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ISBN : 2896942254
Éditeur : Alto Voce (05/09/2015)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que trouva refuge, au quinzième siècle, un peintre hanté par le souvenir de celle qu’il aimait. C’est là, entre ciel et mer, que le retrouvera cinq cents ans plus tard une romancière qui cherche toujours le pays des livres. Ils se rencontreront sur les pages d’un calepin oublié sous la pluie.
Avec ferveur et intelligence,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  09 avril 2016
Je suis très indécis quant à ce petit bouquin qu'est « Au péril de la mer ». Il est charmant, oui, mais décevant. Pourtant, l'idée de départ est intéressante : l'auteur Dominique Fortier part de sa passion pour le Mont-Saint-Michel, un lieu qu'elle a visité dans sa jeunesse, qui a marqué son imaginaire, et qu'elle revisite une fois adulte. Cette redécouverte est l'occasion pour elle de partager son histoire d'amour avec ce lieu exceptionnel.
Là commence une nouvelle aventure : l'écriture d'une histoire s'y déroulant. Au XVe siècle, Éloi est un jeune homme tourmenté. Après la mort d'une jeune bourgeoise des environs dont il était tombé amoureux, il délaisse la peinture et se retire au Mont-Saint-Michel mais sans prononcer ses voeux. Sous la protection du frère Robert, il vit quelques péripéties mais, surtout, il est convaincu de recopier de certains manuscrits. Décrite aussi brièvement et grossièrement, il est un peu difficile d'apprécier à sa juste valeur cette histoire, j'en conviens, mais il est difficile de la décrire davantage sans devoir entrer dans de longues explications.
Toutefois, même si elles ne sont pas des plus palpitantes, les aventures d'Éloi su me captiver. de plus, étant un amateur d'art et d'histoire, j'ai appris plusieurs informations précieuses. Malheureusement, elles sont entrecoupées de brefs chapitre dans lesquels Fortier livre ses réflexions sur un tas de sujets, allant du Mont-Saint-Michel lui-même à sa maternité en passant par la langue française. Les aléas de la vie de famille de l'auteure, sa relation (ses espoirs, ses craintes) avec sa fille, l'origine du mot enceinte, ne sont pas sans intérêts mais n'avaient peut-être pas leur place ici. C'est comme si l'auteure avait intégré dans un seul volume un roman et un essai. À mon avis, le résultat n'est pas très concluant.
Bref, j'ai l'impression que Fortier n'a écrit ce livre que pour elle (ou son entourage, pour lequel il constitue une sorte de leg) et pas vraiment pour un large public. Malgré tout, j'ai continué ma lecture. Il faut admettre que l'auteure a une belle plume, presque poétique. La narration est empreinte d'un lyrisme fort apprécié, assez différent des romans crus et réalistes populaires qui sont publiés ces derniers temps.
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Madame_lit
  11 septembre 2017
Chère lectrice, Cher lecteur,
Au péril de la mer, c'est avant tout l'histoire du Mont-Saint-Michel connu comme étant la Cité des livres. Un peintre de l'an 14**, Éloi, dévasté par la mort de sa bien-aimée y échoue. Dans ce lieu, il apprend à survivre grâce à un moine et il devient copiste en raison de ses talents  artistiques alors qu'il est analphabète.
En parallèle, la narratrice, maman de notre époque, est divisée entre son désir de revenir à l'écriture car elle est passionnée par les mots et son rôle de mère. Elle a vu pour la première fois le Mont-Saint-Michel lorsqu'elle avait treize ans et elle a été fortement marquée par ce dernier. Ainsi, elle raconte dans son carnet un récit se déroulant dans le lieu; elle communique ses observations afin de reprendre contact avec sa plume et parce que son histoire se noue à celle du Mont-Saint-Michel.
À travers l'écriture et grâce au Mont-Saint-Michel, les deux personnages pourront renaître et espérer.
Véritable ode aux livres, ce petit roman de Dominique Fortier nous plonge dans une mer douloureuse, dans la souffrance d'Éloi, qui doit porter sa croix au coeur Du Mont.
En cet an de grâce 14**, le Mont se dressait au milieu de la baie; en son centre s'élevait l'abbaye. Au milieu de celle-ci était nichée l'église abbatiale autour de son choeur. Au milieu du transept un homme était couché. Il y avait dans le coeur de cet homme un chagrin si profond que la baie ne suffisait pas à le contenir.
