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Alexis Fouillet (Traducteur)
ISBN : 2290355410
Éditeur : J'ai Lu (18/04/2007)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 27 notes)
Résumé :
La visite d’Irma, alors qu’il s’apprête à quitter le commissariat, laisse perplexe l’inspecteur Skarre. Que signifie cet avertissement : « Il n’en a plus pour longtemps. » ? De qui parle-t-elle ? Est-elle folle ? Finalement, il préfère oublier. D’autant que les affaires ne manquent pas : une ado abattue à coup de carabine, un nourrisson victime de l’agression dont sa mère était la cible, un jeune homme disparu sans laisser de traces... Il aurait fallu à Skarre tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
canel
  04 mai 2012
Deux grands ados, amis depuis l'enfance, désoeuvrés, glandouilleurs qui donnent dans la petite délinquance pour quelques dizaines de couronnes (10 couronnes = 1,20 euros). L'un d'eux, visiblement sur le fil du rasoir, bascule et dérape : "ce qui tictaquait en lui a fini par exploser" (p. 166)
Chez Karin Fossum, pas de crime prémédité, jamais de serial killers traumatisés par une mère castratrice, pas de meurtriers sadiques non plus. On a affaire à des individus ordinaires, juste un peu paumés parfois, poussés à tuer par un malheureux hasard de circonstances.
Ce quatrième opus de la série autour du commissaire Sejer reste dans cette lignée. La voix du coupable (pleine de bon sens) alterne avec le récit des pérégrinations des deux garçons et l'avancée de l'enquête. C'est ainsi que le lecteur perçoit petit à petit l'ampleur du drame.
Trois des multiples atouts de cette série :
-- ces ouvrages sont davantage des thrillers psychologiques que des polars
-- bien que fort sympathiques et doués pour les interrogatoires, le commissaire Sejer et son associé Skarre restent très discrets dans le récit : priorité est donnée aux témoins de la tragédie
-- aucune des intrigues de Fossum ne se ressemble : l'auteur campe de nouveaux décors, crée de nouvelles ambiances, de nouvelles conditions dramatiques - ce qui n'est pas si fréquent dans ce style de littérature.
Bref, une romancière norvégienne très douée et subtile, à découvrir. Une série à savourer ; il me reste quelques épisodes, que je vais continuer à lire à petites doses... avant de tout reprendre (dans l'ordre cette fois) dans quelques années !
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christinebeausson
  08 décembre 2017
Je viens de finir ce roman, comme d'habitude je vais vous en dire deux ou trois choses et essayer de vous faire partager mon ressenti.
Du polar, du vrai, du costaud, du qui décortique bien notre monde avec tous ces petits et grands malheurs.
Ah attendez cinq minutes, le carillon de la porte se fait entendre, je vais voir ce qui se passe.
Il fait déjà nuit ce soir sur Aucaleuc, la pluie tambourine sur les carreaux, le chien ronfle insensible aux événements extérieurs.
Avant d'ouvrir, je jette un oeil à mon carreau. Que vois je !
Un jeune homme mesurant à peu près un mètre soixante dix, dans les dix huit ans, cheveux blonds coupés courts, il porte un jean noir moulant avec un blouson noir, il marmonne un drôle de langage, je n'y comprends rien !
La stupeur me glace, Sivert est ce toi ?
Ouvrir ou ne pas ouvrir sa porte à un personnage de roman ?
Et vous qu'auriez vous fait ?
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polacrit
  28 février 2018
Le Diable tient la Chandelle, paru en Norvège en 1998 sous le titre Djevelen holder lyset, a été publié en français en 2006 par les éditions J.P. Lattès et en 2007 aux éditions J'ai Lu Policier.
C'est un roman policier très atypique: pas de meurtre, juste une disparition. La police apparaît très peu. Les chapitres enchaînent les passages du carnet d'Irma raconté à la première personne ( on ne sait pas à qui elle s'adresse) avec les passages qui racontent les faits et gestes d'Andréas et de son copain Zipp, avec la sensation que ces deux récits avancent en parallèle jusqu'au moment où ils se rejoindront à leur point de convergence. Ce que le lecteur attend tout au long du roman...
Pas de véritable enquête mais plutôt une réflexion sur le crime, sa nature: "Mais que dire du crime en lui-même? L'impulsion, d'où vient-elle? Quand le meurtre naît-il? A cet endroit, à cet instant?" (Pages 18/19).. Encore une fois, ce roman ressemble plus à un thriller psychologique. Seuls les deux rebondissements des dernières pages lui donnent une allure plus "polar".
