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EAN : 9782020551342
235 pages
Seuil (20/06/2002)
3.99/5   34 notes
Résumé :

Dans la série "Besoin de...", série où l'auteur a toute liberté de dire sa passion et d'en narrer les racines, Paul Fournel dépeint et communique sa pratique de la bicyclette. Les chutes initiatiques, les voyages entre amis, les compétitions et le suivi du Tour de France. C'est à la fois un livre pour passionnés et une exquise petite madeleine qui rappellera Anquetil et Poulidor au piéton français. Le v... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michdesol
  28 septembre 2022
Pour Paul Fournel, il y avait au moins deux raisons d'éprouver ce « besoin de vélo » (Le mot est faible, il s'agit plutôt « d'amour du vélo ») :
D'abord l'atavisme, puisque son père étant lui-même amateur, a mis son fils très tôt sur une bicyclette.
Ensuite Saint-Etienne sa ville, vouée au cycle par la présence à cette époque de Manufrance et d'autres fabricants.
Il nous compte ici toutes les facettes de cet amour pour la bécane - je crois qu'il ne prononce pas ce mot, par respect - , l'amour du matériel, de l'effort que ce sport exige, du paysage vu à un rythme d'homme, des amitiés qu'il procure, et des coureurs qui en ont fait leur métier.
Tout cela est dit avec un humour délicat et distancié, nourri de moult anecdotes.
A l'heure où le vélo redevient à la mode, et même plus pour des raisons écologiques, c'est à lire par les amateurs et les futurs amateurs, et je l'ajoute, pour ceux qui aiment la belle prose.
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keisha
  01 novembre 2021
.Pour apprécier ce Besoin de vélo, pas besoin de savoir en faire ou de s'y connaître. Ni même d'en savoir beaucoup sur l'auteur. L'on comprend vite que tout gamin il sortait en vélo avec son père. Né à Saint Etienne, ses premières sorties obligeaient à savoir gérer les grimpées. Et les descentes. Au fil de courts textes il évoque son amour du vélo, distillant les thèmes relatifs à ce moyen de locomotion, ayant enfourché une 'bécane' dans différents points du globe.
"Chaque cycliste, même débutant, sait qu'à un moment ou un autre de sa vie il aura rendez-vous avec une portière de voiture." (perso, j'ai une grande méfiance en abordant le bout du pont de ma ville, avec ses voitures au stop à ma droite, stop pas toujours respecté, car voilà, 'pfff, j'ai le temps, la p'tite dame en vélo ne va pas vite'. Justement si. L'astuce est de porter un casque, ça fait plus sérieux - et ça protège).
"Il y a du paysan dans le pédaleur. Ils partagent le goût de la nature, la soumission aux éléments, la patience, l'économie, l'obstination et le sens de l'accélération. Il y a du sprint dans la moisson et la vendange. L'ordre plus si éternel que cela des champs rejoint l'ordre plus si éternel que cela des routes, et les Robic et les Poulidor étaient sur leur vélo comme à la ferme."
"Les vaches, que l'on croyait spécialisées dans les trains, se régalent aussi des cyclistes."
"Comme beaucoup de paysages américains, le rythme du vélo ne lui convient pas.Ou bien le vélo ne va pas assez vite, ou bien le paysage ne va pas assez rapidement, mais quelque chose résiste à leur mariage. Ces paysages-là ont été taillés sur mesure pour l'auto. Perdu sur ces immenses lignes droites, j'avais le sentiment d'être un animal déplacé, un personnage de Sempé trop petit pour son décor, une minuscule trace de vie dans la Vallée de la Mort." (traversée de la Vallée le 1er janvier, avec son fils)
On l'aura compris, l'auteur ne parle pas que de vélo, il sait observer notre monde, et il a de l'humour.

Lien : https://enlisantenvoyageant...
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Kersu_fr
  24 février 2021
Paul Fournel, journaliste et écrivain , ancien directeur des éditions Ramsay, est aussi un mordu de cyclisme et un pratiquant assidu de ce sport.
