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Guy Durand (Traducteur)
EAN : 9782020344920
671 pages
Éditeur : Seuil (15/05/1998)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Depuis que son lieutenant français l'a abandonnée, Sarah est montrée du doigt par les villageois puritains de Lyme Regis qui la jugent irrémédiablement déshonorée et menacée de folie. Seul Charles Smithson ose l'approcher, fasciné par son impénétrable mystère. Pour la voir, il brave le scandale, met en péril ses fiançailles, risquant son bonheur et bouleversant tout le village.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  01 octobre 2009
La réputation de Miss Sarah Woodruff n'est plus à faire à Lyme, bourgade du sud-ouest de l'Angleterre. Pour tout le monde, elle est la malheureuse préceptrice qui s'est entichée d'un lieutenant français et qui lui a sacrifié son honneur. Depuis le départ sans retour de l'officier, Sarah, surnommée Tragédie, erre solitaire et mélancolique, le regard perpétuellement tourné vers le large, dans l'attente d'un vaisseau qui lui ramènerait son amant. Elle attire l'attention de Charles Smithson, fiancé à la délicate Ernestina Freeman. Charles essaie tout d'abord de n'entretenir que de plates relations avec Sarah, mais celle-ci se révèle être une femme complexe et torturée, aux desseins impénétrables.
Il en est des fins de romans comme des chaussures: il faut en essayer plusieurs avant de trouver la bonne. Et si vous êtes comme moi, vous repartirez avec toutes, puisque toutes conviendront. John Fowles excelle dans l'art de se moquer de son lecteur et dans celui de revoir les règles du récit. Pourquoi se contenter d'une fin alors qu'il peut en écrire trois. Je me garderai bien de vous révéler leur contenu, mais je souligne l'habileté de Fowles dans la manipulation des points de vue. J'ai particulièrement apprécié ses interrogations sur le rôle de l'auteur: est-il tout puissant sur ses personnages, ou ceux-ci ont-ils une autonomie et une volonté propre? Particulièrement étonnant de voir Fowles se faire passer pour un personnage, et même prétendre être le narrateur. Pour tout ceux qui ont quelques notions de théorie littéraire, il est évident qu'auteur et narrateur sont deux entités littéraires différentes. Pour John Fowles, la différence n'existe plus et les codes traditionnels sont brouillés.
Les fins alternatives qu'il propose entrent en résonnance avec la théorie de Darwin qu'il ne cesse de faire apparaître dans les discours des personnages. L'intrigue se déroule au 19° siècle. N'oublions pas la querelle qui oppose les darwinistes et ceux qui considèrent que la théorie de l'évolution est un blasphème. Les trois fins de Fowles présentent des personnages qui évoluent en fonction du changement de leur environnement. J'ai vraiment apprécié l'application de cette théorie scientifique à un contenu littéraire.
Délicieux également de lire l'opinion de Fowles sur les usages de la période victorienne. La bigoterie est systématiquement tournée en dérision, et c'est un bonheur de lire l'arrivée au paradis de Mme Poulteney. Très surprenant de voir comment des personnages du 19° siècle sont comparés à des officiers nazis ou à des membres de la Gestapo, le tout par un narrateur qui est supposé être partie prenante de l'histoire. Fowles nous impose une gymnastique chronologique et anachronique des plus savoureuses. On a l'impression d'être de petits curieux soulevant un pan du voile du passé pour observer le 19° siècle à la lueur de nos connaissances et raisonnements modernes.
J'ai beaucoup apprécié les nombreuses adresses que Fowles lance au lecteur. Il nous pousse à nous interroger, à refuser la passivité classique du lecteur qui attend tout de l'auteur. Il met le texte en suspens et il déjoue toutes les attentes traditionnelles du lecteur. Il interroge sur la lecture elle-même: n'est-elle qu'absorption d'une irréalité figée?
L'histoire en elle-même n'est pas des plus originales. le thème de la femme manipulatrice, mi-ange, mi-garce (et quelle belle garce!) qui prend dans ses filets un bon gros benêt, c'est assez éculé. Mais le sujet n'est qu'un prétexte à tout ce que j'ai présenté plus haut, et le texte se lit très bien. Mention particulière pour la qualité des personnages secondaires. La servante et le valet sont dignes des pièces de Molière. Ils oeuvrent en coulisses et sont l'incarnation du bon sens et de la vraie vertu, qui n'a rien de commun avec celle que pratiquent les grenouilles de bénitier.
