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EAN : 9782812609640
44 pages
Editions du Rouergue (14/10/2015)
4.05/5   61 notes
Résumé :
Éva et ses quatre sœurs vivent sous l'emprise d'un père violent, admirateur d'Adolf Hitler. Personne dans le village n'ose s'affronter à lui. Sauf Éva, qui est la plus jolie de la famille et aussi la plus rebelle. Jusqu'à la tragédie... Élise Fontenaille s'inspire une nouvelle fois d'une histoire vraie pour faire le portrait d'une adolescente confrontée à des situations exceptionnelles. Avec la fluidité de son écriture, c'est une confession très forte qu'elle nous l... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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Shan_Ze
  14 décembre 2017
Lu dans la foulée d'Eben ou les yeux de la nuit, un autre roman jeunesse de Elise Fontenaille, j'ai oublié de faire une critique de ce roman mais je l'ai apprécié même si celui-ci est très sombre. Cinq filles, une noirceur dans le coeur du père qui prend plaisir à les battre, un quotidien familial proche de l'horreur pour Eva, la narratrice et ses soeurs. Tiré d'un fait réel, cette histoire fait froid au dos et fait penser à toutes les violences familiales. Très poignant, émouvant, lire un roman (bien) léger après ça, comme compenser le déficit...
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orbe
  02 novembre 2015
Eva est la fille préférée de son père. Elle en est sûre. Car des cinq enfants de la famille, c'est elle qu'il bat le plus...
C'est que c'est la plus belle, et aussi la plus dure à la douleur.
Mais pourtant, la révolte gronde...

Un livre court et tranchant comme un couteau. Il donne voix à une jeune fille victime d'un père tyran et d'une mère trop lâche pour changer les choses.
L'auteur décrit en peu de mots l'inacceptable, la prison constituée par le huis clos familiale avec ses règles intransigibles. Elle définit la relation complexe qui se tisse entre les membres et lance un jugement sans appel contre le silence.
Mais elle dessine aussi un espoir, celui de valeurs retrouvées. Une humanité reconquise qui aura un vecteur singulier mais pas si étonnant...
Elise Fontenaille s'inspire une fois plus d'une histoire vraie pour que chacun ose voir et parler de ce qui se passe parfois tout près...

A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Juin
  09 décembre 2016
Ce roman raconte un fait-divers terrible qui s'est passé il y a près de 25 ans.
Une histoire dont je n'avais rien oublié tant elle était marquante.La révolte d'Eva c'est celle d'une gamine battue, celle qui en reçoit le plus dans cette famille de 5 filles. le père qui rêvait d'un garçon ne supportait pas de n'avoir que des filles, " rien que de la vermine "
" Toutes ces femelles....Je suis maudit ! Il gémissait avant d'ajouter : j'aurais dû vous noyer dans le puits, comme des chiots, ou vous lancer dans la rivière"
Un homme brutal, raciste, admirateur d'Hitler qui ne connait que le langage des coups et l'humiliation, surtout pour Eva. La mère est devenue transparente, elle ne dit rien, elle laisse faire. Elle ne prend plus les coups maintenant... Les voisins plaignent les filles mais ne disent rien non plus.
45 pages pour raconter l'innommable. Roman bien sûr mais tout ce qui concerne le père est vrai. On ne peut imaginer une telle horreur.
45 pages qui serrent le coeur, qui frappent et qui font briller les yeux...
Un roman pour les ados, noir très noir, faits de phrases courtes. Des faits et le ressenti d'Eva.
"Au moins un garçon, un seul...
Et on était sauvées.
Mais non : cinq filles...Une malédiction"
Kerry James a mis cette histoire en musique... Une vidéo violente comme cette tragédie. " Pleurer en silence "
https://www.youtube.com/watch?v=Nf2nS5WFsuk
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thedoc
  22 décembre 2015
Eva, jolie petite fille blonde aux yeux bleus, pourrait être l’héroïne d’un conte de fées. Elle a quatre soeurs et sa maison est située à l’orée d’une forêt où la petite fille aime s’évader pour courir et profiter de la nature. Eva aurait pu en effet vivre une jolie histoire. C’était sans compter la présence de l’ogre dans sa maison. L’ogre, son père. Un homme tyrannique, raciste, violent qui oblige ses filles à saluer le portrait d’Adolf Hitler et les tabasse à tour de bras. Il n’a pas eu le bonheur d’avoir un seul fils, alors il faut bien qu’il se console. Et Eva, la rebelle, sa préférée, prend forcément plus de coups que les autres. Comme dit sa mère qui se réfugie derrière ses aiguilles à tricoter, « C’est que tu es trop jolie, avec tes boucles d’or… T’as l’air d’un ange, c’est ça qui l’excite… Et puis tu ne te plains jamais. Ca énerve… Mets-toi à sa place ». Voilà, tout est dit dans cette simple remarque. Alors Eva trouve du réconfort là où elle peut : avec son chien, dans la clairière ou encore auprès de son unique amie, Patricia. Les coups pleuvent, les humiliations se multiplient. Jusqu’au jour où…
Comme à son habitude, Elise Fontenaille s’est inspirée d’un fait divers pour écrire ce roman. Tiré de l’affaire Ida Beaussart, l’auteur donne la parole à cette adolescente que la violence du père et l’inaction de la mère vont mener à l’irréparable. Tel un uppercut, ce très court roman qui se lit dans un souffle dénonce d’un coup la maltraitance, les humiliations, l’immobilisme d’une mère qu’on en arrive à mépriser, le silence de toute une communauté.
