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Critiques sur Suite à un accident grave de voyageur (25)
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trust_me
  08 octobre 2013
En septembre 2012, trois personnes se sont jetées sur les voies du RER dans les Yvelines, non loin de chez l'auteur. Des tragédies que la SNCF qualifie d' « accident grave de voyageur. » Pour Éric Fottorino, c'est bien plus que cela : « Je ne reconnaissais rien dans ces paroles désincarnées. Elles composaient un chef d'oeuvre d'évitement. L'accident grave n'évoquait aucun geste, ne suggérait aucune image. Il relevait d'une langue vidée de sa substance, dénuée de compassion. Une suite de mots pour ne plus y penser, pour passer à autre chose. »

Fottorino, utilisateur quotidien des transports en commun, s'interroge sur les raisons de cette déshumanisation. Il voudrait redonner aux victimes la dignité qu'elles méritent. Des morts passées sous silence par les médias et que la SNCF ne considère que comme des problèmes techniques : « L'échelle des priorités s'imposait dans sa crudité, sa cruauté. le suicide sur les voies n'est pas une vie de perdu. C'est du temps de perdu. L'existence de tous est contrariée par la défaillance d'un seul. Des retards. Des arrêts inopinés. Des trains qui n'arriveront pas à l'heure. Il faut aller vite. S'assurer que le trafic peut être rétabli. » Des morts dont on se fiche ou pire, qui agacent. Sur certains forums, les usagers se lâchent. Ces suicidés ne sont que des égoïstes qui auraient mieux fait d'avaler des médocs ou de se tirer une balle dans la tête plutôt que d'embêter le monde. Ces suicidés anonymes dont on ne retient que le geste, dont l'existence n'intéresse personne. Heureusement, il y a aussi des messages de résistance au cynisme ambiant. D'aucuns voient « dans ces gestes la volonté de choquer et d'exhiber sa détresse avec une violence indécente, comme un reproche à notre indifférence ». L'auteur pense aussi aux témoins directs qui, pour la plupart, ne pourront jamais oublier ce qu'ils ont vu.

Ce texte est, entre autres, un cri de douleur poussé face au mépris et à l'indifférence, mais j'ai apprécié le fait que Fottorino ne se mette pas au-dessus de la mêlée : « Combien de fois ai-je moi-même pesté à l'annonce d'un retard dû à un accident de personne ? Suis-je donc devenu insensible aux autres ? Je préfère croire que les trains de banlieue anesthésient mes émotions. [ …] le temps du trajet, je ne suis plus tout à fait humain. Je ferme mes yeux à la laideur, mon coeur à la misère ». A aucun moment il n'endosse le costume du donneur de leçon. Il voudrait juste comprendre comment un geste aussi irréparable est possible : « Je me demande si on s'entraîne à mourir. Si se jeter sur les voies est un crime prémédité contre soi. Ou un meurtre sans coupable. » La réflexion est profonde et parfaitement construite, l'écriture magnifique. Un texte rare dont la beauté n'a, je trouve, rien de morbide.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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livr-esse
  18 avril 2013
" Suite à un accident grave de voyageur... ", tout parisien entend cette phrase au moins une fois par mois. Mais que cela représente t il pour nous ?

Suite à trois suicides sur son trajet quotidien, Eric FOTTORINO essaie de décortiquer nos réactions, sa réaction, à ses drames quotidiens.
Dans un premier temps, il ressent le besoin de trouver l'identité de ces personnes et de comprendre pourquoi ils en sont arrivés là. Mais en essayant de remonter le fil de ses histoires, il se heurte au silence.

Il commence alors à cogiter à nos réactions respectives face à cette phrase qui nous parait aussi banale que l'annonce d'un retard.

Mon avis :
Pour beaucoup cette phrase représente uniquement un retard au boulot ou à un rendez-vous mais la réflexion va rarement au-delà. Pourtant, mettre fin à ses jours en se jetant sous un metro, ce n'est pas anodin. C'est sûrement la seule solution trouvée à une souffrance.

Je suis ravie que quelqu'un ose en parler. En tant que petite provinciale débarquée à Paris, j'ai été très choquée par l'indifférence des gens par rapport à cette phrase. Certains vont même jusqu'à en vouloir à cet homme ou cette femme qui a osé se suicider à l'heure de son trajet. Sommes nous si égocentriques que ça ??? Mon retard est plus emmerdant que la mort d'un inconnu, c'est ça ???!!!

On parle aussi de saison des suicides comme on parle de saison des fraises. Je trouve que tout cela manque d'humanité et ce n'est vraiment pas pour moi. Me voilà ravie d'avoir retrouvée ma province mais je sais bien que chaque jour, chaque semaine ou chaque mois, il y a un accident grave de voyageur.

