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qmike549
  10 mars 2021
Caroline Fourest a travaillé, collaboré avec l'équipe de Charlie Hebdo, cinq et demi…elle a donc traversé avec eux, l'affaire des caricatures….«Eloge du blasphème » est la dénonciation du contexte face à une telle menace, qui peut encore refuser se dire « Charlie » ?....Selon Caroline Forest, il est aisé pour certaines personnes de décontextualiser un dessin, de réécrire son histoire et de réécrire son intention…..

Caroline Forest précise que c'est le rôle du journaliste de rétablir ce contexte pour en comprendre l'intention….l'auteure précise par ailleurs que les dessinateurs de Charlie ont simplement voulu faire leur métier, leur métier de journalistes satiriques…

« Eloge du blasphème » est une première partie dans laquelle l'auteure Caroline Fourest affirme que nombreux « Ne sont pas Charlie »… ; l'auteure ne se prive pas d'énoncer quelques noms de certains politiciens ou certains intervenants radiophoniques ou télévisuels…

« Eloge du blasphème » est la famille Lepen privé d'un carton d'invitation du 11 Janvier avec les chefs d'état…Elle ne pourra pas marcher en tête du cortège pour « Charlie »….bien que Marine Lepen a été reçu comme tous représentants politiques à l'Elysée….C'est les médias en boucle veulent savoir le pourquoi….Ils s'interrogent.. en font la une de tous les flashs info…
.
« Eloge du blasphème » est la plupart des artistes dont le talent est d'oxygéner la société par le rire…se sont sentis viscéralement « Charlie »…hélas…comme toujours…il y a manqué quelques voix à ce concert de soutien….

« Eloge du blasphème » est aussi la violence qui parfois fascine…la violence qui ne fait pas toujours peur…Virginie Despentes s'est identifié aux victimes comme aux tueurs… !..Je cite : .. »J'ai été Charlie comme le balayeur et le flic à l'entrée.. Et j'ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes…. » (Page 73)….je reste sans voix… !.

« Eloge du blasphème » est hélas ces intellectuels qui confondent Kouachi et Dreyfus…...Ces intellectuels sensés éclairer nos enjeux…confondent…mélangent tout et n'importe quoi….A quoi jouent ces gens-là….au lieu de combattre les amalgames….ils les créent…..

« Eloge du blasphème » est des gens de mauvaise foi qui portent selon l'auteure , une lourde responsabilité dans le climat que nous vivons….ces gens-là font sembler de ne pas entendre…ni le contexte…ni intention….ils désignent les gens comme des islamophobes…

« Eloge du blasphème » est la constatation, la confirmation que le modèle d'intégration dit « à la française » a échoué…

« Eloge du blasphème » est aussi la dénonciation de la politique de l'excuse…On a presque tout entendu sur les terroristes…qu'ils étaient des enfants perdus…des exclus…de pauvres types…des déshérités…En un mot des victimes (Page 121)…Quel raisonnement douteux…ce raisonnement ne tient pas la route…il est clair qu'il vise à déresponsabiliser les terrorismes (Page 125)….

L'auteure Caroline Forest se présente avec cet opus en femme courage, elle hurle haut et fort ce que nombre de citoyens pensent tout bas ou pire taisent……

Caroline Forest avertit le lecteur…Nous devons tenir tête ensemble. ll n'existe pas d'autre choix. Ce sera le courage ou la lâcheté…..Caroline Forest a choisi son camp….le courage….
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Bouvy
  01 juin 2015
le blasphème : je pense sincèrement que seuls les croyants ont le pouvoir d'être des blasphémateurs. Comment insulter dieu si vous n'y croyez pas ? Mais à partir du moment où les fous de dieu pensent que le fait d'être athée, c'est un blasphème, la raison est perdue !

Après l'attentat du 7 janvier, dont la rédaction de Charlie Hebdo fut victime, presque tout le monde a déclaré "Je Suis Charlie" mais combien connaissent la signification d'une telle déclaration ? Je suis Charlie oui mais ! Nous avons tout entendu, du bon et du mauvais, des doubles discours et même parfois que ce sont les bourreaux qui sont victimes. On nous enrobe d'amalgames, mélangeant le blasphème au racisme, à l'intolérance, à de la provocation gratuite. Quand on effleure les religions, doit-on étouffer notre liberté de pensée ?

Ici, dans une analyse au scalpel, Caroline Fourest nous livre une réflexion intelligente, mesurée et courageuse. Elle sépare le vrai du faux, tentant de faire la lumière sur notre société en pleine mutation face à cette poussée d'intégrismes de toutes origines, entrainant dans son sillage la perte de repère qui pousse certains hommes vers l'extrême droite ou vers un racisme lattant !

