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ISBN : 289712489X
Éditeur : Mémoire d'Encrier (13/11/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Une enseignante de français en poste sur une réserve innue de la Côte-Nord raconte la vie de ses élèves qui cherchent à se prendre en main.
Elle tentera tout pour les sortir de la détresse, même se lancer en théâtre avec eux.
Dans ces voix, regards et paysages, se détachent la lutte et l'espoir.

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  16 octobre 2018
Puisque je me suis plongée dans la littérature canadienne (québécoise avec « Taqawan »), j'ai continué avec « Manikanetish » (« Petite Marguerite ») de Naomi Fontaine.
L'auteure avait déjà publié «Kuessipan » en 2011, roman qui a connu un grand succès puisqu'il a été finaliste au Prix des Cinq Continents et adapté au cinéma. Ici elle rend hommage, avec « Manikanetish » à une professeure, fondatrice de l'école à Uashat et dédie ce livre à ses élèves (tshinashkumitinau). Elle-même y a enseigné trois ans et en a gardé un très bon souvenir.
Dans un entretien, elle a reconnu s'être « livrée davantage aux gens. »
Dans cet ouvrage d'auto-fiction, il est question de courage devant les difficultés – la force d'aller de l'avant – une forme de résilience. Son but était de montrer une image positive de ces jeunes Innus : « On met trop souvent l'emphase sur leurs échecs. On finit par en oublier de souligner leurs bons coups. de plus, l'éducation est de plus en plus valorisée. Ça leur donne le goût de continuer. » C'est un livre qu'elle a surtout écrit pour ses élèves.
Naomi Fontaine a conclu l'entretien ainsi : « L'adolescence reste une période de remise en question. Je veux ici encourager les jeunes à surmonter leurs difficultés. Je ne mets pas l'emphase sur les drames qu'ils ont vécus, mais sur les moyens qu'ils ont utilisés pour s'en sortir».
Dans ce petit livre, composé de trois chapitres principaux : « L'inconnu » - « La vie est un combat » - « Les choses que je ne peux pas changer », on suit Yammie qui, désirant retrouver ses racines, retourne à Uashat : « Revenir est la fatalité. Dans ce tout petit village, cette nature épineuse,
sablonneuse, imaginée de toutes pièces depuis mon enfance, immuables souvenirs. (…) L'exil se trouve à huit heures en voiture et il a la peau pâle. Il avait fallu à ma mère deux jours pour faire la route, cette distance que je ne pouvais calculer que par le nombre de villages à traverser. J'ai fini par les apprendre par coeur, et les arrêts et les étapes. Suivre le rythme des courbes et des montagnes de la Côte-Nord. Avancer à la limite permise. » (p.9)
Dans sa tête, elle pense à « eux » : « Je les avais imaginés. Des centaines de fois. Sans que je me résolve à n'enseigner que la grammaire. (…) Je leur apprendrais le monde. » (p.13)
Naomi nous raconte donc bien SON expérience avec le quotidien, ses élèves que les enseignants, dans la rudesse de cette vie dans le Grand Nord, cherchent à mener à tout prix vers le cégep et des études qui leur faciliteraient l'avenir. On y apprend les drames touchant les Innus – on y voit une nature magnifique – des paysages grandioses…
On s'amuse en voyant que Yammie a du mal à cacher son accent « si blanc » qui fait rire ses élèves. Il y a de l'alcoolisme, de la violence, la grossesse trop précoce, le suicide et elle tente d'y faire face de toute sa bonne volonté car elle est très impliquée.
En fait, c'est un vrai roman d'espoir : « Un livre qui se lit tout seul. C'est un film sur papier ! On y plonge. » (Jhade Montpetit – Radio-Canada).
Ou : « C'est vraiment un très, très beau livre. Une déclaration d'amour à ses élèves. Un livre très fort. » (Guillaume Hubermont – Radio-Canada).
Dans cette galerie de portraits d'une admirable humanité, la plume de Naomi est « sobre et majestueuse à la fois. » (Mélanie Langlois Liber (New Richmond).
On se demande si Yammie arrivera à ramer à contre-courant. L'occasion lui est donnée par le directeur de l'école qui lui propose de donner des cours de théâtre et c'est « Le Cid » de Corneille qui est choisi.
De plus, il faut ré-apprivoiser les codes de la réserve, redécouvrir la nature si majestueuse.
Yammie ne se décourage pas devant les élèves qui ne sont pas motivés, qui s'absentent pour un oui ou pour un non en fournissant des excuses plutôt tirées par les cheveux.
Mais il y a aussi sa vie personnelle dont une histoire d'amour avec Stanley, un musicien qu'elle rencontre lors d'un mariage : « Assise dans le coin de la salle, je le vois qui vient me parler. (…) Après son set de chansons, après la danse, au Last call, ce n'est pas de ma faute si je lui saute au cou pour l'entendre me murmurer que je suis belle. » (p.70) « Il me dit qu'on se reverra. » (p.71). Oui mais comment va se terminer cette histoire d'amour ?
