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EAN : 9782246780632
112 pages
Éditeur : Grasset (14/09/2011)
3.2/5   20 notes
Résumé :
On cherchait l'endroit idéal, isolé, tranquille.Une nuit, j'ai eu l'idée : Irus ! L'île d'Anton était en vente depuis sa mort, mon père venait de trouver un acheteur, on ferait d'une pierre deux coups : on partirait dans un endroit génial, et après une histoire pareille, le type ne voudrait plus l'acheter, Irus... l'île du Bonheur serait à nous pour toujours. Et le grand saut, on le ferait comment ? Là, Vlad a eu l'idée du siècle. En douceur, impossible à louper : i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Asil
  12 avril 2013
Je suis tombée sur ce court roman au hasard d'un rangement dans la médiathèque. le titre m'a intrigué, j'ai lu la citation de la quatrième de couverture qui m'a immédiatement convaincue de lire le reste du texte.
Le soleil et la mort, quel peut bien être le lien entre ces deux choses dans la tête d'Ulysse ? Et surtout qu'est ce qui peut le pousser à décider de mourir ?
Le roman est écrit à la première personne du singulier et j'ai réellement eu l'impression de lire une confession d'ado, un texte parfois froid, parfois dur, et d'autres fois empli de tendresse. Petit à petit, le lecteur s'attache à Ulysse, comprend sa douleur, mais surtout le lecteur se met à avoir peur pour lui, peur qu'il commette l'irréparable.
Les personnages qui entourent Ulysse peuvent sembler un peu caricaturaux, son père qui a du mal à prendre ses responsabilités, sa belle mère hostile, Kim, ado asiatique que son père refuse de laisser faire des études… Mais ça n'empêche pas le portrait d'être poignant. Et même si le dénouement ne m'a pas vraiment étonnée, j'ai pris plaisir à tourner jusqu'à la dernière page.
Voilà donc un roman très court, à peine 97 pages, mais riche en émotions. A lire à partir de 14 ou 15 ans, je dirai.
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
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liliba
  29 février 2012
Ulysse veut mourir parce qu'il se sent seul. Son grand-père qui l'a élevé est décédé quelques mois plus tôt et il doit maintenant vivre avec son père, un inconnu, et avec sa femme qu'il déteste et qui le lui rend bien.

Pas de communication non plus avec les copains du nouveau lycée, pas d'activités extra-scolaires qui le changeraient de ses idées noires, et même plus Mao le chat à qui il confiait ses tourments, écrasé volontairement par la belle-mère.

C'est la petite goutte qui fait déborder le vase et Ulysse cherche et trouve (facilement) sur internet comment en finir. Au milieu de dizaines de sites traitant de suicide, il découvre « le soleil et la mort », un site géré par le mystérieux Vlad, étudiant en philosophie, sur lequel s'épanchent des centaines d'ados qui vont mal. Chacun pourtant a des raisons différentes à son mal-être et Ulysse découvre vite qu'il est assez privilégié, même s'il se sent terriblement malheureux et veut toujours mourir. Pas d'inceste chez lui, pas de violence gratuite comme celle que subit quotidiennement Kim avec laquelle Ulysse s'est lié, sentant vis-à-vis d'elle une empathie qu'il ne se porte pas à lui-même. le jeune garçon a un père prêt à lui payer des études, et un minimum d'encadrement familial même s'il ne retrouve pas la chaleur et la complicité distillées pendant de longues années par son grand-père, et s'il trouve la vie des adultes totalement superficielle.

