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EAN : 9782842720438
149 pages
Éditeur : Paris-Méditerranée (16/02/1998)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Rédigé en 1938, cet essai, dont le titre souligne d'emblée la portée radicale, est destiné à défendre la cause de la poésie que Fondane juge particulièrement menacée au moment où les poètes eux-mêmes manifestent une "conscience honteuse".
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
colimasson
  22 novembre 2016
Je ne sais pas si c'est l'époque qui veut ça mais les mecs qui s'énervent en parlant de poésie comme s'il en allait de la vie, ça a tendance à me fatiguer. Or, je n'aime pas ce qui consume mon énergie inutilement.

Fondane souffre d'une contradiction limite quantique, pour parler selon l'air du temps. Genre, à dire que la poésie ne s'explique pas et ne doit pas s'expliquer, ne doit pas vouloir se rallier aux causes du temps ni participer aux progrès des sciences techniques et sociales, mais en même temps qu'il pérore là-dessus sur des pages et des pages, il s'active pour se contredire puisqu'il nous bassine à faire de la poésie un acte engagé à la con, un de plus, un encore.

J'imagine que ce faux traité d'esthétique reste néanmoins sympa pour tâter de l'ambiance des années 40, quand on croyait encore que Dada et le surréalisme avaient des couilles. Au moins, Fondane nous confirme que ce n'est pas le cas, même s'il ne fera sans doute pas mieux lui non plus.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   07 décembre 2016
Sous la poussée et la pression de l’événement spéculatif, le poète à son tour, s’est mis à mépriser le « charme », il a perdu confiance en la vertu qui le rend poète, il en est venu non seulement jusqu’à haïr, mais jusqu’à perdre l’intelligence du transcendant, du religieux, du mystère : ses supports métaphysiques, ainsi que des passions « frivoles », des affections « insensées » : ses supports existentiels. Pour échapper à la vindicte de la raison et sauver néanmoins son propre bien, l’artiste s’est vu obligé d’avoir recours au mensonge éthique, de travestir ses intentions, de recourir au piège du perfectionnement moral du lecteur. Pour échapper à l’opprobre universel, il s’est jeté de lui-même dans les bras du mécanicisme, du scientisme, de l’éthicisme, de la pensée spéculative.
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colimassoncolimasson   13 décembre 2016
M. Paul Valéry vide la poésie du sensible, de l’histoire, nous interdit le domaine de la souffrance, de la mort, assigne à la poésie son véritable rôle : celui de chanter le drame de l’intellect.
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colimassoncolimasson   20 décembre 2016
Ce mépris de la souffrance, des préjugés inavouables, de la partie insensée de notre âme, de l’imagination (« erreur d’interprétation »), nous vient en droite ligne de Platon.
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colimassoncolimasson   29 novembre 2016
Perdre confiance en son démon, en l’étranger qui est en soi, est ce que Fondane appelle « la conscience honteuse » du poète, ce talon d’Achille par où s’échappe le sang réel de la poésie et par où s’infiltre son sang intellectuel : ainsi s’accentuent les puissances maîtrisantes de l’auteur au détriment de celles, médiumniques, de l’homme –et donc du lecteur.

[préface de Catherine Thieck]
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colimassoncolimasson   01 décembre 2016
Nous désignons donc par le mot schizophrène un type humain qui a le dégoût et la haine de l’existence, qui la poursuit avec acharnement au nom d’une pensée évidée de tout contenu sensible, appelée Esprit –un type intellectuel tellement répandu à notre époque, qu’il semble qu’elle l’ait inventé. Mais, bien que la création en série de ce type fut le but obscur et obstiné de la pensée rationnelle, il n’a jamais été avoué par une philosophie qui, sournoise, prétendit toujours ne travailler que pour le plus grand bien de l’existence.
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Videos de Benjamin Fondane (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Fondane
C'est toute la douleur du monde..., Benjamin Fondane lu par Ève Griliquez
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