Ce qui ressort de cette lecture, c'est que tout est vrai. On y voit ce qui est resté, ce qui est beau, la solidarité.
Autant dire que c'est de l'émotion que l'on ressent avec cette sincérité de l'écrivaine.
Dans ces courts chapitres, le style est très concis, agréable, c'est une ode à la vie tout simplement, malgré certains drames qui surviennent dont l'un est plus violent que les autres.
Je n'en dis pas plus sauf que je le recommande absolument. 💕 😍
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Labibliothequedemarjorie
  25 février 2018
Yammie, tout juste diplômée, quitte l'appartement qu'elle partage avec son petit-ami pour aller s'installer dans une réserve innue de la Côte-Nord et y enseigner le français dans une école du secondaire. Elle-même d'origine innue, elle a vécu dans cette réserve jusqu'à l'âge de sept ans et c'est avec beaucoup d'appréhension qu'elle prépare son emménagement.
A son arrivée, elle découvre sa classe. Mélina, Mikuan, Marc, Rodrigue et Myriam sont des élèves qui ont déjà tous un vécu et une autre manière de voir l'avenir. Certaines jeunes filles sont déjà mères, d'autres ont connu le deuil, le suicide de proches ou la fuite vers une autre réserve, ils ont des passés douloureux auxquels Yammie devra s'adapter.
Naomi Fontaine est elle-même d'origine innue. L'écriture de son livre a été inspirée de sa propre expérience d'enseignante au sein d'une réserve d'Uashat. "Manikanetish" est le nom donné à l'école, il signifie "petite marguerite" en souvenir d'une femme de coeur qui avait élevé plusieurs enfants orphelins et abandonnés.
L'histoire nous embarque dans la province du Québec au Canada, du côté du fleuve Saint-Laurent et des Sept-Iles.
[...]
Le récit est écrit à la première personne, on comprend bien que l'auteure nous raconte son histoire : le quotidien dans ce petit village, la rencontre avec des élèves aux caractères déjà bien affirmés, avec leurs difficultés et leurs connaissances de la vie qui sont bien différentes de celles des jeunes adolescents des grandes villes. Sur place, Yammie retrouve ses racines, une partie de sa famille et la vie dans la nature.
Un jour, le directeur de l'école lui confie un projet : monter une pièce de théâtre avec sa classe. le choix se porte sur "Le cid" de Corneille. Les élèves devront ainsi apprendre un texte et exprimer leurs émotions. Contre toute attente, ce sont des élèves qui vont se soutenir, se motiver et se surpasser.
Des impressions confuses sont exprimées tout au long du récit. Yammie se sentira proche des siens et en même temps aura le sentiment d'être exclue. [...]
A côté de cela, elle s'attache beaucoup à ces jeunes qu'elle a trouvé plein d'espoir et de sérénité malgré leur jeune âge.
"Manikanetish" est une lecture que j'ai beaucoup aimée. J'ai trouvé l'écriture fluide et légère et j'ai ressenti beaucoup de douceur dans les mots posés. Les chapitres sont courts, dont certains font parfois deux pages seulement. J'avais du mal à m'arrêter [...] et finalement c'est tout le livre qui a été englouti à grande vitesse.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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argali
  23 novembre 2018
Naomi Fontaine est une auteure innue et Manikanetish est son deuxième roman. En langue innue, Manikanetish signifie « Petite Marguerite ». C'est le nom d'une école à Uashat, une réserve de la Côte-Nord où Yammie, enseignante de français, a été envoyée. Originaire de ce village, elle y revient avec joie et inquiétude. Elle nous confie son expérience auprès de ses cinquièmes et parvient à nous toucher profondément.
Cette autofiction relate le difficile retour aux sources. Partagée entre deux cultures, Yammie a le désir de faire progresser ses élèves pour qu'ils aient une chance de sortir de leur détresse. Mais ayant vécu longtemps à Québec, elle ne se sent pas vraiment intégrée. Elle n'a pas d'ami, n'est pas invitée à sortir par ses collègues, elle ne connait même pas l'ensemble de ses cousins et cousines vivant à Uashat. Peu à peu, elle va réapprendre la vie dans sa communauté et ses codes. La stricte enseignante, certaine que le savoir est primordial pour ces jeunes, va peu à peu se détendre et nouer des liens avec eux jusqu'à les apprivoiser.
La relation prof-élèves évolue au fur et à mesure que Yammie trouve sa place dans la communauté et retrouve ses racines et sa famille. Malgré quelques maladresses, elle est appréciée de ses étudiants et éprouve pour eux beaucoup de tendresse et d'affection que la dureté de la vie renforcera encore. Ces adolescents sont en effet confrontés à la précarité, les grossesses précoces, la mort, la consommation d'alcool ou de stupéfiants… On est loin de l'insouciance qui devrait être celle des jeunes de cet âge.
Interrogeant l'identité et l'appartenance, il propose aussi une double lecture liant l'individu et la communauté, les choix de l'un rejaillissant sur les autres immanquablement.
La langue est belle, déterminée et d'une grande poésie. Les chapitres courts confèrent un rythme constant à ce récit brut et sincère entraînant le lecteur de page en page.
Une fois la lecture achevée, je suis retournée lire les passages que j'avais marqués. Moment émouvant ou description d'un paysage, d'une atmosphère, Naomi Fontaine séduit par sa justesse de ton et la subtilité de ses mots. Un coup de coeur.
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adtraviata
  03 août 2018
Manikanetish, cela veut dire Petite marguerite en innu, C'est le nom d'une école donné en hommage à Petite marguerite, qui n'a jamais eu d'enfant, mais qui en a élevé des dizaines, souvent des difficiles. Manikanetish raconte l'histoire d'une jeune femme, Yammie, qui accepte un poste d'enseignante dans le nord du Québec, dans une réserve : ce faisant, elle lâche son petit ami et revient – non sans appréhension – sur les terres de ses ancêtres. Elle va vraiment tout donner à ses élèves, ceux qui s'en sortent assez bien, ceux qui peinent en français, ceux qui ont tellement de responsabilités extra-scolaires qu'il (ou plutôt elles) ne peuvent se concentrer sur leur réussite scolaire, ceux qui ont un comportement vraiment difficile.
Ce deuxième roman de Naomi Fontaine rend hommage au travail de ces enseignants qui font tout pour faire grandir leurs élèves, leur ouvrir la voie vers le cégep et des études qui leur assureront un avenir. C'est aussi un hommage particulier au cours de français (cela ne pouvait que me toucher), avec les subtilités de l'argumentation, de la grammaire et le défi presque insensé de monter le Cid avec tous les étudiants de la classe de Yammie, quel que soit leur niveau
Le roman évoque également la rudesse de la vie dans le grand Nord, les drames qui touchent les innus, notamment le suicide. En le lisant j'ai évidemment pensé à d'autres livres qui mettent en scène les « autochtones » du Québec et des personnes qui ont quitté la région (qui l'ont fuie parfois) et qui y reviennent, qui renouent avec leurs racines familiales, avec la nature omniprésente. (Je pense notamment aux Histoires nordiques de Lucie Lachapelle et à Marie-Christine Bernard, elle-même enseignante en cégep et qui accompagne de nombreux étudiants venus des réserves.) Naomi Fontaine conte ce quotidien sous la voix de Yammie, en de courts chapitres fluides et sereins, sans aucun pathos (ce qui, selon moi, est un excellent moyen de laisser les émotions affleurer, évidemment). Les problèmes profonds des réserves semblent être vécus de façon apaisée malgré les difficultés, et tout est fait pour faire tomber les barrières
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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TarteTatin
  05 janvier 2018
La lecture de ce très cours roman, aux airs autobiographiques, remonte à déjà un mois et demi, mais la trace qu'il m'a laissé est assez forte.
Car pour moi qui vient de Belgique, le problème lié aux réserves m'est relativement inconnu. Je me doute de certaines choses et est amenée à réfléchir sur la place qu'a occupé l'homme blanc sur des territoires qui ne sont pas les siens.
Mais comment sont vécues les choses à l'intérieure la réserve? Quel est le quotidien de ces populations regroupées, labellisées et donc stigmatisées? Que se passe-t-il lorsqu'un des membres de la communauté décide de quitter le bercail? Et puis d'y revenir?
C'est un peu tout cela qu'aborde ce livre, à travers une sorte de journal de bord de l'enseignant. L'autrice amène ses interrogations assez brutales quant à l'avenir des jeunes inuits. Sont-ils condamnés à un destin prédéfini depuis des générations ou peuvent-ils avancer comme n'importe quels gamins, sans pour autant perdre leur identité?
Manikanetish nous parle donc de la notion d'identité à travers la réappropriation des codes de la réserve, d'émancipation (de la femme mais pas que, mais surtout), de solidarité et de résilience.
C'est brut, puissant et intimiste à la fois. C'est un point de vue autochtone sur la rudesse de leur vie.
C'est une très belle découverte.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   06 novembre 2017
Une histoire toute simple peut porter bien des histoires qui font chavirer le cœur. Naomi Fontaine nous le fait vivre avec talent, en se remémorant l’enseignante qu’elle a été en terre innue, sur la Côte-Nord.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SbllySblly   18 août 2018
Katshi minumamitunenitaman kie tiapuetatishuian e innuishkueuian

