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ISBN : 2203020261
Éditeur : Casterman (12/01/2009)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Comment vivre avec la mémoire de l'insoutenable ? Tel est le principal et passionnant motif de Valse avec Bachir, film d'animation documentaire du cinéaste israélien Ari Folman, très remarqué lors du Festival de Cannes 2008. En 1982, jeune appelé, Folman est envoyé à Beyrouth alors que la guerre du Liban fait rage. Comme bien d'autres soldats du contingent israélien, il sera le témoin impuissant des massacres de Sabra et Chatila. Alors que les milices chrétiennes li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 janvier 2016
Accoudé au comptoir d'un bar, Ari discute avec son ami Boaz. Ce dernier lui raconte son cauchemar récurrent qu'il fait depuis 2 ans dans lequel il se fait poursuivre par 36 chiens féroces qui veulent le tuer. Selon lui, ce rêve ne vient pas de nulle part. Cela remonte au début de la guerre, à l'été 1982, au Liban. Il était en effet charger de tuer tous les chiens qui auraient pu avertir les villageois de l'arrivée de la troupe de soldats dont il faisait partie. Il lui parle ainsi de Beyrouth, mais aussi de Sabra et Chatila. Mais pour Ari, cela ne lui évoque rien bien qu'il ait assisté à ces massacres. Cette nuit-là, pour la première fois depuis 20 ans, de terribles flashbacks de la guerre du Liban lui reviennent. Ainsi que Beyrouth-Ouest et la nuit du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila... Comment Ari a-t-il bien pu occulter une partie des ces événements? Il décide alors de retrouver ses compagnons d'infortune qui, il l'espère, l'aideront à retrouver la mémoire...
Après la version ciné sortie sur nos écrans en 2008 et récompensée par le César et le Golden Globe Award du meilleur film étranger, voici la version dessinée, directement issue des images du film. A la mort de Bachir Gemayel, président libanais, ses partisans, les phalangistes, ont voulu se venger en éliminant les soldats palestiniens présumés présents dans les deux camps de réfugiés de Beyrouth-Ouest, Sabra et Chatila. Mais les Israéliens ont vu les phalangistes tuer également les civils. L'on estime entre 700 et 3500 civils abattus.
Ari Folman était de ces soldats venus apporter de l'aide aux libanais. Il a assisté à ces massacres. Étonnamment, c'est une partie de sa vie qu'il a oubliée. S'est-il senti coupable? Remontant le fil de ses souvenirs grâce à ses compagnons, l'auteur peut ainsi mettre des mots et des images sur ces moments tragiques qui l'ont un peu dépassé. Il nous offre un témoignage poignant et saisissant, ancré dans l'histoire. le scénario, retravaillé pour s'adapter au format dessiné, est tout à fait limpide. le trait semi-réaliste et les couleurs souvent sombres servent parfaitement ce récit dramatique émouvant et passionnant.
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brigittelascombe
  23 décembre 2012
"Comment vivre avec la mémoire de l'insoutenable?" s'interroge Ari Folman, qui jeune soldat israélien envoyé en 1982 à Beyrouth a assisté aux massacres perpétrés dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila par des phalangistes. Parfois on occulte et la mémoire crée des trous ou de faux souvenirs (ces réactions m'ont évoqué Sauve toi la vie t'appelle de Boris Cyrulnik sur le thème des mémoires ) pour protéger le psychisme des trop grands chocs.
Ari Folman, pour retrouver les traumatismes réels vécus, est allé recueillir (de par le monde) les témoignages d'amis qui l'avaient côtoyé. Il en a tiré un film Valse avec Bachir (César et Golden globe du meilleur film étranger 2009) puis cette poignante BD adultes (réalisée à partir des images graphiques du film) dont le directeur artistique est David Polonsky. Les décors hyper-réalistes sur fonds noirs,gris,ocres rendent fort bien l'horreur des attaques.
Des cauchemars d'une meute de chiens en furie de son ami Boaz, des confidences de Cormi "l'intello" qui voulait prouver qu'il était "un vrai héros", aux aveux de Ronnie qui croyait "partir en voyage", à Frenkel complètement inconscient qui valsait "parmi les balles" sous l'affiche de Bachir Genayel (le leader des phalangistes assassiné), aux confidences de Dror Harazi qui était avec son tank en bordure des camps, à Ron Ben-Yishai qui a assisté au jour maudit, Ari Folman revit les horreurs perpétrées sur des innocents. Il désire montrer, ici, que les évènements ont dépassé les simples soldats israéliens qu'ils étaient, que certains chefs de l'armée israélienne sont restés inactifs et que la folie humaine mène parfois à l'indicible.
Valse avec Bachir semble crier :Plus jamais ça! La BD est excellente et remue.
On pense bien sûr à La Reine Margot d'Alexandre Dumas (sur le massacre de la Saint Barthélémy), à le massacre des Italiens de Gérard Noirel et à le massacre des innocents de Bernard Clavel.
Innocents, c'est surtout ce que je retiendrai de tous ces massacres perpétrés (ici par des phalangistes chrétiens, ailleurs ce sont d'autres étiquettes extrémistes) par des bourreaux au nom de convictions ou de vengeance sur d'innocentes victimes dont le seul crime était d'être là au mauvais moment.