Vous l'aurez compris, ce roman m'a vraiment emballée! Je le prête à qui est intéressé!
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Woland
  23 décembre 2007
The French lieutenant's woman
Traduction : Guy Durand
Né en 1926 et décédé d'un cancer l'an dernier, John Fowles est l'auteur de nombreux romans dont deux au moins sont connus par les cinéphiles : "L'Obsédé", porté à l'écran par William Wyler, sombre et curieuse histoire d'un jeune homme qui enlève la femme dont il est amoureux et la séquestre dans une cave, la traitant comme un authentique objet de collection (lui-même collectionne les papillons) et "Sarah et le ..." où Meryl Streep gagna ses galons de star à la fin des années 1970.
Mais le film créait une double intrigue, la première, qui donne son titre au roman, permettant à la seconde, une liaison entre deux comédiens, de se faire et de se défaire pendant le tournage du scénario adapté du roman originel. C'était, pour tout dire, assez mal trouvé. Dans le roman de Fowles, cette partie XXème siècle n'existe pas. Tout s'y passe dans les années 1860, dans l'Angleterre victorienne, et Fowles tente une réflexion intéressante sur la société bien-pensante et bien-croyante de l'époque, s'amusant souvent avec cruauté à en souligner les hypocrisies les plus criantes.
Tout s'articule autour du personnage de Sarah Woodruff, fille de fermier élevée "au-dessus de sa condition" comme on disait alors et devenue préceptrice chez les Talbot. le hasard fait qu'elle y rencontre un lieutenant de vaisseau française ayant échoué en piteux état sur la plage de Lyme Bay. Comme Sarah est la seule à parler correctement français, elle devient, tout au long de la convalescence du marin, son interprète et son interlocutrice privilégiée. Peu à peu, le jeune homme, qui est pourtant marié, se fait pressant et, finalement, la persuade de le rejoindre à Weymouth d'où il réembarquera pour la France. Sarah l'y rejoint ...
Bien entendu, tout se passe mal et la jeune femme se voit contrainte de rejoindre Lyme où elle paraît plonger dans ce que nous appellerions une dépression nerveuse. On la traite désormais comme une "pécheresse" mais il faut bien dire que, si elle repousse tous ceux qui voudraient réellement lui venir en aide, elle n'hésite pas à accepter un emploi de lectrice chez Mrs Poulteney, la seconde Grande Bigote du coin. Sarah serait-elle masochiste ?
Quoi qu'il en soit, sa route va bientôt croiser celle de Charles Smithson, jeune trentenaire de la meilleure société, débarqué à Lyme pour y faire sa cour à Ernestina Freeman, avec laquelle il est fiancé. A partir de là, tout va se dérégler subtilement ...
Du roman du XIXème, Fowles a gardé les longueurs et le sens des digressions. Il faut donc déjà - à mon avis - s'intéresser à la littérature anglaise de cette époque pour ne pas se trouver rebuté par son roman. Les appels au lecteur pourront aussi étonner le lecteur non averti.
