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EAN : 9791093363110
296 pages
Éditeur : Flamant Noir (08/03/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.79/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures... tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l'impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L'auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
StefEleane
  26 août 2015
En dehors de l'histoire principale, une intrigue policière bien menée mais qui ne vous tient pas en haleine non plus, il y a surtout l'histoire de ces hommes et femmes qui jour après jour font leur travail au détriment de leurs vies. Petit à petit, ce boulot empiète sur un quotidien, sur une vie familiale, sur la vie en dehors du commissariat. Sournoisement, il isole ces policiers tout en leurs mettant une grande pression. Pression pour accomplir une tache difficile, pression d'un entourage en manque de la personne aimée et pression par une hiérarchie de plus en plus exigeante. Comment ne pas craquer ! Ce roman, est un cri du coeur. Je ne pourrais dire si c'est réaliste ou pas, mais lorsque l'on regarde le nombre de suicide (55 pour l'année 2014 d'après le gouvernement) j'aurais tendance à y croire.
Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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Sharon
  21 mai 2016
Boris le Guenn n'est pas un inconnu pour moi, je l'ai déjà côtoyé dans deux précédentes enquêtes. Il réussit plus ou moins à maintenir un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, équilibre qui provient surtout du fait que sa vie professionnelle passe avant tout, qu'il ne compte pas ses heures, ni en semaine, ni le week-end. Sa femme, ses enfants, s'accommodent de la situation – mais ce n'est pas forcément définitif. La preuve : sa fidèle adjointe prépare un concours et quitte le groupe – son mari aussi en avait un peu assez de passer après le travail.
Il faut dire que les différents groupes sont submergés par les enquêtes. Rappel : il n'y a guère que dans les séries qu'un groupe entier peut se consacrer à une enquête. Six, sept enquêtes pour des effectifs pas toujours très en forme est le quotidien.
La première enquête aurait pu être très simple : des vols dans des cimetières. Rien de grave ni de dangereux, si ce n'est qu'un policier est tué, reprenant l'adage « mauvais endroit, mauvais moment ». Sa mort ne laisse pas les autres policiers indifférents, ni ceux qui sont chargés de l'enquête, ni ceux qui travaillaient avec lui, qui ont forcément envie de savoir qui, et pourquoi. Ils ne peuvent enquêter eux-mêmes (contrairement à ce qui se passe dans certaines très mauvaises séries policières) mais… est-ce si simple pour eux ? Bien sûr que non.
Ce n'est pas que l'enquête prend son temps, l'enquête avance au rythme des analyses, des découvertes, des témoignages – et des absences. L'un des membres du groupe le Guenn manque à l'appel – pas pour le lecteur, qui suit sa descente aux enfers. Ou comment un roman policier peut aussi parler avant tout des êtres humains qui mènent les enquêtes ou sont proches des victimes. Il peut aussi ne pas s'arrêter après que le ou les suspects ait été identifié/cerné/repéré/arrêté. L'après, et ses conséquences sur les enquêteurs sont parfois aussi difficiles que d'enquêter.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Amnezik666
  19 mars 2015
2014. Année noire pour la Police Nationale en France. 51 policiers se sont donnés la mort, soit dix de plus qu'en 2013 et un chiffre inégalé depuis 2000 (la moyenne annuelle depuis les années 2000 se situe autour de 42 suicides). de plus en 2014 un grand nombre de policiers ont rendu leur arme pour ne pas céder à la tentation de mettre fin à leurs jours.
La grande originalité de ce roman est aussi sa principale force, on suit une intrigue à deux niveaux, d'un côté l'aspect polar pur et dur avec une enquête de police, et de l'autre un très important aspect psychologique et humain via les dérives de Guillaume, un flic à l'avenir prometteur qui part en vrille. Sans nouvelles de leur collègue on partage l'anxièté de ses coéquipiers et notamment celle de Boris qui va chercher à le couvrir autant que faire se peut. C'est de loin le polar le plus humain qu'il m'ait été donné de lire, cette approche lui donne un petit côté polar nordique (mais non pas ch'ti ! Plus haut, du côté de la Scandinavie).
