AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Un monde sans fin (194)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Dionysos89
  20 juin 2012
Avec Un Monde sans Fin, Ken Follett commet l'erreur de donner une suite à l'immense succès éditorial et littéraire que furent Les Piliers de la Terre. Ce roman historique, plus que volumineux, peut toutefois être analysé de deux manières différentes.

Tout d'abord, en tant que "simple" roman historique, Un Monde sans Fin répond convenablement aux codes du genre, sans jamais y rechigner. Les personnages sont convenus, voire attendus, mais conformes à l'époque revisitée par l'auteur. L'intrigue suit un événement capital, l'entretien de la fameuse cathédrale de Kingsbridge, en parallèle d'un plus anodin au premier abord, le secret qui lie quatre enfants dès le début de l'histoire. En fan de romans historiques et surtout en ce qui concerne la période médiévale, je dois avouer que le style de Follett à faible dose peut très bien correspondre à ce qu'on attend : des sentiments, de la psychologie et de l'épique quand il le faut. Attention toutefois à ne aps tomber dans des travers entrevus précédemment avec cet auteur : privilégier des thèmes rémunérateurs comme le sexe, le sang et autres violences qui rapportent... Mais bon, pour un roman hsitorique, Un Monde sans Fin se tient, et c'est très bien.

Toutefois, il est impossible, quand on a lu et dévoré Les Piliers de la Terre, de ne pas tenir compte du fait que ce livre est une suite à ce dernier. À vrai dire, c'est même plutôt une pseudo-suite, car l'intrigue n'a aucun rapport avec Jack, Aliena ou Waleran et elle se situe surtout deux siècles plus tard, en compagnie de ceux qui sont censés être leurs "descendants"... Bien évidemment, l'élément central à retenir est plutôt le duo formé par la cathédrale et le monastère de Kingsbridge, poumons économiques de cette bourgade devenue ville vivant au-dessus de ses moyens. Ce constat fait, la comparaison devient facile : Ken Follett reprend les ingrédients qui ont bien marché dans le premier opus pour retenter le coup du best-seller. Un secret mal gardé, des moines pas bien chastes, des ecclésiastiques ambitieux et le mélange des échelles entre une royauté en péril et des localités en proie à de vifs tourments. le tout enrubanné d'une floppée de personnages qu'on pourrait trouver caricaturaux, mais qui, passés sous la plume de Ken Follett, restent crédibles, il faut tout de même le reconnaître.

En somme, Un Monde sans Fin est un véritable pavé historique, avec certes du détail, de l'intrigue et un panel de personnages incommensurable, mais qui n'arrive pas à la cheville des Piliers de la Terre, dont il est censé être le continuateur. La longueur interminable dudit pavé fait malheureusement retenir avant tout que c'est la lecture qui devient sans fin et non notre temps à y consacrer. Ken Follett ne l'a peut-être pas compris...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          713
Ptitgateau
  17 août 2012
Je termine à l'instant ce pavé et je dois dire que je me sens la tête comme une citrouille. Non que le roman ait été inintéressant, mais plutôt « prenant »,d'un style relativement facile à lire, si on exclut la présence des nombreux personnages intervenant dans l'histoire. J'avais lu avec délectation les piliers de la terre, et j'ai retrouvé, dans un monde sans fin, le genre de récit dans lequel on s'attache aux personnages, du moins à certains d'entre eux, on a envie de connaître le dénouement, où le suspense est produit par l'alternance des histoires des individus ou des groupes évoluant à Kingsbridge et ses environs.