En revanche, la maîtrise de l'analyse et la façon dont les problèmes sexuels, ces éternels écueils de l'univers victorien, sont ici abordés appartiennent bien au monde moderne. La construction, qui participe du retour en arrière et des récits entremêlés, appartient elle aussi au XXème siècle. En outre, Fowles maîtrise fort bien son sujet et il est passionnant de le voir disserter sur la représentation de la femme et de la sexualité dans le roman victorien, dresser tel ou tel parallèle entre l'architecture de l'époque et sa mentalité étriquée et repliée sur soi. Tout doucement, il s'applique à transformer cette Sarah qui, souvent, nous apparaît comme une femme passée maîtresse dans l'art de l'intrigue, en une femme moderne avant la lettre et qui a dû ruser avec la société dans laquelle elle était née pour y survivre. Peut-être d'ailleurs n'est-ce pas un hasard si le nom de Becky Sharp, autre "résistante", celle-la pré-victorienne, de la littérature britannique, apparaît dans les premiers chapitres. ;o)
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stcyr04
  02 février 2015

Plongée didactique dans l'ère victorienne, Sarah et le lieutenant français, est une oeuvre précieuse pour le lecteur sensible aux problématiques et à l'univers particulier de cette période. Il s'ouvre au mois de mars 1867, époque de fermentation idéologique, marquée par la parution du premier volume du Capital de Karl Marx, par la révolutionnaire idéologie prônée par Darwin et, par celle, non moins audacieuse de Malthus. Charles Smithson est une manière de hobereau naturaliste, paléontologue à ses - nombreuses - heures perdues; il occupe son oisiveté à collecter des spécimens d'échinodermes fossilisés dans sa ville de Lyme Régis, réputée pour abriter en ses entrailles de nombreux témoins d'une ère révolue. Son univers pour le moins pétrifié dans l'ambre de ce curieux hobby et dans son confort est bouleversé par les rumeurs qui entourent une mystérieuse et solitaire jeune femme, Sarah Woodruff, que les commères de la ville ont affublé de l'épithète de "tragique", et qui, dit-on, a eu des "malheurs". Elle entre chez Mrs Poulteney comme dame de compagnie - entendons nous bien- il s'agit plutôt d'une oeuvre charitable de cette dame patronnesse, bien qu'elle reçoit ses gages, envers cette pôvre fille pécheresse, qui a choisit cette maison, malgré d'autres offres plus intéressantes et agréables, à l'incompréhension générale, attendue la réputation de bigote pudibonde de la susdite dame. Cette réprouvée vit le malheur d'avoir une éducation et des aspirations intimes plus élevées que la condition sociale à laquelle elle semble condamnée...
Le roman frappe par le parti pris de narration de son auteur, narrateur contemporain omniscient et omniprésent maniant l'ironie et l'humour, fort de l'expérience acquise par l'humanité depuis cette ère révolue et fossilisée dans le poids de ses conventions obsolètes et hypocrites, et ne renonçant donc pas à la digression, plutôt digne d'un auteur du 18ème siècle comme Fielding, pour n'en citer qu'un. Les références à la littérature de l'ère victorienne sont omniprésentes, chaque chapitre s'ouvrant sur une citation d'oeuvres de l'époque, notamment In Memoriam ou Maud du poète Tennyson; ainsi tout le propos du roman semble revêtir la forme d'un savant pastiche. Il brise ainsi le carcan réaliste et s'épand joyeusement au gré de l'humeur et de l'inspiration; le dénouement est plaisamment déroutant. Cette oeuvre, véritable somme de l'époque victorienne, offre en outre une intéressante réflexion sur la création littéraire
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Hanta
  26 août 2016
J'ai trouvé ce roman en chinant dans une bouquinerie en Bretagne et je suis vraiment contente de l'avoir acheté !
Bien qu'elle ait été écrite dans les années 1970, cette histoire se déroule dans l'Angleterre du XIXème siècle et débute dans le village de Lyme Regis. Sarah est la paria du village, celle qu'on montre du doigt car elle s'est fait séduire par un lieutenant français quelques années auparavant. Charles, un aristocrate récemment fiancé, s'intéresse à son cas et la prend en pitié. Mais plus il se rapproche d'elle, plus des sentiments qu'il ne prévoyait pas font surface.
L'auteur décrit avec une parfaite exactitude les moeurs de l'époque victorienne: les carcans rigides qui régissent la société et qui entravent toute expression des sentiments et toute allusion sensuelle ou sexuelle ; les idées et progrès scientifiques qui ont bouleversé la société comme celle Darwin et sa théorie de l'évolution ; le rôle et les conditions sociales des femmes à cette époque ; les clivages entre les classes sociales avec d'un côté les aristocrates propriétaires terriens, les bourgeois qui ont fait fortune dans le commerce et de l'autre la classe moyenne et les paysans ;
Les personnages sont ceux qu'ils sont car ils ont évolué dans un milieu social qui les a façonné ainsi. Mis dans un contexte différent, peut-être auraient-ils réagi autrement. En tout cas, leurs états d'âme sont très bien décrits, avec des traits de caractère très réalistes.