Un polar profondément ancré dans une réalité parfois franchement glauque. le flic est avant tout un être humain avec ses forces et ses faiblesses, sauf qu'on attend de lui qu'il fasse abstraction de ces dernières pour ne mettre en avant que la force et l'assurance de la fonction qu'il occupe. Outre la réalité du burn-out qui peut parfois conduire au suicide, l'auteur nous présente la dure réalité, conséquence des restrictions budgétaires à répétition, le boulot augmente mais les effectifs diminuent et les moyens ne répondent plus aux besoins. Enfin il nous fait vivre intensément la douleur de ceux qui perdent un collègue, tué dans l'exercice de ses fonctions, des drames qui sont malheureusement bien souvent eux aussi la conséquence des coupes financières. Un état des lieux déplorable qui ne devrait pas vous laisser indifférent, pas un réquisitoire contre X ou Y pour autant, un constat juste et froid.
Mais rassurez-vous, l'intrigue policière n'est pas pour autant laissée pour compte. Elle vous prendra aux tripes au fur et à mesure de son avancée et devrait vous réserver quelques surprises de taille.
Je ne le savais pas avant de lire la bio de l'auteur à la fin du bouquin mais Didier Fossey a été flic à la BAC de Paris. Ce qui explique le même réalisme que celui ressenti en lisant Olivier Norek. Ils savent de quoi ils parlent et en parlent avec le coeur et les tripes.
Vous trouverez d'autres similitudes entre le « Groupe Coste » et le « Groupe le Guenn« , une complicité qui va bien au-delà de la simple relation professionnelle et des individualités qui se complètent. La fin laisse supposer que l'auteur compte faire revenir le « Groupe le Guenn » sur les devants de la scène dans un prochain roman, je l'espère de tout coeur.
Pour le moment le catalogue Flamant Noir affiche un sans faute remarquable. Ce polar est digne des plus grands nom du genre, tout simplement excellent !
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Jardinssecrets
  26 avril 2018
J'ai rencontré Didier au dernier salon du Livre à Paris et je dois avouer à ma grande honte que je ne le connaissais pas du tout ! Mais d'abord ce n'est pas vers lui que je suis venu. C'est le titre de la couverture de son roman qui m'a attiré et repoussé à la fois. ”Burn Out” une nouvelle expression, presque sexy d'ailleurs, alors que le mot en français fait peur et dérange : Dépression. Comme si c'était encore une honte d'en souffrir…
Donc nous avons pu discuté ensemble et j'ai trouvé tout de suite le personnage attachant. Ancien policier, comme Olivier Norek qui a arrêté son métier difficile pour nous transmettre une vision de la Police méconnue. Son vécu peut-être ? En tout cas son roman ma touché par sa sensibilité.
L'histoire est captivante et très réaliste, elle m'a tenue en haleine jusqu'au bout. Des policiers qui sont mal dans leur peau, qui vivent mal les conflits internes, les horaires épuisants, les planques qui n'en finissent pas, qui n'ont plus vie de famille ou tellement insignifiante. Voilà la Police de Didier. Ils sont là pour nous aider, pour nous sauver souvent, alors que nous ne les voyons qu'à peine et que pour beaucoup d'entre eux, ils travaillent la peur au ventre…
Le monde à changé, aujourd'hui les policier on les mains liées, ils ne sont ni aidés, ni aimés. Ils sont perçus comme des collecteurs de l'Etat, plus que des gardiens de la paix… Leurs missions devraient être recentrées très vite avant que cela ne finisse vraiment mal…
Un polar à lire…Une course contre la montre qui nous montre le malaise de la Police !
