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ISBN : 2823600116
Éditeur : Editions de l'Olivier (22/08/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.37/5 (sur 653 notes)
Résumé :
4° de couverture

« D'abord, je vais Vous raconter le hold-up que nos parents ont : Commis. Ensuite les meurtres, qui se sont produits plus tard. »

Great Falls, Montana, 1960. Del Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le foi espoir de rembourser un créancier menaçant. Mais le hold-up échoue, les parents sont arrêtés. Del doit choisir entre la fuite et l'orphelinat. Il traverse la frontière et trouve refuge dans u... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (140) Voir plus Ajouter une critique
carre
07 octobre 2013
Un frère et une soeur jumeaux prennent la tangente à quinze ans, après l'arrestation de leurs parents pour un hold-up. Tandis que Berner sa soeur fugue vers Détroit pour échapper à l‘orphelinat, Bev (le narrateur) lui suit le plan élaboré par sa mère, rejoindre le Canada pour retrouver un certain Arthur Remlinger, personnage intriguant et secret.
Le choix de l'un et de l'autre les conduira bien loin de leur rêves, et l'insouciance de leur parents fera éclater à jamais la structure familiale.
Comment se construire après un tel désastre ? Comment réussir sa vie quand les fondations se dérobent sous vos pieds ? C'est quand le bonheur ?
Richard Ford réussit une nouvelle fois un grand roman sur l'Amérique et son fameux rêve. Ford photographie avec une grande justesse la vie de ces compatriotes. En plus d'une sens narratif remarquable, sa description des lieux, des personnages, des évènements est une grande leçon de littérature. Et que dire des dernières pages simplement bouleversantes, sans verser une seule seconde dans le pathos de mauvais gout. Ford est un auteur majeur, « Canada » en est une preuve magnifique.
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mesrives
01 septembre 2016
Canada , huitième roman de Richard Ford, est ma première rencontre avec l'auteur dont la bibliographie bien fournie semble-t-il n'est plus à présentée.
Dans ce roman par le biais de son héros, Dell Parsons, adolescent de quinze ans, nous voici transporté aux Etats Unis dans les années 60, à Great Falls, dans le Montana, petite bourgade étriquée.
Le narrateur, Dell Parsons, âgé de soixante cinq ans nous offre une relecture du jour qui a changé sa vie sous l'éclairage de la maturité.
Une accumulation d'événements ( le braquage d'une banque par ses parents, le départ de sa soeur Berner, sa fuite planifiée vers le Canada pour éviter d'être prise en charge par la Protection des mineurs ) sur un temps très court (du 30 août à la mi-octobre) vont le propulser sur un nouveau territoire , dans une contrée sauvage à Partreau dans le Saskatchewan.
Le talent de l'auteur réside dans la manière de présenter le ressenti de Dell et de dépeindre avec minutie le temps qui s'égraine dans son environnement intime, psychologique parallèlement à son environnement physique et matériel.
« Se substituait au temps du calendrier, jour après jour, le temps du baromètre. le temps qu'il fait compte plus que le temps qui passe, dans la Prairie; à lui se mesurent les changements invisibles de l'être. Les jours d'été, chauds, secs, sous des ciels d'un bleu intense s'enfuyaient, et les nuages de l'automne faisaient une percée. D'abord tavelés, puis marbrés, ils prenaient la forme de cirrus à longs filaments annonciateurs d'un froid acéré. le soleil sombrait vers le sud, il glissait plus à l'oblique entre les arbres morts de Partreau et illuminait la façade blanche du Léonard. »
Du Montana au Saskatchewan, la vie quotidienne de Dell nous emporte dans le devenir d'un homme en construction forcé par les aléas de son histoire personnelle:l'adaptation à de nouvelles contraintes après l'abandon du cocon familial dans un milieu étranger , et la rencontre décisive avec un personnage longtemps énigmatique,Arthur Remlinger, infléchiront le cours de sa vie.
La rébellion ou l'acceptation comme issue pour survivre après un cataclysme familial  et continuer à vivre.
Un récit en trois temps, l'avant le braquage, l'après et celui du bilan.
Une belle lecture, un dépaysement garanti .
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Bazart
31 octobre 2014
Aout 1960, l'été s'étire dans une chaleur sèche et poussiéreuse. Dell et Berner, frère et soeur jumeaux de 15 ans trainent leur ennui dans Great Falls petite ville du Montana. Bev le père, beau gars jovial et séducteur, retraité de l'armée, tente de survivre entre boulots et combines foireuses,Neeva la mère, institutrice à Fort Shaw la ville voisine, femme terne et pourtant passionnée, attend la rentrée des classes se demandant chaque jour si elle n'a pas raté sa vie. Cet été sera le dernier été en famille. Dell ne reverra plus ses parents, Berner et lui seront séparés durant 50 ans.