En tout cas bravo et merci à Monsieur Fottorino d'avoir oser en parler et réveiller nos consciences parfois trop profondément endormies.

Je dois ajouter que la plume est vraiment très belle.
Lien : http://www.livr-esse.com/art..
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Sando
  29 mars 2013
Tout usager habitué aux transports en commun sait ce que signifie cette annonce prononcée, trop souvent, d'une voix monocorde : « Suite à un accident grave de voyageur, le trafic va être perturbé pour une durée encore indéterminée ». le terme de « suicide » n'est pas employé ouvertement, afin de ne pas causer une vague de détresse qui pourrait conduire à d'autres actes désespérés, néanmoins, chacun sait ce qu'une telle annonce sous-entend… Alors, qui sont ces anonymes, ces malheureux, qui dans un dernier acte désespéré se jettent sous les rames d'un train, d'un RER ou d'un métro ? Que sont-ils pour ces passagers pressés et mécontents, sinon des importuns qui ont trouvé le moyen de nuire une dernière fois en immobilisant le trafic ? Car oui, cela peut paraître fou, mais plutôt que la compassion, c'est bien souvent la colère, de l'agacement que les gens ressentent d'abord.

Face à tant d'indifférence et d'individualisme, Eric Fottorino cherche à comprendre comment nous en sommes arrivés là. Comment, dans une société régit par les moyens de communication, le silence peut-il être si imposant, si oppressant, au point de ne plus s'ouvrir aux autres et d'endurer, seul, des souffrances parfois trop lourdes à porter ? Des sentiments anesthésiés, une peur profonde qu'on tente d'apaiser, une détresse contagieuse que l'on s'empresse de fuir sont autant de symptômes de notre société, où chacun est obligé de s'entourer d'une carapace pour survivre. Un livre court, de seulement 60 pages, mais terriblement percutant, nécessaire, qui dit le malaise d'une époque et son manque d'altruisme. Une réflexion pertinente, dans une langue concise et éloquente, sur un monde toujours pressé, qui ferme les yeux sur la solitude et la détresse qui l'entoure. Un petit texte qui bouscule le lecteur et l'oblige à réfléchir sur un sujet qui le touche de près et à se poser une question primordiale : qu'a-t-on fait de notre humanité ?
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frconstant
  01 avril 2017
« Suite à un accident grave de voyageur », … le trafic est interrompu ! Éric FOTTORINO prend pour titre de ce livre (Gallimard,2013) cette expression que tous les habitués des chemins de fer connaissent. Chacun peut entendre en lui cette voix volontairement atone qui, non seulement tente de donner une information factuelle, mais qui, surtout, tente de cacher ce que comporte ce fait de douleurs et de désespérances humaines.
FOTTORINO, lui-même usager des chemins de fer français, a vécu l'expérience plusieurs fois. La formulation, ‘Suite à un accident grave de voyageur…' s'est immiscée en lui, irréelle. « Je ne reconnaissais rien d'humain dans ces paroles désincarnées. Elles composaient un chef-d'oeuvre d'évitement ». Et, en effet, à l'analyse, le sujet principal est bien l'interruption de trafic. C'est là que réside le drame. le voyageur n'est qu'une circonstance causale. Il n'est rien, lui, le voyageur, il n'est personne. Il n'est même pas du train, il ne l'a pas pris, si ce n'est en pleine face. A cause de lui, les usagers vont devoir attendre. Ils râlent, ils ont autre chose à faire qu'attendre ! Ils ne cherchent pas à comprendre. Ils veulent seulement savoir quand le train pourra repartir. Au plus vite, bien sûr !
Dans ce livre qui ne porte pas l'appellation roman, l'auteur s'interroge sur la réaction des usagers, sur la sienne. Il ne se met pas en dehors, se demande « combien de fois ai-je moi-même pesté à l'annonce d'un retard dû à un accident de personne ? Suis-je donc devenu insensible aux autres ? Je préfère croire que les trains de banlieue anesthésient mes émotions ».
Constatant que le public des usagers dont il fait partie, est pris en flagrant délit de ce que Mauriac appelait autrefois « le crime du silence », l'auteur veut briser cette indifférence où « taire est l'auxiliaire du verbe tuer ». En niant cette souffrance de la personne devenue rien sous le train, on ne laissait aucune chance au désespéré de partager son mal-être. » Ce livre, en quelques soixante pages, nous ouvre à une réflexion sur la déshumanisation, sur les prédominances accordées au trafic et à l'organisationnel plutôt qu'aux humains. Pourquoi, se demande-t-il, règne sur ces suicides, une loi du silence ? une condamnation sans appel ? Comment se fait-il que « le temps du trajet, je ne suis plus tout à fait humain ».