J'ai aimé ce roman parce qu'il s'agit d'un roman historique relatant des faits situés dans une période que j'aime particulièrement toutefois, quelques remarques s'imposent : si l'on compare ce livre aux deux premiers tomes, l' histoire ne diffère pas tant que ça, il y a des individus géniaux et créatifs, des êtres faisant preuve de méchanceté pure, des manipulateurs prêts à tout pour arriver à leurs fins, des personnes pour qui on voudrait que sur la fin, s'abattent les pires malheurs , tout ce petit monde évolue en communauté, confronté à un fléau : la peste. Ce qui peut être intéressant, c'est de lire la compagnie des menteurs de Karen Maitland qui évoque les origines de la peste mais qui ne parle pas de la façon dont le fléau est accueilli, les mouvements de panique, les soins, alors que un monde sans fin insiste plus sur la façon dont la maladie était gérée dans les cités. A ce sujet, je suis étonnée de lire que les morts étaient enterrés dans le cimetière de Kingsbridge alors que les historiens précisent que la moitié de la population des villes avait été décimée, la version de Karen Maitland qui explique que les morts étaient massés dans des fosses communes faute de place dans les cimetières.
j'ai trouvé le personnage de Caris trop en avance sur son temps, femme libérée, refusant la domination masculine [pour peu avec un coup de pouce, elle nous créait le MLF (lol !)], qu'elle se pose des questions sur la peste et ses facteurs de propagation en se documentant grâce aux écrits d' Avicenne, soit, mais qu'elle se pose en précurseur de l'asepsie en 1360 me paraît bien étonnant , (je cite : règle n°1 : propreté avant tout !).
Ce qui malgré tout, m'a paru intéressant, c'est la confrontation des idées, idées nouvelles amenées par les uns, et soucis des autres de conserver l'ordre établi, confrontation qui permet de mettre en évidence la pensée de la société féodale.

Ce que j'ai eu parfois du mal à supporter, ce sont les longueurs dont ce volume de 1300 pages n'avait pas besoin.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          690
Ode
  10 avril 2013
Un chef-d'oeuvre ne devrait pas avoir de suite...

Dans "Un monde sans fin", le souffle qui animait "Les Piliers de la Terre" s'est tari, découvrant les ficelles d'un roman qui n'est qu'un ersatz du premier. Je comprends que pour un auteur, il est difficile de s'abstenir de surfer sur la vague d'un tel succès que celui des Piliers. D'ailleurs, pour produire cette suite en 2007, Ken Follett a pris sa mission au sérieux : il y a du texte (1300 pages), une ribambelle de personnages, des rebondissements, de belles descriptions d'architecture... Mais cette fois, la quantité l'emporte sur la qualité et c'est bien dommage.

J'aurais tant aimé en savoir plus sur les descendants de Jack et d'Aliena. Or deux siècles plus tard, en 1327, tout a changé à Kingsbridge et seul Merthin présente une parenté avec les héros du premier roman. Nous voilà parachutés dans de nouvelles familles et d'autres intrigues, avec pourtant une forte impression de déjà lu.

La scène d'ouverture et son mystérieux parchemin annoncent de nouveau un complot touchant la royauté. Pour Merthin, les difficultés techniques de la construction du pont remplacent celles du toit de la cathédrale de Kingsbridge. le manichéisme des protagonistes est encore plus marqué que dans l'opus précédent, avec des gentils qui confinent à la bêtise, et des méchants carrément malsains. La personnalité de Caris rappelle celle d'Aliena, bien que son esprit d'entreprise et d'indépendance, poussé à l'extrême, semble trop moderne pour le XIVe siècle. Les sombres manigances de frère Godwyn se font l'écho de celles de Waleran...

Mais la plus flagrante similitude touche un autre roman de Ken Follett, écrit en 1993 : "La Marque de Windfield", se déroulant dans l'Angleterre victorienne. La malfaisance de Micky Miranda (accueilli comme un fils par la famille Pilaster) et son trouble pour Mrs Augusta Pilaster sont repris dans le personnage abject de Ralph (élevé comme le frère du bon Merthin) et son obsession pour dame Philippa. Dans Les Piliers de la Terre, William Hamleigh était infâme, mais on pouvait encore comprendre ses motivations. Ici, Ralph incarne le mal jusqu'à l'indigestion. Ses délires pervers et sa violence gratuite – surtout envers les femmes – m'ont gâché la lecture.

Celles et ceux qui n'ont pas encore lu "La Marque de Windfield" et qui auront pris le temps d'oublier "Les Piliers de la Terre" apprécieront sans doute le divertissement offert par "Un monde sans fin". Pour ma part, je n'ai pas détesté, mais la grâce s'est enfuie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          514
Hugo
  16 octobre 2017
Chaque jour, je regarde la télé d'un oeil passionné, d'un intérêt nonchalant dont je ne serai me débiner, il est très simple de débarquer quelques parts pour faire part de ses opinions, laissant planer une certaine démagogie sur des sujets passionnés, se faisant l'illusion d'être le roi de la conviction de comptoir débattue de manière intellectuelle alors qu'il n'en est pas grand-chose….

