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ISBN : 2070747034
Éditeur : Gallimard (15/02/2004)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Le jour où Colin a fait ses premiers pas au milieu du salon, entre la table basse et le canapé, Marie est partie. Elle a laissé son enfant avec Félix. C'était entendu comme ça. Ensemble, le père et le fils se sont inventé une famille en convoquant dans l'appartement désert des ombres chinoises, des personnages de dessins animés. Colin a grandi et Félix avec lui. Lorsque Colin a réclamé sa maman, Félix a dû trouver des réponses, tout seul. Jamais il n'aurait imaginé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  28 mai 2019
Félix est assureur, si sa vie actuelle ne lui confère aucune assurance, il fait de son mieux pour assurer et rassurer ses clients. C'est un homme humain. Lorsqu'il se rend sur les lieux d'un incendie, une photo de jeune garçon de huit ans l'arrête, le hante. Il se souvient alors de son fils, Colin, lui qui n'aura jamais huit ans. Il a été tué à la sortie de l'école par un chauffard qui court toujours.
L'histoire se balance entre présent et flashbacks. Un présent où Félix reste terriblement marqué par son fils. Dans la rue, chaque enfant criant « papa » le fait se retourner, il fait ses courses avec la poussette de Colin, la télévision est branchée sur les dessins animés. On sent combien cet homme aimait son fils, combien il lui manque. Combien il en veut déjà à la mère, Marie, elle qui a abandonné son enfant pour faire marche arrière quand Félix n'en voulait plus d'une mère pour Colin. Parce que Félix, il a tout donné pour son fils. Tout jusqu'au sacrifice, jusqu'à la folie.
Une caresse de rouge. Rouge de tout cet amour qui déborde du coeur, de la tête, du temps, de l'instantané.
Une caresse de rouge. Rouge la couleur d'une robe. Rouge la couleur d'un baiser d'une mère.
Une caresse de rouge. de ma bouche à ton front.
Une caresse de rouge. Rouge sang la couleur de ton sang échappé de ton corps inerte.
Une caresse de rouge. Tourbillon borderline dans les dédales d'une parternité orpheline.
Une caresse de rouge.
Je veux maman.
Mais il n'y avait qu'un père. Qu'un homme qui voulait tout pour son fils.
Aucun pathos ici, c'est fluide, ça secoue, ça bouscule, ça dérange parce que trop d'amour étouffe, rend fou. Un roman bien écrit où je me suis sentie un peu trop à l'extérieur de cette histoire d'amour filial.
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isabelleisapure
  24 avril 2018
Le roman s'ouvre sur l'incendie d'un immeuble en plein Paris.
Lorsque Félix, assureur, se rend sur les lieux du sinistre, il est troublé par la disparition d'une femme et de son enfant, au point de s'introduire dans l'appartement dévasté et de s'emparer d'une photographie à demi calcinée.
L'image d'une tendresse ordinaire que lui renvoie la photo le ramène à sa propre histoire et à son petit garçon mort sous les roues d'un chauffard que l'on n'a jamais retrouvé.
Lorsque Marie avait voulu un enfant, elle avait dit : « le jour où il marchera, je partirai, tu seras un père formidable ».
Bien sûr, il ne l'avait pas crue et pourtant, lorsqu'il se retrouva seul pour élever Colin, il apprit jour après jour à devenir « Maman », totalement, pour que l'enfant sourit et puisse s'endormir. Rouge à lèvres Caresse, ombre à paupières, perruque deviennent les attributs de ce papa poule.
Nous suivons la métamorphose d'un papa hors norme, souvent borderline dans son désir de bien faire.
D'une grande justesse, la prose simple et imagée d'Eric Fottorino décrit parfaitement toute la complexité de ce personnage d'homme déchiré. Bien que l'auteur semble nous dresser le tableau d'un père trop bienveillant, la vérité en est toute autre, car le dessein machiavélique de Fottorino s'esquisse doucement, au fil des pages, avec des indices troublants.
« Caresse de rouge » est un roman à la fois tendre et cruel qui continu après plusieurs jours à me trotter dans la tête.
Un coup de coeur.
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Cricri124
  06 novembre 2016
"Un an, deux ans passèrent. Des jours et des jours, seulement Colin et moi. Des jours et des nuits. Nous deux. Chaque seconde créait un nouvel enfant. le sourire du soir n'était plus celui du matin. Je portais encore une montre à mon poignet mais il me suffisait de regarder le visage de mon fils pour savoir l'heure qu'il était dans ma vie." P47
J'ai choisi cet extrait parce que primo, je le trouve magnifique, hors contexte. Et deusio, parce qu'il révèle l'amour fusionnel et exclusif de ce père, qui donne tout, ferait tout pour son fils. Et cet amour est justement au coeur de ce récit. Ses réminiscences nous parviennent par vagues à mesure qu'il tente d'en faire son deuil. Car telle est la douloureuse réalité à laquelle il doit faire face : son fils de 3 ans est mort, renversé par un chauffard 3 mois plus tôt. Narré sur un ton doux amer, presque que murmuré, c'est à travers son regard et ses souvenirs que son fils revit sous nos yeux.
Une étrange et dérangeante histoire, merveilleusement contée, mais dont je ne peux me départir d'un avis extrêmement mitigé. Le "hic", c'est qu'il m'est difficile d'en dire plus sans spoiler. Le mieux est encore que vous vous fassiez votre opinion par vous même.