Et non content d'oser aborder un sujet tabou, FOTTORINO fait preuve d'une habileté d'écriture qui touche le lecteur. Passé maître dans l'art de donner aux mots leurs sens usuels mais aussi de relire la situation en empruntant les sens cachés, secondaires, l'auteur fait mouche et titille l'esprit là où il faut.
- A propos de l'ordre de sortie d'un véhicule des sapeurs-pompiers en cas d'accident sur les voies, l'expression consacrée est ‘ personne sous un train '. La question de l'identité n'est pas importante… puisque c'est personne ! Et donc, déplacer un corps de sapeurs pour personne, c'est les déplacer pour rien !
- Les entrefilets dans la presse font largement état de la perturbation du trafic, peu de l'humain qui ne l'est plus. Tout au plus, décrira-t-on l'impact sanglant des débris humains à l'avant de la motrice et sur les voies. « La victime entre brièvement en scène, s'insinue l'existence du corps en même temps que son inexistence. L'apparition est une disparition »
- Etrange arithmétique des désespérés : n'être plus rien et juger que ce rien est encore de trop. Se changer en objet périmé qu'on retire de la circulation. Une denrée jetable, n'en parlons plus !
FOTTORINO a choisi d'en parler. Puisse ce livre éveiller nos consciences et nous pousser à un peu plus d'humanité lorsque nous serons retardés sur les voies ! Ce livre n'est pas un roman, c'est une claque, un cri !
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francoisvaray
  25 août 2014
Dans un très court pamphlet, Fottorino s'insurge contre la détresse, l'indifférence et la solitude qui aboutissent au geste désespéré de ceux qui se jettent sous les RER pour en finir. Opposant la lâcheté de la masse des voyageurs au geste irréversible, il livre là, sans pudeur, avec honnêteté et courage, un texte de toute beauté, (attention: le sujet n'est pas très gai), comme si, débarrassé de ses habits de romancier ou de directeur de presse, il pouvait enfin dire ce qu'il pense.
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Petitdejauxlivres
  11 juin 2013
Dans un tout petit livre, Fottorino revient sur une annonce bien connue des usagers des transports en commun: "suite à un accident grave de voyageur..." Une petite phrase qui se banalise alors que derrière se cache des drames humains. En l'espace de quelques jours, Fottorino a été confronté à trois reprises à cette annonce. Il s'est alors intéressé à ces individus ou plus exactement aux conséquences de leurs actes.
Alors que des personnes en pleine détresse vont commettre l'irréparable, les autres s'inquiètent pour les retards occasionnés, la désorganisation du trafic, les rendez-vous ratés, les enfants à récupérer...
Fottorino dresse un portrait peu enviable de notre société dans laquelle l'égoïsme et l'individualisme l'emportent. A la lecture de ce roman on est rattrapé par une réalité qui dérange: une annonce vocale volontairement banale mais qui cache un réel drame humain face à des réactions de colère qui perturbent le quotidien. Il faut vite oublier ce geste perturbateur et faire en sorte que tout redevienne vite normal.
Dans notre société, notre quotidien serait-il alors plus important qu'une vie humaine?
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feanora
  15 mars 2014
Un petit livre qui veut toucher les consciences.
Le titre n'est pas anodin et nous rappelle que le public n'a pas à être informé du suicide des personnes qui se jettent au passage des trains.
Et pourtant, tout le monde sait ce que cette annonce signifie.
La majorité des passagers n'aura pas une pensée pour la personne qui vient de perdre la vie. Seuls, les retards et la gène occasionnés occupent les pensées.
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claraetlesmots
  02 mai 2014
En septembre 2012 dans un laps de temps très court, trois personnes se sont jetées sur les voies du RER dans les Yvelines près d'où l'auteur habite. Des morts relayées par ce message de la SNCF qui prévient du trafic interrompu et retardé "Suite à accident grave de voyageur". Pas plus. "Neutraliser la zone d'inquiétude avec des termes propices à l'oubli, inoffensifs et creux. " Mal nommer les choses, jugeait Camus, c'est ajouter au malheur du mode". Ne pas les nommer, c'était nier notre humanité".