Je dis ça parce que je me vois réagir souvent sur des sujets sensibles, avec toute l'humanité qui me caractérise, celle d'étaler toute ma subjectivité racoleuse d'une bienpensante souvent ennuyeuse mais quand tu y mets les formes d'un bonnet bien gaulé et que t'es généreux dans la blague racoleuse, ça passe généralement tout bien…

J'aime bien de temps à autre remettre les choses à leur place, éviter le quiproquo d'un anonymat pernicieux dont regorge tout un tas de sites dont babelio…

L'idée c'est quoi ? il n'y a pas d'idée, de but, ou de vices cachés, au départ il y a juste une envie d'écrire sur un sujet quelconque pour en faire un truc potablement bandant, pour soi déjà, et si certain apprécie, alors on ne boude pas son égo d'une modestie à la con dont on fait semblant d'ignorer l'existence.

L'humain aime plaire, se sentir aimer et désirer… Il peut y avoir une part de manipulation dans la rhétorique, se faire mousser les écrits pour gagner en popularité, mais au final maitriser L'azerty d'un doigté populaire ne fait pas de nous des génies.

Avoir des convictions et les mettre en pratique demande pas mal de sacrifices, mon honnêteté ne s'est jamais leurrée da ma lâcheté, je fais partie d'un monde conscient de sa profonde bêtise sans trouver le sacrifice de m'y opposer de manière fidèle à mes principes, disons que je profite pleinement de mon égoïsme sans penser à l'altruisme qui reste pour moi une utopie, ce qui gâcherait mon autruche fainéantise de ne rien branler pour changer une manière de vivre des plus banale, et cela me convient parfaitement.

Donc je regardais la télé, comme d'hab, quand la pub sonna sa page de capitalisme, et je me marrais de voir à quel point on nous prenait pour des burnes, comment peut-on à ce point se foutre de la gueule des gens sans indignation, rien de nouveau me direz-vous, mais là à ce moment précis de la fatigue, j'ai poussé la réflexion jusqu'à l'inutile, celui de te dire que fermer les yeux c'était pas trop mal non plus. Je me suis corrompue aussi, j'aime la consommation, le soleil, les voyages, le sable fin, la crème solaire, j'aime bouffer, fumer, me marrer, baiser… Je ne suis pas une victime, juste un mouton dont j'assume parfaitement le statut, que je revendiquerais sans fausses valeurs pour plaire à l'entre jambes d'une morale érigée à la gloire des grands hommes…

On fait ce que l'on peut, inutile de se torturer l'empathie jusqu'à Houellebecq, faut savoir profiter du peu de temps, parce que ça passe vite ces conneries, faut juste essayer de temps à autre de s'accorder avec le sens vrai de toute chose, faut pas forcer le trait, chacun fait comme il a envie, il n'y aura pas de jugement dernier quand les vers viendront te grignoter, les héros sont dans les livres d'histoire, il y a un tas de gens bien, un tas gens merveilleux, des tas de trou-ducs, et des tas de putain de gros trou-ducs, faut composer avec sans se foutre la tête sur le billot.

Je connais un tas de gens qui ne se pose aucune questions sur la misère du monde, ou sur le pourquoi du comment, ils se contentent de vivres pleinement dans l'indifférence du nous et dans la jouissance du moi, Il ne font de mal à personne, se font du bien à eux-mêmes, sans mépris, sans jugement de valeur, ils gravitent pépère, profitant de leur vie, de leur chance bien souvent, mais peut-on vraiment fermer les yeux sur tout, visiblement nous en sommes tous capables, notre individualité est notre instinct de survie…

Vous voyez c'est que je vous disais, une simple réflexion à la démagogie non dissimulée qui ne demande rien de plus que quelques mots à la con, on pourrait intellectualiser la chose mais ce n'est pas le but de ma démarche, c'est juste une envie toute con d'étaler un peu de bêtise sans fausse modestie, pour dire juste une chose

Je ne suis que moi finalement.

