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Guy Durand (Traducteur)
EAN : 9782020344920
671 pages
Seuil (15/05/1998)
3.91/5   133 notes
Résumé :
Depuis que son lieutenant français l'a abandonnée, Sarah est montrée du doigt par les villageois puritains de Lyme Regis qui la jugent irrémédiablement déshonorée et menacée de folie. Seul Charles Smithson ose l'approcher, fasciné par son impénétrable mystère. Pour la voir, il brave le scandale, met en péril ses fiançailles, risquant son bonheur et bouleversant tout le village.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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OLNI : objet littéraire non identifié.... Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Mais alors, pas du tout.... dit la fan de "Si par une nuit d'hiver un voyageur" qui n'a pourtant pas peur d'être bousculée dans ses habitudes. Eh bin là je l'avoue j'ai été surprise....
.
Histoire qui se passe dans les années 1860, écrite dans les années 1960. Une romance, une histoire d'amour.... Mais aussi des moments qui déraillent....
Bon déjà j'ai eu beaucoup de mal avec la première comparaison anachronique (qui arrive à peine quelques pages lues) : comparer un personnage de 1860 à un officier de la Gestapo, j'ai eu un coup au coeur. Finalement j'ai accepté le principe. Autant le dire, ce principe se répète donc si vous êtes très à cheval sur la rigueur historique, passez votre tour....
J'avoue ma surprise plus grande encore quand l'auteur a interrompu son récit pour nous parler de la difficulté de l'écriture, des personnages etc....

Je ne vous parlerai pas de la fin pour le coup ultra originale... Au point que je me demande comment ils ont fait pour le film.... Son visionnage me tente.... Mais car il y a un "mais", il ne me tente pas plus que ça car, pour revenir au roman, j'ai eu un peu de mal à accrocher aux deux personnages principaux, Sarah et Charles (qui n'est pas lieutenant, ni français). Sarah m'a paru trop moderne pour l'époque décrite, alors que Charles lui est en plein dedans... voire même un peu trop.
Donc j'ai aimé, mais sans plus....
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Malgré quelques longueurs, Sarah et le lieutenant français est un livre qui mérite d'être lu, un roman atypique où le narrateur extérieur n'hésite pas à commenter ce qu'il raconte, et, à la fin du récit, à intervenir dans la vie de ses personnages.

À trente-deux ans, Charles Smithson, membre de l'aristocratie vient de se fiancer à la très jeune et très riche Ernestina Freeman, fille de drapier. Leur avenir s'annonce sous les meilleurs auspices, ils sont amoureux et Charles est l'unique héritier de son oncle. Mais depuis quand la vie respecte-t-elle les prévisions humaines ? Charles est intrigué, beaucoup trop, par une mystérieuse jeune femme, Sarah Woodruff. On dit d'elle qu'elle a été la maîtresse d'un lieutenant français.

Le narrateur est très présent dans toute l'histoire, compare l'époque victorienne et celle des années 1960 (ce qui demande un effort au lecteur de 2022) et ne manque pas de faire des hypothèses sur les sentiments des uns et des autres, parfois avec humour. Les rebondissements sont nombreux et ils appellent tous des questions, ce sera à vous d'imaginer les réponses.

Une originalité supplémentaire consiste pour l'écrivain à avoir écrit trois fins possibles. Jusqu'à la première fin, tout allait bien même si j'ai pensé : tout ça pour ça ? Si je suis honnête, les autres fins sont plus intéressantes, mais elles m'ont sortie du livre en me rendant trop consciente que je lisais une fiction. le contrat entre l'auteur et moi était brisé.

Mais j'ai apprécié ma lecture grâce à son originalité.

Lien : https://dequoilire.com/sarah..
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La réputation de Miss Sarah Woodruff n'est plus à faire à Lyme, bourgade du sud-ouest de l'Angleterre. Pour tout le monde, elle est la malheureuse préceptrice qui s'est entichée d'un lieutenant français et qui lui a sacrifié son honneur. Depuis le départ sans retour de l'officier, Sarah, surnommée Tragédie, erre solitaire et mélancolique, le regard perpétuellement tourné vers le large, dans l'attente d'un vaisseau qui lui ramènerait son amant. Elle attire l'attention de Charles Smithson, fiancé à la délicate Ernestina Freeman. Charles essaie tout d'abord de n'entretenir que de plates relations avec Sarah, mais celle-ci se révèle être une femme complexe et torturée, aux desseins impénétrables.

Il en est des fins de romans comme des chaussures: il faut en essayer plusieurs avant de trouver la bonne. Et si vous êtes comme moi, vous repartirez avec toutes, puisque toutes conviendront. John Fowles excelle dans l'art de se moquer de son lecteur et dans celui de revoir les règles du récit. Pourquoi se contenter d'une fin alors qu'il peut en écrire trois. Je me garderai bien de vous révéler leur contenu, mais je souligne l'habileté de Fowles dans la manipulation des points de vue. J'ai particulièrement apprécié ses interrogations sur le rôle de l'auteur: est-il tout puissant sur ses personnages, ou ceux-ci ont-ils une autonomie et une volonté propre? Particulièrement étonnant de voir Fowles se faire passer pour un personnage, et même prétendre être le narrateur. Pour tout ceux qui ont quelques notions de théorie littéraire, il est évident qu'auteur et narrateur sont deux entités littéraires différentes. Pour John Fowles, la différence n'existe plus et les codes traditionnels sont brouillés.

Les fins alternatives qu'il propose entrent en résonnance avec la théorie de Darwin qu'il ne cesse de faire apparaître dans les discours des personnages. L'intrigue se déroule au 19° siècle. N'oublions pas la querelle qui oppose les darwinistes et ceux qui considèrent que la théorie de l'évolution est un blasphème. Les trois fins de Fowles présentent des personnages qui évoluent en fonction du changement de leur environnement. J'ai vraiment apprécié l'application de cette théorie scientifique à un contenu littéraire.

Délicieux également de lire l'opinion de Fowles sur les usages de la période victorienne. La bigoterie est systématiquement tournée en dérision, et c'est un bonheur de lire l'arrivée au paradis de Mme Poulteney. Très surprenant de voir comment des personnages du 19° siècle sont comparés à des officiers nazis ou à des membres de la Gestapo, le tout par un narrateur qui est supposé être partie prenante de l'histoire. Fowles nous impose une gymnastique chronologique et anachronique des plus savoureuses. On a l'impression d'être de petits curieux soulevant un pan du voile du passé pour observer le 19° siècle à la lueur de nos connaissances et raisonnements modernes.

J'ai beaucoup apprécié les nombreuses adresses que Fowles lance au lecteur. Il nous pousse à nous interroger, à refuser la passivité classique du lecteur qui attend tout de l'auteur. Il met le texte en suspens et il déjoue toutes les attentes traditionnelles du lecteur. Il interroge sur la lecture elle-même: n'est-elle qu'absorption d'une irréalité figée?

L'histoire en elle-même n'est pas des plus originales. le thème de la femme manipulatrice, mi-ange, mi-garce (et quelle belle garce!) qui prend dans ses filets un bon gros benêt, c'est assez éculé. Mais le sujet n'est qu'un prétexte à tout ce que j'ai présenté plus haut, et le texte se lit très bien. Mention particulière pour la qualité des personnages secondaires. La servante et le valet sont dignes des pièces de Molière. Ils oeuvrent en coulisses et sont l'incarnation du bon sens et de la vraie vertu, qui n'a rien de commun avec celle que pratiquent les grenouilles de bénitier.

Vous l'aurez compris, ce roman m'a vraiment emballée! Je le prête à qui est intéressé!
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Ce roman n'est pas vraiment un roman. Nous sommes plutôt en présence d'un mix entre le roman historique, l'essai et l'exercice de style.
Si l'idée est en soi intéressante, le résultat fut pour moi une lecture, certes pas désagréable, mais laborieuse.
Sans doute ne suis-je pas le bon public, les interventions de l'auteur ne m'ayant apporté aucune satisfaction intellectuelle et ayant plutôt plombé mon plaisir de lecture.
Alors, oui, les anachronismes réguliers consistant à établir des liens entre les comportements des personnages ou certaines situations avec des concepts ou des faits historiques postérieurs à l'intrigue étaient au départ assez amusants. Mais sur la longueur c'en est devenu lassant. le franchissement incessant du « quatrième mur » par l'auteur m'a clairement empêchée d'entrer dans l'intrigue et de m'intéresser aux personnages du point de vue romanesque. Et comme mon intention de départ n'était pas de lire un précis d'histoire du 19e siècle, même si les informations étaient pertinentes et intéressantes, cela n'a fait qu'alourdir la lecture au point que je n'avais qu'une envie, terminer le bouquin.
Enfin, d'un point de vue intellectuel, le fait de proposer plusieurs alternatives à la fin des aventures de Charles et Sarah était intéressant. Mais j'étais tellement gavée de la plume de l'auteur que finalement, je n'y ai trouvé aucun plaisir.
En résumé, sans doute une oeuvre intéressante de bien des manières mais qu'il faut lire au moment opportun tout en ayant des attentes en adéquation avec l'ouvrage. Tel ne fût pas mon cas malheureusement.
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The French lieutenant's woman
Traduction : Guy Durand

Né en 1926 et décédé d'un cancer l'an dernier, John Fowles est l'auteur de nombreux romans dont deux au moins sont connus par les cinéphiles : "L'Obsédé", porté à l'écran par William Wyler, sombre et curieuse histoire d'un jeune homme qui enlève la femme dont il est amoureux et la séquestre dans une cave, la traitant comme un authentique objet de collection (lui-même collectionne les papillons) et "Sarah et le ..." où Meryl Streep gagna ses galons de star à la fin des années 1970.

Mais le film créait une double intrigue, la première, qui donne son titre au roman, permettant à la seconde, une liaison entre deux comédiens, de se faire et de se défaire pendant le tournage du scénario adapté du roman originel. C'était, pour tout dire, assez mal trouvé. Dans le roman de Fowles, cette partie XXème siècle n'existe pas. Tout s'y passe dans les années 1860, dans l'Angleterre victorienne, et Fowles tente une réflexion intéressante sur la société bien-pensante et bien-croyante de l'époque, s'amusant souvent avec cruauté à en souligner les hypocrisies les plus criantes.
Tout s'articule autour du personnage de Sarah Woodruff, fille de fermier élevée "au-dessus de sa condition" comme on disait alors et devenue préceptrice chez les Talbot. le hasard fait qu'elle y rencontre un lieutenant de vaisseau française ayant échoué en piteux état sur la plage de Lyme Bay. Comme Sarah est la seule à parler correctement français, elle devient, tout au long de la convalescence du marin, son interprète et son interlocutrice privilégiée. Peu à peu, le jeune homme, qui est pourtant marié, se fait pressant et, finalement, la persuade de le rejoindre à Weymouth d'où il réembarquera pour la France. Sarah l'y rejoint ...
Bien entendu, tout se passe mal et la jeune femme se voit contrainte de rejoindre Lyme où elle paraît plonger dans ce que nous appellerions une dépression nerveuse. On la traite désormais comme une "pécheresse" mais il faut bien dire que, si elle repousse tous ceux qui voudraient réellement lui venir en aide, elle n'hésite pas à accepter un emploi de lectrice chez Mrs Poulteney, la seconde Grande Bigote du coin. Sarah serait-elle masochiste ?
Quoi qu'il en soit, sa route va bientôt croiser celle de Charles Smithson, jeune trentenaire de la meilleure société, débarqué à Lyme pour y faire sa cour à Ernestina Freeman, avec laquelle il est fiancé. A partir de là, tout va se dérégler subtilement ...
Du roman du XIXème, Fowles a gardé les longueurs et le sens des digressions. Il faut donc déjà - à mon avis - s'intéresser à la littérature anglaise de cette époque pour ne pas se trouver rebuté par son roman. Les appels au lecteur pourront aussi étonner le lecteur non averti.
En revanche, la maîtrise de l'analyse et la façon dont les problèmes sexuels, ces éternels écueils de l'univers victorien, sont ici abordés appartiennent bien au monde moderne. La construction, qui participe du retour en arrière et des récits entremêlés, appartient elle aussi au XXème siècle. En outre, Fowles maîtrise fort bien son sujet et il est passionnant de le voir disserter sur la représentation de la femme et de la sexualité dans le roman victorien, dresser tel ou tel parallèle entre l'architecture de l'époque et sa mentalité étriquée et repliée sur soi. Tout doucement, il s'applique à transformer cette Sarah qui, souvent, nous apparaît comme une femme passée maîtresse dans l'art de l'intrigue, en une femme moderne avant la lettre et qui a dû ruser avec la société dans laquelle elle était née pour y survivre. Peut-être d'ailleurs n'est-ce pas un hasard si le nom de Becky Sharp, autre "résistante", celle-la pré-victorienne, de la littérature britannique, apparaît dans les premiers chapitres. ;o)
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Elle se tenait, de biais, à l'extrêmité ombreuse du tunnel de lierre. Elle ne se retourna pas. Elle l'avait découvert tandis qu'il montait à travers les frênes. La journée était claire, un ciel sans nuages avec une tiède brise du sud-ouest. Partout des vols de papillons, couleur soufre ou blancs veiné d'orange et de vert, d'une espèce dont l'existence fut récemment jugée incompatible avec de profitables récoltes, et en conséquence presque entièrement exterminée. Leurs danses avaient accompagné Charles tout au long du chemin près de la laiterie et à travers bois; et l'un d'eux, à présent, comme une brillante flammèche sulfureuse, tournait dans l'éclaircie lumineuse derrière la silhouette sombre de Sarah.
Charles s'arrêta avant de s'enfoncer sous le vert assombri des retombées de lierre, et promena un regard soupçonneux sur les alentours afin de s'assurer que personne ne l'avait aperçu. Les branches des hêtres géants, encore dépourvues de verdure, s'entrecroisaient dans une perpective boisée et déserte
Elle ne se retourna pas avant qu'il fut tout proche; et même alors, il ne rencontra pas son regard. Au contraire, elle chercha dans la poche de son manteau, et silencieusement, les yeux baissés, lui tendit un autre « test », comme s'il s'agissait là d'une offrande propitiatoire. Charles le prit, mais d'un air embarrassé.
- Il faut que vous me laissiez vous offrir pour ces « tests » la même somme que je les aurais payés à la boutique de Miss Anning.
Sur ce, elle releva la tête et leurs regards enfin se rencontrèrent. Il vit alors qu'il l'avait offensée. A nouveau il éprouva l'impression inexprimable d'être dépassé, et de la décevoir de façon incompréhensiblle. Mais cette fois l'impression le rappela à lui, c'est-à-dire à l'attitude qu'il avait décidé d'adopter; car cette rencontre se situait deux jours après la conversation avec le docteur Grogan. La remarque de celui-ci sur la priorité que les vivants devraient avoir sur les morts avait porté fruit, si bien que Charles découvrait à cette aventure une raison à la fois scientifique et humanitaire. Il avait eu suffisamment de franchise vis-à-vis de lui-même pour reconnaître qu'à l'inconvenance venait s'ajouter une certaine impression de plaisir; mais il décelait très clairement à présent un élément d'obligation et de devoir. Qu'il fasse lui-même partie du groupe de plus aptes, la chose n'était pas douteuse; mais parmi l'espèce humaine, ceux-ci devaient être chargés, à l'égard des moins aptes, d'une certaine responsabilité.
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Un personnage n'est-il pas, soit "réel", soit "imaginaire" ? Si c'est ce que tu penses, hypocrite lecteur, laisse-moi donc sourire. Tu ne peux même pas considérer ton propre passé comme tout à fait réel : tu l'arranges, tu l'ornes et tu le noircis, tu le caviardes, tu le bricoles... En un mot, tu en fais de la fiction : et tu le poses sur un rayon - ton ouvrage, ton autobiographie romancée. Nous fuyons tous en débandade devant la vraie réalité - et c'est là la définition fondamentale de l'homo sapiens.
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Pour ceux qui devaient travailler afin de gagner leur vie, il n’y avait pas grand problème : après une journée de travail de douze heures, la question de savoir ce que vous allez faire après souper est assez facile à résoudre. Mais que ces malheureux riches étaient donc à plaindre : car même s’ils pouvaient obtenir la liberté d’être seuls avant la nuit tombée, la convention sociale exigeait ensuite qu’ils s’ennuient de compagnie.
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Ses yeux étaient pleins de larmes, et le regard insupportable dans son dépouillement. Une ou deux fois dans notre vie il nous arrivera de rencontrer et de répondre à un tel regard : regard ou le monde se défait, ou le passé se fond ; regard où dans l'étanchement simple de la soif la plus profonde, nous percevons que le fondement de l'éternité ne saurait être autre chose que l'amour.
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Elle avait fait un léger mouvement, car sa tête reposait sur l'oreiller. Il demeura devant elle un instant. Puis s'appuyant sur le bord du lit étroit, il s'allongea sur elle, couvrant d'une pluie de baiser brûlants, sa bouche, ses yeux, sa gorge. Et sous lui, ce corps passif mais soumis attendait- ses orteils qui touchaient les siens... il ne pouvait plus attendre. Se soulevant légèrement; il remonta le tissu de la chemise de nuit qui couvrait ses chevilles. Il sentit le corps féminin se dérober et fléchir.
"Oh, ma chérie, ma toute chérie... Sarah, Sarah... Oh, Sarah !".
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