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EAN : 9782246819875
208 pages
Éditeur : Grasset (09/09/2020)
3.97/5   152 notes
Résumé :
Qui était Emily Dickinson ? Plus d’un siècle après sa mort, on ne sait encore presque rien d’elle. Son histoire se lit en creux : née le 10 décembre 1830 dans le Massachusetts, morte le 15 mai 1886 dans la même maison, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfants, a passé ses dernières années cloîtrée dans sa chambre. Elle y a écrit des centaines de poèmes – qu’elle a toujours refusé de publier. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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fanfanouche24
  15 novembre 2020
Un texte très poétique, plein d'élégance sur la poétesse américaine, Emily Dickinson et les lieux où elle vécut …qui, en de brefs textes, suggèrent le parcours singulier de cette artiste… Narration subtile alternant entre la voix d'Emily, celles de ses proches et enfin, celle de l'auteure, qui trouve de nombreux points de convergence avec sa propre vie, principalement au niveau des lieux habités, familiers … !
« C'est cette existence secrète que j'ai tenté d'imaginer dans -Les Villes de papier-, qui se veut le roman de la vie d'Emily Dickinson en même temps qu'une réflexion sur les lieux-réels ou rêvés-que nous habitons et qui nous habitent. Habite-t-on jamais vraiment une ville, une maison, une famille, ou bien plutôt l'idée qu'on s'en fait ? Où est-on véritablement chez soi ? Peut-on vivre dans les livres ? Et comment se fait-il qu'en français, nous n'ayons pas de mot pour nommer ce qu'en anglais on appelle - home- ?
En voulant raconter la vie d'Emily, je me suis retrouvée à revisiter des pans de ma propre histoire, qui s'est déroulée un temps, presque en surimpression, dans les mêmes endroits que ceux où elle vécut: la ville de Boston, où nous nous sommes toutes les deux senties étrangères (...) Mais en me racontant, c'est encore d'Emily que je parlais. Il faut dire la vérité, mais la dire oblique, écrivait Dickinson.”
La fine musique des phrases de Dominique Fortier est en parfaite symbiose avec l'univers de la poétesse américaine…Cet ouvrage délicat donne envie de lire et relire les textes d'Emily Dickinson…ainsi qu'une curiosité éveillée pour les autres écrits de cette auteure québécoise !
Une lecture lumineuse , pétrie de pudeur autant que d'intenses émotions retenues . On ressent très fort la forte empathie et compréhension de Dominique Fortier pour la poétesse qu'elle a choisie de faire revivre…Comme une « fraternité » admirative et pour l'oeuvre et… pour la personnalité atypique d'Emily Dickinson…!
"On raconte qu'elle a commencé par limiter ses visites au village, pour ensuite rester cantonnée au jardin, avant de ne plus guère quitter la maison, puis le deuxième étage, pour finalement élire domicile dans sa chambre, dont elle ne sortait qu'en cas de stricte nécessité. Mais en vérité, elle vivait depuis longtemps dans bien plus petit encore: un bout de papier grand comme la paume.
Cette maison-là, personne ne pourrait la lui enlever. (p. 120)"
Très heureuse de cette lecture et d'avoir fait la connaissance pour la première fois avec cette auteure née à Québec ! Noté mes plus vives curiosités prochaînes pour deux de ses textes : "La Porte du ciel" et "Révolutions"...
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paroles
  30 octobre 2021
D'Emily Dickinson on ne sait rien ou presque : cette poétesse américaine (1830-1886) a passé une bonne partie de sa vie recluse dans sa chambre. Seuls ses poèmes, petits flocons de neige, sont venus se poser sur nos existences. Elle a été. Elle fut là. Ses mots toujours nous appellent, nous interpellent :
« J'ai bu une Gorgée de Vie -
Savez-vous ce que j'ai payé -
Exactement une existence -
Le prix, ont-ils dit, du marché.
Ils m'ont pesée, grain par grain de Poussière -
Ont mis en balance Pellicule contre Pellicule,
Puis m'ont donné la valeur de mon Être -
Une unique Goutte de Ciel ! »
(Fragment extrait des Poésies complètes, traduction Françoise Delphy - Flammarion - 2009)
Pour lui redonner vie, l'auteure Dominique Fortier a entrepris de replacer Emily Dickinson au coeur de ses pensées et de ses occupations : lire, écrire, jardiner, observer le monde depuis sa fenêtre...