Vlad promet sur « le soleil et la mort » un suicide collectif sans douleur. Ils sont quatre à oser le suivre et aller jusqu'au bout en organisant leur mort commune. Avec Vlad, Kim, Océane et Marco, Ulysse organise leur « départ », qui ressemble plus à un départ en week-end avec des copains qu'au chemin vers la mort. Un week-end breton, sur l'ile où Ulysse a passé toutes ses vacances est en effet l'alibi idéal. Vlad a décidé qu'ils « partiraient » tous là-bas, emportés par la marée. Mais l'échéance se rapproche bien vite et les jeunes semblent de moins en moins motivés à en finir…

J'ai beaucoup aimé ce petit roman, même si l'histoire est parfois un peu "cliché". Il faut en effet faire prendre conscience à nos ados des dangers d'internet et de sites comme « le soleil et la mort » qui fleurissent sur la toile, servant d'exutoire à des jeunes un peu paumés, mais aussi de déclic pour se supprimer. On voit très bien, avec nos yeux d'adultes et le recul donné par l'histoire, la manipulation que Vlad exerce sur les autres et comment il les mène où il veut sans qu'ils soient plus capables d'émettre un avis. On voit aussi que les déprimes des ados sont faites parfois de réelles causes, mais aussi de petits riens et qu'on pourrait les « soigner » avec juste un peu d'attention et de dialogue. Fort heureusement, on réalise également qu'il y a toujours une solution pour améliorer les choses et une façon ou une autre de se sortir d'une ornière. Un roman qui est donc parfaitement adapté aux jeunes adolescents pour lesquels il a été écrit, et qui se lit avec plaisir.



Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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leducamille
  15 novembre 2011
D'abord, on a peur : encore un roman sur le mal-être adolescent.... quand c'est le dixième lu en quelques semaines, on se dit : bon, c'est court, faisons un effort
Donc, la situation d'Ulysse dégringole : mort de son grand-père, emménagemnt avec un père qu'il ne connaît pas et qui ne le comprend pas, avec une belle-mère qui ne le supporte pas, et départ pour un suicide collectif mené par un gourou qui se révèle être un véritable psychopathe.
Mais c'est là que se révèle le génie d'Elise Fontenaille : au fur et à mesure que le héros s'avance vers l'échéance fatale, des éclaircies pointent leur nez au fil des chats d'Ulysse et des autres candidats au suicide pour finir dans la révélation éblouissante du bonheur de vivre, sur son île.
Avec toute la finesse qui caractérise son écriture, Elise Fontenaille nous transmet tout l'espoir que porte l'âge adolescent, où tout est possible même quand la vie semble sans but, sentiment courant à cet âge de l'entre-deux, même si la plupart des lecteurs ne subissent pas la moitié des affres que traversent les protagonistes de cette histoire.
Personnellement, je pense que ce titre devrait être présent dans tous les CDI.
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Sharon
  16 septembre 2011
le titre m'a interpelé par son antithèse et, comme à chaque fois qu'un titre me frappe, j'aurai envie de le modifier, de le retourner, de le transformer pour en extraire le sens profond, et je n'ai pas pu ne pas penser au ballet le jeune homme et la mort, bien qu'il ne soit pas évoquer dans ce livre.
Le thème est dérangeant : le mal être adolescent poussé jusqu'à son paroxysme. Les sites dont il est question dans ce roman existe-t-il réellement ? Je n'ai pas fait de recherches sur la question mais si oui, leurs conséquences et la facilité avec laquelle les adolescents fragilisés sont manipulables, font froid dans le dos.
Maintenant… L'écriture et la narration participent d'un choix qui ne me convienne pas. J'ai apprécié la précision et la sobriété avec laquelle les ados sont caractérisés. J'ai aimé la concision du récit, puisant sa richesse dans différentes sources (l'Odyssée, le roi Arthur, la littérature asiatique). J'ai moins aimé les faits laissés sans explication, les pistes narratives non développées. Certes, l'imagination du lecteur est ainsi sollicitée, mais j'aime aussi lire pour lire, non pour inventer.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Takalirsa
  31 mars 2017
Un très bon petit roman au style très actuel et au thème pertinent. Les phrases sont courtes et bien ficelées, et le texte agrémenté d'expressions percutantes comme "Pour vivre heureux vivons cachés. Pour vivre malheureux aussi d'ailleurs."
J'ai bien aimé également le passage sur "les éclopés à vie" qui ont raté leur suicide : "Vlad nous avait parlé d'un type qui s'était tiré une balle dans la tête (...) au réveil, il avait un oeil en moins, la moitié du cerveau niqué, mais il était toujours vivant. - Vous avez eu une sacrée chance, lui avait dit le chirurgien. Tu parles d'une chance !". On l'a compris : l'auteur aborde un thème délicat, mais sans morosité.
Le roman fait de nombreuses allusions à des philosophes : Socrate, mort par la ciguë, comme le grand-père d'Ulysse ; la caverne de Platon, symbole de l'ignorance et de l'étroitesse d'esprit, etc. le titre du livre est d'ailleurs lui-même tiré d'une citation De La Rochefoucauld : "Le soleil et la mort ne se peuvent regarder en face." Autant d'occasions donc d'élargir la réflexion sur la perception de la mort.

