l'âme meurtrie se fait gardien de musée. Et reprend goût à la vie grâce à l'art.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   30 mars 2018
Faut-il y voir une quête éperdue de la beauté ou une œuvre sans profondeur, à l'écriture transparente ?
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   19 mars 2018
Deux êtres cabossés par la vie tentent de trouver une consolation dans l'art.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
AnbAnb   24 avril 2018
La création lui avait donné non seulement une densité inouïe, mais une capacité à ne plus rien attendre de personne.
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McharlotteMcharlotte   24 avril 2018
Chacun cherche son propre chemin vers la consolation.

En mettant des mots sur le passé, elle libérait le présent
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McharlotteMcharlotte   24 avril 2018
les humais dans le souffrance forment deux camps. Ceux qui résistent dans le corps et ceux qui résistent dans l'esprit; c'est l'un ou l'autre, rarement les deux.
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McharlotteMcharlotte   24 avril 2018
la beauté demeure le meilleur recours contre l'incertitude
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christaline5christaline5   22 avril 2018
Il n'avait aucune idée de la temporalité de sa rémission. C'était toujours un temps autonome, soumis ni à l'envie ni à la volonté. Le corps dominait seul son royaume, celui des émotions et de la durée des chagrins.
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