A plus les copains

Pour le bouquin c'est comme le premier, avec des vrais enculés et des gens sympathiques…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4517
Lilou08
  03 septembre 2012
Voilà je l'ai terminé ce pavé ! ouf… et en même temps un peu triste, car tous les personnages m'ont accompagnés agréablement pendant un long moment (1.337 pages quand même !), et je m'y étais attachée…
Que dire ? Tout d'abord, il faut savoir que contrairement à ce que Ken Follett annonce, ce n'est absolument pas la suite des Piliers de la terre… ok cela se passe au même endroit, Kingsbridge, on parle aussi de bâtisseurs, et Merthin est vaguement un descendant de Jack le bâtisseur et d'Aliena, mais voilà… c'est tout… il n'y a rien de plus !
Cette petite déception passée, on rentre avec délice dans l'écriture de Ken Follett qui est toujours aussi agréable et bien documentée… Comme l'on suit beaucoup de personnages, cela peut expliquer la longueur de l'ouvrage… ceci dit, je pense que Ken Follett aurait pu un peu raccourcir ! ! lol
De nombreux aspects historiques intéressants sont abordés : la vie des paysans, des serfs, dans les prieurés et les couvents, la condition de la femme à cette époque, l'obscurantisme au niveau de la médecine, de la sorcellerie… les campagnes de guerre etc. L'air de rien, on apprend pas mal de choses… les personnages sont un peu caricaturaux, les gentils sont très courageux, valeureux et ils leur arrivent beaucoup de malheurs… et les méchants sont cruels, machiavéliques et retors à souhait. Mais tout de même, on s'y attache et on aime les suivre. Bref, je conseille cette lecture, mais pas de suite après les Piliers de la terre, et sans en attendre une suite.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
Dixie39
  18 novembre 2017
Ce livre m'attendait tranquillement depuis un bon bout de temps, sans que je me décide à mettre le nez dedans. Est-ce les plus de 1300 pages ? La peur de ne plus m'y retrouver ? D'être déçue ? Je ne sais vraiment exactement, mais toujours est-il que l'arrivée dans les bacs d'une colonne de feu m'a décidée à franchir le pas. Et je ne le regrette pas !

Je craignais un peu de ne pas arriver à me replonger dans l'univers de Kingsbridge – ces moines, ces querelles seigneuriales, ces personnages à foison et cette Angleterre du XIVième siècle. Et bien j'avais tort.

Dès les cinq premières pages, Ken Follett vous happe et ne vous lâche plus jusqu'à la dernière. J'ai tout aimé dans ce monde sans fin :

– les nouveaux personnages auxquels on s'attache d'emblée ou qu'on déteste d'aussi prompte manière ;
– les enjeux et les tourments qui tournent toujours autour du prieuré de Kingsbridge avec cette tension latente entre les moines et les religieuses ;
– cette ambiance de fin du monde, quand la peste noire s'abat sur les hommes avec des relents de punition divine – Certaines scènes rappellent l'enfer de Dante – ;
– le destin de Caris et son féminisme à toute épreuve – ou presque – même si elle m'a semblé un peu trop moderne pour l'époque, mais bon, ce n'est qu'un avis personnel ;

La vie d'une femme était une maison aux portes closes. Impossible pour elle d'entrer en apprentissage, d'étudier à l'université, de devenir prêtre ou médecin, de bander un arc ou de se battre à l'épée. Impossible également de se marier sans se soumettre à la tyrannie d'un mari.

– et tant d'autres choses que je préfère vous laisser découvrir…

Ah, j'allais oublier, bien sûr, le style et le travail insensé de l'auteur qui donnent à ce récit une ampleur incomparable. C'est un phénomène, cet auteur !!

Enfin, vous l'aurez compris, je ressors enchantée de cette lecture et attends mes prochaines vacances avec impatience pour pouvoir me perdre dans le dernier opus, sans devoir le quitter pour aller gagner ma maigre croûte ! Il est des lectures qui ne tolèrent aucun élément perturbateur...
Lien : http://page39.eklablog.com/u..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          445
Josephine2
  17 janvier 2016
Un livre dans lequel on plonge et qu'on a du mal à lâcher. Comme pour le premier «les piliers de la terre », Ken Follett a le don de nous entraîner dans son monde, ici dans le 14ème siècle, siècle combien sinistre puisque le plus grand fléau de l'humanité, la peste, décimera plus de la moitié de la population.

On s'attache, comme dans le premier, aux personnages dont on va suivre l'existence tout au long de ce livre, les seigneurs, les artisans et commerçants, les moines, en fait, le bourg de Kingsbridge et ses habitants. A travers eux, on va de rebondissements en rebondissements.