“Dubreuil avait pris sa décision. Il irait au commissariat tout balancer et se faire passer pour un chef d'entreprise un peu trop cool qui vient de s'apercevoir que ses employés lui font un petit dans le dos. Sergeï se ferait chopper rapidement : avec les moyens actuels, les flics établiraient un rapprochement entre les vols dans les cimetières et l'affaire du château dans les Yvelines. Oui, c'était cela qu'il devait faire, le seul moyen de s'en sortir ; sinon cette affaire allait mal tourner pour lui. Il dirait aux flics il s'était aperçu que son contremaître n'était pas clair, qu'il avait voulu s'expliquer avec lui et que, en guise d'explication, il s'était fait casser la gueule. Ça tiendrait la route. Il ajouterait qu'il était armé, dangereux, et avec un peu de chance, vu le nombre de chauds de la gâchette dans la police, Sergeï n'aurait peut-être même pas le temps de parler.”
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Garoupe
  29 avril 2015
Sur fond d'enquête policière autour d'un trafic de bronzes mortuaires volés dans les cimetières parisiens, Didier Fossey s'attaque aux états d'âme d'hommes et de femmes qui dédient leurs vies à la défense des nôtres.
Partant du constat qu'au 5 novembre 2014, on dénombrait 46 suicides de policiers, chiffre laissant augurer d'un malheureux record, Didier Fossey, ancien policier, dresse le tableau d'une profession au profond mal-être, en butte à une certaine vindicte populaire, soumis à une pression hiérarchique frôlant le harcèlement, en tout cas l'incompréhension, soumettant leurs vies intimes au rythme des enquêtes, mettant en jeu leur santé et leur psychisme dans la balance, subissant les sous-effectifs des forces de l'ordre, miné par les décès de policiers dans l'exercice de leur fonction.
Sans atteindre un style extraordinaire, les thèmes abordés et l'excellente structure narrative du récit en font un livre hautement recommandable. L'intrigue ne vient pas prendre le pas sur le propos mais simplement l'appuyer. A force de faits, assurément partiellement tirés de son expérience professionnelle, à renfort d'éléments qui touchent de par leur cohérence et le réalisme (jusqu'à un certain point), Didier Fossey fait clairement appel à notre faculté d'identification. Voulant montrer tout le dramatisme d'une situation, il ne tombe heureusement pas dans le piège qui consisterait à en faire trop, à faire de ses enquêteurs des super-héros, au contraire, il en fait des hommes et des femmes normaux, faisant leur travail, comme d'autres vont subir la pression d'un travail de bureau, celui des policiers accentués par un risque physique indéniable et parfois nié.
On suit deux fils conducteurs, amenés à se rejoindre (et c'est là la seule entorse à ce sacro-saint principe de réalisme et de cohérence) : tout d'abord Guillaume, policier en pleine déroute psychique, aux tendances suicidaires et violentes à l'encontre de sa femme et de son amant, ensuite l'enquête, menée par l'équipe à laquelle Guillaume appartient, au sujet des vols de bustes dans les cimetières, série de vols à l'origine de la mort d'un policier, tué d'un coup de tournevis dans le coeur. le petit artifice, visible d'ailleurs comme le nez au milieu de la figure, qui permet à Didier Fossey de se faire se rejoindre ses deux fils narratifs lui sera tout de même pardonné pour le fond de son discours.
A la fois alarmiste et plein de (com)passion pour ces femmes et ces hommes en souffrance, le propos de Didier Fossey n'est pas tant de redorer un blason que de tirer une sonnette d'alarme sur une situation précaire qui, si fort heureusement n'aboutit pas systématiquement sur un passage à l'acte, est plus partagée qu'il n'y parait.
