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ISBN : 9791096342174
Éditeur : Editions DreamCatcher (04/06/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Chicago, années folles?Sur la scène d'une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient.William, issu d'une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d'actrice malgré la corruption et la prohibition.La s?ur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu'elle pense responsa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Srafina
  02 avril 2018
Années 20, Chicago.
Comme à travers tout le pays cette décennie est le théâtre d'une grande révolution socioculturelle et économique à Chicago.
On assiste au développement de la Mona Nostra avec Johnny Torrio et son association avec Al Capone. La pègre prenant de plus en plus de place grâce à la prohibition et la prostitution.
Les femmes entament leur émancipation avec l'évolution vestimentaire, le raccourcissement des jupes, des cheveux provoquant la vindicte chez les biens pensant.
La famille Henderson, n'échappe pas à ce phénomène.
William se marie avec une actrice, déshonneur pour lui dans sa famille qui est une des plus anciennes de la ville. Surtout que la bonne société est encore imbue de ses privilèges et honneurs, bien que la corruption règne chez elle.
La famille Henderson est donc riche, très riche et c'est William qui prend la relève de son père dans la gestion du patrimoine.
Carine Foulon dans la première moitié du livre met en place ses personnages principaux et annexes, avec force détails de caractères et descriptions des héros. J'ai apprécié cette mise en avant de cette famille nombreuse, l'arbre généalogique au début du livre est fort utile.
William et sa femme Suzan vont défier Meredith (la soeur de William), véritable harpie de la nouvelle société de la pègre, associée avec Al Capone.
Et on assiste vers le milieu du livre, à un revirement dans la narration dans le sens où l'on passe plus vers le thriller par rapport au côté chronique familiale du début. Ce sont magouilles, meurtres, prostitution et choses horribles commise par Meredith qui endosse vraiment le costume de la pire maquerelle qui soit.
Nous voici donc entraînés dans une partie de poker entre les deux parties.
J'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de tout ce petit monde. Une fois la partie commencée, le suspens nous amène avec entrain dans l'histoire et on a qu'une hâte c'est de savoir comment tout cela va se terminer.
L'écriture de l'auteure est très fluide et rythmée, elle a un style descriptif très visuel, et je m'imaginais bien dans ces belles demeures de Chicago au milieu des Henderson, avec leurs affections et leurs griefs les uns vis à vis des autres. Comme on dit, on choisit ses amis mais pas sa famille. Belle adage, il s'en faut pour cet agréable roman.
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Marie-Nel
  22 septembre 2017
Le résumé de ce roman est vraiment énigmatique, je me rends compte à quel point il l'est une fois finie ma lecture ! Plusieurs ingrédients sont réunis pour que je sois attirée par cette histoire, les années 1920, à Chicago, un corps repêché...tout cela fleure bon le roman policier et la couverture m'a tout de suite fait penser à la série « Les incorruptibles », bref de quoi me régaler !
Tout commence en 1921 où nous faisons la connaissance de Suzan, William, Eileen et Richard, deux couples où l'on se rend vite compte que la femme de l'un trompe son mari avec celui de l'autre. Puis, au chapitre d'après, nous sommes projetés en 1922, où c'est Meredith qui rentre en scène, la soeur de William, une femme prête à tout pour se venger des cinq années qu'elle vient de passer en prison. Malgré son rang, elle travaille avec la pègre de Chicago, possède des maisons closes, et est de mèche avec un certain Al Capone ! Un bref retour dans le passé, en 1916, pour nous parler du premier mariage de Meredith, qui ne dura pas d'ailleurs, et nous expliquer la femme calculatrice qu'elle est, le pourquoi de ces années en prison, et sa vengeance contre celui qui l'a dénoncée, son frère William. Suzan est mariée à celui-ci, c'est une actrice, maladive, qui n'est pas remontée sur les planches depuis un moment. Un autre couple dont je n'ai pas encore parlé, Edward et Rose, lui est acteur, elle est belle et ils sont très amoureux l'un de l'autre. Edward connait Suzan, ne la supporte pas beaucoup. C'est le seul couple à peu près « équilibré » dans tout ce lot de personnages !