Il aurait cependant gagné à être un peu plus court. J'ai d'ailleurs relevé quelques incohérences. Je doute fort qu'une femme, notamment Caris, ait pu être nommée directeur de l'hospice à cette époque et pratiquer des dissections. Et qu'en est-il d'Elisabeth, la grande ennemie de Caris ? Une fois Caris nommée Prieure du couvent, on n'en entend plus parler. Mais cela reste tout de même un bon roman.

A travers Gwenda et Wulfric, on découvre la vie des petites gens, qui exploitent la terre des seigneurs, qui les traitaient ni plus ni moins que comme des esclaves.

Ce livre se lit facilement, il m'a permis de m'évader, ce qui n'est pas rien en ces temps troubles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          421
Davalian
  31 juillet 2013
Deux siècles se sont écoulés, inscrivant les personnages des Piliers de la Terre parmi les figures de légende. Assurément Un monde sans fin n'est pas une suite mais l'occasion de rencontrer un récit nouveau qui utilise avec succès les mécaniques qui ont assuré le succès de Ken Follett.
L'histoire en elle-même est bien travaillée. Il n'y a pas vraiment de pierre angulaire (sinon Kingsbridge) et pourtant l'ensemble est une chronique d'un seul tenant. Les bâtisseurs n'occupent plus la première place. S'ils attirent un premier temps l'attention du lecteur, celle-ci ira en refluant avant de mieux revenir tel le mouvement d'une vague. Dans ce nouveau (long) roman médiéviste il est davantage question d'économie, de marchands, de politique religieuse, d'enjeux de pouvoirs, de médecine et… de condition féminine. Cette démarche qui privilégie la société peut être qualifiée d'anglo-saxonne, elle n'en demeure pas moins fort appréciable et fort distrayante. Les tribulations des personnages principaux se suivent avec plaisir. Leurs traits de caractère rappelleront invariablement des souvenirs, même si chacun garde son identité. Il est toutefois difficile de se départir du spectre des Piliers de la Terre.
Le corps du texte réserve une surprise qui justifie à elle seule l'achat et la lecture de cette oeuvre de qualité : un passage par la France en proie à la Guerre de Cent Ans. La bataille De Crécy vue par les yeux de Caris et de Ralph nous livre un grand moment de plaisir. le contexte politique du XIVème siècle et le règne de Édouard III sont cités à plusieurs reprises et peuvent être une manière de raviver autrement des souvenirs laissés là par la geste du regretté Maurice Druon, Les Rois Maudits. L'évocation de la Peste et son exploitation romanesque sont un autre temps fort de ce livre.
Hélas, certains traits ne pardonnent pas. L'auteur se permet de nombreuses gloses se voulant historiques du plus mauvais aloi. Certains commentaires sont dénués d'intérêt au point que le lecteur est amené à s'interroger « L'auteur m'imagine-t-il aussi ignorant ? ». Autre bémol : l'histoire d'amour entre Caris et Merthim, leur(s) séparation(s) et retrouvailles viennent gâcher le plaisir. Ce point est d'autant plus incompréhensible que les autres amourettes sont habilement négociées. Enfin, malgré de nombreux rebondissements, le dénouement tarde peut-être un peu.
Un livre à retenir et à lire mais à condition d'avoir su pleinement apprécier auparavant Les Piliers de la Terre.
Lien : http://kriticon.over-blog.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          362
frgi
  04 décembre 2017
Bonjour à tous,

Me revoilà après presque 6 semaines d'absence totale, une fois n'est pas coutume ! Il faut dire que la période d'hiver est pour moi synonyme de journées/soirées/week-ends jeux de société mais qu'en plus, je me suis lancé dans la lecture d'un pavé de 1300 pages.

Après ma lecture terminée il y a une semaine, j'ai adopté une période de deuil. Et oui, j'ai vécu ces cinq dernières semaines au rythme de la vie de Merthin, Ralf, Gwenda, Philémon, Caris, et bien d'autres mais je ne peux tous les nommer ici ! Dès que j'ai refermé mon livre, j'ai été envahi par une grande mélancolie, un peu comme quand on laisse les amis à la fin des vacances. Sauf qu'ici, je ne les retrouverai pas l'an prochain !

