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ISBN : 2900757010
Éditeur : Iggybook (08/03/2018)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Chicago, années folles ? Sur la scène d'une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d'une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d'actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu'elle pense respo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  11 avril 2019
Je reste dubitative… l'écriture de l'auteure est assez fluide, avec des phrases courtes. Un ensemble assez bien rythmé.
Mais malgré tout je suis restée de marbre face aux personnages. Meredith , la vilaine, celle qui a fait de la prison et qui cherche a se venger, n'a pas réussi a me convaincre , ni la gentille Susan trop parfaite pour moi. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de dialogue qui n'apportaient pas grand chose, et surtout qui rendait parfois ennuyeux les personnages.
La mise en place a été longue , pour enfin être amené sur le thriller en lui même. du coup je reste sur une lecture plaisante mais qui en m'a pas transportée.
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Srafina
  02 avril 2018
Années 20, Chicago.
Comme à travers tout le pays cette décennie est le théâtre d'une grande révolution socioculturelle et économique à Chicago.
On assiste au développement de la Mona Nostra avec Johnny Torrio et son association avec Al Capone. La pègre prenant de plus en plus de place grâce à la prohibition et la prostitution.
Les femmes entament leur émancipation avec l'évolution vestimentaire, le raccourcissement des jupes, des cheveux provoquant la vindicte chez les biens pensant.
La famille Henderson, n'échappe pas à ce phénomène.
William se marie avec une actrice, déshonneur pour lui dans sa famille qui est une des plus anciennes de la ville. Surtout que la bonne société est encore imbue de ses privilèges et honneurs, bien que la corruption règne chez elle.
La famille Henderson est donc riche, très riche et c'est William qui prend la relève de son père dans la gestion du patrimoine.
Carine Foulon dans la première moitié du livre met en place ses personnages principaux et annexes, avec force détails de caractères et descriptions des héros. J'ai apprécié cette mise en avant de cette famille nombreuse, l'arbre généalogique au début du livre est fort utile.
William et sa femme Suzan vont défier Meredith (la soeur de William), véritable harpie de la nouvelle société de la pègre, associée avec Al Capone.
Et on assiste vers le milieu du livre, à un revirement dans la narration dans le sens où l'on passe plus vers le thriller par rapport au côté chronique familiale du début. Ce sont magouilles, meurtres, prostitution et choses horribles commise par Meredith qui endosse vraiment le costume de la pire maquerelle qui soit.
Nous voici donc entraînés dans une partie de poker entre les deux parties.
J'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de tout ce petit monde. Une fois la partie commencée, le suspens nous amène avec entrain dans l'histoire et on a qu'une hâte c'est de savoir comment tout cela va se terminer.
L'écriture de l'auteure est très fluide et rythmée, elle a un style descriptif très visuel, et je m'imaginais bien dans ces belles demeures de Chicago au milieu des Henderson, avec leurs affections et leurs griefs les uns vis à vis des autres. Comme on dit, on choisit ses amis mais pas sa famille. Belle adage, il s'en faut pour cet agréable roman.
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Commenter  J’apprécie          304
AMR
  11 décembre 2018
Chicago Requiem est le premier roman de Carine Foulon… Je suis très touchée qu'elle me demande mon avis sur ce livre et la remercie de sa confiance.
La quatrième de couverture promet un dépaysement aux États-Unis pendant les années folles dans les milieux des théâtres et des gangsters, sur fond de corruption, de prohibition et de vengeance. le titre évoque une prière pour les morts. Au début du livre un arbre généalogique annonce une saga familiale…Tout un programme qui me séduit d'avance !
L'écriture est maîtrisée, les dialogues percutants et justes ; le chapitrage joue un peu avec la chronologie, de 1916 à 1922, entre le présent et le passé proche pour dépeindre les tenants et les aboutissants des relations compliquées des membres du clan Henderson, une des familles les plus riches et les plus en vue de Chicago, entre mariages d'intérêt et infidélités diverses et variées. Puis le récit s'échelonne de 1922 à 1924… Nous sommes plongés dans l'intimité de plusieurs couples qui s'aiment et se déchirent et, surtout, dans les arcanes d'une vengeance féminine. Quand les péripéties s'enchainent de plus en plus vite, quand la manipulation et la violence montent en puissance, Carine Foulon s'amuse à nouveau avec le temps chronologique pour plonger ses lecteurs dans l'horreur avant de remonter le temps et leur expliquer pourquoi… C'est à la fois déstabilisant et bien ficelé !