Entre réalité et imaginaire, l'auteure a recréé une ambiance d'une infinie douceur, même si on sent par ci par là les blessures qui ont marqué son héroïne. La seule maison d'Emily est celle de l'écriture. C'est son refuge, sa protection. Elle ne laisse personne y pénétrer puisqu'elle refuse même d'être publiée. L'écriture est son monde, son moi intime. Son célibat, sa réclusion volontaire sont les ses marques de liberté et font partie de son processus de création.
« Chacun – suprême idéal
Doit accomplir – soi –
A travers la prouesse solitaire
D'une vie qui se tait »

L'écriture de Dominique Fortier est douce et légère, les anecdotes et fragments de vie mêlés à ses interventions personnelles sont comme entourés d'un délicat papier de soie qu'on prend soin et plaisir à écarter pour en savourer le contenu.
J'ai très peu lu les oeuvres d'Emily Dickinson et j'avoue que l'approche qu'en a faite l'écrivaine québécoise est une gourmandise. Ses mots délicats nous emportent dans le monde invisible et profond de la poétesse.
Alors oui, l'envie de découvrir Emily Dickinson est bien là, et elle est accompagnée de celle de découvrir Dominique Fortier dont l'écriture est elle-même source de poésie.

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mumuboc
  16 août 2020
C'est par curiosité que j'ai choisi ce livre car le nom d'Emily Dickinson revenait souvent dans la littérature mais je dois avouer que je connaissais peu de chose de cette poétesse (il faut rappeler que je ne suis pas versée dans la poésie).
Dominique Fortier utilise son propre itinéraire dans les différentes villes et maisons où elle a vécu, entre Boston et Montréal, pour évoquer celui de cette femme si discrète, vivant  recluse, presque cloîtrée à la fin de sa vie dans sa chambre, à Homestead dans le village de Amherst (Massachusetts), par peur ou ayant une vie intérieure tellement riche qu'elle fuyait le monde, restreignant de plus en plus son espace de vie pour se concentrer sur ses observations et l'écriture.
Dominique Fortier évoque ce qu'elle imagine être la vie de la poétesse : une enfance complice avec Austin et sa soeur Lavinia avec qui elle partagera une grande partie de sa vie, les deuils qui l'ont éprouvée, sa fuite de la société et du monde. Une vie de papier et d'encre.
N'existant qu'un seul portrait de cette femme, ayant épluché tout ce qui a été publié, elle fait le choix d'imaginer sa vie, ce qui la rattachait à cette maison, aux liens qui l'unissaient à sa famille, aux tâches domestiques auxquelles elle était astreinte, mais avec pudeur et en gardant malgré tout la part de mystère qui l'entoure à jamais.
"(...) j'écume les sites où l'on voit des photos des deux maisons, Homestead et Evergreens, de la ville d'Amherst au temps des Dickinson. Jusqu'à maintenant, c'est une ville de papier. Est-il préférable qu'il en soit ainsi, ou devrais-je, pour mieux écrire, aller visiter en personne les maisons transformées en musée ? Simplement posé : vaut-il mieux avoir la connaissance, l'expérience nécessaires pour les décrire telles qu'elle sont en réalité, ou la liberté de les inventer ? (p24)"
Cette biographie survole une vie, de l'enfance à sa mort et met en évidence la priorité de l'écrivaine, s'oubliant en tant que femme, réduisant sa vie à quelques robes blanches, pour se concentrer sur ce qui l'anime, la nourrit, son oxygène :
"Soit, songe Emily en se remettant à frotter avec une rage renouvelée. Quelques jours par mois je serai une femme. le reste du temps j'écrirai. (p75)"
Est évoqué également l'importance des mots, de ceux recherchés mais aussi de la littérature
"Chaque livre en contient cent. Ce sont des portes qui s'ouvrent et ne se referment jamais. Emily vit au milieu de cent mille courants d'air. (p40)"
Emily Dickinson gardera tout son mystère mais Dominique Fortier restitue une vie telle qu'elle se l'imagine et lui rend un bel hommage en la mettant en lumière, elle qui ne cherchait qu'à vivre dans l'ombre, consacrant sa vie à une forme d'expression où chaque mot doit être juste, choisi pour refléter l'exactitude de la pensée, ne cherchant pas à être connue, cachant ses textes et ayant demandé à Lavinia de les brûler à sa mort.
