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ISBN : 2221126955
Éditeur : Robert Laffont (18/08/2011)

Note moyenne : 2.64/5 (sur 143 notes)
Résumé :
Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.
« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Ladybird123
  15 mars 2019
L'envie, qu'on me donne l'envie mais surtout qu'on arrête l'ennui.
L'abstinence sexuelle est un thème qui a le mérite d'attirer l'attention. Entre tous ces célibataires qui affluent notre planète, les traumatisés du sexe, les puritains, une non-sexualité voulue ou regrettée, le sujet a de quoi susciter le débat.
Je m'attendais donc à lire des réflexions pertinentes allant dans ce sens. Je m'attendais à découvrir le passé d'une femme qui s'affranchit de la sexualité et des codes de la société. Et je n'ai rien eu de tel.
La narratrice s'épanche sur les coutumes des uns et des autres, regarde d'un oeil critique l'image de la normalité à l'effigie de la société. Elle déguste un peu de bonheur dans des bains de lavande, légère comme une bulle de savon ou bien elle traine son ennui dans les ruelles parisiennes.
Étrange roman où se promènent un air de contemplation, quelques regards critiques, un zeste de sensibilité, un visage féminin mais entre envie et ennui, mon coeur balance.
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Tempuslegendae
  26 mai 2013
Sophie FONTANEL donne le ton dès les premières lignes: «J'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle.» Á l'heure des déballages impudiques, de la surenchère lubrique, une femme se découvre et apprend à écouter un corps que le désir n'habite plus. Une traversée solitaire ou salutaire qui l'aide à percevoir la solitude de ceux qui prétendent avoir une sexualité épanouie, c'est-à-dire normalisée. Elle découvre surtout que la libéralisation dissimule mal les convenances et les préjugés d'un milieu. Son regard au laser débusque admirablement les manques et les tares de son entourage, entre crudité et tendresse. Un échantillonnage de doux névrosés: des «normes échangistes» aux épouses désérotisées, des consommateurs à la star esseulée et mélancolique, du mari amateur de prostituées à celui «qui avait dû laisser ses c… en caution chez sa femme». Les rôles sont interchangeables mais souvent décevants.
Une seule trouée de bleu, Henriette, l'amie de toujours, à qui elle ne sait pas mentir. Non seulement elle l'accepte telle qu'elle est, mais elle possède aussi cette grâce de mettre «l'ignoré à la lumière».
Une composition lâche, des chapitres courts, parsemés de formules poétiques, pour ce livre présenté comme un best-seller; le lecteur ne rougira pas devant l'impudence des confessions. Ici, la lucidité triste impose comme une retenue et ouvre sur la mélancolie. Á Paris, à Bombay, aux âges tendres de l'enfance et à ceux où l'on croit être adulte, le doute peut devenir une forme de résistance, et, la différence, un avant goût de liberté.
Sophie FONTANEL ose nous livrer ici, un roman qui libère la parole sur la honte de ne plus désirer...
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Ziliz
  21 juillet 2013
Certains sont très pudiques sur leur sexualité, d'autres l'étalent à outrance. Rares sont ceux qui avouent s'en passer volontairement. Dans cet ouvrage (une auto-fiction ?) la narratrice Sophie ne s'en cache pas, explique son absence de libido, son manque d'envie de "corps à corps", son abstinence assumée et heureuse. Elle dit le regard étonné et inquiet de ses proches, leur manque de délicatesse. Eux vivent en couple ou en famille, ils n'ont pas toujours l'air de s'éclater dans leur situation pourtant, mais n'empêche : ça les tracasse, quelque chose cloche chez cette femme. Il y a une "norme" (abondamment rappelée via les magazines, la TV, les "guides"...), qu'elle ne respecte pas : faire... ou tout au moins faire semblant.
J'ai beaucoup aimé ce joli roman en forme d'aveu. de courts paragraphes, des anecdotes sûrement très personnelles, beaucoup d'introspection, mais riche de réflexions intéressantes. Cela change des autofictions creuses, nombrilistes et exhibitionnistes.
