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Jean Rosenthal (Traducteur)
EAN : 9782253109136
603 pages
Le Livre de Poche (28/02/2005)
  Existe en édition audio
3.77/5   757 notes
Résumé :
Juin 1941. Le ciel appartient à Hitler. La plupart des bombardiers anglais tombent sous le feu ennemi. Comme si la Luftwaffe parvenait à détecter les avions…

Les Allemands auraient-ils doublé les Anglais dans la mise au point de ce nouvel outil stratégique : le radar ? Winston Churchill, très préoccupé par la situation, demande à ses meilleurs agents d’éclaircir la situation, et de diriger leur enquête vers le Danemark, lieu probable du positionnemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
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Ken Follett fait partie de ces auteurs que j'aime beaucoup, qui sait se diversifier, tant dans les genres que dans les thèmes abordés. "Le vol du frelon", moitié roman historique, moitié roman d'espionnage, m'a pourtant beaucoup fait penser au "Réseau Corneille", l'action se déroulant également pendant la Seconde Guerre mondiale et mettant en avant les réseaux de Résistance et d'espionnage dans une course contre la montre effrénée. Là où il se démarque, c'est que les événements se déroulent au Danemark et que les personnages, fort charismatiques là aussi, sont très différents.

Danemark, donc, en 1940. le pays est occupé par les nazis et les autorités locales sont contraintes de collaborer, parfois à reculons, parfois avec zèle, comme c'est le cas de Peter Flemming. Ce dernier collabore non sans scrupule, pour se faire bien voir et surtout dans l'espoir d'obtenir la place de son supérieur. C'est ainsi qu'il montre sa motivation à débusquer les Veilleurs de Nuit, réseau d'espionnage anglais qui veut à tout prix mettre la main sur des informations cruciales concernant un nouveau type de radars élaborés par les nazis. C'est Harald Olufsen qui est missionné pour prendre les photos, qu'il doit ensuite remettre à son frère, dont la petite amie anglaise est à la tête du réseau. Or les Olufsen sont les ennemis jurés des Flemming. Justice et vengeance viennent alors se mêler à la partie.

Nous suivons l'intrigue de trois points de vue différents : celui de Harald, de Hermia (la petite amie du frère) et de Peter. Ken Follett nous offre là trois personnages hauts en couleurs qu'on apprécie de plus en plus ou au contraire qu'on aime à détester. Côté action, rien à y redire non plus, le rythme endiablé ne nous laissant aucun répit. Pourtant, il m'aura fallu tout de même presque une moitié pour être à fond dedans, à partir du moment où la tension commence à monter, où l'urgence se fait de plus en plus sentir. Là, je n'en ai fait qu'une bouchée.

J'ai une nette préférence pour "Le réseau Corneille", mais j'ai tout de même passé un très bon moment. D'autant que l'auteur a campé ses personnages dans un contexte historique vers lequel je reviens sans cesse (Seconde Guerre mondiale) et qui m'aura permis cette fois-ci de le découvrir/vivre avec le point de vue danois. Sous ses airs romancés, "Le vol du frelon" est une mine d'informations. J'ai appris par exemple que la Résistance danoise a assuré avec efficacité des itinéraires qui permirent à presque tous les Juifs du Danemark d'échapper aux nazis.

Un peu long au démarrage donc, sans doute le temps que cette impression de déjà vu s'estompe un peu, je ne l'ai finalement plus lâché : action et aventures à gogo, tension et urgence qui prennent aux tripes, personnages charismatiques, histoire et Histoire qui ne font plus qu'une, retournements de situation sinon bienvenus au moins détonants (je me suis attachée à certains personnages que je n'aurais pas voulu perdre...). La fin est prévisible, depuis le début, mais il y règne une telle tension qu'on angoisse quand même, qu'on finit par en douter, à clairement espérer qu'on ne se soit pas trompé. J'ai beaucoup aimé cette sensation, au point de lire de plus en plus vite au fur et à mesure que j'approchais des derniers chapitres.