Il n'avait pas la foi, mais l'église ne lui en tenait pas rigueur. Il est des peines tellement grandes qu'elles vous dispensent de croire. Étendu sur les dalles, bras écartés, Éloi était lui-même une croix. (p. 11)
Je ne suis pas un homme de Dieu, je ne suis pas un homme de sciences. J'étais peintre et ne le suis plus. le peu que je connais du monde, je le dois aux récits de plus savants que moi. Voici ce que je sais : j'aimais une femme et elle est morte. (p. 14)
J'ai été très touchée par ce peintre, par sa peine et par ses aventures. le Mont-Saint-Michel devient pour lui un refuge contre la douleur, contre le temps, contre les vivants…
Mais encore, la narratrice, en étant passionnée par les mots, nous donne quelques définitions et explications sur la langue. Par exemple, elle nous apprend que les mots «livre» et «liberté» possèdent la même étymologie.
Plus que des maisons de pierre et de bois, nous habitons d'abord des cabanes de mots, tremblantes et pleines de jours. On dit je t'aime pour se réchauffer; on dit orange, et l'on sent ses doigts; on dit il pleut pour le plaisir de rester à l'intérieur, pelotonné près de la lumière du mot livre. (Livre, qui vient de liber : la partie vivante de l'écorce d'un arbre, mais aussi liberté). (p. 45)
Et bien entendu, puisque le roman met en scène le Mont-Saint-Michel, les références aux livres, aux bibliothèques, aux copistes ont su ravir mon coeur de passionnée par ces sujets. J'ai presque envie de sauter dans un avion pour aller visiter ce Mont et m'imbiber de l'aura de cette Cité des livres…
De plus, l'écriture de Dominique Fortier est poétique. C'est le chant de la mer que nous entendons au cours de cette lecture, c'est le rythme des marées qui scandent les pages que nous tournons, c'est la beauté du cours de l'eau qui s'infiltre partout pour permettre une renaissance et noyer les malheurs des uns puis des autres jusqu'à la purification…
Un livre pour les amoureux des livres…
Il importe de mentionner que Dominique Fortier a gagné en 2016 le Prix littéraire du gouverneur général du Canada grâce à cette histoire.
Bien à vous!
https://madamelit.me/2017/09/07/madame-lit-au-peril-de-la-mer/
Lien : https://madamelit.me/2017/09..
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sweetie
  03 janvier 2018
Un ouvrage étrange, à la fois roman et récit; Dominique Fortier tente de retrouver le chemin de l'écriture après la naissance de sa fille et en parallèle, nous raconte l'histoire du mont Saint-Michel à travers celle d'un peintre du Moyen Âge, réfugié à la célèbre abbaye pour épancher une peine d'amour. Tous deux, l'auteure qui traduit le monde en mots et le peintre qui trace ce qu'il voit sur la toile, se pose les mêmes questions sur l'humanité, à des siècles d'intervalle. Dominique Fortier pose ses phrases choisies précieusement et avec soin dans ses récits, encore plus dans celui-ci, et je ne cesse d'admirer son talent, autant comme traductrice que comme auteure.
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AnnieTanguay
  13 avril 2016
J'aime beaucoup les livres de Dominique Fortier. La forme de celui-ci m'a particulièrement intéressée. le mélange entre carnet d'écriture et fiction est bien dosé. Les capsules linguistiques de l'auteure et son récit personnel entrecoupent le récit d'Éloi et lui font écho. le pouvoir des mots est ainsi central dans l'une ou l'autre des parties du livre.
Par ailleurs, l'écriture de Fortier est très sensorielle et imagée. Les mots deviennent presque palpables : on entend, on voit, on ressent ce qui y est décrit.
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pve735
  18 octobre 2017
Je me suis laissé bercé par les phrases et le ton serein de cet ouvrage très bien écrit, aux antipodes des rythmes effrénés et des intrigues tordues d'aujourd'hui. J'ai beaucoup aimé. Avec une économie de moyen, de la simplicité et beaucoup de recherches, Dominique Fortier a su rendre un peu l'esprit des lieux et des gens et faire rêver. J'aurais aimé davantage de suspense. C'est l'histoire d'un peintre qui tombe follement amoureux d'une femme qui disparaît bien vite. Il partage alors la vie réglée des moines du Mont Saint-Michel. Il faut encore dire que ce livre est à mi chemin entre le carnet de note et le roman. Cela ne m'a pas dérangé, mais cest plutôt l'histoire d'Éloi, le peintre qui m'a davantage intéressé.