J'espère que 2013 apportera la paix sur le monde, mettant ainsi les massacres aux oubliettes!
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antoineperroud
  15 janvier 2014
Au détour d'une conversation avec un ami, Ari Folman se rend compte qu'il n'a plus aucun souvenir d'une partie de son passé. La période qu'il a passé au sein de Tsahal pendant l'occupation du Liban par Israël semble s'être évaporé de sa mémoire. de quoi a-t-il été témoin pour que sa psyché préfère oublier ? Il entame une longue et difficile enquête pour retrouver une partie enfouie de sa vie.
Il s'agit de l'adaptation du film d'animation du même nom. Ce n'est pas une histoire sur l'occupation israélienne du Liban ou sur les problèmes du Moyen-Orient. Aucune sorte d'analyse n'est proposée, le contexte politique de l'époque est simplement évoqué pour une meilleure compréhension.
Valse avec Bachir est une oeuvre forte, un exemplaire travail sur la mémoire de l'individu. Ari Folman raconte avant tout sa quête personnelle ; comment fonctionne la mémoire et quels sont les moyens que l'être humain développe pour continuer à vivre après avoir été confronté à des chocs violents. Une oeuvre israélienne sur la mémoire ne pouvait ignorer la Shoah, celle-ci est partie prenante de la trame, c'est une des clefs des souvenirs d'Ari. le récit en lui-même est très linéaire mais très bien construit, le narrateur rencontre divers témoins de l'époque, d'anciennes connaissances et des spécialistes de la mémoire. Petit à petit il reconstruit tous les épisodes de sa vie sous les drapeaux, des rares bons moments à l'horreur absolue. Peu ou pas de conclusion est proposée, à chacun de se rendre compte si le voyage en vaut la chandelle.
Plus qu'une simple adaptation, David Polonsky et Ari Folman ont véritablement recréé leur récit pour le médium BD. L'esthétique générale reste néanmoins assez proche à celle du film, les décors très détaillés et les personnages représentés plus simplement témoignent des exigences de l'animation. le résultat est quand même convainquant, la narration est fluide, David Polonsky a très bien su passer de l'animé au « statique ».
Vous avez aimé le film, vous aimerez la BD ! La boutade est facile. Cette version papier de Valse avec Bachir est vraiment très bien réalisée. Il s'agit d'une - vraie - BD, pas d'un ersatz du film ne faisant qu'exploiter le succès de ce dernier. L'interview avec Polonsky qui suit le récit est également très intéressante. Les propos sur les particularités propres à chacun des deux médias sont particulièrement éclairants.
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les203mathoulecteurs
  19 novembre 2015
Valse avec Bachir est une bande dessinée écrite par Ari Folman et David Polonsky, édité par casterman.
Un homme a perdu la mémoire de son service militaire au Liban dans les années 1980. Ari Folman, fait une autobiographie sur l'histoire de sa perte de mémoire.
Ce livre raconte un combattant au Liban qui ne se souvient plus de ses périodes de combat, dont la vengeance de l'assassinat de leur leader Bachir. Ce combattant, Ari Folman fait une introspection en allant à la rencontre de ses camarades de combat. L'évènement majeur de l'histoire est la retrouvaille de sa mémoire grâce à ses camarades, ses psychologues ainsi que ses proches. La fin de l'histoire est satisfaisante car il reconstruit tous les épisodes passé au Liban.
La partie la plus plaisante de l'histoire c'est quand Ari Folman va à la rencontre des ses camarades, qui lui racontent chacun un moment passé, du combat.
Frenkel, camarade de combat, raconte un moment passé : "Nous rampions au ras du sol. J'ai entendu quelqu'un crier "Frenkel !". J'ai aperçu un gamin avec un lance-roquette. Il était tous jeune"
Ari Folman : "Frenkel, dis-moi, j'y étais moi aussi ?"
Frenkel : "Partout où j'allais, tu y allais avec moi."
Ari folman : "Bon à savoir. Bien sûr que j'y étais."
Je préfère les bandes dessinée car l'image est directement en lien avec le texte contrairement à un simple récit où l'on doit imaginer l'histoire en image.
J'ai aimé cette bande dessinée car au fur et à mesure de la lecture, Ari Folman retrouve peu à peu sa mémoire sur son service militaire passé au Liban. de plus j'adore les histoires autobiographiques, en rapport avec la guerre. Mes émotions sont sollicités par la succession des nouvelles qu'il a appris par ses camarades de combat. Je recommande donc cette bande dessinée facile à lire, très intéressante et simple à suivre.
Ari Folman a donc retrouvé sa mémoire après avoir voyagé jusqu'au Pays-Bas pour rencontrer ses camarades de combat au Liban.
Voici une histoire d'une mémoire effacé !
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SEcriture
  19 janvier 2011
- Un graphisme à couper le souffle
J'ai eu la chance de voir le film et de lire le roman graphique qui en a été tiré. Et franchement, je dois dire que la qualité graphique des deux m'a stupéfaite. J'ai adoré le climat très « BD » du film. En effet, les scènes s'enchaînent avec facilité et style. Tout est fait de telle sorte, qu'il ne manque plus que les bulles de dialogue pour apparaître comme une BD traditionnelle.