J'ai apprécié l'épigraphe générale, les proverbes et les citations en tête de chapitres qui témoignent d'un bel univers référentiel et qui tournent tous autour de l'amour et du mariage et du thème de la corde, décliné sur tous les tons ; il s'agit bien ici d'une longue métaphore filée dans tous les sens possibles, conjugaux, familiaux, amicaux... La trame narrative est solidement construite autours des liens noués et dénoués, mais jamais rompus entre maris et femmes, parents et enfants, frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, cousins et cousines, amis et amies… Puis les liens deviennent des entraves entre manipulateurs et manipulés, kidnappeurs et séquestrés, maquerelle et prostituées… Et l'image de la corde n'en finit plus de s'imposer. Quand l'auteure en arrive au chapitre 36 à citer en épigraphe un passage du chapitre 22, la boucle est bouclée, le cercle vicieux refermé…
Les personnages sont très travaillés, sur tous les plans, physiques et psychologiques et l'auteure ménage toujours une certaine tension laissant présager le pire. Les personnages sont traités à la manière des types, avec les attributs auxquels on s'attend mais aussi avec originalité : l'actrice, le dandy, la domestique, la mère exemplaire, le détective privé, l'homme de main, le gangster, l'homme d'affaires sans scrupule, la mère maquerelle, le mafieux sicilien… Les femmes sont à l'honneur entre la fragile Susan et la redoutable Meredith, Rose la pauvre orpheline et Nelly la domestique dévouée… ; l'actrice et la femme du monde sont paradoxalement placées dans des postures antagonistes pour lesquelles elles n'étaient pas, à priori, prédestinées par leurs origines. À leur côté, d'autres portraits de mères et d'épouses se dessinent et se fondent dans le décor, dans cette Amérique des années 1920 où les femmes viennent à peine d'obtenir le droit de vote.
Le Manoir Henderson devient un des lieux thématiques principaux de cette histoire où faire partie de la même famille signifie juste « entretenir de bonnes relations », sans plus. C'est le symbole d'un milieu au décorum suranné et au mode de vie dépassé car, en 1922, les affaires se traitent et se gagnent dans les milieux mafieux. La place donnée au théâtre est aux acteurs illustre le côté superficiel et sur-joué de l'univers mondain où évoluent les membres du clan ; l'environnement des bars, lupanars et maisons de jeu accentue une certaine forme de clandestinité et met à mal la légitimité des personnages. Enfin, le relai des évènements qui touchent la famille Henderson par la presse à scandale donne une touche « people » assez intemporelle.
Il y a quelque chose de réellement visuel et cinématographique dans les descriptions et les ambiances de ce livre, celles des théâtres, des milieux bourgeois, des gangsters, des rues de Chicago, des maisons closes …
Voilà un roman qui ne m'aurait peut-être pas particulièrement attirée si son auteure ne me l'avait pas proposé en service de presse. Mais je dois reconnaître que Carine Foulon possède l'art et la manière de prendre ses lecteurs dans ses filets et de les y retenir. Ainsi, elle ménage avec brio ses effets par effets d'annonce puis par des révélations savamment distillées au compte-gouttes.
La saga familiale se mêle à l'intrigue sentimentale, le fait divers sanglant devient une affaire criminelle ; s'agit-il d'un crime crapuleux orchestré par la mafia ou d'un crime passionnel ? le suspect idéal est-il coupable ? Puis, les péripéties s'enchaînent au fur et à mesure que se tisse la toile vengeresse, car il s'agit bien ici d'un récit complexe de vengeance.
Carine Foulon revisite ce thème avec talent entre les attentes d'un scénario prévisible et le souci du détail dans une trame narrative particulièrement bien ficelée autour d'une problématique aussi simple que terrible : « jusqu'où la monstruosité d'un seul être peut-elle plonger ses proches ? ». Car il s'agit aussi du portrait d'êtres cruels, psychopathes et sans scrupules dont les égarements deviennent dérangeants, pervers et transgressifs, malsains et incestueux.
Pour être aussi exhaustive que possible dans mon ressenti de lecture, je dois tout de même livrer un petit bémol qui concerne la version numérique de ce roman que j'ai eu sous les yeux : au chapitre 10 et seulement à celui-là, la narration omnisciente passe bizarrement à la première personne, donnant la parole à Susan… et cela me désarçonne un peu car je ne comprends pas pourquoi l'auteure fait ainsi se démarquer ce personnage féminin plutôt qu'une autre… Une énorme coquille sur la date du chapitre 39 le propulse en 2015 ?! Il est tout à fait possible que cela ait été corrigé depuis.
