AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072784905
Éditeur : Gallimard (22/03/2018)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 274 notes)
Résumé :
Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d’Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  26 mars 2018
UN immense coup de coeur !!----Une lecture aussi jubilatoire que remplie d'émotions !
Antoine Duris, brillant professeur aux Beaux-Arts de Lyon, décide de tout
quitter du jour au lendemain : son appartement, sa ville, son travail
d'enseignant qu'il adore pourtant...
Le morceau visible de l'iceberg ...est une rupture amoureuse très douloureuse mais on pressent qu'une autre peine violente mine notre "héros"... Il se présente à un poste sous-qualifié, au Musée d'Orsay, comme gardien.
Il est accueilli et embauché par une D.R.H, Mathilde, femme bienveillante,
et fort intriguée par la singularité...de son nouvel employé !!
Besoin de silence et de beauté...spécialiste de Modigliani, Antoine Duris, spécialiste et auteur d'une thèse sur cet artiste... débute justement son contrat au Musée d'Orsay, au moment d'une rétrospective sur ce peintre...Il parle le matin aux tableaux et plus spécialement au portrait mélancolique de "Jeanne Heurtebise", compagne et muse de l'artiste....
De magnifiques passages sur l'apaisement qu'offre la contemplation
du "Beau", des oeuvres... Dans cette fuite dans l'Art, Antoine Duris met sa vie entre parenthèses...tente de se "réparer"... Car dans ce roman, il s'agit bien de personnes abîmées de failles et de chagrins, que l'Art, la contemplation du Beau vont aider à "tenir debout", à dépasser leurs peines...!
"Elle demanda à ses parents de passer quelques jours à Paris au lieu de filer directement vers la Bretagne.
Ils ne pouvaient rien lui refuser; ses envies étaient de la vie. Elle voulait tant revisiter les musées de la capitale, celui d'Orsay notamment. (...) Elle comprenait la puissance cicatrisante de la beauté. Face à un tableau, nous ne sommes pas jugés, l'échange est pur, l'oeuvre semble comprendre notre douleur et nous console par le silence, elle demeure dans une éternité fixe
et rassurante, son seul but est de vous combler par les ondes du beau. Les tristesses s'oublient avec Botticelli, les peurs s'atténuent avec Rembrandt, et les chagrins se réduisent avec Chagall". (p. 172-173)
Une autre vie "blessée" , celle de Camille, va entrer en scène...Jeune fille,
étudiante en Art, peignant elle-même avec beaucoup de talent et d'originalité...cache un drame... et les destins de Antoine Duris et de Camille, vont se croiser !
Une double histoire poignante, où l'Art, la peinture ont une place de
choix...et même une nécessité vitale dans l'existence de "nos"
protagonistes...
" Quoi ? Comment j'en suis venu à enseigner l'histoire de l'art ?
- Oui
-Par hasard aussi. Je ne sais pas comment est venu mon amour de la peinture. le simple plaisir de me promener dans les musées, un peu comme vous, je crois bien. Fuir une adolescence compliquée. C'étaient les endroits qui m'apaisaient le plus.
- Oui, la beauté apaise..." , fit Camille avec une gravité subite." (p. 188)
Je ne ferai pas plus de commentaires sur cette lecture "tourne-boulante"
afin de ne pas réduire l' intense émotion et poésie qui s'en dégagent ,et
qui nous prennent aux coeur et aux tripes !!..
"Jeanne [Heurtebise] lui faisait survoler les heures. Il continuait parfois à lui parler, comme à une confidente. Cela lui faisait du bien. Chacun cherche son propre chemin vers la consolation.
Peut-on se soigner en se confiant à un tableau ? On parle bien d'art-thérapie (...) Pour Antoine, la contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. (...) Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. le merveilleux demeurait la meilleure arme contre
la fragilité. "(p. 30)