Ce n'est pas mon premier Ken Follett, pas mon préféré non plus, mais clairement pas mon dernier.
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Nous sommes sur une île danoise occupée par les Allemands. Harald, Danois, tombe par hasard sur une construction bizarre : c'est la naissance du radar ; on est en pleine guerre, en 1941. Les Anglais se demandent pourquoi ils sont en train de perdre la bataille du ciel, et Harald pense avoir trouvé la clef : les avions anglais, repérés par le radar, permettent aux Allemands d'anticiper leur manœuvre de DCA. le de Havilland Hornet ( Frelon ) est la vedette : c'est un petit avion que Harald et ses proches restaurent en cachette des Allemands pour communiquer les photos du radar aux Anglais. Mais, avec Karen, plein d'embûches se présentent, notamment de la part de la Gestapo. Harald réussira-t--il à faire décoller le Frelon ?
.
Toujours entre "La Grande Histoire" et.... "Le club des cinq" pour adultes, sans dénigrer la valeur de ces petits livres qui ont bercé mon enfance, on a toujours une "Claude" aventurière, "jeune femme libérée" avant l'heure : Karen :
Ken Follett est féministe : )
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Convaincue que Ken Follett est capable du meilleur comme du pire, j'appréhendais un peu cette lecture, ayant à coeur de retrouver la qualité de ses romans d'espionnage tels que "L'arme à l'oeil", "Code Rebecca" ou encore "Le réseau Corneille", mais craignant de me frotter à ses produits marketing du niveau d'"Un monde sans fin". Bref, je demandais à être reconquise après quelques douches froides par l'un des auteurs fétiches de ma jeunesse.

Défi gagné Mr Follett !
Vous m'avez en effet séduite avec ce roman d'espionnage au coeur du réseau de Résistance danoise, un pays peu traité par la littérature romanesque consacrée à la Seconde Guerre Mondiale. Avec ce sens du divertissement qui vous caractérise, avec ce terreau idéal au développement du manichéisme que vous affectionnez que constitue l'assujettissement de l'Europe par les Nazis, et enfin avec cette verve romanesque qui nous permet de profondément nous attacher à vos personnages, c'est avec un réel plaisir que j'ai dévoré "Le vol de Frelon", malgré son contexte très noir.

A l'heure où les auteurs de thrillers donnent dans la surenchère d'hémoglobine et de tripes éparpillées, j'ai aussi apprécié la subtilité dans vos évocations des traitements infligés aux résistants, ce qui prouve qu'il n'est pas nécessaire d'entrer systématiquement dans le gore pour faire frissonner le lecteur.

J'ai retrouvé avec délectation le suspense et la tension du "Réseau Corneille", l'un de vos thrillers sur la Seconde Guerre Mondiale le plus réussi, de mon point de vue ; d'ailleurs, ce n'est sans doute pas un hasard si vous avez publié les deux romans coup sur coup, je les vois vraiment comme les deux volets d'une même série que vous consacrez à la Résistance.

En résumé, un excellent thriller que j'ai lu avec la même angoisse que celle ressentie lors du visionnage de l'excellent "Black book" de Paul Verhoeven.


Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge PAVES 2016 - 2017
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Fantastique roman d'espionnage au temps de la 2e guerre mondiale où l'action se situe au Danemark. La lecture nous place dans le coeur même de l'action comme témoin et presque acteur. Les personnages principaux sont presque tous très sympathiques, sauf, bien entendu les quelques policiers pro nazis, les collaborateurs et la plupart des officiers allemand. L'histoire est pleine de suspense entre plusieurs rebondissements. En particulier la préparation au vol du Frelon et ensuite la traversée de la Manche est d'un incomparable réalisme, où d'ailleurs nous prenons au passage une leçon de pilotage qui explique très exactement les manoeuvres, commandes, réflexes à avoir au cours d'un vol, et pendant la check list.
L'auteur Ken Follett s'est appuyé sur une documentation et des conseils d'experts qui font de ce roman un documentaire plein de vérités. Difficile de lâcher la lecture tant le suspense est insoutenable.
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Non !
Thomas Sneum ne fut pas un matamore mais un véritable héros de la Seconde Guerre Mondiale , d'après Reginald Victor Jones , le chef de l'intelligence scientifique de Churchill .
Il parvint à photographier le radar caché sur une des îles danoises , passer les documents en zone anglaise grâce à son vieux biplan et surtout au risque de sa vie .

