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ISBN : 2070129861
Éditeur : Gallimard (19/08/2010)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 38 notes)
Résumé :
« Ils descendaient depuis l’azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu’à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l’eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bellonzo
  04 janvier 2014

Rarement enthousiasmé par la littérature française actuelle j'ai découvert une exception splendide,aux ailes immenses comme un ciel de Mermoz,à l'ampleur d'un vol de l'Aéropostale et qui brasse un siècle parmi les nuages,mais des nuages qui auraient sur notre basse terre l'oeil de l'aigle royal.Philippe Forest brode une superbe tapisserie de haut style sur la vie de son père pilote.Ce faisant il nous raconte à sa manière rien moins que l'histoire de l'aviation qui se confond pratiquement avec le siècle.S'il est vraiment ardu de définr l'acte de naissance de ce trasport Forest sa'ccorde sur le bien modeste décollage des frères Wright en 1903, quelques décimètres au-dessus des dunes de Caroline du Nord.Mais bien d'autres nous accompagnent et des plus grands, Lindbergh, Mermoz, Guillaumet, Saint Exupéry,aux presque anonymes qui n'ont laissé qu'une trace fort locale notamment en cette Bourgogne mâconnaise berceau des parents de Philippe Forest.
Chaque chapitre est une date associée à un vol historique ou vécu par ce père,figure passionnante dont Philippe Forest ne nous cache pas par ailleurs les douteuses tentations de jeunesse un peu maréchaliste. Certes,pas longtemps,et pas vraiment.Et puis avoir dix-neuf ans en 1940 n'était pas si limpide.Ce père,Jean Forest,passera par le Maroc et pilotera finalement lui-même du côté de Macon,sans accent, Alabama. Mais à quoi bon,chroniquant ce livre,privilégier tel ou tel épisode?Ce roman est d'une aisance stupéfiante à se mouvoir dans l'azur ou le gris.Les pages sur l'exode près la débâcle nous font vivre au plus près de ces semaines absurdes et efffrayantes quand Jean convoie sa future fiancée et sa sa famille jusqu'à Nîmes,en un écoulement Nord-Sud d'une France exsangue et ahurie.Sa formation en Amérique touche du doigt dans ce Sud profond la ségrégation triomphante et la maladresse de Jean offrant son siège à une vieille noire,s'attirant l'antipathie de cette dernière car les bonnes intentions pavent l'enfer.
le style de Philippe Forest réhabilite le participe présent et donne une fluidité à ce long roman,les phrases souvent assez longues restant parfaitement maîtrisées.On se sent ainsi proche du personnage principal et des autres,avec parfois une délicieuse incursion dans le cinéma,moteur en ces années quarante de la fabrication des souvenirs de jeune homme,avec Bogart,Casablanca (oui ce n'est pas pour me déplaire) ou Fonda,Les raisins de la colère.Particulièrement vivace cette longue cavalcade dans le siècle nous plonge dans l'aventure de la vie de cet homme,mais aussi d'un pays aux prises avec ses contradictions,rallié en bonne part à la voix chevrotante d'un vieillard à Vichy,ignorant voire vilipendant une autre voix inconnue, londonienne. Collectif, individuel, familial, professionnel,le récit de Philippe Forest brasse des décennies et des espaces fabuleux,de ceux qui font le prix d'une grande,très grande littérature française,celle que je ne rencontre pas souvent.Il est vrai que je m'évade plutôt vers de grandes voix d'ailleurs.
La Résistance et ses à peu près,l'épuration et ses radicalités, l'opportunisme et ses méandres,l'après-guerre ne trouve pas tellement grâce aux yeux de Forest mais le propos est ailleurs.Comme un enchanteur l'auteur nous immerge là haut dans ces merveilleux nuages comme disait le poète,parfois menaçants quand on comprend que les combats aériens n'avaient plus grand chose des codes d'honneur des chevaliers du ciel du début de siècle.Pages étonnantes sur les bombardements de Coventry mais aussi de l'Allemagne.La folie avait entre temps gagné les airs.Forest nous rappelle aussi les origines d'Air France et c'est intéressant d'entrer ainsi dans l'histoire d'un grand groupe dont on finit par oublier les hommes qui l'ont fait.C'est que la vie de Jean Forest est infiniment riche faisant de lui plus ou moins un collaborateur des Services Secrets.Extraordinaire aussi la calme méditation,modeste aussi,sur la cinquantaine et un peu plus (je connais),particulièrement acide pour un pilote.Comme si nous n'étions pas tous des pilotes plus ou moins embrouillardés de notre propre périple sur terre.