Qu'on aime ou pas Mme Fourest, il faut reconnaitre son intelligence, sa perspicacité, son courage. Pour un essai, je peux vous affirmer qu'il est transformé ! Vraiment à lire puis à méditer, bel hommage aussi à la liberté de penser et à ses défenseurs qui risquent leur vie pour que nous puissions encore en jouir et vivre en démocratie.

Dieu n'est que l'image des hommes qui le créent !
Vive la libre pensée !

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Eric75
  14 juin 2015
Caroline Fourest, avec ce titre que certains trouveront peut-être provocateur, fait du « Caroline Fourest », après tout, c'est exactement ce que l'on attend d'elle. le blasphème n'est plus un délit en France, tout le monde le sait, depuis la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle-même inspirée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Heureusement pour nous, la Révolution française et ses idéaux humanistes étaient déjà passés par là. Dans le même temps, cette loi encadre la liberté d'expression et d'opinion, en posant par exemple les limites de la diffamation et de la provocation, limites parfaitement connues de Charlie Hebdo.

Après les attentats de janvier, et l'énorme émotion qui a suivi, jetant quatre millions de Français dans la rue lors des marches républicaines, une double lecture des événements a pu être constatée, ce qui continue d'être surprenant à mes yeux. Attention, je vais devoir mettre beaucoup de guillemets dans ce qui va suivre. Il ya ceux qui « sont Charlie », et ceux qui « ne sont pas Charlie ». Certains – des « jeunes de banlieue », mais aussi des « intellectuels » – n'hésitent pas à dire ou à suggérer : « après tout, ils l'avaient bien cherché ».

Les victimes des attentats seraient donc les véritables responsables de tout ce merdier ? Cherchez l'erreur. Mais qui « n'est pas Charlie » ? Eh bien justement, avec son écriture ciselée, avec son style sans complaisance, avec sa connaissance approfondie des causes qu'elle défend depuis des années, droite dans ses bottes, Caroline Fourest nous l'explique dans cet essai. Et cette clarification n'est pas seulement utile, elle est aujourd'hui devenue indispensable.

Ceux qui ne sont pas Charlie sont clairement désignés. En fait, ils se sont eux-mêmes signalés par leurs propos ou leurs publications post-attentats et surtout post-manifestation du 11 janvier. On trouve pêle-mêle : le FN, les prédicateurs intégristes, les faux antiracistes, les communautaristes, les « artistes sans humour ni courage », les « intellectuels qui confondent Kouachi et Dreyfus », et j'en passe… des noms de personnalités ou d'associations sont cités, nous ne sommes plus dans le flou artistique ou dans l'allusion. Caroline Fourest dénonce sans concession ni nuance. Au passage, elle en profite sans doute pour régler quelques contentieux personnels. Mais comment la blâmer, après toutes les attaques qu'elle subit, et pas seulement lors de joutes verbales sur les plateaux télé ? Caroline Fourest a la peau dure, ses ennemis ne lui font pas de cadeaux, mais ses convictions sont intactes, et les causes qu'elle défend sont nobles…

Ici, il s'agit surtout d'antiracisme et de liberté d'expression. On ne le répètera jamais assez, Charlie Hebdo n'est pas un journal « islamophobe ». Pourtant, cette idée a du mal à s'imposer chez certains. Charlie est un journal satirique qui s'est attaqué à tous les intégrismes religieux, quels qu'ils soient. Charlie ridiculise les idéologies mortifères et les terroristes, et respecte les croyants tout comme les athées, au nom de la laïcité. Charlie se range du côté des musulmans lorsqu'il s'agit de dénoncer les amalgames. Mais le travail des journalistes et des caricaturistes a souvent été dénaturé pour en pervertir le sens.

Après un prologue très émouvant et très personnel revenant sur les carnages de janvier, Caroline Fourest structure sont essai en cinq parties : 1. Ils ne sont pas Charlie ; 2. La véritable affaire des caricatures ; 3. Les cibles du mot « islamophobie » ; 4. Autocensure à l'anglo-saxonne ; 5. le blasphème n'est pas la haine. Les titres parlent d'eux-mêmes. Chacune des parties apporte son lot de révélations (en ce qui me concerne, n'étant pas un spécialiste de ces sujets) et chaque argument est frappé au coin d'un bon sens « républicain » qui devrait s'imposer à tous. Et pourtant…

Pourtant, Caroline Fourest continue de subir de nombreux reproches, de la part de chroniqueurs ou d'essayistes en mal de popularité, lors de débats télévisés tournant au traquenard (cf. l'affaire Aymeric Caron) ou dans de récentes publications (la dernière en date : Les pompiers pyromanes, de Pascal Boniface). On reproche à Caroline Fourest de faire de l'exploitation de sujets sensibles un fonds de commerce (comme si son militantisme et son engagement n'étaient pas sincères), de créer des épouvantails pour justifier ses thèses ou régler des comptes personnels (alors qu'elle ne fait qu'organiser sa défense face à ses détracteurs, souvent peu recommandables), d'être à contre-courant de la vision anglo-saxonne et communautariste (la laïcité à la française serait donc un combat perdu d'avance, ou qui ne mérite pas d'être défendu ?), de jeter de l'huile sur le feu et de mentir par omission (quand elle tente d'évacuer l'accessoire pour recentrer le débat sur les causes qu'elle défend). Concernant les reproches de certains « intellectuels » sur les méthodes utilisées, c'est souvent, trop souvent, l'Hôpital qui se moque de la Charité. Ces mêmes intellectuels qui soufflent sur les braises devraient admettre qu'ils sont, eux aussi parfois, des pompiers pyromanes.