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          886
motspourmots
  28 mars 2018
C'est toujours difficile d'exprimer sa déception à un auteur pour lequel on éprouve une réelle sympathie, un auteur que l'on suit depuis longtemps et auquel on doit de très beaux moments de lecture. Pourtant, c'est bien ce que je me décide à faire alors que je me suis précipitée sur le dernier opus de David Foenkinos dûment dédicacé dimanche au Divan après quelques échanges sympathiques, comme d'habitude. Je n'avais même pas imaginé être déçue...
Avec un titre pareil, un sujet aussi intense (la guérison par la beauté...) et l'univers si virevoltant de l'auteur, je m'attendais à passer un super moment. Pas un grand moment mais de ceux qui vous font oublier le réel et le quotidien pendant quelques heures. Las. J'ai éprouvé un sentiment de malaise dès les premières pages que j'ai trouvées poussives, plates, convenues. Sentiment qui a persisté pendant toute la première moitié du livre, tandis que j'attendais que tous ces personnages prennent un tant soit peu de consistance, que le décor s'anime, qu'on entre enfin dans le vif du sujet en perçant cette couche épaisse de superficialité. Certes, la deuxième moitié permet de faire entrer un peu d'émotion mais c'est presque trop tard et, là encore, c'est souvent poussif. Il ne suffit pas de dire que l'Art et la beauté soignent. Il ne suffit pas de décréter qu'untel ou unetelle est un artiste. Où est la suggestion ? Où sont les effets ressentis ? Comment le lecteur fait-il pour s'identifier aux personnages si on reste en surface ?
Pour être sincère, j'ai eu l'impression d'une intrigue bricolée en tentant d'exploiter des ingrédients qui avaient bien fonctionné dans d'autres romans à succès de l'auteur. Malheureusement, la légèreté d'où naissait l'émotion dans La délicatesse (que j'ai adoré !) n'est ici qu'une vaine tentative qui sonne faux. Idem pour ce qui faisait le charme poignant du sublime Charlotte : la sincérité de l'admiration de l'auteur pour l'oeuvre et le destin de Charlotte Salomon se ressentaient à chaque ligne et il trouvait les mots, les images pour faire éprouver au lecteur les émotions, les peurs et les obsessions de l'artiste autant que de la femme. Alors qu'ici, on reste de marbre face à l'artiste Camille (je ne parle pas du drame qui la frappe mais bien de sa réalité d'artiste), on n'imagine pas une seconde son travail tout simplement parce qu'il ne nous le donne pas à voir. Bien sûr on ne peut qu'être d'accord avec l'énoncé du problème : contempler le beau peut aider à guérir les blessures de l'âme. Encore faudrait-il creuser un peu, plutôt que se contenter de cette constatation.
Franchement, si l'auteur avait été un inconnu, je n'aurais même pas pris la peine d'écrire un billet. Là, il faut quand même que je dise à quel point je suis déçue par le manque de sincérité et surtout par la facilité qui se dégage de l'ensemble. Cher David, vous pouvez faire beaucoup mieux que ça, d'ailleurs vous l'avez déjà fait. J'avais trouvé qu'avec le Mystère Henri Pick vous vous étiez habilement sorti de cette période de folie qui avait présidé à l'énorme succès de Charlotte. C'était piquant, très différent mais en tout cas subtilement sincère derrière une apparente naïveté. Malheureusement on voit trop le procédé de fabrication de Vers la beauté, depuis le premier bâti jusqu'aux finitions, c'est vraiment dommage.
Bon, tout ça n'est pas bien grave. Ce petit billet passera inaperçu au milieu des chroniques louangeuses qui entourent déjà la parution de Vers la beauté. Même si je suis à peu près certaine que d'autres auront le même avis que moi, qu'ils l'expriment ou pas. Tout ceci ne m'empêchera pas de guetter le prochain Foenkinos, persuadée qu'il retrouvera l'inspiration, la vraie.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8218
jeunejane
  07 avril 2018
Antoine Duris, maître de conférences aux Beaux-Arts de Lyon, décide de changer totalement de vie.
Il devient donc étrangement gardien de salle au musée d'Orsay.
Il reste des heures devant le portrait de Jeanne Hébutherne, la muse de Modigliani.
Cela a son importance pour l'issue libératrice du roman.
Son attitude intrigue Mathilde Mattel , la directrice des ressources humaines, qui s'intéresse à la personnalité d'Antoine.
Il est bien intéressant son personnage, très sensible, en pleine culpabilité face à un drame qui s'est produit dans son entourage professionnel.
Il a attiré toute ma sympathie et les réflexions de l'auteur quant au désir de s'effacer quand on a connu un choc ou un traumatisme est bien humain.
David Foenkinos a structuré son livre en quatre parties suivies d'un épilogue très libérateur pour Antoine et pour la lectrice que je suis.
L'humour est très présent dans la première partie et cela ne gâche rien. On retrouve la finesse et la justesse d'expression des sentiments de l'auteur comme dans Charlotte où la peinture, sous une autre forme était bien présente également.
Dans ce cas, il aborde même les monomanes de Géricault et un détail sur la fin de vie de Modigliani.
Je n'ai pu m'empêcher d'associer la jeune Camille à Charlotte, la jeune dame peintre de son précédent roman.
Un livre exceptionnel !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          608
sabine59
  02 juin 2018
Oui, j'ai aimé aller vers la beauté : celle des tableaux, du texte, des personnages...
Vers la beauté pansant les plaies
Camille pense y trouver la paix
En peignant son tourment profond
Une autre Charlotte Salomon
Antoine, lui, est dans le flou
Professeur d'art triste et si doux
Fuyant un poids dans un musée
Amélie charmée veut l'aider...
Ce livre m'a captivée, émue. J'ai retrouvé, comme toujours, l'humour ( plus discret) de l'auteur, ses notations très justes sur les êtres,la peinture comme baume au coeur et beauté fulgurante, sa délicatesse.
Mais, car il y a quand même un mais, je n'ai pas du tout été convaincue par l'explication donnée au mal-être et au sentiment de culpabilité d'Antoine, ce qui fait que la fin m'a paru assez décevante.Et j'ai ressenti aussi un manque de profondeur dans l'analyse des sentiments.
Cependant, les phrases m'ont parlé, certaines m'ont fait du bien, d'autres m'ont interpelée. Et j'ai eu beaucoup de tendresse pour Camille et Antoine. Je conseille donc, malgré mes quelques réserves, ce livre :un pur moment de plaisir!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          449
Ladybird123
  14 septembre 2018
Antoine est un brillant professeur aux Beaux-Arts. Il vit une séparation difficile qui l'entraine à s'échapper de tout, il se fuit, il va mal, il se réfugie au musée d'Orsay où il trouve un poste en tant que gardien. Il trouve dans cet emploi un refuge où son âme peut voguer dans la contemplation des oeuvres. le silence, l'immobile, le vide, la paix. La beauté.
Camille est une jeune étudiante fascinée par la peinture. du haut de ses seize ans, elle vit sa passion dans la légèreté de son jeune âge. Confiante, elle vivra un drame qui la conduira à une errance infernale dans les couloirs des ténèbres.
Tel un dyptique, on plonge un regard bouleversé dans ces deux portraits jumelés par la mélancolie.
David Foenkinos enfante dans la tristesse et la souffrance, une beauté époustouflante.
Vers la beauté, on assiste à l'appel au secours de deux anges perdus. C'est éblouissant, pur, pudique, incandescent.
La beauté ensorcelle, nous attrape dans les couleurs de ce sublime dyptique. Antoine et Camille murmurent à l'oreille de la beauté, fragiles et intenses.
Magnifique.
Éternel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370

critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   07 mai 2018
David Foenkinos nous revient avec un 14e roman dans lequel l’art figure encore au premier plan.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LePoint   23 avril 2018
Dans son nouveau roman, « Vers la beauté », un prof à l'âme meurtrie se fait gardien de musée. Et reprend goût à la vie grâce à l'art.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   30 mars 2018
Faut-il y voir une quête éperdue de la beauté ou une œuvre sans profondeur, à l'écriture transparente ?
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   19 mars 2018
Deux êtres cabossés par la vie tentent de trouver une consolation dans l'art.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
JadeSurrozJadeSurroz   19 septembre 2018
« Antoine ne comprenait pas vraiment l’intérêt de contempler des tableaux dans de telles conditions. Bien sur, c'est une chance d’accéder ainsi à la beauté, mais quel était le sens de cette observation au milieu d'une foule en étant pressé et oppressé et parasité par les commentaires des autres spectateurs ? Il essayait d'écouter tout ce qui se disait.
Certains propos était lumineux des hommes et des femmes réellement bouleversés de découvrir en vrai ces Modigliani ; et d'autres calamiteux.
De sa position il allait parcourir l’étendue de la sociologie humaine.
Certains ne disaient pas « J'ai visité le musée d'Orsay » mais « J'ai fait Orsay », un verbe qui trahit une sorte de nécessité sociale ; pratiquement une liste de courses. Ces touristes n'hésitaient pas à employer la même expression pour les pays : « J'ai fait le Japon l'été dernier... » Ainsi on fait les lieux maintenant. Et quand on va à Cracovie, on fait Auschiwtz. »