On assiste aux déboires de chacun, les vies des uns se mêlant un peu plus à celle des autres. William et Suzan ont deux adorables garçons, Eileen et Richard, une fille. Mais plane toujours au-dessus d'eux la menace de la vengeance de Meredith.
On peut comparer le début du roman à un véritable vaudeville, une pièce de théâtre, avec des décors qui changent, des personnages qui entrent en scène, sortent. C'est vraiment impressionnant la façon dont l'auteur a mis en scène toutes ces personnes. Malgré leur nombre, on ne s'y perd pas du tout, les événements s'enchainent très bien, on suit les méandres de chacun, jusqu'au drame, où là, tout est bouleversé, certaines vérités éclatent, certaines personnes se révélent sous leur vraie jour. À partir de ce moment du roman, celui-ci prend une toute autre tournure. le lecteur se doute plus ou moins qui a commis le crime, mais suivre les protagonistes est vraiment intéressant.
Tous les personnages sont vraiment très bien travaillés, très bien décrits que ce soit au niveau de leur caractère qu'au niveau vestimentaire. J'ai beaucoup aimé les différences entre chacun d'eux, la tristesse de Suzan, puis sa renaissance, le pardon et l'amour éperdu de William, la douceur de Rose, le sang froid d'Edward...Mais comme dans tout film, il y a aussi les seconds rôles, tenus ici par les gouvernantes, Nelly et sa fille Mary, et aussi les enfants de Suzan et William. Ils apportent une touche de plus au réalisme de l'histoire. L'ambiance est fantastique, on se croirait projeté presque un siècle en arrière ! L'auteure a très bien su retranscrire l'atmosphère de Chicago dans ces années là, où les gangsters couraient les rues, où la prohibition était reine, où les salles de jeux étaient cachées et les maisons closes fleurissaient, avec des prostituées pas toujours « réglementaires ». L'auteure met également l'accent sur le changement vestimentaire des femmes, les jupes qui raccourcissent, les cheveux aussi, coupés à la garçonne. Tout ceci est vraiment très important, cela donne énormément de probabilité, j'ai pensé plus d'une fois être au cinéma plutôt que lire un roman !
La lecture est dense et rythmée, le style de l'auteure est très bon. Elle a su faire courir le suspense tout le long des pages, les chapitres concernent l'un ou l'autre des personnages, ce qui donne des points de vue différents et intéressants. Et le petit plus que j'ai aimé vers la fin, et qui a rendu ma lecture encore plus addictive, c'est lorsque l'auteure écrit un chapitre terrible, et que l'on remonte cinq jours plus tôt dans le suivant pour expliquer le déroulement. Seulement, tout le temps où j'ai lu les faits qui se sont déroulés pendant cette période, je me demandais ce qui allait bien pouvoir se passer dans la suite de ce fameux chapitre si atroce !! Je peux dire que là, elle a fait fort !! d'ailleurs le final est vraiment très bien mené, c'est un happy end sans en être un, et j'aime bien quand tout n'est pas toujours résolu.
Chicago Requiem est un roman mélangeant les genres, de la romance, de l'Histoire, du thriller, du suspense, il y a de tout !! et ça j'adore, car tout est bien mélangé, certains personnages sont attachants, d'autres détestables, mais ils ne sont pas irréprochables, ce ne sont pas des gentils et des méchants, chacun d'eux a sa part de noirceur dans ses gestes ou ses paroles, c'est vraiment le reflet d'une famille comme il en existe souvent avec les jalousies des uns, les réussites des autres...
Pour conclure, je ne peux que vous recommander ce roman. J'ai passé un très bon moment de lecture, malgré la densité, le nombre de pages, je l'ai lu très vite, car il est très addictif, il se passe tout le temps quelque chose, on ne peut pas s'ennuyer. de plus, Carine Foulon a dû faire un travail de recherche non négligeable car tout est vraiment très précis, que ce soit sur Chicago et son vécu, sur l'habillement, sur la mode, sur les décors, sur les moeurs. Je la félicite également pour cela !
Je la remercie pour cet agréable moment de lecture avec tout ce petit monde, j'espère retrouver sa plume dans un prochain roman, je l'apprécie beaucoup !
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Annabelle19
  17 juillet 2017
L'histoire se situe à Chicago dans les années 20. William est marié à Susan, mais sa vie bascule le jour où il apprend que celle-ci l'a trompé. A des kilomètres de là, Meredith, la soeur de William, rumine sa vengeance contre ceux qui l'ont fait mettre en prison.
L'histoire commence comme un vaudeville, avec un grand nombre de personnages, d'un statut social élevé, qui sont presque tous reliés par des liens familiaux. J'ai aimé le fait qu'on commence avec cette impression de clichés et de stéréotypes, pour s'en éloigner peu à peu à mesure que les personnages se révèlent, s'approfondissent et s'éloignent de ce à quoi on s'était attendu. Beaucoup semblent avoir une part d'ombre. Il y a une certaine dualité chez William, Susan cache un certain nombre de secrets, sans parler de Meredith qui est juste folle à lier.
D'ailleurs, j'ai trouvé marrant qu'il soit justement question d'une pièce de vaudeville centrée sur le drame conjugal de William. Comme une évocation des stéréotypes dans lesquels les personnages sont enfermés, de l'image qu'ils doivent donner d'eux-même en public, alors qu'en réalité ils sont bien plus profonds que cela. On a la sensation que l'auteure joue avec les codes.
J'ai senti un vrai tournant dans l'histoire à un certain moment (dont je ne parlerais pas pour garder la surprise à ceux qui ne l'ont pas lu), à cet instant, le roman bascule réellement dans le roman noir, et j'ai aimé le fait de ne pas avoir vu venir ce basculement, tant j'étais immergée dans les histoires de famille de William.
J'ai adoré la relation entre William et Meredith. Leur relation est toxique, dangereuse, parce qu'on sent qu'une part d'ombre s'ouvre chez William chaque fois qu'il est avec sa soeur. On sent toute l'influence qu'elle peut avoir sur lui. Leurs liens, aussi, la jalousie que Meredith éprouve envers tous ceux qui peuvent se placer entre elle et son frère. le mélange d'amour et de haine qu'éprouve William pour elle. C'est vraiment cette dynamique entre les deux personnages que j'ai préféré dans le roman, cette impression de voir sans cesse William tiraillé dans ses émotions, de le voir tiré vers les ténèbres par sa soeur.
Les personnages sont vraiment variés et différents dans leur caractère, ce qui fait que l'on en apprécie certains et que l'on en déteste d'autres. Dans l'ensemble, j'ai préféré les personnages masculins aux féminins parce que Susan où Rose, bien que souvent très sympathiques, m'ont plus d'une fois agacées par leur tendance à larmoyer facilement. William cède aussi un peu trop souvent à l'auto-apitoiement à mon goût, même si c'est un personnage attachant au-delà de ça. Meredith est quelqu'un d'ignoble et elle n'a même pas vraiment d'excuse pour être aussi cruelle et sadique, mais j'ai apprécié le pendant qu'elle offre à William. Au fond je pense que c'est Edward que j'ai préféré, parce que j'étais en phase avec son désir d'éclaircir toute l'affaire et d'agir à l'encontre de Meredith. évidemment, ce côté très viril et courageux qu'il a en fait un personnage plus "fictionnel" que William, qui, avec ses faiblesses et ses défauts, acquièrent une dimension plus crédible.
Pour ce qui est du style de l'auteure, j'ai trouvé qu'il avait vraiment quelque chose de singulier, dans la manière de raconter surtout. Les événements n'arrivent jamais de manière abrupte, il y a tout un crescendo à observer avant chaque bouleversement, avec des retours en arrière ou des bonds dans l'avenir avant de revenir au présent. Des moments où les personnages reviennent sur certains faits qu'on aurait manqué, aussi, pour y apporter un autre point de vue. Tout cela donne quelque chose de presque musical à l'ensemble.
Pour résumer, Chicago requiem est un vrai roman noir, qui m'a fait penser à ces films en noir et blanc où les personnages sont souvent mystérieux et où l'on peut rencontrer des femmes fatales aussi belles que mortelles.
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LeslivresdeRose
  28 avril 2018
Je tenais tout d'abord à remercier chaleureusement l'auteure pour l'envoie de son roman en service presse numérique.
J'ai un peu hésité avant d'accepter parce que, au vu du résumé, ce livre sortait de mes lectures habituelles. Toutefois, d'une part, le côté historique du Chicago des années folles m'a attirée et d'autre part, si ce n'est pas mon genre de prédilection, j'aime lire des thrillers de temps en temps et je n'en avais justement plus lus depuis quelques mois. Ce roman tombait donc finalement à pic !
Je ne regrette pas du tout d'avoir accepté puisque « Chicago Requiem » m'a beaucoup plu dans l'ensemble !
Je dis « dans l'ensemble » parce que ma seule petite déception concerne le contexte historique. L'auteure nous immerge bel et bien dans le Chicago des années 20, peuplé de gangsters en tout genre. La mafia italienne et la pègre locale se partagent la ville et la plongent dans une tension presque permanente au gré de leurs associations et dissensions. Il n'est pas rare de retrouver au petit matin un cadavre encore fumant, beignant dans son sang. Même les rues en pleine journée ne sont pas toujours sûres. Les braves habitants de Chicago ont tout intérêt à rester en dehors des affaires de ces deux gangs s'ils tiennent à la vie. L'auteure a parfaitement retranscrit l'ambiance de cette ville gangrénée et pourrie jusqu'à la moelle où l'argent achète tout et tout le monde : du politicien au policier, en passant par l'honnête père de famille. J'ai également apprécié l'évocation de l'un ou l'autre personnage historique, accompagnée généralement de quelques précisions en note de bas de page.
Cependant, là où j'ai eu un goût de trop peu c'est en ce qui concerne les descriptions de Chicago (quartiers, maisons, habitants,…) et le contexte historique plus large. J'aurais, par exemple, aimé que la Grande Histoire soit davantage évoquée, tout comme celle de la ville, que ce soit au niveau de la politique mais aussi de la mafia et du banditisme local. Je m'attendais en lisant cet ouvrage à en apprendre beaucoup plus à ce sujet. de ce point de vue, donc, je suis un peu restée sur ma faim. L'auteure n'occulte pas totalement ce côté historique mais il n'est pas assez présent pour moi. J'avais beaucoup d'attentes à ce propos d'où ma déception sans doute. Avec le recul, j'ai, toutefois, mieux compris le choix de l'auteure.
En effet, si Carine Foulon ne s'attarde pas davantage sur le côté historique c'est parce qu'elle s'est concentrée essentiellement sur la psychologie des personnages, ce qui, dans un thriller n'est pas superflu !
J'avoue, par contre, avoir mis quelques pages à m'y retrouver parmi tous ces personnages. Il y en a pas mal et l'absence de noms ou d'éléments pour comprendre duquel il est question lors des changements de point de vue a fait que je mettais parfois plusieurs lignes avant de me situer. de plus, le récit fait de fréquents allers-retours entre passé et présent, surtout au début, ce qui ne facilite pas les choses. Cependant, en règle générale, j'apprécie beaucoup ce procédé et le fait d'être un peu perdue, tant que cela ne dure pas trop longtemps, ne me dérange pas. Surtout qu'assez rapidement, finalement, je suis parvenue à situer qui était qui.
Au niveau des personnages en tant que tels, j'ai eu du mal, au départ, parce qu'aucun ne me touchait. Ils étaient, pour moi, inconstants et frivoles la plupart du temps. Et, pour la majorité d'entre eux, je n'arrivais pas à bien les cerner. La seule que j'ai d'emblée appréciée et pour laquelle mon opinion ne s'est pas modifiée, c'est Rose. Elle est généreuse et courageuse, sans être parfaite. Elle n'a pas toujours eu une vie facile mais elle a appris à pardonner. Son mari m'a également plu, même si certains côtés de sa personnalités m'ont parfois davantage dérangée. Je n'ai pas aimé William et Susan mais j'ai trouvé que l'auteure avait fait un très bon travail les concernant ! Ce sont des personnages complexes, très réels et très humains, tout simplement. Au fur et à mesure du récit, j'ai mieux compris leurs choix et leurs attitudes. Je suis petit à petit parvenue à mieux les cerner. Ils ne sont pas tout noirs ou tout blancs et, si leurs défauts m'ont trop déplu pour réellement me les attacher, j'ai, malgré tout, été sensible à leur humanité ! La psychologie de Meredith et de Richard, deux personnages que j'ai aimé détester, est également très bien développée. Meredith, surtout, fait froid dans le dos !
La narration est à la troisième personne du singulier la plupart du temps, excepté deux-trois passages qui sont rédigés à la première personne. J'ai été un peu étonnée la première fois et je me suis posée des questions sur ce choix. Finalement, passé le moment de confusion, j'ai trouvé intéressant de connaitre les pensées des personnages concernés.
Le style de Carine Foulon m'a un peu surprise au départ : le ton est sec et tranchant, les phrases courtes et sans fioriture. Je venais d'un tout autre style et j'ai eu besoin de quelques lignes pour m'y faire et rentrer dans l'histoire. J'ai trouvé, par la suite, qu'il collait parfaitement au récit. J'ai aussi moins eu cette sensation de phrases très courtes. Je ne sais pas si c'est l'auteure qui a modifié sa façon d'écrire après les premiers chapitres ou si c'est moi qui me suis tout simplement habituée à son style…
L'intrigue est bien menée. L'auteure prend son temps pour présenter tous ses personnages ainsi que leur parcours. Cependant, dès le début, l'ambiance est lourde et le lecteur sent que quelque chose se trame. Ensuite, une fois tous les éléments en place, les crimes commencent à s'enchaîner et la tension parvient à son comble ; j'ai alors eu difficile à lâcher ce livre. J'ai beaucoup aimé le final auquel je ne m'attendais pas, même si les tous derniers chapitres n'étaient pas indispensables pour moi.
En bref, une lecture qui m'a sortie de ma zone de confort mais qui ne m'a pas déçue. Je m'attendais à ce que le côté historique soit beaucoup plus présent et approfondi, toutefois, je comprends le choix de l'auteure qui a préféré se concentrer sur la psychologie des personnages. Ceux-ci sont tous très bien développés et valent le détour pour leur complexité et leur humanité (pas toujours prise sous son meilleur jour). Si je ne me suis pas attachée à tous, j'ai apprécié les découvrir, apprendre à les connaître et faire un bout de chemin en leur compagnie. Je ne peux donc que vous conseiller d'en faire autant si le coeur vous en dit !

Lien : https://leslivresderose.word..
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Opi-Pro
  04 mai 2018
Je remercie l'auteure, Carine Foulon et le site Simplement. Pro pour m'avoir permis de lire cette histoire.
Le résumé donne tout de suite le ton. Il est clair, contient tout ce qu'il faut pour accrocher le lecteur sans trop en dire. Nous comprenons bien vite que les genres vont se mélanger, même s'il ressort une prédominance du genre policier, de mystère et d'action. Les Henderson semblent être une famille intéressante, perdue entre les jeux d'argent et de pouvoir. le contexte historique est aussi propice au développement de l'intrigue, notamment avec l'idée d'une quête de vengeance avec l'aide de la mafia.
J'en attendais beaucoup de cette histoire. J'adore ce genre, mener l'enquête, jouer avec les personnages. Suivre une famille en particulier laisse un grand choix de possibilité même si cela comporte des risques.
La plongée dans le Chicago des années 20, est-elle une réussite ?
Nous allons cette fois aborder les personnages en premier, car ils sont nombreux. William Henderson est l'héritier du pouvoir de la famille. Au début de l'histoire, il apprend que sa soeur est libérée de prison, tandis que lui fait tout pour aider sa femme à reprendre sa carrière. On comprend vite qu'il va porter les enjeux de l'histoire sur ses épaules, quitte à en payer le prix…
« Il s'était toujours vu comme un fils, un frère ou un mari. Il n'avait jamais pris d'initiative pour lui-même. »
J'ai été touché par ses qualités en tant que mari et père. Il est attentionné et aimant. C'est un homme qui pense d'abord à sa famille avant tout. On éprouve une sympathie naturelle envers lui, rien que de par son comportement avec ses enfants. Mais cela le rend aussi manipulable. Tout le monde se joue de lui, au point parfois que ça en devienne agaçant. Même si l'on ressent surtout de la pitié pour lui — du moins au début — on a souvent envie de le secouer un peu. Ce personnage va suivre une évolution très pertinente tout au long du roman, et va au final se libérer de cette image de « petit père de famille parfait ». C'est un héros avec plusieurs facettes qu'on découvre petit à petit et que, malgré tout, on aime suivre dans son périple. Néanmoins, son épouse Susan est beaucoup moins appréciable. Actrice déchue, elle est à la fois émotive et détaché de tout, quitte à négliger ses propres enfants. Il est très difficile de s'attacher à elle et d'avoir de la compassion pour elle.
Et puis il y a sa soeur, Meredith. Aussi insupportable que sa mère, la jeune femme mène une vendetta contre ceux qu'elle estime responsable de son incarcération. Au fil des pages, on finit par vouloir jouer avec elle. Son arrogance nous intrigue, nous pousse à la tester, voir jusqu'où elle est capable d'aller. En fait, Carine Foulon nous l'a fait apparaître comme « le grand méchant loup » de l'histoire. Elle décrit à la perfection son côté effrayant et cruel. Rien que l'évocation de son nom nous fait trembler. Elle plane au-dessus des personnages comme une menace prête à s'abattre. le sentiment d'angoisse est constant et nous transporte dans l'histoire.
« On sentait à sa mine revêche le dragon qui sommeillait en elle. »
Les autres membres de la famille nous réservent une agréable surprise. J'ai eu un coup de coeur pour Rose, Eileen et Edward. La première est une femme douce, mais qui cache des blessures importantes. Contrairement à sa cousine Meredith, elle ne laisse pas son passé l'emprisonner et se dévoile être une femme mature que le lecteur aura vite envie de soutenir. Son mari Edward est, aux premiers abords, peu appréciable. Mais il s'avère être un homme plein de valeurs et — à mon sens — le vrai héros de cette histoire. Eileen est aussi plus intelligente qu'elle n'y parait, et je l'ai beaucoup apprécié même si, au final, on l'a assez peu vu.
« On dirait un enfant perdu dans un jeu qui le dépasse. »
L'auteure s'amuse avec ses personnages — autant qu'avec le lecteur — et prend le temps de nous donner des pistes, pour mieux les détruire par la suite. Si on peut reprocher l'arrivée tardive du genre « policier » — et notamment du premier meurtre — la tension s'installe dès les premières lignes. D'ailleurs, le crime est si soudain, après des passages plutôt posés, que le lecteur se retrouve dans le même état que les protagonistes. Carine Foulon a exploité à merveille toutes les possibilités qu'offrent ses personnages. Il y a beaucoup de bonnes idées. Par exemple, je m'attendais à une course-poursuite entre William et Meredith, mais ce n'est pas tout à fait le cas. William est en réalité victime de la machination de sa soeur. L'on pourrait plutôt voir ça comme si elle le regardait courir, alors qu'elle était déjà à la ligne d'arrivée. de plus, chaque individu sait quelque chose que les autres ne savent pas, ce qui donne aux lecteurs toutes les cartes en main pour comprendre. C'est quelque fois dommage, car on n'est toujours pas surpris par les révélations. On comprend très vite qui est derrière tout ça et il n'y a pas de coup de bluff à ce niveau-là (à l'exception de l'implication d'un d'entre eux à laquelle je ne m'attendais pas). Certains pourront aussi trouver que la mafia n'est assez présente. Même si on ressent son influence de par Meredith, c'est plus elle que l'organisation criminel qui nous effraie. Mise à part quelque scène, je l'ai trouvé — pour ma part — quelque peu absente.
En ce qui concerne les romances, elles ne se contentent pas de « décorer » le roman. Elles s'entrecroisent est apportent du relief à l'histoire. En réalité, ce sont tous les destins qui se recoupent. Ils dépendent les uns des autres, et l'on craint sans cesse qu'un d'eux les emporte tous dans sa chute…
Le tout se déroule comme un petit film. La description se concentre surtout sur les petits détails des gestes, des visages et des corps. L'auteure s'amuse avec notre imagination est cela fonctionne plutôt bien. le style n'imposant pas de grandes descriptions suffisant, seuls quelques pièces sont décrites. Il y a donc un équilibre qui nous permet de laisser notre imagination travailler tout en restant très léger.
« Une corde rompue peut être renouée, mais le noeud se sentira. »
Pour le style, la plume de l'auteure est plutôt fluide, malgré des phrases un peu longues parfois. le passage avec le pronom « tu » surprend, mais on s'y fait. Il y a aussi une sensation de « saccade » dans le déroulement des événements. Les dialogues ne semblent pas toujours naturels, et disent beaucoup de choses qui gagneraient à être montrées plutôt que dites. On dénote aussi une facilité à faire passer des émotions. Quelques passages, notamment avec Meredith, sont malsain, et l'auteure parvient à faire ressentir ce sentiment de gêne aux lecteurs.
Les citations en début de chapitre sont utilisées à bon escient, et suivent la ligne conductrice de la « corde ». C'est un choix intelligent qui concorde à l'histoire.
Le dénouement est cohérent avec tout le background développé en amont. C'est à regret qu'on quitte la famille Henderson, après avoir traversé — avec pertes et fracas — leurs aventures. Alors si vous n'avez pas peur de vous mesurer au « grand méchant loup », n'hésitez plus !
« Elle se nommait Susan Henderson. Son mari l'appelait Suzie. »
Lien : https://loeildopi.wixsite.co..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LolitencouceurLolitencouceur   15 juin 2018
"Il avait déjà beaucoup de mal à oublier. Voilà que tout le monde était au courant et semblait rire de son malheur."
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SrafinaSrafina   02 avril 2018
- Vous voyez Chicago comme un théâtre ? Je vois cette ville comme un bouge infâme où on peut se recevoir une balle à tout moment. J'emploie des détectives, des hommes de main, des gardes du corps parfois, mais cette ville me fait peur.
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RevesetimaginesRevesetimagines   13 juillet 2017
William entendit enfin « Vous pouvez disposer ! », mais ne se sentit pas libéré pour autant. Il venait d’établir clairement la responsabilité de sa sœur et de relancer le procès. Bien sûr, la culpabilité de James fut établie, mais il s’avérait que hormis pour la tentative de viol, James était depuis plusieurs mois l’homme de main de la jeune Meredith Henderson, qui aurait été placée le soir même sous les verrous si son père n’avait pas payé sa libération sous caution en attendant qu’elle fût jugée. Le séjour de William et de Susan à Sarasota dura donc plus longtemps que prévu. William dut à nouveau témoigner contre sa sœur, ce qui lui fut tout aussi désagréable que la première fois. Rose et Edward firent spécialement le déplacement pour l’occasion : Meredith devait payer pour ses crimes. Ils avaient tu la tentative d’enlèvement pour ne pas nuire à l’ensemble de leur famille, mais maintenant que la vérité avait éclaté au grand jour, plus rien ne les empêchait de témoigner. Quand elle fut condamnée à cinq ans de prison pour avoir commandité deux enlèvements, William sut qu’il avait coupé les ponts avec sa sœur, son père et sa grand-tante, et qu’il venait de faire quelque chose qu’ils ne lui pardonneraient jamais.
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SrafinaSrafina   02 avril 2018
Nous n'avons jamais été amis, William, lui rétorqua Richard, en jouant avec ses boutons de manchettes. Nous faisons partie de la même famille. Autant entretenir de bonnes relations. Mais tu sais comme moi que nous somme comme chien et chat depuis l'enfance… Ce ne sera jamais que de l'entente entre nous.
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MariecakiMariecaki   15 avril 2018
Il maintenait son revolver contre sa nuque, dans ses cheveux, s'amusant à le faire glisser le long de son visage. Elle était tétanisée quand il le posa sur sa tempe :

- Boum !

Il la contemplait comme si elle avait été une oeuvre d'art. Il tenait en joue son visage, suivait les contours de son modèle avec son arme à feu en guise de pinceau.
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