Tragédie à la première personne, Dell 65ans raconte ce dernier été, dans cette Amérique au seuil de la modernité, qui a englouti leur vie. Il nous décrit à la manière d'un entomologiste ses actes et ses pensées et tente de comprendre les enchainements de situations qui ont permis l'implosion de la cellule familiale. Pourquoi sa soeur et lui n'ont-ils rien vu venir ? Qui étaient vraiment leurs parents ? Où est l'exacte frontière entre le bien et le mal ? Qu'est-ce que réussir sa vie ?
Formidable roman d'apprentissage, l'émotion nous serre la gorge, Richard Ford ne nous lâche plus, la description méticuleuse des agissements, des sentiments, qui animent Dell, des villes et des paysages qu'il traverse créent une proximité et un attachement, Il est notre ami, notre frère et tout ce qui le touche nous touche. Ford raconte trois mois d'une vie en 400 pages, cinquante années en vingt-cinq et en une phrase nous fait monter les larmes aux yeux. Leçon d'écriture virtuose, il sonde l'âme humaine, nous bouleverse, nous émeut, et tente une fois de plus de donner un sens à la vie et à la littérature.
Après « Week-end dans le Michigan » « Indépendance » « L'état des lieux », voici ce merveilleux Canada. Décidemment, Richard Ford n'en finit pas d'écrire le roman de l'Amérique.
La littérature peut-être grande et accessible avec « Canada » il nous en donne encore une preuve.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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fabienne2909
07 novembre 2015
Dire que j'a failli passer à côté de « Canada »…. J'avais commencé l'ouvrage lors d'un retour de vacances, et je n'avais pas accroché, car la première partie de ce roman, qui en comporte trois, est très longue à se mettre en place. Cinq mois plus tard, j'ai décidé de m'y remettre, car j'avais lu de bonnes critiques de ce roman dans « Lire » à sa parution. Bien m'en a pris !
Car il est vrai que « Canada » n'a pas de nombreux rebondissements, n'est pas un roman d'aventures (quoique), pour tenir plus du roman psychologique, puisque l'histoire est narrée selon le point de vue du Dell âgé qui se souvient de sa jeunesse. Mais quelle langue, quel brio dans l'analyse psychologique, dans la construction des personnages, dans la mise en place d'un décor ! C'est l'un des rares romans où, durant la lecture, je ressens à ce point le « calibre » (c'est mon premier roman de Richard Ford) d'un auteur.
« Canada » est donc l'histoire d'une famille, les Parsons, qui va éclater quand les parents, à court d'argent et la tête dans les ennuis, le père étant une petite frappe retirée de l'armée qui participe de manière idiote à une arnaque, décide de braquer une banque sans réelle préparation, presque sur un coup de tête. Une folie irraisonnée qui va bouleverser les deux enfants, deux jumeaux adolescents, Berner et Dell. C'est ce dernier qui va raconter l'histoire, rétrospectivement, en essayant d'expliquer avec ses mots d'adulte ce qui s'est passé pour lui alors. Les deux parents placés en prison, Berner et Dell décident de se sauver chacun de leur côté, pour éviter d'être pris en charge par les services de la protection des mineurs. Berner part du côté de San Francisco, tandis que Dell sera emmené par une amie de sa mère, selon les dispositions prises par cette dernière, chez son frère au Canada, où il va vivre une période un peu trouble.
Il s'agit ici d'un roman d'apprentissage de la vie par un jeune garçon de quinze ans, mais dont le thème principal, qui revient régulièrement est l'identité, la perception que l'on a de qui on est, mais également par les autres. Comment devient-on qui l'on est ? Peut-on rester le même quoiqu'il advienne ? Ou doit-on s'adapter aux évènements, et dans ce cas, devenir un autre ? « (…) si notre mission à tous, dans ce monde, était d'acquérir de l'expérience, il était peut-être nécessaire, et je l'avais déjà pensé, de devenir quelqu'un d'autre. Et ce, même si j'avais cru, comme notre mère nous l'avait appris, que nous demeurions fidèlement semblables à ce que nous étions au début de notre vie. Mon père, bien sûr, aurait pu dire que ce premier individu – celui sous l'identité duquel j'avais débuté – avait cessé de faire sens et devait céder la place à un autre, plus pertinent. Il s'était sans doute déjà appliqué l'idée à lui-même. Seulement pour lui, c'était trop tard » (p. 371).
Un roman brillant, marquant, qui m'a hantée pendant les jours suivant sa lecture.