Il est juste dommage que la scène finale soit un peu expédiée. Dans ce genre de roman court, la chute est primordiale, et là, on a l'impression que tout va trop vite. Mais cela reste une très agréable lecture !
Lien : https://www.takalirsa.fr/le-..
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critiques presse (2)
HistoiresSansFin   28 novembre 2011
Ulysse, le narrateur, emprunte le style concis et percutant cher à Elise Fontenaille, et fait du Soleil et la mort (le titre vient de la citation de la Rochefoucauld : « Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face ») un roman dérangeant, inquiétant, mais jamais morbide
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Ricochet   12 août 2011
Une volonté de convaincre et un relatif schématisme gâchent un peu ce roman aux questions fortes, et où, néanmoins, les personnages peuvent entrer en résonance avec les lecteurs concernés.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes   14 septembre 2011
Je me levais la nuit pour chercher à manger, je bouffais n’importe quoi devant mon écran, je m’en foutais, je passais ma vie en ligne, seul avec mes idées noires… Je tapais des mots cool comme : suicide, mort, comment-mettre-fin-à-ses-jours-sans-(trop)-souffrir… Le nombre de sites consacrés au suicide… on n’imagine pas. Dès qu’on a les mots clés, on a l’impression que la planète ado ne pense qu’à se flinguer. Les gens croient qu’on ne pense qu’au sexe à quinze ans, eh bien pas du tout : on ne pense qu’à la mort. Photos de cadavres partout, faits-divers atroces, vidéos horribles…
Une nuit, je suis tombé sur un site moins gore que les autres : le Soleil et la Mort. C’était comme un club. Sur le Soleil, il y en avait toujours un qui était réveillé, même au milieu de la nuit, on chattait 24 heures sur 24.
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lilibaliliba   29 février 2012
On cherchait l’endroit idéal, isolé, tranquille.
Une nuit, j’ai eu l’idée : Irus ! L’île d’Anton était en vente depuis sa mort, mon père venait de trouver un acheteur, on ferait d’une pierre deux coups : on partirait dans un endroit génial, et après une histoire pareille, le type ne voudrait plus l’acheter, Irus… l’île du Bonheur serait à nous pour toujours. Et le grand saut, on le ferait comment ?
Là, Vlad a eu l’idée du siècle. En douceur, impossible à louper : il suffisait d’attendre la marée.
Il avait fait fort le Prince des Ténèbres… un moyen aussi simple, je n’y aurais jamais pensé. Pas de sang, de violence, de boîte crânienne éclatée, ni de grosse langue noire ou de corps bleu pendu à une poutre.
— Dommage, a dit Mishima qui aimait bien se la jouer gore.
Il pensait déjà aux photos dans les journaux.
Kim et moi, on aimait autant que ce soit clean, en plus on pourrait se regarder partir en se donnant la main, ce serait comme une estampe japonaise."
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petuniapetunia   23 décembre 2012
Comme quoi, la fin d'une histoire, ça n'est jamais écrit, ça peut toujours changer
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