Page 21.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
PiatkaPiatka   17 avril 2018
Peut-on se soigner en se confiant à un tableau ? On parle bien d’art-thérapie, de créer pour exprimer son malaise, pour se comprendre à travers les intuitions de l’inspiration. Mais c’était différent. Pour Antoine, la contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. Il en avait toujours été ainsi. Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. Le merveilleux demeurait la meilleure arme contre la fragilité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          317
Jean-DanielJean-Daniel   02 juillet 2018
Ils se retrouvèrent dans une galerie parisienne, à contempler une étonnante série de tableaux. L’artiste avait repris des toiles célèbres, mais privées de leurs modèles. On y trouvait par exemple une sorte de mur beige intitulé La Joconde sans la Joconde. Ou encore un bar américain vide qui représentant une célèbre toile de Hopper sans ses protagonistes. Le plus saisissant était ce tourbillon de couleurs censé figurer Le cri de Munch mais sans le fantôme hurlant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
fanfanouche24fanfanouche24   22 mars 2018
Jeanne [Heurtebise] lui faisait survoler les heures. Il continuait parfois à lui parler, comme à une confidente. Cela lui faisait du bien. Chacun cherche son propre chemin vers la consolation. Peut-on se soigner en se confiant à un tableau ? On parle bien d'art-thérapie (...) Pour Antoine, la contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. (...) Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. Le merveilleux demeurait la meilleure arme contre la fragilité. (p. 30)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
fanfanouche24fanfanouche24   24 mars 2018
- Quoi ? Comment j'en suis venu à enseigner l'histoire de l'art ?
- Oui
-Par hasard aussi. Je ne sais pas comment est venu mon amour de la peinture. Le simple plaisir de me promener dans les musées, un peu comme vous, je crois bien. Fuir une adolescence compliquée. C'étaient les endroits qui m'apaisaient le plus.
- Oui, la beauté apaise..." , fit Camille avec une gravité subite. (p. 188)
Commenter  J’apprécie          150
Videos de David Foenkinos (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Foenkinos
Livres & Vous... avec David Foenkinos, « Vers la beauté » et « Pourquoi y a-t- il des inégalités entre les hommes et les femmes ? », Soledad Bravi. Public-Senat - Adèle Van Reeth. Livre de chevet : David Foenkinos : Dostoïevski-Les Démons, Kundera-L'insoutenable légèreté de l'être, Philip Roth-Un homme ... Soledad Bravi : Leo Lionni-Frederick, Tony Ungerer-Le chapeau volant, Contes-Eugène Ionesco.
autres livres classés : violVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

David Foenkinos

De quoi souffre Hector le personnage principal de son livre "le potentiel érotique de ma femme" .

de collectionnite aigüe
de kleptomanie
d'alcoolisme
de narcolepsie

10 questions
108 lecteurs ont répondu
Thème : David FoenkinosCréer un quiz sur ce livre
. .