M'ont seulement agacée de loin en loin les signes extérieurs d'aisance matérielle (mais tout est relatif), et le côté "Belle au bois/sexe dormant".
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pilyen
  27 octobre 2011
Il y a des moments où je me demande si je sais lire... Cette réflexion me vient après la lecture de "L'envie" de Sophie Fontanel, livre dont on a beaucoup parlé cette rentrée. Beaucoup ont salué le culot de la part de l'auteur de traiter un sujet aussi sensible que la perte d'envie de faire l'amour et de l'ostracisme que cela induit. Certains ont été touchés par cette confession intime et impudique. D'autres ont admiré la démarche et la sensibilité.
Moi je n'ai rien vu de tout cela. Tout d'abord le sujet n'est qu'effleuré, cette perte d'envie de faire l'amour sert très souvent de prétexte à nous présenter des personnages empêtrés dans des problèmes d'ordres sexuels qui les rendent forcément malheureux et qui devraient au contraire rassurer la narratrice quant à son choix. Et puis, cette perte d'envie n'est jamais analysée. Pourquoi en est-elle arrivé là? On saura juste, furtivement, qu'elle se donnait à des partenaires juste par obligation, peut être pour faire comme tout le monde. On ne mesure pas exactement combien cela aura duré ni si cela lui pèse vraiment car au bout du compte, je trouve qu'elle en tire un sacré profit. Il faut voir la manière dont elle observe le monde et combien elle est attentive aux autres.
Mais, le pire dans ce livre pour moi est ailleurs. Mme Fontanel n'a plus envie de faire l'amour, on est d'accord et je me dis pourquoi pas? Où est le scandale? Chacun fait ce qu'il veut avec ses fesses.
Mais, il semblerait que dans le milieu extrêmement privilégié dans lequel évolue l'auteur, cela soit une autre histoire. le sexe, les rencontres, la drague sont quasiment leurs seuls centres d'intêret. Toutes ses anecdotes de chef d'entreprise, d'acteurs, de mannequins, de grands bourgeois, qui parlent pipe en hurlant dans les rayons du Monoprix, avalent du Viagra comme d'autres de l'aspirine et bien sûr passent leur temps en Grèce, à Venise ou à Deauville, m'ont un peu agacé et surtout pas vraiment intéressé. Vous rajoutez à cela le désir de Mme Fontanel de vouloir faire oublier à tout prix qu'elle est l'auteur de Fonelle, chronique ultra légère du magazine Elle, encombrant ainsi son récit de phrases aux tournures alambiquées, pseudo-littéraires qui quelquefois sonnent plus creux que justes. Vous obtenez un livre mode, au thème idéal pour des articles dans la presse féminine et encensé par tout la gent journalistique qui se fait un plaisir de promouvoir une bonne copine.
La suite sur le blog ci-dessous;
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Pibook
  26 mai 2013
Quand Sophie Fontanel est venue au Québec à l'automne 2011, on a fait tout un plat de sa présence et non sans raison. À "Tout le monde en parle" (adaptation québécoise de la défunte 'émission française du même nom) , je l'ai vue en entrevue, l'ai trouvée super chouette, allumée, drôle. le lendemain, je me suis précipitée au Salon du livre de Montréal où elle était de passage en séance de signature et je me suis "garrochée" (lancée, précipitée) pour mettre la main sur son livre à mes risques et périls. Ce fût malheureusement l'une de mes plus grandes déceptions de lecture. Un véritable pétard mouillé ! Voilà, c'est dit. Sans trop d'explication j'en conviens, mais je n'ai pas du tout envie de m'investir davantage pour en dire plus. Toutefois, il ne faut pas se laisser impressionner par mes propos. Je viens tout juste de lire une critique très positive de ce bouquin. Comme quoi, l'interprétation qu'on se fait d'un ouvrage est très subjectif. Vive la différence !