Irma se présente au commissariat pour signaler une disparition. C'est l'inspecteur Skarre qui prend sa déposition mais les propos pour le moins décousus de la femme sous forme d'avertissement laissent le jeune inspecteur sceptique: "Il n'en a plus pour longtemps." de qui parle-t-elle? de son mari? Est-il mort? Ne serait-elle pas un peu dérangée?Mystère...Finalement, Skarre décide d'oublier cet intermède parmi les nombreuses affaires qui leur tombent dessus: une adolescente abattue à coup de fusil; un nourrisson victime de l'agression qui visait sa mère; un jeune homme qui se volatilise carrément sans laisser aucune trace. Disparition mystérieuse qui ravive dans la mémoire de l'inspecteur Skarre la visite d'Irma quelques jours plus tôt.
Roman très intimiste donc, qui fait la part belle à la psychologie des personnages, car, finalement, ce qui compte pour qu'un policier fasse son travail le mieux possible, avec des résultats probants, est de se mettre à la place du criminel, et pour ça, il faut le comprendre. Pas l'excuser, bien sûr que non, mais comprendre pourquoi et comment de tels actes peuvent devenir possible afin d'agir en amont. Des questions qui nous amènent à nous interroger sur la nature même du crime. Quelle est la frontière entre les pulsions et leur réalisation??
Lien : https://legereimaginarepereg..
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urbanbike
  12 janvier 2009
Avec ce temps neigeux et froid, c'est le moment de rester à lire au coin du feu.
Deux gamins arrivés à l'âge adulte qui tirent leur flemme dans une ville en bord de rivière, une ville de Norvège, peu importe. Deux mômes qui tuent le temps, regardent pour la nième fois le même film, ont besoin d'un peu d'argent, volent à l'occasion, provoquent à leur insu quelques drames… Des mômes pas encore finis, immatures.
L'un d'eux disparaît et c'est une enquête de police qui est diligentée par sa mère sur cette disparition. le lecteur sait ce qui se passe, entend tous les avis, toutes les voix, découvre peu-à-peu la profondeur les choses, la vie des personnages qui se croisent dans cette affaire étrange. Un polar passionnant qui fonctionne comme une photo qui se révèle doucement. Des personnages superbement dépeints, un style épatant avec des narrations successives. À vous de lire.
Lien : http://www.urbanbike.com/ind..
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samaudruz
  06 novembre 2016
Karin Fossum écrit des polars. du moins en apparence. Mais souvent ce n'est qu'un prétexte pour explorer des personnages, des situations extrêmes, ces humains bombes à retardement qui tictaquent en silence. le diable tient la chandelle n'est pas tant un polar qu'un thriller ou le lecteur est confronté à des émotions mitigées, colère, pitié, sympathie, dégoût et exaspération face à ces flics aveugles, si aveugles. Pas comme le lecteur, qui sait tout.
Chaque roman n'a en commun que la continuité des deux policiers qui, souvent, ne sont pas les personnages principaux et sont loin d'être des héros. On est pas dans le polar à la Henning où le policier finit toujours par connaître la vérité mais plutôt dans l'exploration d'une multitude de possibilités. Souvent dans les espaces sauvages, les petites communautés de Norvège.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
canelcanel   03 mai 2012
"Est-ce que tu as déjà vu un mort ?"
Jamais. Il n'avait pas voulu voir son père, il y avait longtemps de ça. Il ne répondit pas.
"La première fois, ça fait pas mal d'effet. C'est à couper le souffle. Qu'on va mourir pour de vrai."
Il écouta. La gravité de la situation le terrifiait (...)
"Si le mort est une personne que tu connaissais bien, l'effet est double. Il est là, mais il n'est pas là. Un mur s'effondre." (p. 233)
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canelcanel   26 avril 2012
"Votre mari est malade, et vous vous inquiétez pour lui. Est-ce qu'il est vieux ?"
C'était une question inconvenante. Une vie est une vie tant qu'elle dure et qu'elle représente quelque chose pour quelqu'un. Peut-être tout. (p.7)
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christinebeaussonchristinebeausson   07 décembre 2017
Nous n'avons pas réellement peur de la mort. Nous avons simplement peur d'être oubliés. Nous savons que nous le serons, et cette idée est intolérable, ce n'est pas ton avis ? Étant donné que le temps passe, nous restons rarement dans la mémoire de ceux qui restent.
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canelcanel   03 mai 2012
Souvent, [les dépressifs décidés à se supprimer] s'épanouissent d'un seul coup en même temps qu'ils développent des tendances suicidaires. Parce qu'ils ont fini par faire un choix et voient une issue à leur mal-être.
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polacritpolacrit   28 février 2018
Une vie est une vie tant qu'elle dure et qu'elle représente quelque chose pour quelqu'un
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