Je comprends mieux désormais l'attirance de certains écrivain(e)s pour cette femme qui m'a beaucoup fait pensé aux soeurs Brönté ou à Virginia Woolf.
J'ai beaucoup aimé.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Marylou26
  06 février 2019
Je sais, l'année vient tout juste de commencer, mais je suis persuadée d'avoir lu avec Les Villes de papier mon coup de coeur 2019. Il m'a fait plaisir de revisiter la vie d'Emily Dickinson, poétesse américaine lue dans la vingtaine, et qui s'est absorbée complètement dans son monde interne et dans son écriture, à travers l'oeil de Dominique Fortier et ses référents géographiques, auteure que je lis pour la première fois. C'est touchant et délicat. De bien belles phrases. Je le recommande vivement.
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sweetie
  08 mars 2020
Ville de papier, rues de papier, maison de papier, jardin de papier, êtres de papier : le monde d'Emily Dickinson, fillette rêveuse et imaginative, peut tenir sur un bout de papier, n'importe lequel, celui qui se trouve à sa portée. Des débuts de poèmes, des esquisses de paysages, des évocations d'un idéal de vie, Emily regarde par la fenêtre de sa chambre et rend compte de ce qu'elle voit et ressent.
ll fallait bien Dominique Fortier, avec cette sensibilité bien à elle doublée d'une écriture tout en dentelle, pour restituer le caractère de cette poétesse américaine née en 1830, à une époque où le destin des femmes était immuablement enchâssé dans le mariage et la maternité. « Elle écrit pour témoigner. (...) Chaque poème est un minuscule tombeau élevé à la mémoire de l'invisible. »
Je connaissais peu Emily Dickinson et ce court récit biographique me convainc d'explorer davantage l'existence de cette femme qui a fait le choix de la réclusion pour mieux appréhender sa vie intérieure.
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critiques presse (10)
LeJournaldeQuebec   07 décembre 2020
La romancière Dominique Fortier a remporté le prix Renaudot de l'essai pour son livre, Les villes de papier.


Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeJournaldeQuebec   07 décembre 2020
La romancière Dominique Fortier a remporté le prix Renaudot de l'essai pour son livre, Les villes de papier.


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LeJournaldeQuebec   07 décembre 2020
https://www.journaldequebec.com/2020/11/30/le-goncourt-attribue-a-herve-le-tellier-pour-lanomalie-le-renaudot-de-lessai-a-la-quebecoise-dominique-fortier
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LeFigaro   10 novembre 2020
Un hommage sensible et personnel à l’étrange poète américaine.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesInrocks   20 octobre 2020
La romancière et traductrice québécoise s'essaie à raconter “une vie” de la poétesse américaine Emily Dickinson. Un sensationnel exercice d'admiration et de folle imagination qui transgresse les lois de la biographie romanesque.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
LaPresse   19 décembre 2018
Avec le souci de perfection et de beauté qu'on lui connaît, Dominique Fortier nous a offert un portrait sensible et brillant de la poète Emily Dickinson. Il y a quelque chose de l'ordre du miracle lorsqu'une écrivaine de talent nous en fait découvrir une autre, car on ne sort de ce livre que pour se plonger dans la poésie de Dickinson, ce qui est le plus beau des cadeaux.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   17 décembre 2018
Les villes de papier, cinquième roman de Dominique Fortier, est un livre sur l’enracinement et la nécessité radicale de se créer un espace à soi. Avec intelligence et sensibilité, l’auteure d’Au péril de la mer y livre aussi une profession de foi envers la littérature comme suprême valeur refuge
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LActualite   05 octobre 2018
C’est une réflexion enivrante sur un personnage intemporel, mais aussi sur ces lieux qui nous façonnent et qui peuvent influencer notre destinée.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse   05 septembre 2018
Dominique Fortier interroge l'acte d'écrire et de créer des mondes sans sortir de son jardin. Un livre superbe, tout en délicatesse et en profondeur, l'un des grands titres de cette rentrée, qui a même séduit les éditions Grasset où il sera publié en 2020.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   27 août 2018
Dominique Fortier fait alterner, au fil d’une narration entre fiction et récit de soi, des épisodes imaginés de la vie d’Emily Dickinson avec le récit de sa propre installation dans une vieille maison au bord de la mer en Nouvelle-Angleterre.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   08 novembre 2020
C'est cette existence secrète que j'ai tenté d'imaginer dans -Les Villes de papier-, qui se veut le roman de la vie d'Emily Dickinson en même temps qu'une réflexion sur les lieux-réels ou rêvés-que nous habitons et qui nous habitent. Habite-t-on jamais vraiment une ville, une maison, une famille, ou bien plutôt l'idée qu'on s'en fait ? où est-on véritablement chez soi ? Peut-on vivre dans les livres ? Et comment se fait-il qu'en français, nous n'ayons pas de mot pour nommer ce qu'en anglais on appelle - home- ?