Ce roman d'espionnage met en exergue un moment-clé dans la recherche de radars _ défense du Reich , ligne Kammhuber , s'étendant du Danemark à la France - qui repéraient et détruisaient les bombardiers alliés venant de Grande-Bretagne lors de raids nocturnes .

Qui mieux que ce casse-cou , ingénieux et volontaire , et surtout ennemi efficace face aux Allemands , pouvait représenter Thomas Sneum !
" Sur la selle se trouvait Harald Olufsen , un grand jeune homme de dix-huit ans avec la peau claire et les cheveux blonds plaqués derrière un front haut de vrai Viking en blazer de collège . " p.23
Harold est secondé par des amis sincères et surtout par son grand amour Karen .
Mais est-il capable de mener sa mission à bien avec une crapule , jaloux de lui et des siens , allié des Allemands et surtout mari de Inge , infantilisée .
" Un an auparavant _ quand on ne rationnait pas encore l'essence _ Peter et Inge roulaient en direction de la plage quand un jeune homme au volant d'une voiture de sport les avait emboutis . Peter s'était rétabli rapidement d'une double fracture des jambes , mais Inge , souffrant d'un traumatisme crânien , ne serait plus jamais la même.
Le chauffard , Finn Jonk , fils d'un professeur d'université bien connu , avait été éjecté de sa voiture et s'était retrouvé indemne dans un buisson .
Il roulait sans permis _ on lui avait retiré à la suite d'un précédent accident .... p. 74
Peter Flemming est un homme qui vit comme un automate . Son cerveau ne connaît plus que le mal , la vengeance et la haine .

Un livre qui semble assez superficiel car l'amour prend beaucoup de place ainsi que le courage de la gent féminine .
Pour un thème aussi grave , ne faut-il pas un peu de froufrou pour alléger le danger et surtout pour affronter l'absurdité de la guerre .

Mes références : WIKIPEDIA
The Hornet's Sing de Mark Ryan .




