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ISBN : 2253156450
Éditeur : Le Livre de Poche (17/04/2013)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Dix ans après avoir arpenté, dans -Le silence des bêtes- les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Elisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui. L'homme se rend il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaitre des droits aux animaux ? Cette approche philosophique qui s'essaie à travers sep... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
EtrangesHistoires
  21 août 2014
Je partage les idées de la philosophe Elisabeth de Fontenay en ce qui concerne l'éthique animale. Dans ses conclusions, elle rejoint tous les -grands- et aussi moins connus de la défense animale. Je ne citerai que quelques noms (le philosophe australien Peter Singer, le philosophe et politologue français Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, le psychanalyste américain Jeffrey Moussaieff Masson, le professeur Eric Baratay, l'écrivain Isaac Bashevis Singer... je ne peux pas tous les citer car fort heureusement pour la cause animale, ils sont très nombreux).
Dans ce très bon ouvrage, elle se pose et nous pose les bonnes questions.
Tout au long de l'histoire de la philosophie, les hommes faisant preuve d'empathie ont toujours été mal à l'aise avec le rapport que nous avons avec les animaux souvent considérés comme des -choses- sans sensibilité.
- parution en 2008
- Editions Albin Michel, 2008
- Editions le Livre de Poche, 2013
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlzieAlzie   18 mai 2016
A quoi reconnaît-on un homme ? La question est indécente car chacun sait d'emblée "Si c'est un homme". Et ceux qui ne reconnaissent pas immédiatement leur semblable, c'est qu'ils ont des préjugés et qu'ils décident que certaines ethnies, certaines cultures ou certains individus étrangers aux canons qui sont les leurs ne devraient pas avoir droit à l'existence ou à la visibilité sociale. Toutefois le rejet criminel de certains êtres hors de l'humanité peut s'opérer plus sournoisement, en vertu justement de ces critères élaborés à l'envi par les spéculations de la métaphysique et par certains travaux des sciences du vivant, voire de certaines sciences sociales.

2. L'impropre, (p. 52-53)
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AlzieAlzie   20 mai 2016
Mais comment ne pas reconnaître, en premier lieu, que la plupart des définitions de l'homme ou de l'humanité n'ont plus grand sens depuis que les nazis, devenus racistes d'État, ont tenté et jusqu'à un certain point réussi, l'extermination d'hommes parce qu'ils les tenaient pour des sous hommes : face à cette intention proclamée et réalisée, les belles paroles humanistes et démocratiques ont en effet dévoilé leur impuissance et leur hypocrisie.

2. L'impropre, p. 63
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AlzieAlzie   18 mai 2016
Le texte sans doute le plus ahurissant de Singer figure dans "Questions d'Ethique pratique". Avec un luxe d'effroyables précisions, il demande : "Les expérimentateurs sont-ils prêts à faire leurs expériences sur des orphelins, victimes de lésions cérébrales graves et irréversibles, si c'était le moyen de sauver des milliers d'autres personnes ? (j'ai dit orphelin pour éviter des complications en introduisant les sentiments de parents humains.)" La thèse étant que, s'ils refusent une telle possibilité mais acceptent d'utiliser des animaux non humains, ces chercheurs et ceux qui les approuvent font preuve d'une prévention immorale. Pourquoi ne pas remplacer les animaux "par des foetus, des détenus en prison, des immigrés, des chercheurs et leurs enfants" demandait se situant dans la même perspective, un anti-vivisectionniste. Combien d'implacables expérimentateurs qui, par ailleurs, se moquent pas mal de l'intérêt des animaux, ne garderont de cette camelote logico-éthique que la conviction qu'il est licite de travailler sur un matériau rendu pleinement disponible par de telles arguties ! Sans doute ces "philosophes" s'exercent-ils là à une argumentation dont la visée est en quelque sorte pédagogique : ils n'invitent jamais à passer à l'acte. Il n'en est pas moins scandaleux de jouer, même à des fins de démonstration, avec l'idée d'une utilisation expérimentale d'hommes anormaux ou anomiques.

3. Entre les biens et les personnes, (p.105)
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AlzieAlzie   20 mai 2016
Darwin a en effet montré qu'à un moment de l'évolution, un rebroussement a lieu, puisque les hommes civilisés annulent les effets de la sélection naturelle en protégeant les individus les plus fragiles.

2 . L'impropre, p. 49
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AlzieAlzie   18 mai 2016
L'outrance perd plus de combats que la patience et la mesure n'en peuvent gagner.

3. Entre les biens et les personnes (p. 91)
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