- Rock'N'War
Le film évolue sur un fond musical très entraînant et carrément hors norme (parfois même déplacé). On ne sait sur quel pied dansé... c'est déstabilisant mais si bien incrusté dans l'histoire, qu'au final, le film n'aurait pas été le film sans cette musique tantôt rock tantôt classique tantôt électro.
Le roman graphique m'est ainsi apparu plus fade que le film, vu que le son n'était évidemment pas présent lors de ma lecture.


- Pas si simple...
Le contexte politico-historique d'Israël et du Liban étant ce qu'il est, c'est très difficile de suivre le film (ou du moins de le comprendre intégralement) sans un minimum de connaissances.
Il est donc bon de s'informer rapidement du contexte dans lequel se trouvaient le Liban et Israël avant d'aller voir ce film.

- Un documentaire ?
On peut on effet se poser la question de savoir si ce film d'animation n'est au final qu'un documentaire déguisé ou bien un vrai devoir de mémoire de Ari Folman. En effet, le besoin de se souvenir l'oppressant, il décide de partir à la recherche du passé en interviewant divers personnes. Ces interviews sont « visibles » à l'écran puisque chaque personne réelle a été dessinée et introduite dans le film.
Ainsi, il s'agit d'un documentaire certes, mais aussi et surtout d'un travail colossal de quête du passé oublié entrepris par Ari Folman. Les faits sont donc présentés de son point de vue et de ceux de ses anciens collègues d'armes.

- de l'hallucination au rêve codé
La scène de « l'océan hanté », par cinq fois présentes à l'écran, est une des diverses hallucinations de Folman et de ses compagnons. Tout commence avec le cauchemar d'un homme, ami de Folman et soldat, pourchassé par vingt-six chiens sanguinolents. Un autre passage nous montre le rêve érotique d'un jeune homme assez mal dans sa peau...
Tout ceci pour prouvait que les hommes envoyés à la guerre dans les années 80 n'étaient autres que des jeunes sans conscience du vrai danger et qui, des années plus tard, sont encore profondément marqué par la guerre, jusque dans leur rêve.
C'est donc une vision très personnelle de la guerre qu'ils gardent à l'esprit. Une vision assez différente de la réalité et pourtant, en un sens, c'est le vrai visage de la guerre que nous montre Folman à travers ces rêves hallucinatoires.
Lien : http://s.ecriture.over-blog...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   25 avril 2014
quand tu débarques dans un village, les chiens sont les premiers à flairer ta présence et ils se mettent à aboyer. ... Alors tout le village se réveille et l'homme que tu recherches prend la fuite... Il fallait bien que quelqu'un se charge des chiens. On savait que j'étais incapable de tuer un homme, alors on me disait :" allez Boaz...tu pars en éclaireur avec ton silencieux et tu t'occupes des clébards." ... Je me rappelle de chacun d'eux. Chaque gueule, chaque plaie, le regard dans leurs yeux au moment où ils s'écroulaient.
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alouettalouett   16 février 2011
A vrai dire, c’était très important pour moi pour une raison prosaïque. J’avais l’impression que tous les mecs autour de moi baisaient comme des lapins et que j’étais l’intello de service qui gagnait les tournois d’échecs. Je pensais être le seul à avoir des problèmes avec ma virilité. Il fallait que je prouve que j’étais un grand combattant, un vrai héros
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brigittelascombebrigittelascombe   23 décembre 2012
J'ai appris à savoir renoncer à une image forte,si c'est au profit de la force de l'histoire.

David Polonsky
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alouettalouett   16 février 2011
La nuit où Boaz m’appela fut la pire de l’hiver. C’était en janvier 2006. Rien en trente années d’amitié ne m’avait préparé à l’histoire qu’il s’apprêtait à me raconter
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brigittelascombebrigittelascombe   23 décembre 2012
Ils ont vu, un jour, des horreurs qu'on ne devrait jamais voir.Puis ont laissé l'oubli faire son oeuvre.Mais pour être un homme,au plein sens du terme,se souvenir est vital-même un quart de siècle plus tard.
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Videos de Ari Folman (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ari Folman
Soixante dix ans après la première parution du Journal d?Anne Frank, Ari Folman et David Polonsky, respectivement scénariste et dessinateur de Valse avec Bachir, se sont emparés de cette ?uvre magistrale pour l?adapter en roman graphique sur proposition du Fonds Anne Frank. Parue aux éditions Calmann-Lévy en même temps que L?Intégrale des ?uvres de la jeune fille, cette nouvelle version rend particulièrement vivants Anne Frank et sa famille et redonne au Journal une magnifique résonnance intime.
En savoir plus sur le Journal d'Anne Frank, roman graphique : https://www.hachette.fr/livre/le-journal-danne-frank-roman-graphique-9782702160930
En savoir plus sur L'Intégrale Anne Frank : https://www.hachette.fr/livre/anne-frank-lintegrale-9782702161722
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