AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Marie-Odile Masek (Traducteur)
EAN : 9782757811177
212 pages
Points (09/10/2008)
3.5/5   104 notes
Résumé :
"A l'automne de 1960, alors que j'avais seize ans et que mon père était momentanément sans emploi, ma mère rencontra un homme du nom de Warren Miller et tomba amoureuse de lui. C'était à Great Falls, Montana..."
Depuis que son père est parti combattre les incendies de forêt qui ravagent la région, Joe doit faire face à la soudaine désinvolture de sa mère, et à la découverte de sa propre solitude.

Souvent comparé à Faulkner, Richard Ford aime à ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
3,5

sur 104 notes
5
2 avis
4
6 avis
3
5 avis
2
2 avis
1
0 avis

cicou45
  26 juillet 2012
Je ne connaissais pas du tout cet auteur jusqu'à présent et c'est ma belle-mère qui m'a conseillé de commencer par ce livre-là. Je ne sais pas pourquoi mais celui-ci m'a fait penser au film "Sur la route de Madison" avec Clint Eastwood et Meryl Streep (film que j'ai adoré d'ailleurs).
Cette histoire se déroule au tout début des années '60 dans la vile de Great Falls. C'est l'histoire d'une couple, Jeannette et Jerry et de leur fils unique qui n'est autre que le narrateur, Joe. Jerry est un professionnel du golf et gagne relativement bien sa vie en donnant des cours. Tout dérape le jour où il se fait renvoyer et que sa femme et son fils le pressent pour chercher un nouvel emploi, ce qu'ils font eux aussi de leur côté. Alors qu'un immense incendie ravage les forêts alentours et ne semble pas décider à s'éteindre, Jerry décide alors, sur un coup de tête et alors qu'il n'a absolument aucune expérience en la matière, d'aller rejoindre les troupes engagées chargées de venir à bout de ce feu.
C'est au cours de l'absence de ce dernier qu'intervient réellement le personnage de Warren Miller, un homme riche, la cinquantaine et qui va tout changer pour cette petite famille. Je ne vous en dirais pas plus sur le sujet pour ne pas gâcher tout l'intérêt du livre mais sachez que j'ai vraiment adoré l'écriture de Richard Ford, la manière dont il analyse les sentiments humains et l'ambiance qui en découle de ce magnifique ouvrage. Une fabuleuse découverte !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
bilodoh
  03 avril 2018
Questionnements d'ado, un garçon qu'on dirait tellement occupé à observer la vie autour de lui qu'il a du mal à avoir une vie…

Il menait jusque là une vie bien ordinaire, jusqu'à cette saison où la vie tranquille de ses parents bascule. Il y a son père qui a perdu son emploi et qui décide d'aller travailler à éteindre des feux de forêt. Et puis sa mère qui décide d'aller voir ailleurs et qui entretient une liaison avec un homme riche.

Alors, qu'est-ce que l'amour si ses parents se mentent et se trompent? Qu'est-ce que la fierté du travail lorsqu'on perd son job? Qu'est-ce qu'on doit faire quand on est un ado américain des années 60 dans une bourgade du Montana?