Récit à la première personne, dur, violent, il termine cependant – et heureusement – sur une note d’espoir.
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shelters
  08 juillet 2016
J'apprécie beaucoup Elise Fontenaille car ses histoires sont toujours exceptionnelles, sensibles et touchantes. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Inspirée d'un fait divers s'étant déroulé il y a une vingtaine d'année le récit raconte la vie d'Eva, jeune fille de 16 ans devenu parricide.
Le sujet est grave mais c'est là que le talent de l'auteur fait la différence. Au lieu d'avoir une histoire plombante avec une foule de détails sordides on a un récit clair, à la précision chirurgical mais sans pathos. L'auteur donne la parole à Eva qui nous raconte pourquoi elle en est arrivée à prendre un fusil et à tirer sur son père. On a un peu l'impression de lire un conte comme ceux qui ont berçé notre enfance... mais même si l'auteur en a fait une fiction les faits sont bien réels et sont sans aucun doute toujours d'actualité malheureusement.
Dès la quatrième de couverture on se doute que l'issue sera fatale pour cet homme violent qui tape sur ses filles dès qu'il en ressent le besoin, l'envie ou pour n'importe quelle raison. Admirateur d'Hitler, cet homme craint d'un village entier et de sa propre famille, a fortiori, laisse libre court à sa folie en administrant des raclées à ses quatre plus grandes filles dont Eva, trop belle et celle dont la naissance a le plus déçu ce père en attente d'un enfant mâle.
J'ai trouvé ce très très court roman vraiment prenant et très bien raconté. En lisant ces lignes, j'ai eu l'impression d'entendre Eva me raconter son histoire, tout simplement, comme si on était assise autour d'un thé et qu'on papotait.
J'admire vraiment cet auteur qui sait si bien transmettre les sentiments de ses héros. A chaque fois je m'identifie à eux, au contexte et ça donne à ma lecture une valeur ajoutée indéniable.
Un auteur à découvrir si ce n'est pas déjà fait.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   16 juin 2016
Quand il veut cogner, il trouve toujours quelque chose.
Avant notre naissance, c’est la Mère qui prenait tous les coups. Il lui a cassé toutes les dents, à coups de manche à balai en pleine gueule, c’est elle qui nous l‘a dit.
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JuinJuin   09 décembre 2016
Quand il était loin, on revivait, mes sœurs et moi.
On arrêtait même de dire bonjour à Adolf.
On lui tirait la langue, en rentrant de l'école, à la place.
On riait même, entre nous.
La Mère, elle souriait parfois, le deuxième jour, ça la rajeunissait de dix ans, elle avait l'air d'une gamine, presque.
Et puis un soir il revenait, hirsute, barbu, affamé, l'air d'un loup...Et tout redevenait comme avant.
( p 21)
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orbeorbe   29 octobre 2015
Lui, on le craignait. Ce qu'on ressentait, c'était juste la peur. Et la pitié, parfois, enfin moi - je ne sais pas pourquoi . Pour la mère, le dégoût. Elle était sa complice au final, muette, silencieuse, invisible.
Sans elle, sans son silence, il n'aurait rien pu faire.
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manU17manU17   20 mai 2016
Ça le rendait fou que je pleure jamais.
En même temps, il était fier, j'étais sa préférée, je le savais, c'est pour ça qu'il me cognait tellement, c'est à ça que servent les enfants.
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PegLutinePegLutine   16 janvier 2016
J'avais l'impression que c'était dans ma tête, qu'elle tricotait, avec les écheveaux de mon cerveau.
Courbée sur son éternel tricot, comme une sorcière vaincue, qui aurait perdu tous ses pouvoirs.
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Vidéo de Elise Fontenaille
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