Si ce livre n'est à mon avis franchement pas une sinécure pour l'amour paternel et maternelle, l'intrigue est très bien construite et l'écriture toute en finesse. L'auteur sait assurément maintenir l'intérêt et la curiosité du lecteur. Et, il pourrait bien en surprendre plus d'un par sa fin ! Je n'ai pas adhéré à cette histoire, certes, mais je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur.
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Lolokili
  26 septembre 2018
Ouhlaaa voilà un ouvrage admirablement construit mais pour le moins déroutant, à l'instar de ce titre étrange, "Caresse de rouge", qui ne livre son secret que dans les toutes dernières pages, vous voilà prévenus.
Déroutant… voire perturbant, car j'avoue que la relation père-fils explorée ici m'a mise mal à l'aise avant même que j'en devine le bouleversant épilogue.
Rien à voir avec "Korsakov" ou "L'homme qui m'aimait tout bas", récits nostalgiques et pourtant si lumineux à travers lesquels j'ai découvert la plume harmonieuse et pudique d'Eric Fottorino. Ici l'atmosphère se révèle bien plus sombre et le propos singulièrement ambigu.
Gare à la claque, je n'en dirai pas plus.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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prune42
  20 novembre 2015
Félix Maresco est assureur. Il s'occupe de l'incendie d'un appartement suite auquel auraient disparu une jeune femme Jeanne Delbec et son fils Benoit, quand le passé se rappelle cruellement à lui. En effet, Colin le fils de Félix, s'est fait renverser par une voiture à la sortie de l'école. C'est un drame pour le papa d'autant plus que depuis longtemps il s'occupait du petit garçon quasiment seul puisque sa maman Marie, avait un peu abandonné son rôle de mère. L'amour de Félix pour son fils était immense, le père compensait autant qu'il le pouvait l'absence de la maman. Depuis la mort du petit garçon, la vie de Félix est vide. La police va reprendre l'enquête pour tenter de découvrir le chauffard tandis que Félix se rappelle de tous les moments magiques et intenses avec Colin.
J'ai beaucoup aimé ce court roman d'E. Fottorino. Son écriture est belle, poétique. Il y a beaucoup de tendresse dans l'histoire racontée, l'amour de ce père pour son fils est immense, ce papa est vraiment prêt à tout pour rendre le petit garçon heureux, jusqu'à s'en oublier lui même. Aussi le dénouement du livre est totalement inattendu, sans vouloir en dire plus... Caresse de rouge est un roman vraiment poignant qui ne laisse pas indifférent ; sous son aspect bon enfant c'est un véritable drame qui prend toute son ampleur à l'extrême fin du livre.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Félix est assureur. Sa vie est plutôt routinière et tranquille. Jusqu’au jour où l’un de ses clients l’appelle et lui annonce une catastrophe : la perte de son bien lors d’un incendie. Félix se rend sur les lieux, en tant qu’assureur, et constate les dégâts. La disparition de la locataire et de son fils réveille en lui de vieux démons, à savoir la perte de son propre fils, Colin, fauché par une voiture à trois ans. Le jour où Marie, la mère de Colin, est partie, Félix s’est retrouvé seul face à un bout de chou qui réclamait sa mère. Envie de combler ce manque, de faire taire les suppliques, fantasme d’incarner à la fois le père et la mère : petit à petit, Félix en est venu à se grimer en Marie. Caresse de rouge était le nom de son rouge à lèvres préféré… On plonge sans retenue dans ce roman dérangeant qui aborde le thème de l’amour paternel, un amour en quête d’absolu. Fottorino nous fait d’abord partager les sentiments ambigus car démesurés d’un père pour son fils, un enfant-roi à qui il veut tout offrir. La douceur, l’apparente légèreté de l’écriture nous protègent de cette névrose destructrice. Fottorino dresse ensuite le portrait poignant d’un père rongé par l’absence de son fils. Ce roman surprenant commence tel un mélo et se termine à la manière d’un roman noir. Sonia Seddiki
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   14 juin 2019
Tant de gens sont fragiles, tant d’autres ont la dureté des cailloux, et il faudrait que tout cela s’accorde pour la vie.
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Cricri124Cricri124   06 novembre 2016
À vouloir combler le vide, à chercher Marie partout, à l’inventer comme j’aurais inventé la poudre, le risque était grand de ne laisser après nous que des cendres. Ces souvenirs ont pris toute la place sur le canapé. J’ai eu tort de défier le malheur en lui accordant l’hospitalité. Il en profite.
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LadybirdyLadybirdy   28 mai 2019
Colin répétait : « A ce soir, papa. » Je soufflais à son oreille : « Non, mon bonhomme, demain. » Demain n’existe pas quand on mord la vie avec des dents de lait.
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LadybirdyLadybirdy   28 mai 2019
Il me suffisait de regarder le visage de mon fils pour savoir l’heure qu’il était dans ma vie.
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LolokiliLolokili   26 septembre 2018
Mon existence est une énorme faute de goût. Ce désastre bénin m’affecte au-delà du raisonnable. On dramatise tout, la nuit.
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Videos de Éric Fottorino (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Fottorino
Présentation par Eric Fottorino, François Vey et Mathieu Sapin. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
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