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ISBN : 2266160214
Éditeur : Pocket (02/09/2010)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 25 notes)
Résumé :
10 heures du matin. Du kir-champagne dans une bolée de cidre. Au fond d'un bar breton, ils sont deux face à face. Lui, c'est Félix, marin, pêcheur, artiste. Elle, c'est Clara. Elle n'est pas d'ici. Plus d'ici. Un homme qui peint des rascasses et une fille qui cherche son cheval...

Clara ne pense qu'à cela, ne rêve que de cela. Retrouver Prince. Refaire le chemin. C'était il y a longtemps mais rien n'est oublié. D'abord : aller voir Martreux, le maréch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  09 avril 2012
Une épouse qui néglige sa fillette et son mari pour l'amour d'un cheval, une jeune femme paumée, vaguement alcoolique, une vieille dame qui accueille des gens de passage dans ses chambres d'hôtes aux noms de fleurs, un artiste, des marins, du vin, du champagne, de vieilles lettres d'amour, la mer, la Bretagne et l'Irlande...
Une intrigue aux airs de "déjà lu" maintes fois, riche en clichés, en thèmes rebattus : la mer et la Bretagne pour se requinquer, se reconstruire, repartir du bon pied grâce à une gentille mémé, et un marin-artiste du cru, un peu fruste comme tout vieux garçon qui se respecte... Une polyphonie assez lourde puisqu'il faut plus d'une demi-page pour repérer le narrateur et l'époque dont il est question... On flaire l'amourette de loin, mais elle reste finalement secondaire. Il reste en effet bien des surprises sur le passé de plusieurs protagonistes - surprises qui font le sel de ce roman et le rendent très agréable à lire en dépit des grincements de dents.
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Aproposdelivres
  10 octobre 2014
J'avais beaucoup aimé le recueil de nouvelles de Karine Fougeray "Elle fait les galettes, c'est toute sa vie" et ce premier roman m'a également enchanté. Une fois le livre commencé, je n'ai pas pu le lâcher, j'ai été transportée par l'histoire !
Clara 36 ans débarque un beau matin dans un petit port breton, elle est à la recherche de son cheval ! Elle va rencontrer alors Félix un pêcheur – peintre qui va la conduire chez Violette une vieille dame qui tient des chambres d'hôtes. On va découvrir petit à petit au fil des chapitres l'histoire de Clara, son passé et ses secrets, mais en parallèle on découvre qui sont Félix et Violette... Ils ont également un secret qui les hante. On est tour à tour dans le présent et dans le passé. C'est une histoire d'amour mais aussi d'abandon...
Chaque chapitre a pour narrateur un des personnages du roman et il s'exprime à la première personne du singulier... Il faut parfois quelques phrases avant de découvrir qui parle !
La Bretagne est très présente dans le livre, la mer mais aussi la campagne s'affronte. On est pris par les odeurs que peut susciter les descriptions : les embruns, les algues, l'écurie, la violette, les fleurs... Une lecture pleine d'émotions et de bonheur !
Lien : http://aproposdelivres.canal..
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anne_le_bruit_des_vagues
  30 mars 2014
Que tous les amoureux des chevaux lisent ce livre ! C'est un vrai trésor, j'en suis sûre, pour les passionnés...
Et tous les autres, aussi...
Une magnifique histoire : un amour sans réserve pour les chevaux (qui empêche peut-être parfois d'aimer quiconque d'autre...), une enfance brisée, la présence de la mer, la vieillesse, la passion amoureuse, la peinture, la vie en famille, le mensonge, la liberté, des sentiments forts, des paysages sublimes. Bref : la vie !!!
Et puis, quelle belle écriture, aussi !
Certains ont comparé cet auteur à Anna Gavalda. Je ne trouve pas, il y a autre chose : c'est envoûtant. Et beau. Vite, il me faut maintenant trouver un autre roman de Karine Fougeray, histoire d'être sûre d'avoir trouvé là une vrai perle...
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SD49
  26 septembre 2012
Clara part à la recherche de son cheval, durant tout le livre un mystère plane autour de ce fameux cheval, ce n'est qu'à la fin du livre que nous aurons la réponse.
A chaque chapitre le narrateur change, il faut souvent quelques lignes pour comprendre qui parle, même le cheval s'y met au bout d'un moment.
La partie de l'histoire qui concerne Clara et sa mère m'a paru un peu exagérée, sa mère délaisse mari et fille pour son cheval à un point qui m'a paru quand même un peu irréel. C'est pourtant dans cette partie que se situe un moment stressant du roman.
Le reste du roman m'a plu même si au fil de ma lecture j'avais un peu l'impression de tourner en rond car ce n'est vraiment qu'à la fin qu'on apprendra le pourquoi du comment de la quête de ce cheval.
J'ai également eu l'impression que la partie de l'histoire concernant Ker Violette venait un peu pour "meubler", cela n'avait pas trop de rapport avec le reste, pourtant je l'ai bien aimée cette Violette, c'est une vieille dame attendrissante.
Un livre qui se lit agréablement.
Lien : http://pages.de.lecture.de.s..
