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Critique de AuBazartDesMots


AuBazartDesMots
  03 juin 2017
J'avais lu auparavant « Les Piliers de la Terre« , du même auteur, et malgré quelques longueurs , je l'avais beaucoup aimé.

Dans le cadre de mon challenge écossais, je me suis lancée dans la lecture du « Pays de la Liberté« . Et j'ai été surprise, car je n'ai pas retrouvé ce qui faisait le sel des « Piliers« . Pourtant, « le Pays de la Liberté » n'est pas dénué de qualités…

Bon point, différents axes sont évoqués, et les thèmes sont lourds de sens. L'histoire débute avec Mack, jeune mineur qui est forcé de travailler dans les mines. On réalise donc que dans l'Ecosse de la fin du 18e siècle, l'esclavagisme existe encore. Les fils de mineurs sont employés dès leur plus jeune âge avec leurs parents, car aucun revenu supplémentaire ne pourrait être refusé pour leurs familles. Ils quittent donc l'école tôt, ne savent ni lire ni écrire… et de par ce manque de culture, se coupent donc de toute possibilité de négociation future avec leurs patrons. Des patrons qui se gardent bien d'évoquer une loi inique et ancienne qui veut qu'un employé qui continue de travailler après le jour de ses 21 ans « appartient » ensuite à son patron.

A côté de ces conditions de vie atroces, on découvre Lizzie, fille d'une dame désargentée, qui se voit en quelque sorte vendue au plus offrant pour subvenir aux besoins de sa mère et pour garder la demeure familiale. Vous l'aurez compris, l'un des thèmes principaux de cet ouvrage est l'argent, ou plutôt son absence, et les conséquences que cela entraîne.

Si le sort de Lizzie paraît de prime abord plus profitable que celui de Mack, on se détrompe vite. Considérée comme un objet, critiquée pour ses excentricités qui ne sont en réalité que l'expression d'un féminisme bien trop en avance sur son temps, elle se marie sans amour, est manipulée, trahie de mille et une façons, est maltraitée… uniquement parce qu'elle est née femme. La condition féminine dans les années 1900 est dépeinte par FOLLETT sous de multiples angles, Lizzie n'étant pas le seul personnage du sexe faible, et toutes les femmes de l'ouvrage sont sans exception en souffrance: la mère de Lizzie est dépassée par ce monde d'hommes qui la trompe, la cousine de Mack se marie vite afin d'être protégée, tout comme la prostituée londonienne…

La suite sur mon blog! https://aubazartdesmots.wordpress.com/2017/05/27/le-pays-de-la-liberte/
Lien : https://aubazartdesmots.word..
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