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Kittiwake
26 septembre 2013
Aucun problème pour effectuer une immersion au coeur de cette Amérique qui nous fascine, lorsqu'un écrivain nous le propose avec un talent qui justifie les millions d'exemplaires lus (certes d'autres exemples récents de ventes massives laissent beaucoup plus perplexes, et ce succès n'est pas le gage absolu de qualité, mais ici ce n'est pas volé)
Le sujet a été défloré dans les multiples critiques qui fleurissent en cette période de rentrée : le narrateur, âgé d'une soixantaine d'année revient sur son adolescence marquée par une rupture brutale du confort que confère une vie familiale à peu près standard, puisque ses deux parents se retrouvent emprisonnés après avoir tenté de braquer une banque pour éponger leurs dettes. le récit se déroule en trois parties : la période qui précède l'arrestation , puis les semaines qui ont suivi, hautement déterminantes dans le cours du destin de ce jeune garçon, puis un bilan à la fin de sa vie active.
Comme dans beaucoup de romans américains, il est aisé de comprendre comment l'auteur arrive si facilement à produire un pavé, tout en captivant le lecteur. Un luxe de détails est fourni : tenues vestimentaires, détails des repas, marque des voitures.... Cette abondance de précisons contribue à mon sens à donner une crédibilité aux personnages, à les incarner, à leur conférer une authenticité, qui joue le rôle d'un ciment dans le récit et le rend cohérent et plausible
La sincérité du narrateur ne peut être remise en cause, tant il est obnubilé par la recherche d'un sens à tous ces événements tragiques, même s'il finit par se convaincre de l'absurdité de cette quête,
Certains commentaires ont pu parler de roman initiatique. Pourtant l'accent est
mis sur des périodes particulièrement destructrices et déstabilisantes pour un être en construction. le parcours qui a conduit à une résilience est passé sous silence. Et comme pour se focaliser sur les aspects négatifs, le cheminement de la soeur jumelle, qui prouve que les causes ne produisent pas les mêmes effets, est évoqué.
L'ensemble du récit se déroule sur un rythme assez lent, non dans l'urgence des événements mais plutôt à la lueur des réflexions du narrateur qui se penche sur son passé. Malgré tout, l'ennui n'est pas de mise.
C'est donc une agréable première rencontre avec cet auteur reconnu, et qui mérite les éloges dont il est l'objet.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Les critiques presse (6)
Culturebox04 novembre 2013
Un roman singulier et profond, qui sonde avec beaucoup d'application et une grande intelligence la construction intime d'un être humain, faite du franchissement des frontières.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaPresse23 septembre 2013
Roman d'apprentissage qui semble parfois tourner en rond, Canada nous amène pourtant toujours un peu plus loin dans la réflexion sur le sens de notre existence.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress19 septembre 2013
Avec Canada, Richard Ford frappe un grand coup et signe un livre qui n'en finira pas de résonner dans l'âme du lecteur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir29 août 2013
Cette modeste tentative, à l’échelle individuelle, d’organiser sa vie et de lui donner un sens fournit la matière d’un splendide roman.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Telerama22 août 2013
Qu'est-ce qu'une vie normale ? Quelle est notre aptitude au bonheur ? Ces questions sont au coeur du septième roman de Richard Ford, qui dresse en filigrane un tableau remarquable des Etats-Unis.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique20 août 2013
Au fil de cette singulière trajectoire aux allures de road-movie, Richard Ford sonde au plus près une conscience en cheminement, livrant là un remarquable roman qui s’articule subtilement autour de la notion de frontière. Entre le bien et le mal, l’ici et l’ailleurs, hier et demain, ce que l’on est et ce qu’on souhaite être.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (144) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol21 mai 2017
Par conséquent, naufragé ici, dans le noir, à Partreau, il me semblait que je n'étais plus tout à fait le garçon d'hier, qui ne manquait de rien, peut-être destiné à une bonne fac, avec des parents et une soeur derrière lui. J'étais désormais plus chétif aux yeux du monde, insignifiant, invisible peut-être. Toutes considérations plus morbides que vitales - ce qui n'est guère un état convenable pour un garçon de quinze ans. J'avais l'impression qu'en étant où j'étais, la chance m'abandonnait, sans espoir de retour, moi qui m'étais toujours considéré comme heureux. Ma bicoque de Partreau était à vrai dire l'image même de l'infortune. Si j'avais pu pleurer, ces nuits-là, je l'aurais fait. Mais je n'avais personne sur l'épaule de qui pleurer, et puis, de toute façon, j'avais horreur de pleurer et je ne voulais pas être un lâche.