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critiques presse (1)
LaPresse   29 septembre 2015
Dominique Fortier plonge dans les tréfonds du paradoxe humain et en émerge avec cet amour des livres qu'elle partage avec grâce et générosité.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   09 avril 2016
"[...] Mais il ne nous appartient pas de brûler les livres, nous sommes là pour les protéger, comme on sauverait les dernières créatures menacées par une crue des eaux, fussent-ils méchants."
Je n'étais pas convaincu. J'avais certes reconnu l'allusion à Noé, mais je me disais qu'on aurait peut-être pas perdu grand-chose s'il n'avait pas jugé bon d'emmener avec lui les serpents et les araignées.
"Pourquoi aussi les méchants? ai-je demandé.
- Et qui es-tu pour décider?" m'a-t-il répondu. Puis, comme s'il admettait lui-même que ce n'était pas une véritable réponse, il a ajouté : "Parce que pour être capable de lire les bons il faut parfois avoir lu ceux qu'on dit méchants. Les livres se parlent entre eux avant de nous parler à nous."
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SachenkaSachenka   05 avril 2016
Cervantes et Shakespeare ne se sont jamais rencontrés, mais ils sont tous deux morts le 23 avril 1616. Pour cette raison, on a déclaré que le 23 avril serait la Journée mondiale du livre. On oubliait que l'Espagne du début du XVIIe siècle avait adopté le calendrier grégorien, alors que l'Angleterre utilisait toujours le calendrier julien. Les deux plus grands écrivains à avoir jamais vu le jour sont donc bien morts à la même date, mais à dix jours d'intervalle. On pourrait appeler ça un problème de traduction.
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SachenkaSachenka   06 avril 2016
"Une bibliothèque, vous voyez, tentait cet après-midi d'expliquer Robert au frère Clément, c'est aussi un jardin : cessez de vous en occuper et elle meurt."
[...]
"Les livres n'existent que tant qu'ils sont lus et recopiés pour aller continuer leur vie ailleurs, comme les fleurs qui répandent leurs pétales."
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SachenkaSachenka   01 avril 2016
La première fois que je l'ai vu, j'avais treize ans, un âge dans les limbes entre l'enfance et l'adolescence, alors qu'on sait déjà qui l'on est mais qu'on ignore si on le deviendra jamais. Ce fut une sorte de coup de foudre. Je ne m'en rappelle pas grand chose de précis hormis une certitude, signe d'un émerveillement si profond qu'il en ressemblait à de la stupeur : j'étais arrivée à un endroit que j'avais cherché sans le connaitre, sans même savoir qu'il existait.
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Gabriel_OakGabriel_Oak   07 juillet 2016
Mon temps autrefois m'appartenait entièrement, et aux livres. Aujourd'hui, chaque minute consacrée à lire ou à écrire est une minute que je ne passe pas avec ma fille ; l'écriture s'accompagne désormais d'une hâte et d'une culpabilité détestables. C'est du temps que je lui dérobe, que je ne retrouverai pas, que j'aurais dû lui consacrer et que je n'aurai jamais passé avec elle. Depuis sa naissance, je me prends à penser au futur antérieur et au conditionnel passé, des temps compliqués qui sont le signe qu'on considère les choses sous un point de vue autre que celui depuis lequel on parle normalement : demain vu comme passé, hier comme possibilité.
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Videos de Dominique Fortier (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Fortier
Ho?tel Lonely Hearts | Heather O?Neill
Dans un orphelinat de Montréal, toutes les filles s?appellent Marie, et tous les garçons, Joseph. Mais parmi la grisaille des enfants abandonnés brillent deux étoiles?: Rose et Pierrot.
Les deux orphelins se produisent en spectacle devant de riches Montréalais pendant les Années folles. Il joue du piano, elle danse, et ils rêvent ensemble de fonder le plus grand cirque du monde. Arrivent plutôt la Crise, la pauvreté crasse et une double plongée dans l?univers interlope. La Dépression est cruelle aux rêveurs, qui continueront pourtant de chercher à se réunir au clair de la lune.
L?auteure de la vie rêvée des grille-pain signe un conte sentimental d?une magie brute, porté par un érotisme troublant, où la misère se voile de paillettes et l?amour a raison de toutes les tempêtes.
Traduit de l?anglais par Dominique Fortier
editionsalto.com/catalogue/hotel-lonely-hearts-heather-oneill/
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