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sabine69
  07 novembre 2015
Très belle écriture. Originalité sur le changement de narrateur (cheval ou personnages du roman)
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   10 octobre 2014
Mon père m'a raconté cette scène plusieurs fois et, les dernières fois, il fondait en larmes dès l'évocation des tomates. Mais j'insistais toujours, malgré le désespoir, malgré la voix cassée.
Raconte papa, raconte-moi quand maman a cessé de nous voir pour toujours. Raconte-moi comment c'est possible qu'elle ne m'ait regardée vraiment que huit jours. Les premiers huit jours de ma vie, dans une chambre de clinique, en compagnie des infirmières, des sages-femmes, des pédiatres, des cadeaux à déballer, de toutes ces choses qui m'empêchaient d'être seule avec elle.
Il faisait beau, ma mère venait d'avoir son unique enfant et elle est descendue au potager. C'était marée basse et l'air était saturé des senteurs de la vase. Alors ma mère, ma radieuse de jeune mère a tourné la tête au-delà du carré de légumes organisé en courtes allées, derrière, afin d'apercevoir le fil turquoise de l'eau qui serpentait parmi vert-de-gris. Il y avait la maison, le jardin, le potager, et puis la mer à reconquérir. Là, à cet endroit, au milieu des herbes qui entraînent pas à pas le jardin vers les vasières. Là où la terre se meurt pour la rivière, ma jeune mère a vu un cheval qui la regardait dans les yeux.
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AproposdelivresAproposdelivres   10 octobre 2014
Pour ma naissance, mon père a eu une initiative remarquable. Une idée qui a ruiné sa vie, qui l'a mise en bouillie petit à petit, et ce sans qu'il ne puisse jamais rien faire pour que cette purée reprenne à un moment ou à un autre la consistance ferme et lisse de la matière d'une vie normale. C'était un cadeau magnifique, une arme fatale affûtée de mille petits hachoirs noirs, de mille surprises improbables et tranchantes.
Il a offert un cheval à ma mère.
Mon père était fou d'elle jusqu'à ce jour de septembre où je suis arrivée pour la première fois dans ma maison, où ma mère m'a déposée amoureusement dans le berceau emberlificoté sous les dentelles. Où, tout de suite après, elle a retiré ses sandales et est sortie dans le jardin pour sentir la terre sous ses pieds nus. Elle a vérifié chaque fleur, chaque pied de roses trémières, chaque buisson d'hortensias, et bien sûr, arborant son ventre encore flasque, elle est descendue au potager, heureuse, si heureuse, pour le plaisir de reconnaître ses tomates, pour s'assurer qu'elles ne s'étaient pas enfuies lors de son séjour à la clinique. Oui, elles étaient bien là, ses tomates charnues, rouges, rondes et quelquefois déformées d'excroissances incontrôlées. Les préférées de ma mère.
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anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   30 mars 2014
Un passage un peu long, peut-être, mais superbe :

"J'ai roulé pendant encore cinq kilomètres et j'ai atteint le village un peu avant onze heures, au milieu d'une flaque de soleil qui a duré le temps que dure ce genre de miracle ici. Assez longtemps pour qu'une chaumière marron vire dans l'instant au rose bonbon, pour que les collines sombres se muent en pommes vertes. Trop rapidement pour que ma mémoire enregistre les couleurs réelles de ce qui composait le paysage. Tout changeait, tout mouvait, les rayons solaires chutaient subitement du plafond et plantaient leurs étincelantes lames de couteaux au hasard des toitures, des champs, des rues".
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sld09sld09   24 septembre 2017
Je suis entrée dans le bar, droit vers le comptoir et j'ai com­mandé un kir avec autant de cassis que de vin de Champagne. Pour être exacte, j'ai dit :
- Autant de couleur rouge que de couleur blanche.
L'intérieur était sombre. L'air mouillé. Il se collait aux peaux. Le bar en bois imitait une demi-coque et l'homme derrière a haussé les épaules en ouvrant des yeux comme deux sous-tasses :
- Pas de Champagne ici !
J'ai répondu :
- Quoi en remplacement ?
- Du blanc sec, du muscadet, de l'habituel pour faire du kir normal, quoi.
Les clients s'étaient tus pour tendre l'oreille à notre petit échange verbal, qui, de banal, prenait une tournure moins insignifiante.
Je ne me suis pas démontée :
- Je paierai le prix. Je ne suis pas touriste. J'ai besoin de bulles.
J'ai marqué un point car le patron a changé d'expression et j'ai senti en lui la curiosité l'emporter sur le reste.
- O.K., a-t-il dit, asseyez-vous là - il me désignait une table en bois - je vais voir ce que je peux faire.
Alors, je lui ai donné le coup de grâce. J'ai murmuré :
- Vous me le servirez dans une bolée de cidre.
Je me suis encore radoucie, j'ai souri du mieux que je pouvais et j'ai ajouté :
- S'il vous plaît.
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livr-esselivr-esse   23 octobre 2010
On y est allé. Félix a commandé deux douzaines d'huîtres et une bouteille de muscadet, parce que, de la même manière que certaines filles, les huîtres supportent mal le champagne, a-t-il justifié.
Puis il a ri, tout seul et très fort, fier de lui.
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