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Le Siècle tome 3 sur 3
EAN : 9782221110843
1224 pages
Robert Laffont (25/09/2014)
4.25/5   1567 notes
Résumé :

Dans La Chute des géants, cinq familles - une américaine, une russe, une allemande, une anglaise et une galloise - se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.

L'Hiver du monde racontait la vie de leurs enfants au moment de l'accession au pouvoir des nazis puis des grands drames de la Seconde Guerre mondiale. Aux portes de l'éternité retrace leurs destinées toujours enchevêtrées à l... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (156) Voir plus Ajouter une critique
4,25

sur 1567 notes

Ptitgateau
  29 août 2022
Je suis enchantée d'avoir lu les trois tomes de la saga du siècle, d'être venue à bout de ces 3 288 pages et d'avoir approfondi les événements survenus durant ce siècle d'histoire.
Le premier tome m'a propulsée au début du siècle, me mêlant aux polémiques de l'époque et m'amenant à comprendre les enjeux de la première guerre mondiale et ses coulisses, témoin de ceux qui oeuvrèrent pour empêcher la guerre comme de ceux qui avaient intérêt à la voir éclater. Un tome qui introduit les personnages disséminés aux quatre coins du globe et auxquels je me suis attachée.
Je dois avouer que quelques années ont passé avant que je découvre le deuxième tome, la difficulté fut alors de récréer les liens entres la première génération et les héros de la deuxième guerre mondiale, c'est pourquoi j'ai attaqué le troisième tome, celui qui nous intéresse dans cette critique, juste après sans attendre, et je ne le regrette pas, même si j'y ai passé de nombreuses heures de lecture.
Le volet intitulé « Les portes de l'éternité » couvre la période de la guerre froide, entre 1961 et 1989 avec un épilogue correspondant à l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis en 2008.
Ce tome m'a beaucoup interpellée parce que je suis née au début de cette période et que j'avais entendu parler de la majeure partie des événements qui y sont rapportés, sans en connaître le détail parce que j'étais trop jeune pour m'y intéresser.
Les deux premières générations vont y laisser place à la jeunesse, les enfants nés durant la guerre où dans la période d'après-guerre ont grandi, ils font leur chemin, les uns encore étudiants, les autres en fin d'étude, et deviendront avocats, journalistes, travailleront dans la politique, ou excelleront dans l'art de la musique ou du cinéma, intéressants itinéraires de jeunes déterminés et courageux, certains bravant de réels dangers pour parvenir à leurs fins et prendre en main leur destinée. On ne pourra que s'attacher (ou pas) à chacun.
Les événements qui surviennent sont livrés au lecteur avec force détail, ce qui contribue à la compréhension fine de l'actualité de l'époque : on commence par la politique de Kroutchev : les débuts de la RDA, la construction du mur de Berlin et ses effets sur la population de Berlin Est, son implication dans la crise de Cuba, terrain de jeu des deux super-puissances qui auraient pu intervenir, fortes de leurs armements nucléaires respectifs.
Côté américain, on assistera au bras de fer entre le président Kennedy et le leader russe, et on apprendra beaucoup sur les tentatives de législation anti-ségrégation du gouvernement américain, on côtoiera Martin Luther King, on apercevra Joan Baez et on comprendra combien il fut difficile pour les Afro-Américains de faire valoir leurs droits.
Ken Follet, le musicien n'a pas omis d'inclure dans son roman, des musiciens, et on suivra le parcours d'un groupe de rock naissant avec ses difficultés et ses réussites, on comprendra alors la difficulté pour bien des groupe qui se sont formés à cette période, de percer et de devenir célèbres.
Ce dernier volet, c'est aussi la plus grande mobilité de la population, son épanouissement, en contraste avec les habitants de Berlin Est et du bloc communiste, c'est la libération sexuelle, de grands pas vers la tolérance et l'antiracisme, même si le chemin est encore long, c'est une évolution de la société à grande vitesse, c'est une dénonciation des méfaits du communisme dans sa lutte contre la dissidence et sa non-reconnaissance des libertés fondamentales, c'est aussi le détail de sa chute.
Certains passages m'ont paru longs, très longs, nécessaires négociations et manoeuvres politiques, cela n'amoindrit pas mon enthousiasme et ma soif de connaître les faits historiques et de les comprendre.
A quand le tome suivant ? la période comprise entre 1989 et 2020 est riche en événements, je crois que s'il était édité, je me jetterais dessus pour le dévorer.
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Denis_76
  04 mai 2018
Dans « La Chute des géants », cinq familles - une américaine, une russe, une allemande, une anglaise et une galloise - se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe. 
« L'Hiver du monde » racontait la vie de leurs enfants au moment de l'accession au pouvoir des nazis puis des grands drames de la Seconde Guerre mondiale. 
« Aux portes de l'éternité » ( 1961-2008 ), retrace leurs destinées toujours enchevêtrées à l'ère des immenses troubles sociaux, politiques et économiques des années 1960 à 1990 : la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam, la construction du mur de Berlin, la crise des missiles de Cuba, la guerre froide... 

