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EAN : 9791093363110
296 pages
Flamant Noir (08/03/2015)
  Existe en édition audio
3.78/5   73 notes
Résumé :
Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures... tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l'impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L'auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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StefEleane
  26 août 2015
En dehors de l'histoire principale, une intrigue policière bien menée mais qui ne vous tient pas en haleine non plus, il y a surtout l'histoire de ces hommes et femmes qui jour après jour font leur travail au détriment de leurs vies. Petit à petit, ce boulot empiète sur un quotidien, sur une vie familiale, sur la vie en dehors du commissariat. Sournoisement, il isole ces policiers tout en leurs mettant une grande pression. Pression pour accomplir une tache difficile, pression d'un entourage en manque de la personne aimée et pression par une hiérarchie de plus en plus exigeante. Comment ne pas craquer ! Ce roman, est un cri du coeur. Je ne pourrais dire si c'est réaliste ou pas, mais lorsque l'on regarde le nombre de suicide (55 pour l'année 2014 d'après le gouvernement) j'aurais tendance à y croire.
Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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Sharon
  21 mai 2016
Boris le Guenn n'est pas un inconnu pour moi, je l'ai déjà côtoyé dans deux précédentes enquêtes. Il réussit plus ou moins à maintenir un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, équilibre qui provient surtout du fait que sa vie professionnelle passe avant tout, qu'il ne compte pas ses heures, ni en semaine, ni le week-end. Sa femme, ses enfants, s'accommodent de la situation – mais ce n'est pas forcément définitif. La preuve : sa fidèle adjointe prépare un concours et quitte le groupe – son mari aussi en avait un peu assez de passer après le travail.
Il faut dire que les différents groupes sont submergés par les enquêtes. Rappel : il n'y a guère que dans les séries qu'un groupe entier peut se consacrer à une enquête. Six, sept enquêtes pour des effectifs pas toujours très en forme est le quotidien.
La première enquête aurait pu être très simple : des vols dans des cimetières. Rien de grave ni de dangereux, si ce n'est qu'un policier est tué, reprenant l'adage « mauvais endroit, mauvais moment ». Sa mort ne laisse pas les autres policiers indifférents, ni ceux qui sont chargés de l'enquête, ni ceux qui travaillaient avec lui, qui ont forcément envie de savoir qui, et pourquoi. Ils ne peuvent enquêter eux-mêmes (contrairement à ce qui se passe dans certaines très mauvaises séries policières) mais… est-ce si simple pour eux ? Bien sûr que non.
Ce n'est pas que l'enquête prend son temps, l'enquête avance au rythme des analyses, des découvertes, des témoignages – et des absences. L'un des membres du groupe le Guenn manque à l'appel – pas pour le lecteur, qui suit sa descente aux enfers. Ou comment un roman policier peut aussi parler avant tout des êtres humains qui mènent les enquêtes ou sont proches des victimes. Il peut aussi ne pas s'arrêter après que le ou les suspects ait été identifié/cerné/repéré/arrêté. L'après, et ses conséquences sur les enquêteurs sont parfois aussi difficiles que d'enquêter.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Amnezik666
  19 mars 2015
2014. Année noire pour la Police Nationale en France. 51 policiers se sont donnés la mort, soit dix de plus qu'en 2013 et un chiffre inégalé depuis 2000 (la moyenne annuelle depuis les années 2000 se situe autour de 42 suicides). de plus en 2014 un grand nombre de policiers ont rendu leur arme pour ne pas céder à la tentation de mettre fin à leurs jours.
La grande originalité de ce roman est aussi sa principale force, on suit une intrigue à deux niveaux, d'un côté l'aspect polar pur et dur avec une enquête de police, et de l'autre un très important aspect psychologique et humain via les dérives de Guillaume, un flic à l'avenir prometteur qui part en vrille. Sans nouvelles de leur collègue on partage l'anxièté de ses coéquipiers et notamment celle de Boris qui va chercher à le couvrir autant que faire se peut. C'est de loin le polar le plus humain qu'il m'ait été donné de lire, cette approche lui donne un petit côté polar nordique (mais non pas ch'ti ! Plus haut, du côté de la Scandinavie).
Un polar profondément ancré dans une réalité parfois franchement glauque. le flic est avant tout un être humain avec ses forces et ses faiblesses, sauf qu'on attend de lui qu'il fasse abstraction de ces dernières pour ne mettre en avant que la force et l'assurance de la fonction qu'il occupe. Outre la réalité du burn-out qui peut parfois conduire au suicide, l'auteur nous présente la dure réalité, conséquence des restrictions budgétaires à répétition, le boulot augmente mais les effectifs diminuent et les moyens ne répondent plus aux besoins. Enfin il nous fait vivre intensément la douleur de ceux qui perdent un collègue, tué dans l'exercice de ses fonctions, des drames qui sont malheureusement bien souvent eux aussi la conséquence des coupes financières. Un état des lieux déplorable qui ne devrait pas vous laisser indifférent, pas un réquisitoire contre X ou Y pour autant, un constat juste et froid.
Mais rassurez-vous, l'intrigue policière n'est pas pour autant laissée pour compte. Elle vous prendra aux tripes au fur et à mesure de son avancée et devrait vous réserver quelques surprises de taille.
Je ne le savais pas avant de lire la bio de l'auteur à la fin du bouquin mais Didier Fossey a été flic à la BAC de Paris. Ce qui explique le même réalisme que celui ressenti en lisant Olivier Norek. Ils savent de quoi ils parlent et en parlent avec le coeur et les tripes.
Vous trouverez d'autres similitudes entre le « Groupe Coste » et le « Groupe le Guenn« , une complicité qui va bien au-delà de la simple relation professionnelle et des individualités qui se complètent. La fin laisse supposer que l'auteur compte faire revenir le « Groupe le Guenn » sur les devants de la scène dans un prochain roman, je l'espère de tout coeur.
Pour le moment le catalogue Flamant Noir affiche un sans faute remarquable. Ce polar est digne des plus grands nom du genre, tout simplement excellent !
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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JML38
  08 décembre 2021
Didier Fossey - auteur que je lis pour la première fois et que j'ai eu le plaisir de rencontrer sur un salon -, nous invite à passer un peu de temps avec une équipe de la crim' du 36 dirigée par le commandant Boris le Guenn. On découvre un groupe en sous-effectif, en surchauffe en raison du nombre d'enquêtes à mener de front et de la défection d'un de ses membres qui s'est mis de façon incompréhensible aux abonnés absents. Parmi les affaires en cours, l'une d'entre elles prend une importante particulière, un policier de la BAC de nuit ayant été tué lors d'une mission de surveillance en lien avec des cambriolages d'oeuvres d'art ornant les tombes du Père-Lachaise.

L'auteur ayant passé de nombreuses années au sein de la police nationale, le récit est particulièrement détaillé en ce qui concerne les procédures d'investigations et les relations inter-services. Il met surtout l'accent sur les problèmes qu'engendrent pour les policiers ce métier envahissant, sans horaires, et la dégradation de leur vie familiale qui en résulte. Lorsque l'un des leurs disparaît, en faisant son métier ou par suicide, c'est un cauchemar qui s'ajoute pour eux à une liste déjà bien fournie.

Le roman porte bien son titre, tant la tension est palpable tout au long d'une histoire dans laquelle l'humain prend le pas sur l'histoire policière. Il n'en reste pas moins une intrigue bien construite, admirablement servie par une écriture dynamique qui a maintenu mon intérêt jusqu'aux dernières pages.
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chevalierortega33
  25 août 2020
Troisième tome de la série des enquêtes de le Guenn.
Beaucoup plus intime que les deux précédentes, cet opus approche les angoisses et incertitudes des policiers en charge d'une affaire devenue meurtrière « par hasard ».
Les lecteurs auront de l'empathie pour Guillaume, il serait facile de dire de lui qu'il est coupable de désintérêt pour sa compagne mais en fait nous le voyons très vite, il est victime du système qui en demande toujours plus, n'importe où et n'importe quand ! Quant à ce qu'il fera de la traque de son concurrent : sa réaction est humaine même si ses objectifs sont excessifs.
L'autre personnage attachant c'est Franck, qui a perdu son coéquipier et ne se complaît pas dans l'attente. Il résume à lui seul toute la rancoeur de ceux dont les sentiments ne sont pas écoutés
L'auteur Didier Fossey a vécu la BAC de nuit bien trop longtemps dit-il pour ne pas en avoir gardé des traces. Ses romans sont autant d'hommages à ses anciens collègues, son écriture sans doute une délivrance, maintenant qu'il peut dire les choses.
Notons que c'est toujours avec beaucoup de plaisir que le lecteur débusque les clins d'oeil d'un auteur à ses confrères de plume. Ici j'ai pu identifier un joailler et un sous-préfet mais il paraît qu'il y en a d'autres cachés.
