AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2221126955
Éditeur : Robert Laffont (18/08/2011)

Note moyenne : 2.65/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.
« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels r... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Tempuslegendae
  26 mai 2013
Sophie FONTANEL donne le ton dès les premières lignes: «J'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle.» Á l'heure des déballages impudiques, de la surenchère lubrique, une femme se découvre et apprend à écouter un corps que le désir n'habite plus. Une traversée solitaire ou salutaire qui l'aide à percevoir la solitude de ceux qui prétendent avoir une sexualité épanouie, c'est-à-dire normalisée. Elle découvre surtout que la libéralisation dissimule mal les convenances et les préjugés d'un milieu. Son regard au laser débusque admirablement les manques et les tares de son entourage, entre crudité et tendresse. Un échantillonnage de doux névrosés: des «normes échangistes» aux épouses désérotisées, des consommateurs à la star esseulée et mélancolique, du mari amateur de prostituées à celui «qui avait dû laisser ses c… en caution chez sa femme». Les rôles sont interchangeables mais souvent décevants.
Une seule trouée de bleu, Henriette, l'amie de toujours, à qui elle ne sait pas mentir. Non seulement elle l'accepte telle qu'elle est, mais elle possède aussi cette grâce de mettre «l'ignoré à la lumière».
Une composition lâche, des chapitres courts, parsemés de formules poétiques, pour ce livre présenté comme un best-seller; le lecteur ne rougira pas devant l'impudence des confessions. Ici, la lucidité triste impose comme une retenue et ouvre sur la mélancolie. Á Paris, à Bombay, aux âges tendres de l'enfance et à ceux où l'on croit être adulte, le doute peut devenir une forme de résistance, et, la différence, un avant goût de liberté.
Sophie FONTANEL ose nous livrer ici, un roman qui libère la parole sur la honte de ne plus désirer...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
Ziliz
  21 juillet 2013
Certains sont très pudiques sur leur sexualité, d'autres l'étalent à outrance. Rares sont ceux qui avouent s'en passer volontairement. Dans cet ouvrage (une auto-fiction ?) la narratrice Sophie ne s'en cache pas, explique son absence de libido, son manque d'envie de "corps à corps", son abstinence assumée et heureuse. Elle dit le regard étonné et inquiet de ses proches, leur manque de délicatesse. Eux vivent en couple ou en famille, ils n'ont pas toujours l'air de s'éclater dans leur situation pourtant, mais n'empêche : ça les tracasse, quelque chose cloche chez cette femme. Il y a une "norme" (abondamment rappelée via les magazines, la TV, les "guides"...), qu'elle ne respecte pas : faire... ou tout au moins faire semblant.
J'ai beaucoup aimé ce joli roman en forme d'aveu. de courts paragraphes, des anecdotes sûrement très personnelles, beaucoup d'introspection, mais riche de réflexions intéressantes. Cela change des autofictions creuses, nombrilistes et exhibitionnistes.
M'ont seulement agacée de loin en loin les signes extérieurs d'aisance matérielle (mais tout est relatif), et le côté "Belle au bois/sexe dormant".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
pilyen
  27 octobre 2011
Il y a des moments où je me demande si je sais lire... Cette réflexion me vient après la lecture de "L'envie" de Sophie Fontanel, livre dont on a beaucoup parlé cette rentrée. Beaucoup ont salué le culot de la part de l'auteur de traiter un sujet aussi sensible que la perte d'envie de faire l'amour et de l'ostracisme que cela induit. Certains ont été touchés par cette confession intime et impudique. D'autres ont admiré la démarche et la sensibilité.
Moi je n'ai rien vu de tout cela. Tout d'abord le sujet n'est qu'effleuré, cette perte d'envie de faire l'amour sert très souvent de prétexte à nous présenter des personnages empêtrés dans des problèmes d'ordres sexuels qui les rendent forcément malheureux et qui devraient au contraire rassurer la narratrice quant à son choix. Et puis, cette perte d'envie n'est jamais analysée. Pourquoi en est-elle arrivé là? On saura juste, furtivement, qu'elle se donnait à des partenaires juste par obligation, peut être pour faire comme tout le monde. On ne mesure pas exactement combien cela aura duré ni si cela lui pèse vraiment car au bout du compte, je trouve qu'elle en tire un sacré profit. Il faut voir la manière dont elle observe le monde et combien elle est attentive aux autres.
Mais, le pire dans ce livre pour moi est ailleurs. Mme Fontanel n'a plus envie de faire l'amour, on est d'accord et je me dis pourquoi pas? Où est le scandale? Chacun fait ce qu'il veut avec ses fesses.