+ Lire la suite
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roland01roland0112 février 2015
Quand il était parti deux jours plus tôt, il avait le visage bouffi, l'air épuisé. Il avait les traits qui se délitaient, perdaient leur dessin, comme lessivés, on aurait dit qu'il partait à reculons, d'un pas incertain. Mais lorsqu'il était rentré, ce soir là, et qu'il s'était mis à arpenter la maison en racontant ce qui le passionnait, les satellites, la politique en Amérique du Sud, les greffes d'organes, tout ce qui pouvait rendre la vie meilleure, ses traits semblaient mieux définis, ils avaient retrouvés leur modelé. (...) Au contraire, durant ce dîner, ses yeux ont monopolisé l'attention, comme s'il venait de découvrir un monde inconnu jusque là, au début, ça m'a fait du bien, ça m'a rassuré. Mais au bout d'un moment ça m'a mis mal à l'aise. On avait le sentiment qu'il réévaluait tout (...) en donnant l'impression de les voir pour la première fois, d'un œil neuf et intéressé. Du coup, la maison m'avait paru étrangère, comme s'il en projetait un usage inédit. Ses yeux me faisaient le même effet.
(...) J'ai observé le phénomène sur le visage d'autres hommes. Des hommes sans feu, ni lieu, vautrés sur le trottoir, devant des bars, des jardins publics, des dépôts d'autobus, en train de faire la queue devant la porte d'institutions charitables où échapper à la longueur de l'hiver. Sur leurs visages -beaucoup étaient beaux mais ravagés - j'ai vu les vestiges de ce qu'ils avaient failli être sans y parvenir, avant de devenir ce qu'ils étaient. c'est une théorie sur la destinée et le caractère qui ne me plaît pas et à laquelle je ne veux pas adhérer. Mais elle est là en moi, comme un impitoyable récit en sous-main. De fait je ne croise jamais un homme ravagé sans me dire : Voilà mon père, mon père est cet homme là. Je l'ai connu dans le temps.

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roland01roland0114 février 2015
Si j'avais pu pleurer, ces nuits là, je l'aurais fait. Mais je n'avais personne sur l'épaule de qui pleurer, et puis, de toute façon, j'avais horreur de pleurer et je ne voulais pas être un lâche.
Et pourtant, si je parvenais à ne pas couler à pic chaque soir, avec un sentiment d'amertume et d'abandon qui m'empoisonnait toute la journée du lendemain, si je me contentais de rentrer à vélo et de manger mon repas froid vers cinq heures plutôt qu'à la nuit, ça me laissait le temps de me fixer un nouveau centre d'intérêt accessible, en observant ce qui m'entourait à Patreau - c'est-à-dire une fois encore sans rien exclure, comme me l'avait conseillé Mildred - et alors, alors seulement, ma situation m'apparaissait sous un meilleur jour, et je sentais que je pourrai tenir le coup, et la distance.
Car, après tout, je n'avais pas intérêt à me laisser couler. Même si, tous les soirs, j'étais en proie à un sentiment de vide, du fait de ne pas savoir qui j'étais ni où j'étais en ce monde, ni comment les choses se passaient, ni comment elles pourraient se passer pour moi en particulier, j'avais connu pire ! Telles étaient la vérité que Berner avait comprise, et la raison pour laquelle elle s'était sauvée et ne reviendrait sans doute jamais. Elle avait perçu que tout valait mieux que d'être les enfants abandonnés de deux braqueurs de banque. Charley Quarters m'avait dit qu'on traversait des frontières pour échapper aux choses, et peut être pour se cacher. Sous ce rapport, à son avis, le Canada était une bonne planque. (Même si ce passage de la frontière ne m'avait fait aucune impression, on devenait quelqu'un d'autre, au cours de l'opération - c'était en train de m'arriver, il fallait bien que je l'accepte.)
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carrecarre28 septembre 2013
"Dans ce monde, il y a deux sortes de gens, a dit Mildred. Oui, enfin, il y en a de toutes sortes. Mais au moins deux : ceux qui comprennent qu'on ne sait jamais; et puis ceux qui pensent qu'on sait toujours. Moi, j'appartiens au premier groupe, c'est plus sur."
Commenter  J’apprécie          380
MahpeeMahpee17 octobre 2015
Il se peut qu'être un enfant de la ville (en ville c'est le temps qui passe qui compte le plus) transplanté du jour au lendemain dans un lieu désert inconnu, parmi des gens dont je ne savais pas grand-chose, m'ait assujetti davantage aux forces naturelles qui se faisaient l'écho de mon vécu intime et me le rendaient plus tolérable. Par rapport à ces forces - Terre qui tourne, Soleil qui traverse le ciel plus bas dans sa course, vents gonflés de pluie, arrivée des oies -, le temps du calendrier, invention humaine, passe à l'arrière-plan, et c'est bien ainsi.
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