En conclusion, je dois avouer que ce roman a été une excellente surprise et que sa lecture m'a captivée.
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Marie-Nel
  22 septembre 2017
Le résumé de ce roman est vraiment énigmatique, je me rends compte à quel point il l'est une fois finie ma lecture ! Plusieurs ingrédients sont réunis pour que je sois attirée par cette histoire, les années 1920, à Chicago, un corps repêché...tout cela fleure bon le roman policier et la couverture m'a tout de suite fait penser à la série « Les incorruptibles », bref de quoi me régaler !
Tout commence en 1921 où nous faisons la connaissance de Suzan, William, Eileen et Richard, deux couples où l'on se rend vite compte que la femme de l'un trompe son mari avec celui de l'autre. Puis, au chapitre d'après, nous sommes projetés en 1922, où c'est Meredith qui rentre en scène, la soeur de William, une femme prête à tout pour se venger des cinq années qu'elle vient de passer en prison. Malgré son rang, elle travaille avec la pègre de Chicago, possède des maisons closes, et est de mèche avec un certain Al Capone ! Un bref retour dans le passé, en 1916, pour nous parler du premier mariage de Meredith, qui ne dura pas d'ailleurs, et nous expliquer la femme calculatrice qu'elle est, le pourquoi de ces années en prison, et sa vengeance contre celui qui l'a dénoncée, son frère William. Suzan est mariée à celui-ci, c'est une actrice, maladive, qui n'est pas remontée sur les planches depuis un moment. Un autre couple dont je n'ai pas encore parlé, Edward et Rose, lui est acteur, elle est belle et ils sont très amoureux l'un de l'autre. Edward connait Suzan, ne la supporte pas beaucoup. C'est le seul couple à peu près « équilibré » dans tout ce lot de personnages !
On assiste aux déboires de chacun, les vies des uns se mêlant un peu plus à celle des autres. William et Suzan ont deux adorables garçons, Eileen et Richard, une fille. Mais plane toujours au-dessus d'eux la menace de la vengeance de Meredith.
On peut comparer le début du roman à un véritable vaudeville, une pièce de théâtre, avec des décors qui changent, des personnages qui entrent en scène, sortent. C'est vraiment impressionnant la façon dont l'auteur a mis en scène toutes ces personnes. Malgré leur nombre, on ne s'y perd pas du tout, les événements s'enchainent très bien, on suit les méandres de chacun, jusqu'au drame, où là, tout est bouleversé, certaines vérités éclatent, certaines personnes se révélent sous leur vraie jour. À partir de ce moment du roman, celui-ci prend une toute autre tournure. le lecteur se doute plus ou moins qui a commis le crime, mais suivre les protagonistes est vraiment intéressant.
Tous les personnages sont vraiment très bien travaillés, très bien décrits que ce soit au niveau de leur caractère qu'au niveau vestimentaire. J'ai beaucoup aimé les différences entre chacun d'eux, la tristesse de Suzan, puis sa renaissance, le pardon et l'amour éperdu de William, la douceur de Rose, le sang froid d'Edward...Mais comme dans tout film, il y a aussi les seconds rôles, tenus ici par les gouvernantes, Nelly et sa fille Mary, et aussi les enfants de Suzan et William. Ils apportent une touche de plus au réalisme de l'histoire. L'ambiance est fantastique, on se croirait projeté presque un siècle en arrière ! L'auteure a très bien su retranscrire l'atmosphère de Chicago dans ces années là, où les gangsters couraient les rues, où la prohibition était reine, où les salles de jeux étaient cachées et les maisons closes fleurissaient, avec des prostituées pas toujours « réglementaires ». L'auteure met également l'accent sur le changement vestimentaire des femmes, les jupes qui raccourcissent, les cheveux aussi, coupés à la garçonne. Tout ceci est vraiment très important, cela donne énormément de probabilité, j'ai pensé plus d'une fois être au cinéma plutôt que lire un roman !
La lecture est dense et rythmée, le style de l'auteure est très bon. Elle a su faire courir le suspense tout le long des pages, les chapitres concernent l'un ou l'autre des personnages, ce qui donne des points de vue différents et intéressants. Et le petit plus que j'ai aimé vers la fin, et qui a rendu ma lecture encore plus addictive, c'est lorsque l'auteure écrit un chapitre terrible, et que l'on remonte cinq jours plus tôt dans le suivant pour expliquer le déroulement. Seulement, tout le temps où j'ai lu les faits qui se sont déroulés pendant cette période, je me demandais ce qui allait bien pouvoir se passer dans la suite de ce fameux chapitre si atroce !! Je peux dire que là, elle a fait fort !! d'ailleurs le final est vraiment très bien mené, c'est un happy end sans en être un, et j'aime bien quand tout n'est pas toujours résolu.