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critiques presse (3)
Lexpress   20 octobre 2011
Ce "roman" de Sophie Fontanel avait tout d'une bonne idée journalistique, d'un dossier pour magazine féminin, d'un tchat sur le Web, il est tout autre chose, ouvrant des portes sans les refermer, posant des questions sans avoir forcément la réponse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   17 octobre 2011
L’ « envie » de Sophie Fontanel est résolument délicate, on la lit sur une page de velours avec son relief, sa chaleur, sa douceur et plus que tout, son épaisseur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   19 septembre 2011
L'ensemble reste moins émouvant que Grandir - précédent roman très personnel de l'auteure sur la peur de voir sa mère mourir-, mais L'envie reste un roman inattendu, une invitation aussi à repenser sa propre vie sexuelle.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Ladybird123Ladybird123   15 mars 2019
Je découvrais que les hommes ont peu de personnes à qui ouvrir leur cœur. Qu’ils sont plus pauvres que nous. Leurs états d’âme, lorsqu’ils se les bouffent, leur font un bâillon.
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Ladybird123Ladybird123   15 mars 2019
Les talons étaient les indices décisifs de l’accessibilité des femmes, puisque, perchées, on ne peut pas partir en courant.
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Ladybird123Ladybird123   15 mars 2019
Je venais d’apprendre qu’une grande solitude sait toujours parler à une autre.
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FRANGAFRANGA   19 juillet 2013
A la radio, un médecin soulignait que plus un individu fait l'amour, meilleur il devient dans tous les domaines. Et moi j'éclatai de rire. Mon air railleur n'empêchait nullement cet homme de persévérer dans son catéchisme. Il rappelait que le corps humain est une mécanique, et la comparait, cette machine, au métro de Taipei, à Taiwan. Il y a des années de ça, un vice de fabrication avait concerné le béton des piliers soutenant ce métro aérien, fraîchement construit. Eh bien, sans passagers, ce métro avait fonctionné, jour et nuit, sans quoi il aurait rouillé. Selon ce médecin, une prophétie similaire planait sur le corps sexuel. Si on n'en faisait pas usage, il se dégradait.
On pouvait téléphoner à l'émission pour apporter un témoignage. J'avais composé le numéro. Plus rapidement que prévu, j'étais tombée sur un standardiste qui demandait ce que le sujet du jour m'inspirait. J'avais dit que j'étais révoltée... J'avais dit que les redoutables et ultramodernes conventions de notre époque étaient partout mais que, naïve, je m'étonnais de les trouver ici, dans une bonne émission de radio. J'avais démontré que ce n'était pas vrai, cette histoire que plus on fait l'amour, meilleur on devient. Par exemple, St François d'Assise, mère Téresa, le dalaÏ-lama, Bouddha ? Et que penser du compagnon qui fut des heures exaspérant et hostile, il a négligé votre dévouement, il vous a humiliée devant les autres, il a maudit votre souffle et il entend la nuit se réconcilier à bon compte ? On se rapproche de lui par la force des choses, en le haïssant. Est-ce bon pour la santé, ça ? J'avait dit : "Pourquoi donner à la vie sexuelle une valeur en tant que telle ? Il y a une multitude de dispositions intérieures, de circonstances extérieures. Ce qui rendrait meilleur, ce serait de ne rien croire aux propos canoniques de ce médecin." J'avais proposé : "Laissez aux gens le trésor qu'ils possèdent. Leur équilibre indéfinissable." Indéfinissable, j'avais appuyé.
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marysedepe81marysedepe81   20 septembre 2011
s'il y avait une fête, ils venaient à tour de rôle s'asseoir auprès de moi, m'exposer ce qu'ils entendaient me voir vivre. Ce que je méritais. À bien y regarder, ils voulaient que je sois comme eux. Elvire, vissée dans un couple, oubliait qu'elle avait un mari dépressif. Guillaume, marié à une torturante, me jurait que, si on se tenait à carreau, si c'était amen à tout, on s'en sortait. Maria , qui n'en pouvait plus de ses enfants et voulait que j'en fasse. Assia, qui aimait les femmes mais sa mère en mourrait. Patrizio, avec la jalouse chronique , des bleus à l'épaule. Aucun ne supportait ma solitude parcequ'elle aurait pu être la leur.
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