Dans ce livre, à travers une série de billets d'humeur (et d'humour), il nous fait part de son expérience personnelle cycliste : de ses premiers coups de pédale dans sa région d'origine, la Haute-Loire, aux grands cols des Alpes, les traversées de la France, les déplacements dans Paris, la découverte des pays étrangers, et en bonus le tour de France 96 qu'il a suivi comme journaliste pour l'Humanité. A travers ces petites chroniques (2 à 3 pages en moyenne), il a essayé (et à mon avis fort bien réussi) de nous faire partager sa passion du vélo. Ces textes nous parlent tour à tour de plaisir, de découvertes, de sensations, d'amitié, de famille, de passion, de technique ou de matériel, le tout dans un style léger, rapide (cycliste pourrait-on dire) et plein d'humour. Bien sûr, on est d'autant plus réceptif à ce livre si on est soi-même adepte et pratiquant de la petite reine puisque l'on se reconnaîtra dans de nombreux passages, mais il peut aussi donner envie aux autres d'essayer, pour voir…
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Bouteyalamer
  24 août 2020
Un oulipien qui écrit sur le vélo nous réserve plusieurs couches de plaisir. Ils seront goûtés par les pratiquants qui connaissent le grain de la route et font la différence entre vent de Dieu et vent du cycliste, mais pas seulement.
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Errant
  06 décembre 2015
Ce livre , sans doute conçu pour les mordus de la petite reine, m'a enchanté par la profondeur de ses réflexions sur le rapport de l'homme à sa machine. L'air de rien il aborde différentes facettes de l'activité cycliste: transport urbain, competition, socialisation, mythes etc. On sent la passion tout au long du texte et, pour y avoir goûté très modestement, je crois qu'il a réussi à percevoir et transmettre l'envoûtement que peut procurer ce sport dans toutes ses formes.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Bouteyalamer
Bouteyalamer  
Mon rêve, c’est le massage. Rien qu’à voir la gourmandise avec laquelle les coureurs « vont au massage », ou leur mauvaise humeur lorsque leur tour ne vient pas, je me dis que ça doit être une panacée. Les masseurs occupent une place particulière : ils sont confidents, amis. Rien qu’à toucher les muscles ils savent si la journée a été dure, si leur coureur est « bien » ou s’il est « juste ». Longtemps ils ont joué des rôles obscurs et porté des mallettes mystérieuses. Ainsi le masseur aveugle de Coppi qui était réputé l’approvisionner en explosifs de toutes sortes. Je rêve d’un masseur qui m’approvisionnerait en muscles souples, en crampes dénouées est en bonnes paroles. Cela me ferait deux belles jambes.
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michdesol
michdesol  
Les coureurs ont des outils de travail en parfait état. Leurs jambes sont splendides et descendent la gamme du bronze lisse jusqu'à l'écorché artistique. Ils sont une leçon de muscles, de tendons et de veines. Ces magnifiques leviers sont leur capital. Quoi de plus étonnant qu'ils les choient, les dorlotent et les mettent en valeur ? Le peloton est le lieu d'un goût esthétique ancien, celui où belle jambe valait belle figure. Ces jambes-là valent de l'or.
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Bouteyalamer
Bouteyalamer  
Il y a dans le vélo une relation animale au monde : les montagnes que l’on voit sont à escalader, les vallées sont à dévaler, les ombres sont faites pour se dissimuler et pour s’étendre. Être dans le paysage, dans sa chaleur, dans sa pluie, dans son vent, c’est le voir avec d’autres yeux, c’est l’imprégner en soi d’une façon instinctive et profonde. La montagne qui se dresse devant moi n’est pas une montagne, elle est d’abord une côte à gravir, une épreuve, un doute, une inquiétude, parfois. Au sommet, elle est une conquête, une légèreté. Je l’ai prise et elle est en moi.
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michdesol
michdesol  
Le grand Brambilla était un vaillant coureur qui ne se ménageait pas. Lorsqu'il estimait n'avoir pas été à la hauteur de la besogne, il couchait son vélo dans son lit et dormait sur le tapis. Cela n'améliorait pas sa forme physique, mais son psychisme en sortait régénéré.
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michdesol
michdesol  
Les vaches, que l'on croyait spécialisées dans les trains, se régalent aussi des cyclistes. Que ce soit en Normandie, dans le Bourbonnais ou dans le Forez elles vous suivent du regard, sans hâte, de leur air doux.
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Vidéo de Paul Fournel
Paul Fournel - Attends voir - éditions P.O.L : où PaulFournel tente de dire de quoi et comment est composé son livre "Attends voir" à l'occasion de sa parution aux éditions P.O. L, à Paris le 19 février 2022. "Pendant longtemps on a cru que le méchant était Ray Duluc. Il faut dire qu'il avait le profil : des meurtres, des vols de pâtisseries (cookies, flans), des faux en écriture, des rôdes sur le darknet et les sorties d'école. Ce n'était pas exactement un bon bougre. Mais comme a dit la cheffe : « Ça n'en fait pas pour autant un coupable – en tout cas pas coupable de ça. »"
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