Et la vie passe, une simple saison de plus…
Commenter  J’apprécie          281
Christw
  03 décembre 2011
Dans les années 60, un couple américain du Montana connaît une mésentente conjugale. le fils désemparé tente de comprendre le comportement de ses parents et surtout de l'accepter. Voilà pour l'histoire dont le narrateur est l'enfant unique, un adolescent de seize ans prénommé Joe.
J'ai aimé ce roman dépouillé, net, exhalant le mal-être d'un tableau d'Eward Hopper.
Par une technique très visuelle, faite de deux gestes et deux répliques pour donner une présence aux personnages, l'auteur, tout en retenue, livre un texte attachant.
On dit que la gestation d'un roman de Richard Ford est si minutieuse qu'il n'écrirait (pendant plusieurs années) qu'après notes et réflexions mûries une année durant. Savoir cela évite de penser qu'il s'agit d'un récit anecdotique.
Rien n'est simple pour les personnages tentés de renoncer à ceux qui les entourent pour ce qu'ils voudraient d'autre, ailleurs, autrement. Jerry a perdu son emploi et quitte sa famille pour trouver consistance en combattant les incendies qui ravagent le pays à l'ouest de Great Falls. Son épouse frustrée a une liaison avec un autre homme au vu et su de son fils. Celui-ci devine la fin de son enfance à travers la discorde de ses parents et s'accroche à ce qu'il peut. Cette scène où Joe parcourt seul les rues de la ville, sans but et espérant partir vers autre chose - mais quoi ? - est poignante.
Joe acquiert progressivement une lucidité, amère et résignée, pour comprendre que même ses parents font partie des autres:
« Et la leçon à tirer de presque toute expérience humaine c'est que, lorsque d'autres sont concernés, même des gens qui vous aiment, votre intérêt ne passe généralement pas en premier, et c'est très bien ainsi. »
Pas de mélodrame dans tout cela: c'est comme ça, voilà. Il y a quand même de bons moments.
Et on est sensible, jusqu'aux dernières pages, au devenir de cette famille.
La technique utilisée par l'auteur fait que les personnages semblent subir leur destinée. Ils agissent comme sous l'effet d'une soumission à un ordre des choses, parce que l'auteur laisse peu de place à l'analyse des sentiments sinon pour souligner le regard, le mot, le geste qui suscite la perplexité implicite de Joe.
Cette position en retrait de l'écrivain, qui n'entre pas dans les têtes, fait dire à Jean Wagner (Quinzaine littéraire) dans la présentation, que Ford ne se prend pas pour Dieu mais se contente d'être un romancier.
On s'explique mal pourquoi on prend goût à un récit: sans doute y-a-t-il une part de soi qui y est disposée ou préparée. le constat pessimiste (rien n'oblige de le partager) sur les relations humaines que cet ouvrage distille insensiblement ne ternira pas mon sentiment à propos d'Une Saison Ardente. Et le découvrir à travers cette écriture sobre et pénétrante est une agréable surprise.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Malise
  06 août 2013
Le temps d'une saison et sous l'oeil observateur mais indulgent de leur fils, un homme et une femme tentent de changer de vie. Un peu par nécessité le mari décide d'aller combattre l'incendie qui ravage la région. Un peu par désoeuvrement son épouse rencontre un autre homme, notable dans la ville qu'ils habitent. Pas de débordements, pas d'excès, pas de mélodrame. L'adolescent solitaire et un peu marginal, sous les yeux duquel le couple parental se délite, regarde, écoute mais ne juge pas. Centré autour de ses réflexions et de ses sensations, ce roman décrit tout en retenue le basculement vers l'âge adulte, le moment où l'on découvre que ses parents sont faillibles et décevants, parfois.
Commenter  J’apprécie          150
AllTimeReadings
  16 janvier 2016
[...]
Je dois dire que je ne m'attendais pas à ça. Je me suis pris une claque monumentale en lisant ce livre. Dès le début on se retrouve plonger dans l'histoire et on s'attache à Joe. Personnellement, j'ai adoré ce personnage. On se sent tellement triste pour lui, on aimerait faire quelque chose pour que son supplice arrête. Et pourtant, même si son monde est en train de s'écrouler, il reste fort, il ne se laisse pas abattre et fait preuve d'une très grande maturité. Il sait quand il doit parler et quand il doit seulement répondre un simple « yes, it is » ou « no, it isn't ». Je l'ai trouvé très attachant. Et j'ai aussi aimé la relation qu'il entretient avec son père. Il est tellement fier de lui et il aimerait le protéger en lui cachant la vérité, en lui disant que non, sa mère ne l'a pas déjà remplacé. Ce personnage m'a vraiment bluffé. le fait que ce livre soit en plus écrit à la première personne, du point de vue de Joe, rend le tout encore plus prenant, encore plus saisissant. On s'imagine réellement l'ambiance lourde et pesante dans laquelle il se trouve.
En revanche, j'ai littéralement détesté les personnages de Jean et de Warren Willer. Je ne veux pas dire par là que l'auteur les a mal décrits, mal mis en scène… Non, justement. Il a parfaitement décrit leur comportement et leur psychologie. Il montre à quel point ces deux personnages sont vicieux et détestables. Ils font souffrir Joe et vont même jusqu'à dire que c'est de sa faute, à lui! Ils sont ignobles et ont tous les deux un comportement inexcusable. J'étais tellement plongé dans ce livre que je ne pouvais pas me retenir de les insulter à haute voix quand je lisais. Non, non, ce n'est pas une blague !
Quant au personnage du père, on ne peut pas dire qu'il soit réellement présent. Il apparaît au début, à la fin, et quelque fois au téléphone au milieu du livre. Il n'empêche que lui aussi m'a beaucoup fait de peine. Imaginez, vous vous absentez trois jours et quand vous revenez, votre femme vous annonce qu'elle est amoureuse de quelqu'un d'autre et qu'elle vous quitte, là, maintenant, sans même vous laisser le temps de digérer la nouvelle. Et d'ailleurs, j'avoue que les larmes me guettaient lors de la dernière scène où la famille est réunit. J'ai trouvé l'instant tellement prenant, tellement puissant.
Comme vous vous en doutez, j'ai beaucoup aimé la plume de Richard Ford. Elle est fluide et les discours sont écrits en langage courant, il n'y a pas de fioritures et c'est très bien comme cela. J'ai vraiment hâte de lire d'autre de ses oeuvres, et je pense les lire en anglais également car, comme le langage est courant, il n'est pas compliqué à comprendre. Certes, il y a quelques mots dont je ne connaissais pas la signification, mais il n'empêche pas une bonne compréhension du texte, on arrive à deviner leur sens grâce au contexte. Je pense qu'un niveau d'anglais moyen est suffisant pour lire Wildlife.
Bon, si j'ai une toute petite remarque à faire, c'est que l'auteur n'évoque pas assez les années 60. On sait que l'action s'y déroule, car le narrateur le dit, mais sinon, peu de détails nous permettrait de le comprendre. En effet, vu que l'action se déroule dans un espace très restreint (la maison des Brinson, celle de Miller et quelques rues de Great Falls), on ne se sent pas plongé dans une époque différente. C'est un peu dommage, mais en même temps, je pense que depuis que j'ai lu 22/11/63 de Stephen King, je m'attends à ce que les auteurs soient tous capable de décrire les sixties avec une très grande précision, or ici, je me doute bien que ce n'était pas la volonté de l'auteur.
Lien : https://alltimereading.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ZalvecZalvec   15 janvier 2023
Il est vraiment ahurissant de voir à quelle vitesse le monde peut se mettre à tourner à l'envers, tu ne trouves pas ?
Commenter  J’apprécie          10
bilodohbilodoh   02 novembre 2017
Et j’en concluais que mon père était loin d’être un imbécile et que l’amour c’était fait pour durer, même si parfois il semblait s’éloigner sans laisser de traces.