Sans mentir, j'ai été tenu en haleine de la page 1 à la page 1210 !  Ken Follett, mon écrivain favori, est sublime, comme d'habitude ! Tous les ingrédients du roman Historique parfait sont là. 
Des événements mettent les « Puissants » sous tension, et comme chez Robert Merle, un personnage fictif dans le cercle des hommes de pouvoir (Kennedy, Khrouchtchev, Martin Luther King, Nixon, Gorbatchev, Lech Walesa, etc...) assiste à leurs doutes, angoisses, et décisions.
.
Nous sommes "aux portes de l'éternité », de l'anéantissement global quand, ayant connaissance de l'envoi caché de missiles à Cuba en 1962, on se demande si Kennedy va déployer son arsenal nucléaire sur l'URSS ! Je pense personnellement que nous avons eu de la chance que ce soit Kennedy et non Nixon, Reagan ou Bush qui soit aux commandes à cette période ! 
Il y a aussi des rebondissements spectaculaires, des mises en scène de vie quotidienne, des mises sous tension des personnages fictifs, et débats amoureux, etc... 
Le tout est enveloppé dans une richesse historique très intéressante, et un style limpide à souhait ! 
Les familles Petchov-Jackes aux USA, Williams en Grande Bretagne, Franck en Allemagne, et Petchov-Dvorkine en URSS (tous enfants et petit-enfants des Tomes 2 et 1) nous font rentrer dans la « Grande Histoire » par la petite porte, fidèles observateurs d'une vie dépeinte comme si nous y étions. La famille Franck est bien sûr, déchirée par le Mur. Le livre nous tire par la main à la construction du Mur de Berlin en 1961, et nous lâche à sa destruction, en 1989. 
Le livre nous accompagne également dans le ségrégationnisme anti-noirs des années 60, vers son évolution. Il y a une forte critique de l'intolérance, raciale ou autre, mais aussi du communsime.
"De Berlin à Vladivostok, l'Empire Soviétique était un marécage dans lequel les populations se débattaient et sombraient souvent, sans jamais progresser." 
Ce livre est aussi un hommage à la Femme.
Evie, Beep, Tania ou Maria sont des femmes modernes, libres, indépendantes, et qui refusent de sacrifier leur carrière, leur destin, pour un homme.
Enfin, on sent le plaisir du Rock'n Roll chez Ken Follett-le-guitariste-de blues, qui bâtit un groupe fictif avec certains de ses héros.... 
On a des moments émouvants à Birmingham (USA) et à Berlin. 
Philosophe, l'auteur pense que les choses peuvent progresser avec le Temps, et en exergue, K. Follett met un poème de Shakespeare commençant par : 
"La gloire du temps est d'apaiser des Princes les querelles..." 
Peut être.... Mais la vie terrestre est courte. Je ne comprends toujours pas pourquoi on se « tape dessus » (il y a plusieurs degrés ) au lieu de vivre en bonne intelligence.
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BillDOE
  07 février 2021
Le tome de trop…
Troisième opus de la saga de Ken Follet, le siècle. L'histoire débute avec la construction du mur de Berlin, Kennedy, Khrouchtchev, la baie des cochons, autant de noms qui sentent l'odeur sulfureuse de fin du monde pour finir avec l'élection de Barak Obama. Encore une fois, le lecteur est emporté dans les méandres de la grande histoire grâce à ces familles anglaises, américaines, allemandes et russes, et leurs descendants. On regrette l'absence d'une famille française, à croire que la France n'ait joué aucun rôle sur la scène politique mondiale de ce XXe siècle. C'est, de la part de l'auteur, presque une attitude révisionniste.
Le style de l'auteur brille par son absence. L'écriture simple et directe n'en facilite que plus la lecture. On est certes pas devant un ouvrage de littérature majeur. Des répétitions lors du récit, l'usage d'un schéma narratif répétitif : ça drague, ça flirte, ça couche, ça se marie et ça fait des « gosses », les recettes d'un écrivain de seconde zone. On aurait pu s'attendre à plus original. L'auteur prends trop souvent le soin de décrire la manière de s'habiller de ses personnages et ce de façon systématique, ça s'appelle faire du remplissage et au regard des presque 1300 pages que représentent ce dernier volet, on s'en serait passé.
Bien qu'il y ait des longueurs lors de ce troisième tome, on se laisse emporter par l'intrigue de certaines situations qui relayent bien les temps morts. Sans la trame historique, qui est la colonne vertébrale de cet oeuvre, le roman de Ken Follett aurait sa place dans la collection Harlequin.
Traduction de Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas.
Editions Robert Laffont, le livre de poche, 1273 pages.
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lyoko
  17 octobre 2014
De l'édification du mur de Berlin jusqu'à la chute de celui-ci, ken Follet nous fait traverser l'histoire. Ce troisième tome , relate les aventures de la 3ème génération en Russie, en Allemagne,aux USA et en Angleterre.
Il ne fait pas de cadeaux aux personnages ayant réellement existés. Il les montre sous leur vrai jour et non pas comme dans un livre d'histoire. Il démontre aussi avec ferveur et longueur l'époque peace and love avec les hippies et la liberté sexuelle.
Si j'ai été très enthousiasmée par les 2 premiers tomes, j'ai beaucoup moins aimé celui-ci. Les personnages sont beaucoup moins attachants (sauf peut être George Jack) .Les histoires de chacun sont parfois un peu poussées afin de les intégrer dans l'histoire réelle.
Par contre on ne pourra jamais enlever à cet auteur son talent de méler historie réelle et historie fictive. Les recherchent historiques restent le maître mot de ce roman.
Après, j'ai tellement attendu ce troisième tome, que peut être ma déception vient de là.
Mais ce livre se termine sur une épilogue qui en dit long sur les 3 tomes (enfin pour moi !!) : Ce sont de véritables hommages à tous les combattants de la liberté quelle qu'elle soit !
ma note réelle un 3.5/5
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cmpf
  23 mai 2016