Pour finir, Didier Fossey se cale sur des chiffres au 5 novembre 2014. Il me semblait important d'aller plus loin. Sur l'ensemble de l'année, on dénombre pas moins de 55 suicides en 2014 (http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Prevention-des-suicides-dans-la-police-nationale). Les chiffres sont pour l'année 2015 d'une dizaine. Les policiers morts en service sont au nombre de 8 en 2014, ils sont de 5 en 2015 (http://policehommage.blogspot.fr/p/liste-nominative-et-chronologique.html). Je précise que je n'ai pas d'opinion sur le site précédent : il m'a juste servi de source chiffrée.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-qn
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   23 mars 2018
Burn out est un roman vrai, intime, violent écrit par un homme de terrain qui ne vous laissera pas indifférent.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   19 mars 2015
On a un métier à la con, on s’y donne à fond. Les gonzesses, elles comprennent pas. On se blinde, on devient comme tu dis « insensibles », car nos fantômes nous poursuivent. On n’a plus d’amis en dehors de la boîte, nos femmes nous quittent parce qu’on ne les fait plus rêver, et quand sonne l’heure de la retraite, on se retrouve tout seuls. (…) Regarde ma gueule… je suis gris. T’as vu mes yeux ? C’est pas des valises, c’est des malles qu’il y a en-dessous. Il paraît que dedans y’a toute la tristesse du monde, et pourtant je ne suis pas triste. Non… Ce sont simplement toutes les horreurs que j’ai vues en vingt-cinq ans, mon pote. Toutes les misères que j’ai côtoyées, tous les désespoirs que j’ai rencontrés qui se sont imprimés-là.
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Amnezik666Amnezik666   19 mars 2015
“Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage”, avait dit un jour Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur de films à succès. Le problème, c’est qu’au départ le flic n’est pas prévenu que le paquetage s’alourdira au fil des ans, et rien n’est prévu pour les ranger, ces foutus cauchemars. Alors certains, comme Franck, mettent une carapace, s’endurcissent et le payent dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder, et à défaut de sac pour y mettre leurs peurs, leurs angoisses et les problèmes personnels qui en découlent, se servent de leur arme pour en terminer, à raison d’une quarantaine par an, toutes forces de police confondues.
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chevalierortega33chevalierortega33   25 août 2020
Malgré le deux tons, la plaque Police et le gyrophare, la voiture avançait par à-coups. Boris voyait la tête des autres conducteurs irrités de devoir se pousser. Il pouvait voir les lèvres remuer et connaissait par cœur les réflexions qui se faisaient à voix haute dans l’intimité de l’habitacle.
« Ils sont pressés d’aller jouer leur tiercé. »
« Vont être en retard pour l’apéro. »
« À deux dans une bagnole, tu vas pas me dire qu’ils vont sur un truc urgent ?! »
« Ils finissent tôt aujourd’hui. »
« Sont pressés de rentrer à la maison. »
« Regarde-moi ces cons ! Et dire que c’est avec nos impôts. »
Il en avait tellement entendu qu’il pouvait deviner leurs propos rien qu’en voyant leurs têtes.
— Tranquille, Boris, tu vas finir par me faire gerber.
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LectureChroniqueLectureChronique   16 juillet 2019
Depuis deux jours, il avait repéré un coin où il était à peu près tranquille pour faire ce qu'il avait à faire. Cela étonnait toujours ses coéquipiers. Tous avaient besoin d'aller pisser, normal, mais lui, il était le seul à aller systématiquement chier toutes les nuits. Alors ils avaient fini par lui poser la question.
- Eh, tu chies pas chez toi ?
- C'est pas ça les gars, mais à un quart d'heure par vacation, imaginez un peu, à la fin de ma carrière le temps que j'aurais passé à emmerder l'administration.
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chevalierortega33chevalierortega33   25 août 2020
« Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage », avait dit un jour Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur de films à succès. Le problème, c’est qu’au départ le flic n’est pas prévenu que le paquetage s’alourdira au fil des ans, et rien n’est prévu pour les ranger, ces foutus cauchemars. Alors certains, comme Franck, mettent une carapace, s’endurcissent et le payent dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder, et à défaut de sac pour y mettre leurs peurs, leurs angoisses et les problèmes personnels qui en découlent, se servent de leur arme pour en terminer, à raison d’une quarantaine par an, toutes forces de police confondues. Sa vie privée avait fait les frais de sa vie professionnelle.
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RENCONTRE AVEC HUGHES PAGAN – DIDIER FOSSEY – MARIE TALVAT – ALEX LALOUE
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