(Points Signature, p. 45)
Commenter  J’apprécie          240
cicou45cicou45   26 juillet 2012
"Nous sommes pour toujours en quête d'absolu que nous ne trouverons pas. On se découvre une soif d'authenticité sans être soi-même authentique. L'amour, en revanche, me semble tout à fait permanent."
Commenter  J’apprécie          160
line70line70   20 mars 2011
Et il y en a, des mots, des mots qui veulent dire quelque chose, mais qu'on ne veut pas dire, des mots qui sont responsables de vies brisées, des mots qui voudraient réparer quelque chose de brisé, mais qui n'aurait jamais dû être brisé, quelque chose que personne ne voulait voir briser et que, de toute façon, ils n'arriveront pas à réparer.
Commenter  J’apprécie          30
AllTimeReadingsAllTimeReadings   16 janvier 2016
I tried to think of what was between my mother and Warren Miller now, because something seemed to be. And not because of what they’d say to each other when I was present or said to me or might’ve said that I knew nothing about, but because of what they didn’t say but just presumed, the way you presumed moisture was in the air or that there were no more degrees in a circle than three hundred and sixty.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Richard Ford (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Ford
Nous les avions déjà réunis lors de la première édition d'AMERICA en 2002. La tentation était grande de réunir de nouveau cette année Richard Ford et Russell Banks pour un nouveau tête à tête, vingt ans après. le travail de l'écrivain, le regard qu'ils portent l'un et l'autre sur leur pays et leurs compatriotes, sur la place des États-Unis dans le monde, les questions ne manquent pas pour ce rendez-vous exceptionnel avec ces deux très grandes plumes. Richard Ford et Russell Banks
autres livres classés : montanaVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1689 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre