AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2264069422
Éditeur : 10-18 (06/04/2017)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comm... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 mai 2016
Un grand merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité...
Parce Rosemary était une enfant bavarde. Aussi, ses parents, pour raccourcir l'histoire qu'elle voulait absolument leur raconter, la sommait de la commencer par le milieu... Ainsi, Rosemary, commence-t-elle à nous raconter la sienne. Dont le milieu se situe en 1996. Alors étudiante, elle assiste à une scène étrange à la cafétéria au cours de laquelle un couple se dispute, allant jusqu'à se jeter des chaises à la figure ou fracassant un tas de vaisselle. C'est ainsi que Rosemary fit, bien malgré elle, la connaissance de Harlow. Un sentiment de confusion parmi la foule et la jeune fille se retrouve au commissariat avec elle. Elle sait qu'elle devra alors appeler ses parents pour les prévenir et qu'elle devra aussi rentrer à la maison pour Thanksgiving. Parlons-en d'ailleurs de ses parents qui vivent seuls depuis que Rosemary est partie étudier, que son frère, Lowell, n'a plus donné signe de vie depuis 10 ans et que sa soeur, Fern, a disparu depuis 17 ans...
Ce roman déroutant se passe entre les années 90 et aujourd'hui. L'on écoute Rosemary, jeune étudiante à Davis, qui nous raconte des bribes de son passé, nous apostrophant parfois. de sa jeunesse dans une famille heureuse, de sa soeur dont elle ne sait guère ce qui lui est arrivé, de son frère qui s'est volatilisé (parti à la recherche de cette dernière), de son mal-être, de ses questionnements sur la vie et sur elle-même, de ses émotions... Sans chronologie aucune, oscillant continuellement entre passé et présent, Rosemary se livre, tout en finesse et humour. Avec ses émotions et à l'envi, elle nous raconte sa vie et les moments forts qui l'ont jalonnée. Un récit enjoué, étonnant parfois, d'une famille américaine peu conventionnelle, dans lequel l'auteur, de son écriture travaillée et vivante, fait la part belle à la famille, au deuil, à la souffrance et aux souvenirs.
Un roman original à qui il faut laisser le temps...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          641
babounette
  09 mai 2016
Bonsoir ! Je remercie vivement les éditions Presse de la Cité dans la personne de Louise Schwab pour le gentil petit mot joint au livre "Nos années sauvages" de Karen Joy Fowler et bien sûr Masse critique qui m'a sélectionnée pour cette lecture.
C'est un livre assez déconcertant de par la manière dont il est écrit.
Tout commence en 1996... La narratrice est Rosemary Cooke, Rosemary qui a un frère Lowell et une soeur Fern et bien sûr des parents. Au début, j'ai mis du temps à entrer dans l'histoire, ne comprenant pas très bien où l'auteure voulait m'emmener. Puis, revirement total à peu près au tiers du livre, je suis restée pétrifiée par une découverte sur Fern, la "soeur" de Rosemary et Lowell, qui au moment où je fais cette découverte pour le moins étonnante, a disparu. La disparition de sa soeur l'affecte beaucoup ainsi que son frère, malgré la différence qu'il y avait entre eux et Fern. Je ne peux pas vous en dire plus sans dévoiler ma découverte, mais je peux dire que ce livre nous démontre que malgré les différences, l'amour, le l'attachement, la tendresse, le dialogue et... le remord existent . Un très bon livre donc, et il faut ajouter, vendu à deux millions d'exemplaires aux E.Unis et en Angleterre et traduit dans 28 pays. Je vous conseille aussi de lire toutes les critiques qui précèdent la mienne qui sont excellentes et vous donneront l'envie de lire ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          610
Annette55
  19 décembre 2016
Comment parler de ce livre à l'écriture un peu folle, pour le moins déconcertante ?
Un ouvrage atypique et une famille américaine hors normes ?
Nous plongeons dans la vie de Rosemary sans savoir où nous allons, une jeune fille bien particulière, étudiante dans les années 90, autrefois une petite fille bavarde, si bavarde que ses parents lui demandaient sans cesse de commencer par le milieu l'histoire qu'elle désirait leur raconter ......
Rosemary a eu une enfance étrange.....mais je ne peux dire pourquoi sans fausser ma chronique,
Nous comprenons à la page 99........
Ses parents : une mère à l'humeur changeante, un père scientifique jusqu'au -boutiste, un frère parti depuis longtemps engagé dans l'ALF ( front de libération des animaux) , la trame de fond, la question des expériences scientifiques sur les sujets d'étude concernant les animaux .......une soeur FERN, disparue depuis 17 ans......
Les rapports fraternels, les rivalités,les différences, les avancées et les limites de la science sont largement évoqués.
Rosemary la narratrice nous narre des bribes de son passé, un va et- vient pénible, sans aucune chronologie, constamment entre passé et présent , ce qui déstabilise.......
Ses souvenirs sont des reconstructions ininterrompues ..
On s'interroge, sur les relations avec les animaux , la construction et la narration entretiennent le mystère .
Un récit surprenant qui montre que malgré les différences, l'attachement et l'amour filial , la tendresse et le dialogue existent .
Un récit perturbant, percutant, qui nous étonne tout au long, nous déconcerte ,nous traumatise, nous déroute, en embrouillant constamment les pistes ....qui soulève des questions et des sentiments inattendus à propos de l'humanité, la psychologie et l'amour sous toutes ses formes ..
Que signifie être Humain ? Comment traiter ceux qui sont différents de Nous ?
Rosemary est à la recherche de ce soi que l'on peine à trouver....
Un ouvrage original,extraordinaire, très difficile à commenter qui m'a laissée perplexe , un objet littéraire non identifié, j'exagére à peine ...
Peut- être n'ai- je rien compris ?
Le titre et la première de couverture m'avaient interpellée ....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          492
anlixelle
  29 avril 2016
Voilà un roman surprenant.
Imaginez.... une jeune héroïne dont on ne connaît pas les caractéristiques physiques, dont on ne découvre (petitement) qu'aux environs de la page 100 la véritable raison de son mal être, et qui nous balade, malgré ce manque de données, de repères, allègrement entre les années 90 et aujourd'hui avec une adorable insolence et une agilité littéraire étonnante.
Première information : le titre original en anglais de ce livre se traduit par ... « Nous sommes complètement à côté de nous-mêmes ».
Les pistes se brouillent.
Deuxième information : l'essence même de ce roman s'appuie sur des faits véridiques et traite d'une question cruelle très actuelle à propos de laquelle, heureusement, pas mal d'Homo sapiens sapiens se réveillent et agissent.
Vous êtes encore plus embrouillés, et c'est normal. C'est un peu ce que j'ai vécu pendant la période de latence des premiers chapitres de ce drôle de roman. Ceci a constitué, selon moi, comme une sorte de jachère (familiale ! ) qui désorganise nos habitudes de lecteur, et nous prouve que la persévérance est mère de nombreuses satisfactions.
Le livre « débute au milieu de son histoire » en 1996, et livre un état des lieux sur la vie estudiantine dans les années 90 aux Etats-Unis.
Nos années sauvages trace l'histoire des Cooke. Une famille américaine de prime abord plutôt classique: un père psychologue, une mère attentionnée, un grand frère protecteur et deux soeurs, Rosemary et Fern qui se chamaillent mais vivent de façon fusionnelle. Sauf qu'une quinzaine d'années plus tard, quand l'héroïne commence son récit, le cocon familial a littéralement explosé puisque son frère Lowell est recherché et Fern a disparu, laissant le reste de la famille enfermé dans un immense mutisme et des douleurs vives.
Que s'est-il donc passé?
Quand LA REVELATION arrive, elle nous saute à la figure.
Impensable.
A des années lumières de nos représentations de la structure familiale classique. Et on a, à ce moment-là, deux envies qui se font face : tout relire depuis le début, ou bien, dévorer la suite. J'ai opté pour la deuxième solution, puis j'ai relu le début.
Vous l'avez compris : ce livre m'a enchantée.
Tout son art a été de se saisir d'une situation ayant réellement existé pour nous plonger dans les bouleversements psychologiques, affectifs, sociaux.... - et j'en passe - qu'elle a induits directement et indirectement. C'est le roman de la perte physique, psychique, de la culpabilité, de la mémoire….
Et bien plus encore.
Que faire, quand la famille devient le siège d'un sentiment de confusion, d'insécurité, et de trahison ?
L'héroïne réagit en adaptant son flux verbal à ses états d'âme : son rapport au langage devient dichotomique, mais peut-on exister sans l'exutoire des mots ? Quelles traces l'éducation Et le vécu ont-ils laissé sur la langue, sur le corps physique ? Sur le reste ?
Grâce à une prodigieuse mémoire et à une capacité d'analyse impressionnante , voici donc, à travers le récit enjoué, drôle parfois, mais aussi très intimiste tracé à la première personne par Rosemary Cooke, vingt-deux ans, le portrait d'une famille américaine qui aura été hors norme - pendant quelques années - et qui n'a pas mesuré l'impact de certaines fractures sur des enfants en devenir.
Bizarre pour un père chercheur en psychologie. Ou pas si étonnant que ça, quand le travail prime sur le reste.
Ce livre nous amène à réfléchir sur ce qui fait notre humanité, sur les rapports de pouvoir de l'Homme sur les "autres ». C'est le roman de la différence (mais pas celle que vous croyez).
Entre nostalgie et colères, ente souvenirs joyeux et peines indéfectibles, entre rumination et force combative, c'est le portrait d'une jeune femme brillante mais brisée, sans pathos aucun, qui nous montre les visages de la bêtise humaine face à l'Autre.
Le récit non linéaire fait des aller et retours entre le passé et le présent. Il faut suivre, mais ça se tient bien, très bien même puisque ça change de nos habitudes, ça nous bouscule juste ce qu'il faut, ça nous réveille grâce à une écriture à la fois dense, dynamique et fouillée.
J'ai beaucoup aimé ce style moderne bien travaillé.
Ce livre a changé mon regard sur le monde (si, si, si), car, entre « pétages » de plomb et réflexions scientifiques de l'étudiante Rosemary Cooke, la construction de l'intrigue en forme de puzzle m'a bouleversée et m'interroge profondément sur les enjeux d'une fraternité moderne.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
stokely
  09 décembre 2016
Encore un livre qui est pour moi très surcoté niveau note et avec lequel on rame tout au long de la lecture.
Vous êtes prêts, prenez vos pagaies on y va Rosemary est une petite fille très heureuse, pipelette et pleine de vie. Elle mène une vie "normale" avec ses parents, son frère et sa soeur (pas tout à fait comme nous ce n'est pas du spoil c'est noté sur la quatrième de couverture).
Jusqu'au jour ou survient un terrible drame qui va chambouler cet équilibre familiale.
Il y a plusieurs problèmes dans ce livre déjà au niveau des différentes parties; le fait qu'il faille aller jusqu'à quasiment le tiers du livre pour découvrir la particularité de Fern. Et même après celle-ci qui aurait pu faire un livre vraiment différent et plus intéressant on ne ressent rien.
Le récit de l'auteur est tellement décousu, il n'y a pas de transition, des faits réels sont livrés comme ça au milieu du livre et puis on repart sur le récit sans explication.
Le mot de la fin ce que j'ai ressenti de ma lecture une grosse pelote de laine avec plein de noeuds et quand on arrive au bout on se rend compte qu'on ne s'en sortira pas et qu'il va falloir prendre des ciseaux pour couper.....

2 pour le thème central original mais tellement mal exploité....

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   13 mai 2016
J'ai l'impression que chaque fois que nous, humains, pensons avoir trouvé ce qui nous rendait uniques - qu'il s'agisse de notre bipédie sans plumes- surgit une découverte qui remet tout en question. Si la modestie était un trait humain, nous aurions appris depuis longtemps à nous montrer plus prudents.
Commenter  J’apprécie          200
marina53marina53   13 mai 2016
Le langage a cet effet sur le souvenir: il les simplifie, les solidifie, les momifie. Une histoire souvent répétée est comme une photographie dans un album de famille; elle finit par remplacer l'événement qu'elle était censée représenter.
Commenter  J’apprécie          250
babounettebabounette   09 mai 2016
Elle me manquait physiquement avec une intensité lancinante. Son odeur, l'humidité poisseuse de son souffle dans mon cou. Ses doigts qui fourrageaient dans mes cheveux.
Pge 133
Commenter  J’apprécie          250
mickaelinecunymickaelinecuny   27 avril 2016
Ils persistaient à prétendre que nous étions une famille unie, qui discutait à coeur ouvert et se soutenait dans l'adversité. Quand on songeait à l'absence de mon frère et de ma soeur, une telle aptitude à se leurrer tenait du prodige. C'en était presque admirable. Mais soyons clairs. Nous n'avons jamais été cette famille.
Commenter  J’apprécie          130
petitsoleilpetitsoleil   07 août 2017
[Mon père] ne croyait pas à une quelconque pensée animale, pas selon sa définition de la pensée en tout cas, mais il n'avait guère d'admiration pour la pensée humaine de toute manière. Il comparait notre cerveau à une roulotte de cirque garée entre les oreilles. Ouvrez la porte et les clowns se bousculeront pour sortir.
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Karen Joy Fowler (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karen Joy Fowler
http://www.librairiedialogues.fr/ Caroline de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Littérature en poche : "Aphrodite et vieilles dentelles" de K. Brunk Holmqvist (J'ai lu), "Nos années sauvages" de Karen Joy Fowler (10 18) et "Le gang des rêves" de Luca di Fulvio (Pocket). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
autres livres classés : ChimpanzésVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
897 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre
. .