L'auteur se propose dans cette trilogie de nous raconter les évènements du siècle dernier. Cet ultime tome va de 1961 jusqu'à 1989, avec un petit additif sur le jour de l'élection de Barack Obama. le récit se fait toujours à travers quatre pays : les États-Unis, l'Angleterre, bien sûr, l'Allemagne et l'URSS. Comme il désire relier les faits advenant dans ces territoires, il crée des liens complexes entre les différentes familles. Par ailleurs ces familles devant être toujours au coeur de l'action, les jeunes participent très vite aux grandes décisions et se retrouvent à des postes très en vue dès leur sortie d'université ou commencent encore adolescents des carrières artistiques extraordinaires, leur culot payant toujours. Beaucoup d'éléments biographiques des personnages de fiction paraissent donc exagérés. Mais puisque c'est pour nous mettre au contact des plus grands, Martin Luther King, John F. Kennedy, Kroutchev… je passe dessus.
D'autre part, ces jeunes gens ont des vies amoureuses chargées, dont Follett nous fait toujours part, ce qui n'était pas forcément indispensable. En revanche il fait bien sentir le drame des familles séparées entre bloc de l'est et bloc de l'ouest. Là encore le meilleur fait pardonner ce qui être un peu racoleur.
Ces quelques 3350 pages m'ont permis de remettre certaines connaissances dans leur contexte et d'en découvrir beaucoup d'autres, alors tant pis pour ces défauts largement supplantés par les qualités, la somme de connaissance et l'habileté à les englober dans une saga qui rend tout cela facile et agréable à lire.
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critiques presse (1)
Lexpress   17 octobre 2014
Avec un sens impeccable du rythme et du suspense, Ken Follett orchestre les passions de l'époque sans jamais perdre souffle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (113) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   12 octobre 2014
"Inutile de chuchoter, vous n'êtes pas vraiment choqués, reprit-elle sèchemment. Vous savez tous que certains hommes aiment les hommes. Ces gens-là ne font de mal à personne - en fait, l'expérience m'a appris qu'ils sont souvent plus doux que les autres - et pourtant, ce qu'ils font est considéré comme un crime par les lois de notre pays. Pis encore, des policiers en civil font semblant d'être des leurs pour les prendre au piège, les arrêter et les jeter en prison. Moi, je trouve que cela ne vaut pas mieux que de persécuter les gens parce qu'ils sont juifs, pacifistes ou catholiques. Mon principal cheval de bataille ici, à la Chambre des Lords, sera donc la réforme de la loi sur les homosexuels. j'espère que vous me souhaitez tous bonne chance. Merci."
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piccolaninapiccolanina   02 novembre 2018
Le chien démineur commençait à fatiguer .
C'était un gamin vietnamien chétif , en short de coton . Jasper Murray lui donnait peut-être treize ans . Il avait eu l'imprudence de s'aventurer dans la jungle pour ramasser des noix de coco , ce matin-là , juste au moment où un peloton de la compagnie D-D pour " Desperados " partait en mission .
Il avait les mains liées dans le dos avec une ficelle d'une trentaine de mètres de long , attachée à la ceinture d'un caporal .