Dans cet essai, Caroline Fourest expose son point de vue, désigne clairement ses ennemis, ne mâche pas ses mots. Dans sa conclusion, elle rappelle qu'il n'y a pas de « oui mais » possible pour faire face à l'intégrisme et à l'obscurantisme : « Il n'existe pas d'autre choix. Ce sera le courage ou la lâcheté. Ceux qui pensent que la lâcheté permet d'éviter la guerre se trompent. La guerre a déjà commencé. Seul le courage peut ramener la paix. » le courage ou la lâcheté, je vous laisse deviner quel camp Caroline Fourest a choisi.
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Fx1
  06 mai 2015
La tragédie de Charlie Hebdo a marquée la société française au fer rouge .
Il n'est plus possible de faire comme si tout était pareil.
Tout un chacun se trouve intrinsèquement différent après çela .
A l'incompréhension , a l'horreur , succède la réflexion sur le thème : pourquoi ?
Il ne s'agit pas de se laisser emporter par les sirènes populistes , qui font de la récupération tels des charognards sur une proie .
Il s'agit de comprendre ce qui a pu conduire à çela , quel rouage a entraîné des déchaînements de violence .
On ne doit pas mourir pour un dessin , çela n'est pas imaginable au 21 eme siècle .
Même si les religieux se sentent parfois un peu malmenés pas ces dessins , rien ne justifie la violence .
Il est vrai que loin des dérives xénophobes , l'on ne peut que s'interroger sur la place du religieux dans nos sociétés .
La religion c'est une affaire personnelle , qui ne doit pas empiéter sur le débat sociétal , en aucun cas.
Il faut bien sur protéger les religieux , les croyances , des dérives racistes , antisémites , que des esprits malsains colportent .
Çela est une évidence .
On doit respecter les religions et les croyants , pour autant peut on interdire l'humour sur les religions ?
Les adversaires de celles ci sont les premiers à bondir sur l'occasion quand l'aspect sacré des religions devient trop important .
Pour autant il ne faut surtout pas oublier que les premières victimes de cette tragédie ce sont les croyants eux mêmes , les modérés majoritaires , qui se retrouvent stigmatisés a cause de quelques intégristes .
Être laïc c'est défendre ces croyants , défendre les non croyants , et cette défense elle se fait contre tout ceux qui jouent avec les clichés , les populistes , les intégristes , ect.
Il est temps de faire un bilan , l'urgence de la situation l'impose a chacun .
Les phrases simplistes , les idées démagogiques , tout çela doit être combattu.
Cet ouvrage de mme Fourest s'avère plus important que les autres .
Il était important qu'une personne réfléchie , légitime , qui connaît très bien le sujet , à la différence de Caron , s'attelle à la tâche d'une réflexion pertinente , construite , argumentée , l'opposé de Pernaut et Bfm Tv .
Mme Fourest ne connaît pas la langue de bois , qu'on l'apprécie ou pas , il faut lui reconnaître un courage inébranlable , et une detemination sans faille .
Ce nouvel opus ne plaira pas à tout le monde , il va faire grincer des dents , mais à l'époque de Bienvenue au camping , c'est salutaire de lire une oeuvre aussi engagée et intellectuellement riche .
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DONZEL
  07 septembre 2021
Actualité poignante et terriblement interpellantdans un style incisif comme un scalpel qui extirpe des chairs les éléments qui ont perturbé gravement l'équilibre d'un organisme.
Ce roman exige réflexions plurilaterales de prises de positions tant éthiques que relevant de religion


Vérités en deçà..erreur au delà
Comment des convictions tranchées arguant toutes de leur bon droit s'arrogent LE DROIT
jusqu'au droit de tout fouler au pied
Avec les conséquences de leurs réalités
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rotko
  09 décembre 2015

« Les croyances des uns sont presque toujours les blasphèmes des autres »

Retour sur « l'affaire des caricatures » mais surtout sur les évènements de Charlie en janvier 2015, avec le rappel des réactions en direct,

- certaines bien hypocrites et visant à excuser la tuerie en culpabilisant les victimes,

Certains veulent « blesser les laïques en feignant de viser des racistes » et par là même, « trouver des excuses aux tueurs »

- d'autres plus sincères et mesurées, mais donnant des limites aux dessins satiriques.

