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Catherine Pitiot (Traducteur)
EAN : 9782020386067
253 pages
Seuil (01/04/2000)
3.3/5   10 notes
Résumé :
Nous sommes à Rome pendant la compagne électorale de Silvio Berlusconi. L'inspecteur Ruben Massei fait ce qu'il a toujours fait, consciencieusement. Il classe, il recoupe, il reconstitue les faits, enfermé dans un univers méthodique et froid. Les recherches sur la disparition de Luce Ancona, figure active de la Communauté juive, piétinent lorsqu'il part sur les traces de trois skinheads, persuadé qu'un lien existe entre les deux affaires. Ce lien l'entraîne cinquant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ratonlaveur13
  04 février 2015
J'ai trouvé que l'auteur a eu une idée très inintéressante, il fallait y penser, mais le texte est dur à suivre et par moment, totalement décousu, dommage.
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Charybde2
  31 mars 2016
De source antisémite en résurgence néo-fasciste, une noire enquête policière à Rome en 1997.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2016/03/31/note-de-lecture-sheol-marcello-fois/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   31 mars 2016
Luigi avait continué à se rendre à la villa tous les soirs, comme toujours, et à rêver, allongé sur la couche moelleuse à l’intérieur du buisson. Il éprouvait une sensation étrange. De l’euphorie peut-être. Ou de la satisfaction, plaisir subtil dû à ces privations qui maintenant, et maintenant seulement, l’unissaient aux habitants de la villa. Ils les imaginait pauvres. Il imaginait le garçon avec des semelles trouées, lassé de manger toujours la même soupe. Comme lui. Il imaginait les poux dans les cheveux bouclés de la petite fille. Il imaginait les années sur le visage de la mère. Comme sur celui de la sienne.
Luigi attendit encore. Un frisson lui parcourut l’échine, septembre commençait à rafraîchir le soir. une légère brise faisait bouger le feuillage du buisson, lui effleurant le crâne nu, ses cheveux ayant été rasés.
On disait des choses terribles sur les juifs. Qu’ils se nourrissaient d’hosties consacrées et qu’ils enlevaient les enfants catholiques. Mais Luigi ne les avait jamais vus faire ce genre de choses. Pas ses juifs à lui.
La plupart des juifs s’enfuyaient en Amérique et ils payaient les Américains pour qu’ils viennent en Italie et punissent ceux qui les avaient contraints à s’en aller, c’était ce que racontait le père de Luigi. Et il disait que les Allemands étaient les plus forts ; et qu’ils ne leur permettraient pas d’avancer. Il parlait continuellement, le père de Luigi : de l’armée américaine formée de juifs et de nègres, prêts à tout pour « leur faire payer » ; du fait que, s’ils réussissaient à arriver jusqu’à Rome, ils prendraient même le peu qui ne leur appartenait pas. « Parce que la guerre, c’est comme la vie », affirmait-il avec un air sage, qui lui conférait un supplément d’autorité aux yeux de son fils, « celui qui gagne prend tout ! ».
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Charybde2Charybde2   31 mars 2016
Ruben Massei se souvenait du frisson qui lui avait parcouru l’échine. Quelque chose qu’il n’avait jamais ressenti aussi fortement. Comme une angoisse surgie du néant. Qui revient d’un temps appartenant à un passé révolu. De la nuit des temps. Et qui dit : « nous revoilà ». Voilà ce que ça avait été : revenir à la première enfance. Revenir aux questions de quand il était petit, quand il avait demandé à son grand-père ce que signifiait ce numéro imprimé sur son avant-bras. Le vieux avait fermé les yeux. Sans répondre. Il aurait dû dire certaines choses et, pour les expliquer, il n’y aurait pas eu assez de ce bout de vie de reste. C’était le seul parent, le seul vrai parent qu’il ait encore et il mourut trois jours avant que Ruben fête ses dix ans. Alors qu’il était désormais établi que ceux qu’il avait toujours appelé ses parents n’étaient pas ses vrais parents. C’était comme ça. Ils demeuraient un semblant de famille et ils l’avaient toujours traité comme leur fils légitime, depuis l’instant où ils l’avaient pris en charge en 1943, alors qu’il n’avait même pas huit jours.
Qui sait si ces tous premiers jours avec sa vraie famille, avec sa vraie mère, avaient été suffisants pour se graver au fond de lui, pour lui transmettre cette sourde angoisse qui revenait à la surface par traîtrise. Cette même angoisse qu’il avait ressentie dans le petit appartement de la pinède Sacchetti. Celle-là même qui l’envahissait, sournoise, partant du ventre, en face de ces trois noms fraîchement inscrits au feutre sur trois dossiers neufs.
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