Pas besoin donc de vous dire combien j'ai aimé ce livre. Mais, ceux qui me lisent régulièrement savent combien j'apprécie les romans historiques de Ken Follet et n'en seront dès lors pas étonnés. Pour les autres, ils sont maintenant au courant ! Celui-ci ne fait pas exception.

Je ne suis pas totalement déprimé de quitter "mes nouveaux amis" car même s'il est peu probable que je relise le livre avant une dizaine d'années, l'éditeur de jeux de société Filosofia va me permettre de les retrouver régulièrement grâce à l'excellent jeu éponyme qu'il a édité en 2010 (https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/un-monde-sans-fin).

Donc si comme moi vous avez aimé le livre, je ne saurais trop vous conseiller de tenter l'aventure du jeu !

De mon côté, je vous donne rendez-vous ici même dans environ un mois pour ma chronique du dernier volet de la trilogie, qui lui aussi a déjà donné naissance à un jeu de société qu'on trouve dans toutes les bonnes boutiques. A bon entendeur .... !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          292
Malivriotheque
  17 septembre 2013
En l'an 1327, la ville de Kingsbridge s'est agrandie et prospère sous l'égide du prieuré et de son prieur Anthony, quoique toujours réfractaire aux changements. Deux siècles après la fin de la construction de la cathédrale, la lutte des pouvoirs est toujours de mise entre noblesse et clergé. Un après-midi, quatre enfants (Gwenda, Caris, Merthin et son frère Ralph) jouent dans la forêt quand ils aperçoivent un chevalier en mauvaise posture face à deux attaquants. Blessé, le chevalier cherche à cacher une lettre dont il faut à tout prix taire l'existence, sous peine de causer leur mort à tous...

Ce matin, je me suis levée avec la pensée que j'allais terminer Un monde sans fin un peu comme si je m'apprêtais à voir le dernier épisode d'une bonne série. Que va-t-il se passer ? Comment l'histoire va-t-elle se terminer ? La justice aura-t-elle voix au chapitre ?
Car oui, ces 1300 et quelques pages constituent bien une saga, aussi puissante et addictive qu'un long-running show qui s'achève au bout de dix saisons. Car il faut bien que l'histoire s'arrête au bout d'un moment. Et ça, ça laisse toujours un certain vide, même si on est content de connaître le dénouement.
Malgré des longueurs sur la fin, on ne se lasse pas de savoir ce qu'il advient des nouveaux personnages de Follett, auxquel on s'attache presque aussi facilement qu'à ceux des Piliers de la Terre. L'auteur nous gratifie une nouvelle fois de son talent sans commune mesure, prenant son temps pour distiller intrigues, mystères et destins, pour détailler le fond de son histoire, les tenants de chaque relation, de chaque évènement. Et d'être toujours aussi cruel envers certains personnages, sur lesquels il fait s'abattre un sort encore plus atroce que dans le précédent opus.
Comment revenir sur chaque passage de ce pavé de presque 1 kilo ? Comment vous décrire réellement le fond du pourquoi du comment qui vous expliquerait qu'il ne faut pas le laisser sur l'étal du libraire sous prétexte qu'il fait peur avec ses 1300 pages ?? A défaut de vous faire un résumé complet de ce qui justifie sa lecture, je vais tout simplement tenter de vous transmettre mon appréciation générale par un conseil anti a-priori.
Posez-vous simplement les bonnes questions : si vous recherchez de l'action, de l'amour, de l'historique, du dégoût, de l'envie, du mystère, un style parfait, une langue à la fois fluide et prosée, une histoire d'amour impossible, des personnages hauts en couleurs et des retours de situations toujours plus horribles les uns que les autres, alors il ne faut pas avoir peur. Ouvrez ce livre, que dis-je ? cette saga moyen-âgeuse inimitable et surtout inimitée et profitez. le seul regret que vous pourriez en tirer, c'est de ne pas voir Follett écrire un jour une intrigue sous le règne d'Henri VIII, encore deux siècles plus tard.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Le pays de la liberté

Dand l'église du village qui prend position contre Sir George Jamisson?

Jimmy Lee
Mack Mc Ash
Harry Ratchett
Dermot Riley

9 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Le Pays de la liberté de Ken FollettCréer un quiz sur ce livre
. .