En voulant raconter la vie d'Emily, je me suis retrouvée à revisiter des pans de ma propre histoire, qui s'est déroulée un temps, presque en surimpression, dans les mêmes endroits que ceux où elle vécut: la ville de Boston, où nous nous sommes toutes les deux senties étrangères (...) Mais en me racontant, c'est encore d'Emily que je parlais. Il faut dire la vérité, mais la dire oblique, écrivait Dickinson.
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nath45nath45   09 novembre 2018
Dans sa chambre il y a un lit, une commode, une petite table et une chaise, et partout des piles de livres. Dans les livres il y a tous les pays du monde, les étoiles du ciel, les fleurs, les arbres, les oiseaux, les araignées et les champignons. Des multitudes réelles et inventées. Dans les livres il y a d'autres livres, comme dans un palais des glaces où chaque miroir en réfléchit un second, chaque fois plus petit, jusqu'à ce que les hommes ne soient pas plus grands que des fourmis.
Chaque livre en contient cent. Ce sont des portes qui s'ouvrent et ne se referment jamais.
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SachenkaSachenka   25 janvier 2021
Les arbres du jardin ont perdu leurs feuilles. Tous, sauf un jeune érable, au fond de la cour, qui a conservé intacte sa crinière jaune, à laquelle viennent se réchauffer les rayons du soleil. C'est un petit incendie qui brûle là, frémissant au gré du vent, défiant la froidure qui approche, indifférent au présage silencieux des autres arbres dont les branches décharnées ressemblent à des tisons. Les corbeaux s'en tiennent loin, rien ne vient troubler sa splendeur mordorée. L'érable suspend ses lampions à mi-ciel. Qui a besoin des vitraux d'une église quand il a un tel arbre dans son jardin?
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SachenkaSachenka   25 janvier 2021
Les fleurs que les enfants ont cueillies l'après-midi reposent dans le panier d'osier. Père prend une pensée entre ses doigts blancs et explique, de sa voix de pasteur :
- Pour les conserver, il faut d'abord les faire sécher.
Dans la main de Père, la fleur semble déjà se flétrir. Il la pose et sort l'un des volumes de l'encyclopédie Britannica qui se dressent, en ordre de 1 à 21, sur l'étagère du milieu de la bibliothèque. Il l'ouvre, le feuillette précautionneusement.
- Après quelques mois, les pages auront absorbé l'humidité de la plante, et vous pourrez la coller dans votre herbier.
Emily s'émerveille en silence de cela : les livres s'abreuvent à l'eau des fleurs.
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fanfanouche24fanfanouche24   12 novembre 2020
En rentrant à Homestead à vingt-cinq ans, elle effacera d'un coup les quinze années précédentes. Une fois retrouvée la demeure de son enfance, elle sera bien déterminée à ne jamais les quitter- et la demeure, et l'enfance.
En rentrant à Homestead à vingt-cinq ans, elle songera que, de tous les membres de sa famille, celui qu'elle préfère, c'est peut-être bien la maison. (p. 29)
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