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EAN : 9782757828137
350 pages
Éditeur : Points (22/03/2012)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Helga Joner voit disparaître sa petite Ida. Sa sœur Ruth ne comprend pas pourquoi Tomme, son fils, devient soudain mutique et soucieux. Quant à Elsa Marie Mork, elle n'a cessé d'avoir du fil à retordre avec Emil, son fils autiste de cinquante-deux ans qui ne prononce que le mot "non". Enfin, Anne Oterhals a peut-être du souci à se faire pour Willy, un copain de Tomme, dont le casier judiciaire est loin d'être vierge. En l'espace de quelques secondes, leur vie va bas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  24 décembre 2019
Qu'est-il arrivé à Ida, jolie fillette de 10 ans qui n'est pas rentrée de l'épicerie où elle est allée acheter une revue et des bonbons sur son vélo jaune flambant neuf ? A vrai dire, tout lecteur moyennement avisé comprend rapidement ce qu'il s'est passé, car Karin Fossum n'en fait pas grand mystère ni ne cherche à embrouiller l'esprit avec pistes sans issue, ou suspects innombrables et farfelus. Secondes noires est une étude de moeurs, un roman d'atmosphère sans effusion de sang, qui regarde au microscope une communauté villageoise norvégienne dont tous les membres se connaissent depuis des générations, ou partagent des liens familiaux. Peu de personnages certes, mais décrits avec acuité et souci du détail dans un style économe et précis. L'attente quotidienne d'Helga (par exemple), la maman d'Ida, est hurlante de vérité. Elle occupe ses journées à inspirer et expirer, couchée sur le sol pour ne pas tomber plus bas. Chaque instant de ses interminables jours qui passent avec le désespoir en guise de dénominateur commun, près du téléphone - cet espoir incandescent -, est méticuleusement décrit. Tout parent qui a un jour ou une nuit, attendu un enfant ou un ado retardataire par rapport à l'heure prévue de son retour, comprend ce qu'elle éprouve et suffoque avec elle.

L'enquête est confiée au commissaire Konrad Sejer, mastodonte d'un mètre quatre vingt-seize, qui partage sa vie de quinquagénaire solitaire avec Kollberg, un Léonberg massif en fin de vie. Sejer me fait penser à Maigret, un Maigret scandinave qui, comme son illustre collègue franco-belge, n'éprouve pas le besoin de parler à tout prix, souvent à tort et à travers, mais sait écouter avec respect ; il connaît la noirceur humaine, utilise son expérience professionnelle et surtout tient compte de ses intuitions. Sejer est un homme tolérant, ouvert, qui met un point d'honneur à ne pas avoir de préjugés ; il n'utilise pas de méthodes violentes ou proches du harcèlement pour susciter des aveux, ne cherche pas à terrasser un suspect en provoquant sa honte, une atteinte à son honneur ou en le trompant pour qu'il s'enferre dans d'inextricables contradictions et mensonges. Ce qui l'intéresse dans son boulot, c'est de comprendre les raisons expliquant qu'une situation s'achève dans l'horreur, et suivre les méandres empruntés par la pensée d'un auteur de délit. Comme pour Maigret, des aveux doivent être pour Sejer une confidence qui apporte l'apaisement à celui qui s'en délivre.