Mais, il semblerait que dans le milieu extrêmement privilégié dans lequel évolue l'auteur, cela soit une autre histoire. le sexe, les rencontres, la drague sont quasiment leurs seuls centres d'intêret. Toutes ses anecdotes de chef d'entreprise, d'acteurs, de mannequins, de grands bourgeois, qui parlent pipe en hurlant dans les rayons du Monoprix, avalent du Viagra comme d'autres de l'aspirine et bien sûr passent leur temps en Grèce, à Venise ou à Deauville, m'ont un peu agacé et surtout pas vraiment intéressé. Vous rajoutez à cela le désir de Mme Fontanel de vouloir faire oublier à tout prix qu'elle est l'auteur de Fonelle, chronique ultra légère du magazine Elle, encombrant ainsi son récit de phrases aux tournures alambiquées, pseudo-littéraires qui quelquefois sonnent plus creux que justes. Vous obtenez un livre mode, au thème idéal pour des articles dans la presse féminine et encensé par tout la gent journalistique qui se fait un plaisir de promouvoir une bonne copine.
La suite sur le blog ci-dessous;
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          163
Pibook
  26 mai 2013
Quand Sophie Fontanel est venue au Québec à l'automne 2011, on a fait tout un plat de sa présence et non sans raison. À "Tout le monde en parle" (adaptation québécoise de la défunte 'émission française du même nom) , je l'ai vue en entrevue, l'ai trouvée super chouette, allumée, drôle. le lendemain, je me suis précipitée au Salon du livre de Montréal où elle était de passage en séance de signature et je me suis "garrochée" (lancée, précipitée) pour mettre la main sur son livre à mes risques et périls. Ce fût malheureusement l'une de mes plus grandes déceptions de lecture. Un véritable pétard mouillé ! Voilà, c'est dit. Sans trop d'explication j'en conviens, mais je n'ai pas du tout envie de m'investir davantage pour en dire plus. Toutefois, il ne faut pas se laisser impressionner par mes propos. Je viens tout juste de lire une critique très positive de ce bouquin. Comme quoi, l'interprétation qu'on se fait d'un ouvrage est très subjectif. Vive la différence !
Commenter  J’apprécie          130
Apoapo
  29 février 2016
Une narratrice à la première personne d'âge indéterminé conçoit et présente comme un acte de subversion ultime, dans un monde sur-érotisé et au sein d'un entourage à l'apparence « émancipé », son refus de la sexualité.
J'avais pensé au phénomène de l'asexualité, j'ai trouvé un récit de lassitude sexuelle assumée, de la part d'une femme contant par ailleurs une première expérience très précoce (13 ans) et une forte pratique successive.
Sous forme de chapitres très brefs, journalistiques (1,5 – 2 pp.), il est question d'abord des ressentis accompagnant sa décision – un sentiment de « délivrance » et le jeu de mots par assonance du verbe « léviter » (p. 32) – puis d'une galerie de personnages évoluant autour de la narratrice, qui d'une part ne lui témoignent qu'incompréhension et réprobation, et d'autre part lui révèlent une image de leur propre sexualité qui n'est pas si éloignée de la même lassitude, avec peut-être une certaine part de mesquinerie et d'hypocrisie de surcroît.
De ce fait, un jugement moral – et fort moralisateur donc dérangeant à mon goût – s'installe subrepticement :
« Des gens évolués, contre n'importe quelle forme de censure, ils se vantaient de braver les limites. Moi je les explosais dans l'autre sens, et ils levaient les bras au ciel. […] Moi je m'injectais dans les veines l'idéal le plus pur et de la meilleure qualité qui soit, et je les choquais. » (p. 50)
Au fil des pages, cette galerie s'estompe dans l'anecdotique d'un simple journal intime, le rapport à la sexualité paraît s'affaiblir, nonobstant une partielle et progressive prise de conscience que le « choix » résulte en réalité d'une réaction corporelle subie :
« Les brûlures de méduses qu'on jurerais cicatrisées, une exposition prématurée au soleil les fait réapparaître, épouvantables, intactes et kaki. Et l'homme ne put rien, vraiment personne n'aurait pu quoi que ce soit cette nuit-là au désespoir aboyant dans mon coeur. Je n'aimais personne. » (pp. 108-109)
La chute, ô immense déception !, c'est le retour du désir, qui s'apprête un peu hâtivement et qui est très vite, aussitôt à portée de la main. du désir ou de l'envie.
« Il avait examiné mon appartement, il avait aimé. Comme si c'était lié, il avait demandé ce qui se passerait si nous tombions amoureux l'un de l'autre, et il avait dit que ce serait une catastrophe pour tant de gens. » (p. 159-160)
Dans le fond, dans la sexualité de l'une et des autres, l'amour aura donc été denrée rarissime, la condition de la « chute en amour » (tomber amoureux) denrée absolument absente, par contre un certain moralisme, trop présent du début à la fin ; dans la forme, une outrance, un paroxysme de l'artifice m'a fait sans cesse me dire : non que ce soit mal écrit, mais... 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