Chicago Requiem est un roman mélangeant les genres, de la romance, de l'Histoire, du thriller, du suspense, il y a de tout !! et ça j'adore, car tout est bien mélangé, certains personnages sont attachants, d'autres détestables, mais ils ne sont pas irréprochables, ce ne sont pas des gentils et des méchants, chacun d'eux a sa part de noirceur dans ses gestes ou ses paroles, c'est vraiment le reflet d'une famille comme il en existe souvent avec les jalousies des uns, les réussites des autres...
Pour conclure, je ne peux que vous recommander ce roman. J'ai passé un très bon moment de lecture, malgré la densité, le nombre de pages, je l'ai lu très vite, car il est très addictif, il se passe tout le temps quelque chose, on ne peut pas s'ennuyer. de plus, Carine Foulon a dû faire un travail de recherche non négligeable car tout est vraiment très précis, que ce soit sur Chicago et son vécu, sur l'habillement, sur la mode, sur les décors, sur les moeurs. Je la félicite également pour cela !
Je la remercie pour cet agréable moment de lecture avec tout ce petit monde, j'espère retrouver sa plume dans un prochain roman, je l'apprécie beaucoup !
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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sonfiljuliesuit
  17 juillet 2018
Je dois dire que cette lecture ne faisait pas partie des livres que j'avais envie de découvrir dans le cadre du Prix, dont je termine les dernières lectures.
J'avais peur qu'une romance prenne le pas sur l'intrigue. Alors oui, il y a de l'amour, mais pas de la romance…
Je sais qu'il peut être compliqué de faire la différence, mais je pense qu'il faut nuancer. Je ne suis pas contre les bons sentiments, ce que je n'aime pas c'est la mièvrerie. Certains lisent pour oublier s'évader, donc iront vers des lectures plus légères. Alors que j'aime qu'un livre m'entraine dans les profondeurs de l'âme humaine, aussi bien dans ce qu'elle a de plus beau, qu'en ce qu'elle a de plus sombre et de plus vil. C'est mon côté terre à terre. Et puis, certainement que le romantisme en moi s'est asséché au gré des réalités…
J'en reviens donc à l'amour dans Chicago Requiem, oui l'amour le vrai, sans concessions, mais sans non plus fermer les yeux sur les défauts de l'autre. Aimer l'autre pour ce qu'il est, sans jugements et sans parti pris. L'amour est ici à différencier d'une simple romance. L'amour envers et contre tout…
Ne croyez pas non plus que l'auteur ne parle que de ça. L'amour est un des fils dont est tissée la trame de cette intrigue, bien construite et aux personnages bien campés.
Les personnages sont dotés d'une description travaillée permettant au lecteur de les visualiser et les mettre en situation. On se plait à « regarder ce livre », tellement la plume de l'auteur est visuelle. Un scénario bien mené aux situations décrites avec qualité.
Pour autant, j'ai trouvé certains passages trop détaillés ou répétitifs, notamment les réflexions et l'introspection de certains personnages qui auraient pu être plus concises, pour éviter de casser le rythme de lecture. Mais ce qui m'a gêné, peut très bien vous plaire. Ces réflexions peuvent être un plus pour appréhender le caractère des personnages, ce qui est très intéressant. Mais, relire les mêmes interrogations quelques chapitres (voir quelques pages) plus loin a été pour moi un superflu, dont je me serais bien passé.
L'auteur se sert de Chicago, comme terrain de jeu à son intrigue et c'est plutôt intéressant, car elle cela permet de mettre en exergue l'empire criminel moderne avec le Syndicat du crime et notamment son concepteur Johnny Torrio qui lancera la carrière d'al Capone et qui est considéré comme un « sage ». L'intégration de la Mafia avec ses principes est palpable dans le récit et donne une réalité à l'intrigue.
L'émancipation des femmes est également dépeinte avec réalisme et on sent le plaisir que l'auteur a eu à prendre une femme, Meredith, comme l'archétype de la femme respectable. Elle vient de passer cinq ans en prison et veut se venger de son frère et de tous ceux qu'elle pense responsables de son incarcération.
Il y a un peu de la série « les incorruptibles » entre ces lignes, ce qui n'est pas pour me déplaire. Non seulement, on découvre une saga familiale, mais également un mélange de roman noir, d'histoire avec un zeste de thriller… Un peu à l'image des années 20 à Chicago, où malgré la prohibition, l'alcool coule à flot, la prostitution est à tous les coins de rues et la pègre tient le tout d'une main de fer tout en ayant un code d'honneur.