Mais le plus beau dans le siècle des nuages à l'évidence,malgré les superbes descriptions du ciel et de ses grands oiseaux de métal,malgré les envolées sur ces cathédrales qui ont nom Orly ou Charles-de-Gaulle,malgré cette inéluctable déception du pilote vieillissant qui n'aura pas droit au Concorde mais dont les ailes seront fauchées avant le drame de 2000 et les avions assassins de 2001,le plus beau,disais-je,c'est l'hommage passionné d'un fils pour son père,né avant le Spirit of Saint Louis et mort juste avant une autre mort,celle du siècle,du Siècle des nuages.Quand un roman atteint de tels sommets,qu'il vogue à Mach 2,on se retrouve, enfant, le Dimanche à Orly,rêvant aux nuages,aux merveilleux nuages.Ceux de Baudelaire si je me souviens maintenant.Plongez-vous dans ce grand roman de l'homme et de l'espace,celui qui donna à Lindbergh comme une sagesse ultime quelque peu rédemptrice après ses errances,et à Howard Hughes sa finale folie.
Jean Forest s'est éteint peu avant l'an 2000.Fatigué il n'aurait pas trop aimé le nouveau siècle,me semble-t-il.Mais ceci est une autre histoire.Quant au propre drame de l'auteur Philippe Forest,relaté en deux pages d'une infinie pudeur je le laisse à votre propre sensibilité.
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sylvaine
  29 janvier 2012
"un livre de garçons" dixit ma libraire
Thème de l'histoire :Philippe Forest nous raconte la vie de son père décédé un dizaine d'années avant.
Né à Macon son père a assisté aux premiers vols des hydravions qui venaient se poser pour escale.Fasciné par l'aviation depuis tout jeune .guerre oblige, recalé à l'école de l'air il partira faire des études d'agronomie en Algérie .Les circonstances aidant,il sera formé comme pilote de guerre aux USA et rentrera en France sans avoir combattu
Marié, père de famille, il se reconvertira en pilote de ligne sous les couleurs d'Air France dont il sera l'un des plus brillants commandants de ligne.
Thème récurrent du livre:l'histoire, le temps écoulés;font qu'une décision prise à tel ou tel moment ne peut pas être jugée quand l'histoire permet de dire ,à posteriori,s'il était bon ou non d'agir ainsi
Merci Mr Forest d'avoir réussi à rendre indigeste cette histoire
Les phrases sont longues, emberlificotées,illisibles souvent.
Je vous aurais volontiers dit que je n'avais pas du tout adhéré à ce livre si les 40 dernières pages (épilogue dixit l'auteur)n'avaient trouvées en moi un certain écho
Il n'en reste pas moins qu'avant d'y arriver 500 pages vous attendent!
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caro64
  22 octobre 2010
Ouf !!! Je suis enfin venue à bout de ces 556 pages ! Ce fut laborieux… je pense (suis sûre, même) que j'aurais abandonné la lecture de ce roman si je ne le lisais pour le comité de lecture dont je fais partie.
Philippe Forest nous raconte l'histoire de son père, pilote de ligne disparu il y a dix ans, mais aussi celle du vingtième siècle à travers l'épopée de l'aviation, depuis l'invention des frères Wright en 1903. Cet ouvrage aurait pu être passionnant…
Mais non, c'est froid, lourd et monotone. Beaucoup trop de longueurs : une trop grande quantité d'historiettes sur l'aviation et sur les personnages, une trop grande place à la Seconde Guerre mondiale, des phrases parfois interminables… Quand l'auteur raconte un fait, il s'interroge à chaque fois sur le statut de ce souvenir – est ce vrai ?: "Voilà si ça s'est passé comme ça… ", avant de se raviser : "Comment savoir si ça s'est réellement passé comme ça, et pas comme ça ?", "comment se souvenir s'il faisait beau, si elle était brune ou blonde… ", et c'est souvent vraiment très long…
La dernière moitié du roman est plus accessible… mais il faut y arriver ! Il faut du temps et des efforts pour cheminer dans ce roman qui mêle inextricablement récit et commentaires sur ce récit. J'avoue avoir carrément sauté des paragraphes, pas vraiment gênant pour suivre l'histoire, mais je n'aime pas du tout cela !!!
Bref, je n'ai pas pu décoller… "pesanteur" des nuages !
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Rodin_Marcel
  10 avril 2015
Forest Philippe - "Le siècle des nuages" – Gallimard-NRF, 2010 (ISBN 978-2070129867)