critiques presse (3)
Lexpress   20 octobre 2011
Ce "roman" de Sophie Fontanel avait tout d'une bonne idée journalistique, d'un dossier pour magazine féminin, d'un tchat sur le Web, il est tout autre chose, ouvrant des portes sans les refermer, posant des questions sans avoir forcément la réponse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   17 octobre 2011
L’ « envie » de Sophie Fontanel est résolument délicate, on la lit sur une page de velours avec son relief, sa chaleur, sa douceur et plus que tout, son épaisseur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   19 septembre 2011
L'ensemble reste moins émouvant que Grandir - précédent roman très personnel de l'auteure sur la peur de voir sa mère mourir-, mais L'envie reste un roman inattendu, une invitation aussi à repenser sa propre vie sexuelle.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   19 juillet 2013
A la radio, un médecin soulignait que plus un individu fait l'amour, meilleur il devient dans tous les domaines. Et moi j'éclatai de rire. Mon air railleur n'empêchait nullement cet homme de persévérer dans son catéchisme. Il rappelait que le corps humain est une mécanique, et la comparait, cette machine, au métro de Taipei, à Taiwan. Il y a des années de ça, un vice de fabrication avait concerné le béton des piliers soutenant ce métro aérien, fraîchement construit. Eh bien, sans passagers, ce métro avait fonctionné, jour et nuit, sans quoi il aurait rouillé. Selon ce médecin, une prophétie similaire planait sur le corps sexuel. Si on n'en faisait pas usage, il se dégradait.
On pouvait téléphoner à l'émission pour apporter un témoignage. J'avais composé le numéro. Plus rapidement que prévu, j'étais tombée sur un standardiste qui demandait ce que le sujet du jour m'inspirait. J'avais dit que j'étais révoltée... J'avais dit que les redoutables et ultramodernes conventions de notre époque étaient partout mais que, naïve, je m'étonnais de les trouver ici, dans une bonne émission de radio. J'avais démontré que ce n'était pas vrai, cette histoire que plus on fait l'amour, meilleur on devient. Par exemple, St François d'Assise, mère Téresa, le dalaÏ-lama, Bouddha ? Et que penser du compagnon qui fut des heures exaspérant et hostile, il a négligé votre dévouement, il vous a humiliée devant les autres, il a maudit votre souffle et il entend la nuit se réconcilier à bon compte ? On se rapproche de lui par la force des choses, en le haïssant. Est-ce bon pour la santé, ça ? J'avait dit : "Pourquoi donner à la vie sexuelle une valeur en tant que telle ? Il y a une multitude de dispositions intérieures, de circonstances extérieures. Ce qui rendrait meilleur, ce serait de ne rien croire aux propos canoniques de ce médecin." J'avais proposé : "Laissez aux gens le trésor qu'ils possèdent. Leur équilibre indéfinissable." Indéfinissable, j'avais appuyé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
marysedepe81marysedepe81   20 septembre 2011
s'il y avait une fête, ils venaient à tour de rôle s'asseoir auprès de moi, m'exposer ce qu'ils entendaient me voir vivre. Ce que je méritais. À bien y regarder, ils voulaient que je sois comme eux. Elvire, vissée dans un couple, oubliait qu'elle avait un mari dépressif. Guillaume, marié à une torturante, me jurait que, si on se tenait à carreau, si c'était amen à tout, on s'en sortait. Maria , qui n'en pouvait plus de ses enfants et voulait que j'en fasse. Assia, qui aimait les femmes mais sa mère en mourrait. Patrizio, avec la jalouse chronique , des bleus à l'épaule. Aucun ne supportait ma solitude parcequ'elle aurait pu être la leur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
ZilizZiliz   20 juillet 2013
C'est affreux de comparer la sexualité à la servitude d'une scolarité. J'ai conscience que ces notions de devoirs à rendre, d'enseignement fastidieux, d'ennui et de rapport au pouvoir vont donner une mauvaise image de celle que j'ai pu être, dans une culture où les êtres humains mourraient plutôt que d'avouer avoir eu, à un stade de leur histoire, une lassitude sexuelle.
(p. 14)
Commenter  J’apprécie          100
AifelleAifelle   30 août 2011
"On le sait tous, même les gens différents ont une sexualité digne de ce nom, des choses à montrer, des déroutes à revendiquer. Tandis que nous, les solitaires, armée non violente sauf contre elle-même, incalculable car inavouable peuplade, nous savons d'instinct que parler c'est offrir au monde de quoi nous exiler davantage. C'est permettre qu'on colporte sur nous ces sottises liées à ce qu'on ne cerne pas. Et devenir aux yeux des autres des boucs émissaires, servant à les rassurer sur ce point : aussi aléatoires que soient leurs plaisirs charnels, la preuve est faite, par nous, par notre exil si concret, que leurs manières sont encore mieux que rien".

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MetaphoreMetaphore   26 novembre 2011
Je l’avais remarqué à la mort de mon père, aucune convalescence n’est autorisée à durer. Les gens tolèrent votre inactivité pendant un laps de temps, hélas du jour au lendemain ça s’arrête. Vous êtes toujours dans la perte, eux ils ont fait votre deuil.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Sophie Fontanel (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Fontanel
Sophie Fontanel - Une apparition
autres livres classés : Abstinence sexuelleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Coupe du monde de rugby : une bd à gagner !

Quel célèbre écrivain a écrit un livre intitulé Rugby Blues ?

Patrick Modiano
Denis Tillinac
Mathias Enard
Philippe Djian

10 questions
836 lecteurs ont répondu
Thèmes : rugby , sport , Coupe du mondeCréer un quiz sur ce livre
.. ..