Il avançait sur le chemin , devant les hommes . Mais la matinée avait été longue , c'était encore un enfant , et il se mettait à trébucher , obligeant les hommes à ralentir pour ne pas le rattraper .
Lorsque cela arrivait , le sergent Smithy lui lançait un projectile sur la tête ou dans le dos , le môme poussait un cri et pressait l'allure .
Les pistes de la jungle avaient été piégées par les résistants , les insurgés du Viêt-cong - à l'aide de mines improvisées : du matériel américain recyclé (... )
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FortunaFortuna   09 novembre 2020
A l'instar des Eskimos qui disposent, paraît-il, de plusieurs mots pour désigner la neige, les Moscovites avaient quantité d'expressions pour évoquer le marché noir. Exception faite des produits de première nécessité, il fallait tout acheter "à gauche". Un grand nombre de ces achats étaient franchement illégaux : par exemple, des blue-jeans importés clandestinement de l'Ouest et proposés à des prix prohibitifs. D'autres n'étaient ni licites, ni illicites. Pour acheter un tapis ou un poste de radio, il fallait s'inscrire sur une liste d'attente ; mais on pouvait se faire pistonner pour passer en tête de liste, soit parce qu'on avait de l'influence, soit parce qu'on était en mesure de renvoyer l'ascenseur, ou encore parce qu'on avait un ami ou un parent à même de corriger la liste. Ce genre de pratique frauduleuse était si répandu que plus personne ne croyait qu'il suffisait de patienter pour voir sa demande enfin acceptée.
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lyokolyoko   15 octobre 2014
"Il n'en voulait pas aux soldats. de tout temps en tout lieu, dans tous les pays, des hommes avaient agi de cette façon lorsque les circonstances les y poussaient. il en voulait aux officiers qui savaient ce qui se passait et ne faisaient rien pour y remédier, aux généraux qui mentaient à la presse et à l'opinion publique à Washington, et surtout aux hommes politiques ui n'avaient pas le courage de se lever pour dire : "c'est mal". "
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cmpfcmpf   23 mai 2016

Georges avait appris quelque chose et avait l’impression qu’il lui faudrait du temps pour assimiler cette leçon. Les problèmes politiques étaient plus imbriqués qu’il ne l’avait imaginé jusqu’ici. Il avait toujours cru que des questions comme celles de Berlin et de Cuba étaient distinctes et n’entretenaient que peu de rapport avec celles des droits civiques et de la couverture maladie, par exemple. Or le président Kennedy n’avait pu régler la crise des missiles cubains sans réfléchir aux répercussions que ces décisions pourraient avoir en Allemagne. Et s’il avait échoué à Cuba, le résultat des élections de mi-mandat aurait affecté son programme de politique intérieure et l’aurait empêché de faire passer une loi sur les droits civiques. Tout était lié.

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Vidéo de Ken Follett
Extrait du livre audio "Les lions du Panshir" de Ken Follett lu par Claudia Poulsen. Parution CD et numérique le 11 mai 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/les-lions-du-panshir-9791035407414/
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