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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Ça aide de discuter avec ceux qui sont en
première ligne. (Il échangea une poignée de main avec Charles et serra l'épaule valide de Bart.) Reste tranquille et rétablis-toi vite.
- Ils disent que je pourrai revoler dans quelques semaines.
- Je ne peux pas dire que ça me fasse plaisir.
- Puis-je vous poser une question ? demanda Charles à Digby sur le point de sortir.
- Bien sûr.
- Dans le cas de ce raid, remplacer les appareils perdus doit nous coûter plus cher que cela ne coûte à l'ennemi de réparer les dégâts causés par nos bombes.
- Certainement.
- Alors..., demanda Charles en écartant les bras comme s'il avait du mal à
comprendre, pourquoi le faisons-nous ? A quoi riment les bombardements ?
- Oui, renchérit Bart. J'aimerais bien le savoir.
- Que pouvons-nous faire d'autre ? se défendit Digby. Les nazis contrôlent
l'Europe . l'Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hollande, la Belgique, la France,
le Danemark, la Norvège. L'Italie est leur alliée, l'Espagne est sympathisante, la Suède est neutre et ils ont un pacte avec l'Union soviétique. Nous n'avons
pas de forces militaires sur le continent. Nous n'avons aucun autre moyen de
riposter.
- Donc, lâcha Charles en hochant la tête, nous sommes tout ce dont vous
disposez.
- Exactement. Si les bombardements cessent, il n'y aura plus de guerre, et du
coup Hitler l'aura emporté.
Le Premier ministre regardait Le Faucon maltais. On avait récemment construit dans les anciennes cuisines de l'Amirauté une salle de cinéma privée avec une cinquantaine de sièges capitonnés et un rideau de velours rouge ; mais on ne l'utilisait généralement que pour visionner des raids de bombardements et pour vérifier les courts métrages de propagande avant de les difuser. Tard le soir, une fois mémos dictés, câbles envoyés, rapports annotés et procès-verbaux paraphés, quand il était trop soucieux, furieux ou tendu pour dormir, Churchill s'asseyait dans un des profonds fauteuils du premier rang, un verre de cognac à la main, pour s'abandonner aux derniers enchantements arrivés de Hollywood.
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"Le Premier ministre regardait « Le Faucon maltais ». On avait récemment construit dans les anciennes cuisines de l’Amirauté une salle de cinéma privée avec une cinquantaine de sièges capitonnés et un rideau de velours rouge ; mais on ne l’utilisait généralement que pour visionner des raids de bombardements et pour contrôler les courts métrages de propagande avant de les diffuser.
Tard le soir, une fois mémos dictés, câbles envoyés, rapports annotés et procès verbaux paraphés, quand il était trop soucieux, furieux ou tendu pour dormir, Churchill s’asseyait dans un des profonds fauteuils du premier rang, un verre de cognac à la main, pour s’abandonner aux derniers enchantements arrivés de Hollywood.
Digby arriva au moment où Humphrey Bogart expliquait à Mary Astor qu’un homme dont l’associé se fait tuer se doit de réagir. Une épaisse fumée de cigare flottait dans l’air. Churchill désigna un fauteuil à Digby qui s’installa pour profiter des dernières minutes du film. Tandis que le début du générique apparaissait en surimpression devant la statuette d’un faucon noir, Digby expliqua à son patron que la Luftwaffe semblait prévenue de l’arrivée des appareils du Bomber Command.
L’exposé terminé, Churchill garda quelques instants les yeux fixés sur l’écran, comme s’il attendait de découvrir qui jouait le rôle de Bryan. Si un délicieux sourire et un pétillement au fond de ses yeux bleus le rendaient parfois charmant, il semblait ce soir-là plongé dans de sombres pensées."

Page 473 : « L'important c'est ce qu'un homme laisse dans l'esprit d'autrui ».
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- J'ai passé un an à Berlin dans les années trente. Je les ai vus marcher, saluer, cracher sur les gens, fracasser les vitrines des boutiquiers juifs. Je me souviens m'être dit : il faut arrêter ces gens-là avant qu'ils ne saccagent le monde entier. Je le pense toujours, j'en suis plus sûre que jamais.
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Le dernier jour de mai 1941, un étrange véhicule apparut dans les rues de Morlunde, sur la côte Ouest du Danemark.
Il s'agissait d'une motocyclette Nimbus de fabrication danoise, équipée d'un side-car. C'était déjà en soit un spectacle insolite car il n'y avait d'essence pour personne à l'exception des médecins et de la police et, évidemment, des troupes allemandes occupant le pays.
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- Je suis désolé pour votre club.
- J'espère qu'on me laissera rouvrir dans quelques semaines, mais il faudra que je promette d'employer des musiciens blancs.
- Du jazz sans Noirs ? lança Harald, en secouant la tête d'un air dégoûté. Autant interdire les cuisiniers français dans les restaurants.
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Vidéo de Ken Follett
Extrait du livre audio « Les Armes de la lumière » de Ken Follett lu par Steve Driesen, traduit par Odile Demange, Christel Gaillard-Paris, Valentine Leÿs et Renaud Morin. Parution numérique le 22 novembre 2023 et parution CD le 17 janvier 2024.
En savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre/les-armes-de-la-lumiere-9791035406837/
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