Un roman qui mélange les genres, en les faisant s'imbriquer avec talent et une plume travaillée.
Un monde sans foi ni loi, où on ne peut porter plainte, car tout le monde est corrompu ou corruptible. La loi du plus fort…
Comme vous je vous le disais plus haut, même si cette lecture ne m'enchantait guerre, l'auteur a réussi à m'embarquer dans son récit et j'ai passé un bon moment, malgré quelques longueurs. L'atmosphère de cette époque est palpable et les descriptions précises et travaillées notamment sur les moeurs de l'époque. le tout mené par une plume soignée
Lien : https://julitlesmots.wordpre..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Cat_HarsisCat_Harsis   29 juillet 2018
Il côtoyait Nelly depuis des années, presque sans la voir. Elle avait à peu près le même âge que lui. Elle était arrivée dans sa famille après la naissance de sa fille, Mary, qu’elle avait confiée à l’orphelinat. Elle avait un visage rond, aux traits bien dessinés, pas spécialement beau, mais avenant. Elle n’avait pas eu de chance dans la vie, née dans une famille pauvre d’Elmhurst, engrossée et abandonnée par un séducteur haïssable, reniée par les siens pour sa mauvaise conduite. Mais elle semblait prendre plaisir à s’occuper de ses fils. Elle avait fini par obtenir sa préférence parmi les domestiques et s’était progressivement rendue indispensable à Susan. Elle avait été témoin de leur bonheur puis de leur déchéance.(…)
Elle avait conservé de son enfance, passée sous la houlette d’un père violent et de frères rustauds, puis des étreintes de James déchirant son corsage, la peur des hommes. Les pectoraux de Richard ou la voix chaude d’Edward laissaient Nelly de marbre, mais cette insensibilité s’effondrait quand elle croisait Monsieur William, qu’elle considérait pourtant indissociable de son épouse. Elle n’avait jamais vu en Susan une rivale, car qui était-elle pour envier sa position ? Une simple domestique, qui taisait les sentiments qu’elle nourrissait dans l’ombre de son cœur reclus.
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SrafinaSrafina   02 avril 2018
- Vous voyez Chicago comme un théâtre ? Je vois cette ville comme un bouge infâme où on peut se recevoir une balle à tout moment. J'emploie des détectives, des hommes de main, des gardes du corps parfois, mais cette ville me fait peur.
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RevesetimaginesRevesetimagines   13 juillet 2017
William entendit enfin « Vous pouvez disposer ! », mais ne se sentit pas libéré pour autant. Il venait d’établir clairement la responsabilité de sa sœur et de relancer le procès. Bien sûr, la culpabilité de James fut établie, mais il s’avérait que hormis pour la tentative de viol, James était depuis plusieurs mois l’homme de main de la jeune Meredith Henderson, qui aurait été placée le soir même sous les verrous si son père n’avait pas payé sa libération sous caution en attendant qu’elle fût jugée. Le séjour de William et de Susan à Sarasota dura donc plus longtemps que prévu. William dut à nouveau témoigner contre sa sœur, ce qui lui fut tout aussi désagréable que la première fois. Rose et Edward firent spécialement le déplacement pour l’occasion : Meredith devait payer pour ses crimes. Ils avaient tu la tentative d’enlèvement pour ne pas nuire à l’ensemble de leur famille, mais maintenant que la vérité avait éclaté au grand jour, plus rien ne les empêchait de témoigner. Quand elle fut condamnée à cinq ans de prison pour avoir commandité deux enlèvements, William sut qu’il avait coupé les ponts avec sa sœur, son père et sa grand-tante, et qu’il venait de faire quelque chose qu’ils ne lui pardonneraient jamais.
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SrafinaSrafina   02 avril 2018
Nous n'avons jamais été amis, William, lui rétorqua Richard, en jouant avec ses boutons de manchettes. Nous faisons partie de la même famille. Autant entretenir de bonnes relations. Mais tu sais comme moi que nous somme comme chien et chat depuis l'enfance… Ce ne sera jamais que de l'entente entre nous.
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Cat_HarsisCat_Harsis   29 juillet 2018
Les infirmières m’ont dit vous avoir entendu hurler. Vous avez des palpitations, des sueurs froides et le pouls qui s’accélère. Vous pleurez, êtes sujet aux évanouissements, semblez avoir les nerfs à vifs. Si vous étiez une femme, nous penserions à de l’hystérie, que nous diagnostiquerions comme telle.
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