Mission accomplie pour Konrad Sejer dans Secondes noires !
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Commenter  J’apprécie          559
Ziliz
  01 juin 2012
Stress immédiat pour le lecteur, contaminé par celui de l'entourage d'Ida. Cette jolie fillette de dix ans est partie à vélo acheter sa revue préférée et des bonbons, elle en avait pour vingt minutes maximum, elle ne revient pas. Les minutes, les heures, les jours passent dans une attente angoissée de la part de ses proches. L'inspecteur divisionnaire Sejer se lance sur l'enquête, accompagné de Skarre.
Chaque ouvrage de cette brillante série offre une intrigue complètement nouvelle, différente des précédentes. En revanche, on aime y retrouver ce qui fait la richesse des thrillers de Karin Fossum : un récit d'emblée captivant, une analyse subtile des personnages, l'art de Sejer pour interroger patiemment et habilement les témoins, un imbroglio entre suspects et coupable(s), sans pour autant que l'on soit perdu une seconde, ni que le dénouement soit rocambolesque... Et surtout, à chaque fois, il s'agit de problèmes de gens ordinaires qui, un jour, dérapent ou sont victimes d'un malheureux concours de circonstances - ce qui rend l'ensemble crédible, mais également effrayant pour le lecteur qui peut s'identifier à l'un ou l'autre des protagonistes.
Une excellente série de polars/thrillers psychologiques. Il me reste le dernier opus paru à découvrir : 'L'enfer commence maintenant'...
PS : Evitez la 4e de couv, qui raconte un peu n'importe quoi et dévoile des pistes...
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mlseditions
  31 mai 2017
Je ne connaissais pas cette auteure et dès les premières pages j'ai accroché pour ne plus lâcher son roman.
Une petite fille Ida disparaît et aussitôt tout s'enchaîne : l'enquête policière, la famille et le basculement de vie pour beaucoup des personnages. Je ne tiens pas à résumer le livre pour ne pas trop en dévoiler.
Sans aucun doute, l'auteur sait tenir en haleine le lecteur, les personnages y sont très bien décrits, de sorte qu'en passant de l'un à l'autre, on se retrouve immédiatement dans leur univers et particularités. L'intrigue est très bien menée même si l'on suspecte fortement l'auteur du crime, il faut attendre la fin pour avoir le pourquoi et le comment. C'est un très bon polar qui allie au suspens une psychologie des personnages à priori ordinaires. Il y a également ce lien entre eux au fur et à mesure de la lecture qui s'emboite parfaitement sans fausse note.
Une belle découverte.
Commenter  J’apprécie          110
christinebeausson
  09 novembre 2018
La description de ces quelques secondes pendant lesquelles tout un univers va s'effondrer....
Ces quelques secondes qui vont à tout jamais changer notre vie...
Ces quelques secondes où nous allons basculer dans une autre histoire bien loin du conte de fée.
C'est d'une efficacité remarquable
On se retrouve plonger dans l'horreur ...
pas vraiment de sang, tout est suggéré...
Les sentiments des unes ou des autres sont décryptés, analysés.
Tout est étudié pour nous faire ressentir ce que l'on pourrait ressentir si nous nous trouvions dans les situations décrites, .... on tremble, on soupire, on pleure .... nous sommes terrorisés .... n'est ce pas ce qu'on demande à un vrai thriller ....
Merci Karin Fossum pari réussi.
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Rodin_Marcel
  05 juin 2015
Fossum Karin - "Secondes noires" – Lattès-Points, 2008 (ISBN 978-2757828137) (traduit du norvégien – cop. 2002)

Le suspense est fort bien mené, l'écriture aussi, car dès la moitié du roman, le lecteur devine la solution (que l'auteur ne dissimule guère), sans pour autant perdre l'envie de lire le récit jusqu'à la fin.

Le sujet est extrêmement sensible : quatre femmes, quatre mères, qui souffrent par leur progéniture. le début est poignant : Helga, mère, constate que sa gamine Ida ne rentre pas de sa petite escapade en vélo. Emouvante description des ravages causés progressivement, au fil des heures, par cette absence. Sa soeur Ruth ne comprend pas pourquoi son gamin Tomme est si mal dans sa peau, bien plus que d'habitude. La très vieille Elsa défend bec et ongle son fils, un quinquagénaire autiste, qui ne se déplace que sur une mobylette trafiquée. Les deux premières accèderont à la supplique de la dernière, Anne, dont le fils Willy a disparu, alors qu'il est depuis longtemps fiché par la police comme un délinquant confirmé, doublé d'un petit trafiquant de drogue, fortement soupçonné d'avoir participé à la disparition d'Ida…
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   24 décembre 2019
Les journalistes maniaient l'art de l'allusion avec un grand savoir-faire. Ils n'écrivaient rien qui ne fût explicite, laissant aux lecteurs le soin d'employer leur imagination, ce dont ces derniers ne se privaient du reste pas.
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namelessnameless   23 décembre 2019
Tout le monde mérite une chance. Ranger les gens dans des cases anéantit toute possibilité de distinguer les nuances.
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LittleMary226LittleMary226   22 février 2015
Il pouvait dès maintenant partir à l’attaque, de façon soudaine et inattendue, afin de la voir chanceler. Il ne le fit pas. Car il devait être possible de la vaincre sans qu’elle perde son honneur. Sejer répugnait à devoir utiliser des méthodes proches du harcèlement, à la tromper pour qu’elle s’enferre dans d’inextricables broussailles. Il n’avait aucune envie de lire la honte sur son visage lorsqu’il relèverait ses contradictions. Il préférait de loin la mener jusqu’à un point où, d’elle-même, elle raconterait tout.
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Commenter  J’apprécie          30
namelessnameless   23 décembre 2019
- Qu'est-ce qu'ils ont, les gamins, avec les bonbons ? demanda Sejer. Il leur en faut en permanence. Ils font tous de l'hypoglycémie ou quoi ?
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namelessnameless   23 décembre 2019
- ... Et puis je déteste Ikéa, ajouta Sejer après un bref silence. Ces cons produisent tout et n'importe quoi à tort et à travers.
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