Contrairement à ce qui est porté sur la couverture et la page de titre, il ne s'agit pas du tout d'un roman. L'auteur s'est mis en tête de reconstituer ce que fut la vie de son père (né en 1921, décédé en 1998) dont il ne sait pas grand-chose si ce n'est qu'il fut aviateur. Il intercale donc le peu qu'il sait de précis sur le cheminement professionnel de son père, dans des considérations beaucoup plus vastes.
Le récit contient une véritable histoire du développement de l'aviation en France depuis Blériot jusqu'à Air-France, des biographies détaillées comme celles de Mermoz, Lindberg, Saint-Exupéry, l'histoire de la création aux forceps d'Air France grâce à la connivence entre De Gaulle et des communistes.
L'auteur s'attarde longuement sur la guerre 1940-1945, sa famille habitant Mâcon qui se trouve en "zone libre", son père étant envoyé dans une école d'ingénieurs en Algérie, juste avant que les Alliés n'y débarquent : il se retrouve mobilisé par la France Libre, envoyé en formation de pilote de chasse au fin fonds des Etats-Unis, où on le retient finalement comme instructeur des autres petits français, si bien qu'il ne rentre en France qu'une fois la guerre largement terminée, en 1946.

Incontestablement, on apprend des choses intéressantes, mais le tout est tellement délayé, avec des redites si fréquentes qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'auteur n'a pas revu son texte...

Autre Intérêt de ce texte : au début, l'auteur se livre à quelques considérations à prendre en compte lorsque l'on souhaite écrire l'histoire de sa propre famille. Grosso modo, il renonce à produire un récit continu, lissé, cohérent, et admet qu'il ne peut fournir finalement que des données fragmentaires : tout au long de son récit, il insiste là-dessus. Dans le même esprit, lorsqu'il relate un évènement ayant une portée historique, il rappelle qu'il ne sait pas avec certitude si ses parents furent ou non touchés par cet évènement.

Le plus décevant se trouve dans les derniers chapitres : l'auteur relate combien son père fut consterné de devoir constater et admettre que ses rejetons ne cultivent aucune des valeurs à ses yeux essentielles qu'il aurait voulu leur transmettre. Ainsi par exemple de son catholicisme sans fanatisme, sans bigoterie, mais le menant tout de même à fréquenter la messe quasi tous les dimanches alors qu'aucun de ses descendants n'y songe, ou encore de son respect de son mariage ayant duré toute sa vie, alors qu'il voit ses enfants tous divorcés et plus ou moins remariés etc. Là, je me dis que l'auteur a raté son livre, car c'est précisément sur ce point précis que j'attendais de sa part quelques idées originales... Dommage.
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vayhair
  15 novembre 2010
« le siècle des nuages » de Philippe Forest Gallimard 2010

Du haut des nuages , l ‘auteur contemple le siècle passé à travers l ‘histoire de l ‘aviation mais aussi celle de son père lui même pilote devenu après la guerre commandant de bord à Air France .
Dans un magnifique prologue il explique sa démarche en écrivant ce roman autobiographique : « Celui qui se souvient de soi , en est réduit à reconstituer un roman , son propre roman à propos des débris dépareillés du passé , acceptant l ‘invérifiable hypothèse qu ‘une intrigue doit pourtant exister qui unit tous ces moments et les intègre à la cohérence d'un récit à peu près suivi et sensé , prêtant sa psychologie présente , pour autant qu ‘il est capable d'en savoir quoi que ce soit , au personnage qu ‘il a été autrefois et dont il ne connaît plus rien ».
Comme dans ses précédents livres il évoque en quelques pages le drame qui va le pousuivre la mort de sa petite fille de 4 ans victime d'un cancer des os.
Son roman part de la naissance de son père en 1921 jusqu' à son décès en 1998 : il raconte l ‘exode de 40 , les progrès de l ‘aviation à travers ses héros Mermoz , St Exupéry , Lindhberg.
Le récit mélange les genres du roman , de l ‘essai , de la biographie , de réflexion sur le temps qui passe et emporte les rêves auxquels on avait cru.
Grande Histoire et histoire familiale principalement de son père forte personnalité d'homme honnête , loyal , croyant et résistant.
Ce livre est bouleversant , lucide et nous fait réfléchir sur la vie et la mort.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BernardbreBernardbre   07 octobre 2012
Mais chacun sait bien – et elle aussi – qu’une lettre d’amour, on ne l’adresse jamais qu’à soi-même, prenant simplement l’autre à témoin du roman qu’on se fabrique tout seul pour soi, et qu’elle crée de celui à qui l’on écrit une image rêvée dont personne n’est assez dupe pour croire qu’elle existe autrement et ailleurs que dans la fiction songeuse de ses propres illusions.

On n’écrit jamais qu’à défaut d’aimer.

La légende veut qu’il soit devenu athée et anticlérical un soir de Noël où, enfant de chœur, servant la messe de minuit, il aurait perdu son orteil qui avait gelé pendant que le sermon du curé s’éternisait : c’est une preuve qui en vaut une autre de l’inexistence de Dieu et de l’idiotie de ceux qui croient en lui.