tshetshi mashinaitsheian, eukuan nitishinishtuteti:

kassinu auen ka itenitak tshekuannu tshetshi tutak

tshika takuannu tshetshi ut animiut muk eiapit apu nita

tshikut ui patshitenimut. Uemut eiapit nanitam peikutau

tshikaui ishimamitunenitam kie apu tshikut takuannit

tshekuannu tshetshi ui nanikanikut. Kie nete tshek tshika

peikussu, apu tshikut tant uitsheuakan. Eiapit namienu nenu

tsheut patshitenimut. Uemut eiapit anu tshikaui tutam nenu

tshekuannu ka itenitak tshetshi tutak.

Après avoir bien réfléchi et après avoir une fois pour toutes

pris, moi une Indienne, la décision d’écrire, voici ce que j’ai

compris: toute personne qui songe à accomplir quelque chose

rencontrera des difficultés mais en dépit de cela, elle ne devra

jamais se décourager. Elle devra malgré tout constamment

poursuivre son idée. Il n’y aura rien pour l’inciter à renoncer,

jusqu’à ce que cette personne se retrouve seule. Elle n’aura

plus d’amis mais ce n’est pas pour cela non plus qu’elle devra

se décourager. Plus que jamais, elle devra accomplir la chose

qu’elle avait songé à faire.

An-Antane Kapesh, 1975



Revenir est la fatalité. Dans ce tout petit village, cette nature

épineuse, sablonneuse, imaginée de toutes pièces depuis mon

enfance, immuables souvenirs.

Dans ma rue, au bord de la baie, je me fondais à la masse.

Moi la petite fille tranquille. Je pleurais si peu bébé, que ma mère

bousculait mon sommeil s’assurant de mon souffle. Je pleurais

si peu enfant, que ma mère m’avait oubliée sur les marches de

l’escalier. Plus tard, l’étrange justice de la vie a rattrapé chacune

de mes larmes.

Quitter ma maison beige, c’était tout quitter. Même si le

tout peut sembler insignifiant lorsque l’on ne possède presque

rien. Un lit en fer blanc et une couverture à motifs. Une maison

de poupée, une salle de jeux au sous-sol, le plancher en ciment

peint en bleu. Passer tout l’hiver aux joues rouges de froid, tout

l’été à la peau aussi brune que celle des enfants du Sud. Peutêtre

qu’un jour, je reviendrai sur le bord de cette baie, embrasser

ma tante et jouer dans ma chambre.

L’exil se trouve à huit heures en voiture et il a la peau pâle.

Il avait fallu à ma mère deux jours pour faire la route, cette

distance que je ne pouvais calculer que par le nombre de villages

à traverser. J’ai fini par les apprendre par cœur. Et les arrêts, et

les étapes. Suivre le rythme des courbes et des montagnes de la

Côte-Nord. Avancer à la limite permise.

J’avais sept ans. Petite fille brune parmi tous ces visages

blancs, ces yeux pâles, bleus ou verts, ces cheveux blonds ou

frisés. Étrangère. Nouvelle venue. Différente. Constater ma

peau foncée. Ne pas me sentir chez moi.

J’ignore si ailleurs le monde a changé. Ce que je sais, c’est

cette courbe mortelle qu’ils ont finalement traversée d’une route

droite, à Saint-Siméon. C’est l’absence perpétuelle d’un pont

entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac, le nid de la rivière

devenue aussi profonde que la mer. C’est la toute petite paroisse

dont j’oublie déjà le nom, qui fermera bientôt ses portes, parce

que la route 138, désormais, la contourne.

Ils disent que le retour est le chemin des exilés. Je n’ai pas

choisi de partir. Quinze ans plus tard, je reviens et constate que

les choses ont changé.

.....
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LabibliothequedemarjorieLabibliothequedemarjorie   25 février 2018
Je leur apprendrais le monde. Et comment on le regarde. Et comment on l'aime. Et comment on défait cette clôture désuète et immobile qu'est la réserve, que l'on appelle une communauté que pour s'adoucir le cœur.
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TarteTatinTarteTatin   05 janvier 2018
Pleure ma fille. Les choix qu’on fait sont souvent difficiles à expliquer.Et lorsque les gens ne comprennent pas nos choix, ils s’éloignent, parce qu’ils ont peur, tu vois, que ce soit nous qui nous éloignions avant eux.
J’ai su qu’elle ne parlait pas de moi. Elle parlait d’elle y a vingt ans. De sa fuite vers la grande ville. De l'incompréhension puis du rejet de ses parents, de ses sœurs. Sa rébellion envers la règle non écrite de rester à jamais dans la réserve. D’y élever ses enfants. D’y bâtir sa maison. J’ai su qu’elle ressentait ma douleur, par commémoration.
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nadiouchkanadiouchka   16 octobre 2018
Le cours,
Madame, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Du français.
Argg ! J'haïs ça le français.
P.21
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gboss1976gboss1976   20 octobre 2018
Les choix qu'on fait sont souvent difficiles à expliquer. Et lorsque les gens ne comprennent pas nos choix, ils s'éloignent, parce qu'ils ont peur, tu vois, que ce soit nous qui nous éloignions avant eux.
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