Boris le Guenn est bien le chef de clan, il paye de sa personne, il couvre ses collègues, son métier déborde sur sa vie familiale au point d'oublier constamment de donner de ses nouvelles. Tout autre (ou presque) que lui serait insupportable mais c'est le Guenn, alors nous avons de la sympathie pour lui. le suivre au fil de cette série procure de très bons moments de lecture.

Lien : https://collectifpolar.com/2..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   23 mars 2018
Burn out est un roman vrai, intime, violent écrit par un homme de terrain qui ne vous laissera pas indifférent.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   19 mars 2015
On a un métier à la con, on s’y donne à fond. Les gonzesses, elles comprennent pas. On se blinde, on devient comme tu dis « insensibles », car nos fantômes nous poursuivent. On n’a plus d’amis en dehors de la boîte, nos femmes nous quittent parce qu’on ne les fait plus rêver, et quand sonne l’heure de la retraite, on se retrouve tout seuls. (…) Regarde ma gueule… je suis gris. T’as vu mes yeux ? C’est pas des valises, c’est des malles qu’il y a en-dessous. Il paraît que dedans y’a toute la tristesse du monde, et pourtant je ne suis pas triste. Non… Ce sont simplement toutes les horreurs que j’ai vues en vingt-cinq ans, mon pote. Toutes les misères que j’ai côtoyées, tous les désespoirs que j’ai rencontrés qui se sont imprimés-là.
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Amnezik666Amnezik666   19 mars 2015
“Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage”, avait dit un jour Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur de films à succès. Le problème, c’est qu’au départ le flic n’est pas prévenu que le paquetage s’alourdira au fil des ans, et rien n’est prévu pour les ranger, ces foutus cauchemars. Alors certains, comme Franck, mettent une carapace, s’endurcissent et le payent dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder, et à défaut de sac pour y mettre leurs peurs, leurs angoisses et les problèmes personnels qui en découlent, se servent de leur arme pour en terminer, à raison d’une quarantaine par an, toutes forces de police confondues.
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chevalierortega33chevalierortega33   25 août 2020
Malgré le deux tons, la plaque Police et le gyrophare, la voiture avançait par à-coups. Boris voyait la tête des autres conducteurs irrités de devoir se pousser. Il pouvait voir les lèvres remuer et connaissait par cœur les réflexions qui se faisaient à voix haute dans l’intimité de l’habitacle.
« Ils sont pressés d’aller jouer leur tiercé. »
« Vont être en retard pour l’apéro. »
« À deux dans une bagnole, tu vas pas me dire qu’ils vont sur un truc urgent ?! »
« Ils finissent tôt aujourd’hui. »
« Sont pressés de rentrer à la maison. »
« Regarde-moi ces cons ! Et dire que c’est avec nos impôts. »
Il en avait tellement entendu qu’il pouvait deviner leurs propos rien qu’en voyant leurs têtes.
— Tranquille, Boris, tu vas finir par me faire gerber.
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LectureChroniqueLectureChronique   16 juillet 2019
Depuis deux jours, il avait repéré un coin où il était à peu près tranquille pour faire ce qu'il avait à faire. Cela étonnait toujours ses coéquipiers. Tous avaient besoin d'aller pisser, normal, mais lui, il était le seul à aller systématiquement chier toutes les nuits. Alors ils avaient fini par lui poser la question.
- Eh, tu chies pas chez toi ?
- C'est pas ça les gars, mais à un quart d'heure par vacation, imaginez un peu, à la fin de ma carrière le temps que j'aurais passé à emmerder l'administration.
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chevalierortega33chevalierortega33   25 août 2020
« Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage », avait dit un jour Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur de films à succès. Le problème, c’est qu’au départ le flic n’est pas prévenu que le paquetage s’alourdira au fil des ans, et rien n’est prévu pour les ranger, ces foutus cauchemars. Alors certains, comme Franck, mettent une carapace, s’endurcissent et le payent dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder, et à défaut de sac pour y mettre leurs peurs, leurs angoisses et les problèmes personnels qui en découlent, se servent de leur arme pour en terminer, à raison d’une quarantaine par an, toutes forces de police confondues. Sa vie privée avait fait les frais de sa vie professionnelle.
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Vidéo de Didier Fossey
RENCONTRE AVEC HUGHES PAGAN – DIDIER FOSSEY – MARIE TALVAT – ALEX LALOUE
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