Comme dans cette vieille fable de La Fontaine – la seule que lui, son fils, mon père, n’ait jamais oubliée et ait su réciter jusqu’au bout par cœur – mais lui, mort subitement et à seulement cinquante ans, n’en avait pas eu l’occasion –, réunit autour de son lit ses enfants et leur fait la promesse d’un trésor qui, bien sûr, n’existe pas mais à la recherche duquel ils vont consacrer désormais toute l’énergie de leur existence. La morale n’étant pas que le travail est le vrai trésor ainsi que le voudrait une interprétation conventionnelle comme celle qu’on demande à l’école pour édifier les enfants. La vérité étant que le monde est tout à fait vide, qu’on peut retourner toute la terre sans jamais y trouver quoi que ce soit. Ou plus précisément: que le seul trésor, dès lors qu’on le sait, est le rien dont procède toute vie et avec lequel elle s’achève. / Et c’est bien pourquoi les pères se taisent. Du moins lorsqu’ils en ont l’intelligence et la délicatesse.
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michelekastnermichelekastner   12 juin 2012
Qu'aimait-il au fond ? Je ne sais pas. Qu'y avait-il derrière ce discours bien raisonnable et très responsable qu'il tenait aux autres, parlant du courrier, de la ligne, de la compagnie, invoquant la mission dont tout commandant de bord se trouve investi ? Discours auquel il croyait certainement, à l'aide duquel il justifiait sincèrement sa conduite, mais qui, même chez un homme aussi consciencieux, aussi scrupuleux que lui, n'aurait pas suffi à expliquer la longue passion à laquelle, en vérité, il avait voué sa vie. Une sorte de vice incompréhensible et inavouable. Peut-être était-ce, après tout, le pur plaisir physique de voler, la performance presque sportive-l'athlétisme aérien-qui vous assujettit aux sensations qu'elle produit-autant que le sexe ou l'alcool-, stupéfiant mental qui exige que l'expérience soit sans cesse reproduite, avec la nécessité toujours plus impérieuse d'éprouver au bout de ses bras, de ses jambes, son propre corps relié aux organes de l'appareil, l'impression d'arracher à la terre la masse inconcevable d'un engin de plusieurs tonnes et de le gouverner à sa guise dans les airs. Ou encore : cette licence que son métier lui donnait de n'être nulle part, de s'en aller et puis de revenir, tour à tour nomade et casanier, éprouvant une sorte de vertige à se retrouver dans le vide absolu du ciel, laissant au-dessous de soi tous les tracas de la terre.
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caro64caro64   20 octobre 2010
Qualifié comme commandant de bord du Boeing 747. Parvenant ainsi à l’apogée de sa carrière aéronautique au moment même où la compagnie se trouvait elle aussi à son zénith. Comme si l’histoire de l’aviation et la sienne n’en avait jamais formé qu’une seule, évoluant ensemble et du même pas, depuis l’époque antédiluvienne des hydravions et de l’aéropostale dont, enfant, il avait suivi les exploits, en passant par la parenthèse refermée et oubliée de la guerre, jusqu’à l’ère des long-courriers à réaction qu’il pilotait désormais et des aéroports vastes comme des cités reliées les unes aux autres au sein du réseau rond et régulier des lignes encerclant le monde.
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caro64caro64   20 octobre 2010
De l’aviation il s’était fait ainsi une sorte de religion dont lui et – je crois – tous les autres pilotes de son époque avaient déduit un système très strict de croyance, de rites et même de superstitions. Convaincu que « la compagnie » passait avant tout le reste, qu’il était naturel de lui consacrer sa vie. Voire, si les circonstances l’exigeait, de la lui sacrifier, comme les marins coulant avec leur navire, ce qu’il aurait sans doute fait si l’occasion s’était présentée, moins par courage, il n’en avait pas forcément davantage que n’importe qui, que par principe – et là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’en était pas dépourvu. En tout cas, considérant que ce qui ne concernait pas « la compagnie » venait après : notamment son intérêt personnel et jusqu’à sa vie de famille.
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caro64caro64   20 octobre 2010
Je le revois, lui, mon père vieillissant, et ce qu'il disait du naufrage d'avoir vécu. Il ne se plaignait pas. Il n'avait rien à regretter de sa vie, je crois. C'était autre chose. Au fond, il n'en revenait pas. Que tout soit allé si vite et se trouve désormais accompli.
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Videos de Philippe Forest (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Forest
Philippe Forest vous présente son ouvrage "Je reste roi de mes chagrins" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire Août 2019. Parution le 29/08.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2341390/philippe-forest-je-reste-roi-de-mes-chagrins
Notes de musique : Youtube Audio Library
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