Eric Fottorino est un utilisateur du RER comme tant d'autres. Frappé par ces morts, il cherche des informations. le journaux ne mentionnent que le retard des trains. Aucun nom d'écrit pour chacune des trois personnes. Leurs souffrances, leur désespoir sont tus comme si elles n'avaient jamais existé. Oubliées au plus vite car seul le temps compte. Sur un forum, des usagers déversent leur colère violente " Un suicide, dans les transports en commun, c'est plus que que gênant, c'est irritant, c'est ennuyeux, c'est un agacement de plus, une tracasserie dont des milliers de personnes n'ont pas besoin." D'autres vont plus loin avec un cynisme qui m'a coupée le souffle. Chacun défend son temps précieux.
Et il y a ceux qui sont touchés, marqués à jamais par ce qu'ils ont vu.

L'auteur ne se fait pas moralisateur ou ne se donne pas le beau rôle " Combien de fois ai-je moi-même pesté à l"annonce d'un retard dû à "accident de voyageur". Suis-je donc insensible aux autres? , il nous parle de la déshumanisation et de l'individualisme. Il s'interroge sur les situations qui conduisent à cet acte.
Avec ce livre fort, il donne une dignité à ces voyageurs morts et leur rend un très beau et vibrant hommage. Une lecture dont on ne sort pas indemne.
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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Fransoaz
  24 avril 2014
Eric Fottorino est un usager comme tant d'autres qui prend le métro chaque jour, avec indifférence, lassitude ou agacement. Les faits divers successifs de trois « accidents graves de personnes » attirent son attention, bousculent son quotidien et étayent sa réflexion d'usager. C'est le fruit de ces pensées qui alimentent ce court récit d'une soixantaine de pages.

Ces morts violentes sont banalisées par la SNCF qui se sent impuissante à enrayer cette escalade mortifère. Elles sont banalisées sur certains forums de discussion où les internautes crient leur dégoût pour ces volontaires de la mort, qui les retardent pour se rendre au travail, à leur rendez-vous... Elles ne font pas une ligne dans les journaux et sont banalisées par notre société moderne soucieuse de rentabilité qui n'a ni le temps ni l'envie de s'arrêter sur ces détresses et ces drames.

C'est cette inhumanité et cette indifférence qu'interroge Eric Fottorino. Pourquoi cette tragédie, cette vie saccagée ne déclenche-t-elle pas l'empathie, ne débride-t-elle pas l'émotion des voyageurs?

Avec précision et justesse, le texte de Fottorino percute le lecteur comme le fait le train lancé à grande vitesse. On n'est pas forcément préparé à recevoir ces mots en pleine figure et ils font mal à notre tranquillité, à notre société, à notre existence.
Lien : http://bevanhalennebzh.over-..
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nilebeh
  24 novembre 2015
Dans ce tout petit livre (62 pages ) l'auteur s'interroge sur le traitement fait, par la SNCF et les médias, des suicides sous les roues d'un train : durée d'interruption du service, réactions des passagers retardés, micros et caméras braqués sur des passagers entre inquiétude et agacement. Rarement un mot de compassion pour celui qui.

Quand nous parvient l'annonce « suite à un accident grave de voyageur etc. », en général nous sommes ou dans un wagon, immobilisé mais au chaud, ou sur un quai de gare, en plein vent voire sous la pluie,
Et nous savons que cela va durer, Des heures, Alors qu' « on »  nous attend, alors que nous avons des choses « importantes » à faire. Et il y en a un - ou une – là, qui nous en empêche,

L'auteur traite ces cas (comme dirait la police ou la SNCF) avec sa sensibilité, il réfléchit, il veut savoir QUI étaient ces désespérés qui ont préféré finir défigurés, méconnaissables probablement, plutôt que de continuer leur route. Ce vieil homme de 81 ans ? Cette jeune maman qui a d'abord pris le soin de déposer ses enfants à l'école ? Jetés sous les roues du RER A. En miettes.
Il observe notre froideur ennuyée, notre désir de passer très vite à autre chose. Et si on ne convoquait pas le légiste, on gagnerait du temps ? Oui, comme si le mort était un chevreuil imprudent, pas un humain...Et si on parlait d'autre chose ?
Eric Fottorino fait ce constat triste et découragé : nous ne sommes frères en humanité que quand cela ne nous dérange pas trop...Et pas pour trop longtemps (combien de temps a duré la compassion après « Charlie » ? Combien de temps va-t-elle durer après le Bataclan ? Je viens d'avoir en ligne une connaissance de Toulouse, et comme je lui disais, moi la Parisienne, que l'ambiance n'était pas gaie à Paris en ce moment, elle me répond : « Oui, c'est vrai, avec l'hiver qui arrive, les jours courts et froids. » Et il n'y a que 11 jours que 130 personnes ont été assassinées... Et cette dame n'est pas un monstre d'indifférence, juste « loin »!)

Léo Ferré disait : «  le désespoir est une forme supérieure de la critique. »
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