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Critique de OumG


OumG
  02 octobre 2017
Attention. Alerte. Danger ! Grand écrivain. Comment peut-il avoir un style aussi fort, sans donner l'impression de forcer, aussi intimement poétique, et adhérer autant à la réalité qu'il décrit ? Comment peut-il faire tellement siens des personnages ayant existé, décrire des événements réels, sans que jamais soit visible la couture, avec sa propre création ? Comment peut-il garder son cap, du début à la fin, sans hésitation, et mener sa barque avec autant d'assurance, et de maîtrise, dans ces chroniques fusionnelles, d'autant d'âmes humaines ? Comment peut-il croiser tous ces destins, qui se répondent, sans jamais céder à la gratuité de leçons, de systèmes, de comparaisons, ou de parallèles, faciles ?
Le labyrinthe d'une vie parle de fous, de sains d'esprit, et de tout ce qu'il y a entre les deux. Pour quelques saisons. Vers 1840, se rencontrent, autour d'un asile d'aliéné·es (ou ne se rencontrent pas) deux poètes. John Clare est déchu. Alfred Tennyson, futur poète lauréat de la cour, traverse encore une période de doute. Le docteur Allen, patron de l'asile, joue avec ses propres démons. Autour d'eux, divers·es personnages choisi·es parmi les interné·es, les soignant·es, ou la famille du docteur.
Mais surtout, John Clare, le « poète paysan », personnage fascinant, touchant, émouvant, décrit ici comme un poète fusionnel, le poète qui vit, le poète qui est, le poète de la nature, le poète sensuel, le poète des opprimé·es, mais soumis à toutes sortes d'illusions, à la dérive, l'âme de ce livre.
Je le découvre, et j'aime ses vers. Quant à ceux de Tenysson, et bien, il était... myope.
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