Tout cela donne l'occasion à Caroline Fourest de défendre des positions fermes, voire intransigeantes, mais aussi de régler quelques comptes au passage.

Elle rappelle que le dessin satirique n'est pas une incitation à la haine comme peuvent l'être des graffitis injurieux ou des profanations de monuments symboliques. Il faut réfléchir sur l'intention et le contexte.

Caroline Fourest se pose aussi cette question incontournable : D'où vient l'appétit pour le djihad : « il fournit un sens et de l'adrénaline aux frustrés rêvant de voyager, de tirer à la kalachnikov et d'avoir des esclaves sexuelles. L'explication patriarcale paraît en tout cas bien plus valable que l'explication sociale ou culturelle ? »

A mon avis ce livre aidera chacun à se former son opinion, bien que le sujet ne soit pas épuisé par beaucoup d'arguments.

Qui connaît les violentes critiques adressées aux religions par les écrivains du XVIII e siècle ( d'Holbach, le curé Meslier, Voltaire) verra à quel point on est en recul avec l'autocensure « à l'anglo-saxonne » qui dissuade d'aborder des sujets décrétés tabous.
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LioneldeLyon
  22 avril 2016
Autant vous le dire tout de suite, écrire une critique sur cet essai écrit après les attentats de janvier, notamment contre Charlie Hebdo, mais avant les attentats de novembre ne sera pas chose aisée. J'ai en effet lu cet ouvrage quelques semaines avant cette triste date mais j'en réécris la critique après.

Caroline Fourest propose un essai très pédagogique et fouillé sur l'état de la laïcité et de la démocratie en France suite à l'attentat de Charlie Hebdo. Elle interroge particulièrement la Gauche française sur ses positionnements entre nécessaire lutte contre toutes les formes de racisme et lâches reculs face au développement du communautarisme. Elle pose admirablement le débat entre universalistes et communautaristes.

L'ouvrage est clair, précis et se veut une juste dénonciation des intégrismes religieux qui gangrènent notre société. Elle en profite au passage pour régler quelques comptes avec ceux qui ont utilisé l'attentat de Charlie Hebdo à des fins politiques ou personnelles, ceux-là même qui critiquaient ou attaquaient le journal en justice avant les événements.

Mais là où l'ouvrage prend un éclairage tristement visionnaire c'est lorsque Caroline Fourest démontre que les attentats de janvier visaient bien tous les français et pas seulement quelques caricaturistes anars et irrévérencieux. Elle démontre avec acuité que le blasphème n'est ni la haine, ni le racisme.

Certes, son raisonnement est parfois trop binaire, très militant, mais la suite de l'histoire lui donne raison et son essai prend à la lecture une tout autre dimension. Un ouvrage de réflexion majeur, à côté duquel on aurait tort de passer que l'on apprécie ou non l'auteure et que l'on partage ou non ses convictions et ses engagements. A lire ou à relire suite aux attentats de novembre.
Lien : https://lionelfour.wordpress..
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Miralb
  31 janvier 2017
Mise au point fort intéressante sur un certain nombre de notions : blasphème, islamophobie, antisémitisme, auto-censure, appel à haine, origine des caricatures, tout le monde mélange tout et cela en arrange plus d'un...
J'ai lu la critique du livre par Pascal Boniface sur le site "oumma.com", elle vaut son pesant de cacahuètes en règlement de compte et mauvaise foi...
Je ne suis pas toujours d'accord avec les prises de positions de Caroline Fourest, mais sur ce sujet elle fait preuve de lucidité et de pédagogie bienvenues.
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manueandre
  29 octobre 2020
Je n'ai que trois mots : à lire absolument.
Sur la forme, j'aime beaucoup le style journalistique et du coup c'est clair, simple à lire.
Sur le fond, merci Mme Fourest de dire les choses clairement.
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montmartin
  16 mars 2016
Attiré par le titre de ce livre, j'ai été très vite déçu par sa lecture. En effet après des diatribes contre, La famille le Pen, le parti communiste, le dessinateur Geluck, l'écrivain Denis Tillinac, Edgar Morin, Emmanuel Todd, Dieudonné et bien d'autres l'auteur consacre de nombreuses pages à l'affaire des caricatures de Mahomet en 2006. Puis elle tente de définir l'islamophobie. Si certains chapitres comme "le blasphème n'est pas la haine" laisse entrevoir enfin le véritable objet de ce livre, le propos retombe vite sur les querelles internes à Charlie en 2008 avec "l'affaire Siné" et sur l'opposition entre antisémitisme et islamophobie qui n'apporte rien au débat. Au final c'est plutôt un livre de militante qu'une vraie réflexion sur la notion de blasphème.
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