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EAN : 9782246783060
352 pages
Grasset (13/03/2013)
4.75/5   4 notes
Résumé :
« Après plus d'un an de présence en Indochine, je connaissais ce qu'on peut filmer dans la guerre. Au départ, on se dit : "Tiens, il faut filmer l'ennemi." Non, l'ennemi, il ne faut pas le filmer. Il faut filmer les gens avec qui l'on est. L'ennemi, si on le voit, il vous voit. Et il tire le premier ! » Pierre Schoendoerffer « La guerre est un combat contre, au minimum, un ennemi. Impossible de la couvrir sans être avec les combattants d'un des camps.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Un roman-témoignage, où deux journalistes de deux générations différentes partagent leurs vécues. On en sera plus sur Pierre Schoendoerffer que Patrick Forestier qui sont tous les deux reporter de guerres, journalistes, écrivains et réalisateurs.

À travers ce livre, ils nous racontent leur parcours qui les a amenés à devenir reporter. On apprend également toutes les horreurs commises par l'armée française dans ses guerres : Indochine, Algérie, Afghanistan... comme celles également commises par les autres pays agresseurs, ou des dictatures sur leurs propres citoyens. Sans oublier la condition de la femme où leur existence est très difficile, faute de droits, d'égalité...Un éternel schéma de stupides violences qui ne s'arrêtent jamais.

Par contre, j'ai trouvé que la fin du livre se terminait abruptement... ce qui est dommage, car ça se lisait bien.
Et ce qui est bien, sont les chapitres courts, qui permettent de vite faire une pause. :)
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Une partition écrite par deux grands journalistes de génération différente mais embrasés par le souffle de l'histoire. Ils ont su transcender l'horreur de la guerre pour s'intéresser aux hommes qui souffrent et meurent en gardant une part d'humanité et en mettant en exergue le terme "fraternité d'armes" écrit en lettres de sang. Se lit d'un trait avec une passion croissante.
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critiques presse (1)
Telerama
17 avril 2013
Schoendoerffer et Forestier ne sont pas de la même génération, mais ils appartiennent à la même famille, et les paroles qu'ils échangent témoignent à la fois d'un respect mutuel et d'une complicité contagieuse. Ce livre, où les grands événements défilent, se dévore et se lit en plans-séquences — Kessel aurait aimé...
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
p.288-9.
P.F. Je suis moi aussi allé à Bamiyan, en novembre 2001, quelques jours après la chute des talibans. Huit cents cavaliers haras les avaient chassés de la ville en ruines. En mars de la même année, le mollah Omar avait ordonné la destruction des deux immenses Bouddhas sculptés respectivement au IIIe et Ve siècle après Jésus-Christ. Les Bouddhas avaient été dynamités sous prétexte que l'homme ne doit pas figurer l'œuvre du Créateur... il ne restait plus que leurs niches. Vous, en revanche, vous les avez vus dans toute leur splendeur !

P.S. Absolument. L'un mesurait 53 mètres et l'autre 38. Ils étaient à deux ou trois cents mètres de distance l'un de l'autre. Ils avaient été creusés dans la falaise. Autour, il y avait ds nichés habitées par des moines, comme les anciens troglodytes. À l'époque, on pouvait monter jusque sur la tête des Bouddhas !
Les talibans sont vraiment des salopards ! Ce qu'ils ont fait est absurde... Ils les avaient déjà abîmés. Ils avaient coupé dans un premier temps le haut du crâne à la hauteur des yeux. Une véritable lobotomie ! La moitié du crâne avait été enlevée parce que ces statues offensaient soi-disant l'islam...

P.F. Pour les talibans, représenter l'homme, créature de Dieu, est péché. Comme pour le wahhabisme, l'islam rigoriste qui prévaut en Arabie Saoudite. Ce régime avait été convaincu par des moutawas saoudiens, conseillers auprès de la Police de la répression du vice et de la promotion de la vertu, de les détruire. Le mollah Omar les avait décrétées " idolâtres ". Elles furent détruites après un mois de tirs d'artillerie.

P.S. Cette attitude n'est pas nouvelle. Il y a déjà des siècles, les Bouddhas avaient servi de cibles aux boulets des canons ! Cela n'avait pas vraiment endommagé les sculptures. On voyait les impacts des projectiles. Une agression qui remontait à l'islamisation de l'Afghanistan.
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p.78-9.
En Suède, il y avait toutefois une sorte de restriction d'alcool. Vous pouviez en boire seulement si vous aviez mangé quelque chose avant.

P.F. J'ai découvert ce pays au début des années 70, à 19 ans moi aussi. C'était l'époque où le modèle suédois était à la mode. Les pays scandinaves étaient une référence. Et c'est vrai que les bières portaient un numéro qui permettait de s'y retrouver pour conduire : le numéro 1 permettait d'en boire une, le 2, u.e paire et ainsi de suite. Mais un samedi soir à Helsinki, j'ai vu à l'époque des gaillards en costume descendre carrément des flacons d'eau de Cologne après la fermeture des bars ! Ils s'écroulaient sur le trottoir ou dormaient sous des portes cochères, ivres morts, dans le froid. Les descendants des Vikings ont une sacré descente !
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p.311.
P.F. Mais les guerres dites " coloniales " ou " opérations extérieures " ne sont-elles pas mal comprises tout simplement parce que la population, l'opinion ne réagit à la guerre que dans un seul cas : lorsque le territoire national est envahi ?

P.S. Oui. Je pense qu'en Afghanistan, les Français n'ont pas compris quels étaient les buts de guerre.
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p.285-6.
On s'est dit : " Quel est le thème du film ? Quelle est la structure ?" Et on a décidé de choisir ce qu'on appelle " Le rendez-vous de Samarcande ", une légende classique du Moyen-Orient central. Le roi voit quelqu'un venir à lui qui lui dit : " Ô mon roi, toi qui as tous les pouvoirs, transporte-moi très loin parce que j'ai rencontré dans le Bazar la mort, qui m'a dévisagé avec un tel regard que je sais qu'elle me veut. " Le roi répond : " Je t'envoie à Samarcande. " Plus tard, le roi lui-même se promène dans le bazar. Il rencontre à son tour la mort et lui dit : " Tu as regardé un de mes sujets. Il était tellement effrayé qu'il m'a demandé que je le transporte très loin, pour t'échapper. " La mort lui rétorque : " Oui, c'est exact. J'étais surprise de le voir dans ce marché parce que j'avais rendez-vous avec lui à Samarcande !" Le sens de cette légende, c'est qu'on n'échappe pas à son destin.
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p.200.
" L'aide humanitaire, nous n'en voulons pas. Nous n'en avons pas besoin, avait ajouté le père Joseph, du collège Saint-Antoine. Quand nous entendons ce mot, nous sommes vexés. Ce que nous demandons, c'est que la France sauve notre pays avec une intervention plus ferme, en mettant au ban des nations le régime de Hafez el-Assad ", le père de Bachar, qui a fait tirer au canon sur son propre peuple pour se maintenir au pouvoir.
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