Mais ils ne sont pas aussi attachants que je l'espérais. Sarah est une figure assez énigmatique à mes yeux et jusqu'à la fin du livre et malgré toutes les options laissées par l'auteur, je n'ai pas réussi à la comprendre : est-elle une femme fatale qui joue avec les sentiments de Charles dans le but de le détruire ? ou une malheureuse, victime des circonstances et qui ne sait pas où elle va et ce qu'elle désire réellement ?
L'auteur joue aussi avec le lecteur : il l'interpelle, n'hésite pas à basculer dans des digressions divers sur Thomas Hardy ou tout autre sujet sur l'époque victorienne, entre dans l'histoire comme un personnage secondaire, et nous propose même trois fins douces-amères.
Pourquoi je n'ai pas mis le 5ème coeur ? le style d'écriture m'a paru souvent difficile, dense et peu accessible aux gens qui n'y connaissent rien à la littérature anglaise classique. Certaines longueurs alourdissent le récit.
Pour conclure, je recommande ce livre exclusivement aux habitués de la littérature anglaise classique du XIXème siècle !
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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Ink-Heart
  09 mai 2014
Malgré un style travaillé et de l'humour, je n'ai pas vraiment accroché. Les personnages principaux m'ont laissé presque indifférente et ne m'ont réellement amusé que la tyrannie de l'employeur de Sarah et les pensées d'Ernestina ou encore la critique de l'auteur sur les moeurs victoriennes guindées. L'histoire d'amour ne m'a rien fait ressentir et pourtant elle ne manque pas de rebondissements, c'est dommage mais décidément Sarah est bien trop morne à mon goût et Charles trop agaçant. le roman se lit mais ce n'est pas avec un plaisir fou.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
Elle se tenait, de biais, à l'extrêmité ombreuse du tunnel de lierre. Elle ne se retourna pas. Elle l'avait découvert tandis qu'il montait à travers les frênes. La journée était claire, un ciel sans nuages avec une tiède brise du sud-ouest. Partout des vols de papillons, couleur soufre ou blancs veiné d'orange et de vert, d'une espèce dont l'existence fut récemment jugée incompatible avec de profitables récoltes, et en conséquence presque entièrement exterminée. Leurs danses avaient accompagné Charles tout au long du chemin près de la laiterie et à travers bois; et l'un d'eux, à présent, comme une brillante flammèche sulfureuse, tournait dans l'éclaircie lumineuse derrière la silhouette sombre de Sarah.
Charles s'arrêta avant de s'enfoncer sous le vert assombri des retombées de lierre, et promena un regard soupçonneux sur les alentours afin de s'assurer que personne ne l'avait aperçu. Les branches des hêtres géants, encore dépourvues de verdure, s'entrecroisaient dans une perpective boisée et déserte
Elle ne se retourna pas avant qu'il fut tout proche; et même alors, il ne rencontra pas son regard. Au contraire, elle chercha dans la poche de son manteau, et silencieusement, les yeux baissés, lui tendit un autre « test », comme s'il s'agissait là d'une offrande propitiatoire. Charles le prit, mais d'un air embarrassé.
- Il faut que vous me laissiez vous offrir pour ces « tests » la même somme que je les aurais payés à la boutique de Miss Anning.
Sur ce, elle releva la tête et leurs regards enfin se rencontrèrent. Il vit alors qu'il l'avait offensée. A nouveau il éprouva l'impression inexprimable d'être dépassé, et de la décevoir de façon incompréhensiblle. Mais cette fois l'impression le rappela à lui, c'est-à-dire à l'attitude qu'il avait décidé d'adopter; car cette rencontre se situait deux jours après la conversation avec le docteur Grogan. La remarque de celui-ci sur la priorité que les vivants devraient avoir sur les morts avait porté fruit, si bien que Charles découvrait à cette aventure une raison à la fois scientifique et humanitaire. Il avait eu suffisamment de franchise vis-à-vis de lui-même pour reconnaître qu'à l'inconvenance venait s'ajouter une certaine impression de plaisir; mais il décelait très clairement à présent un élément d'obligation et de devoir. Qu'il fasse lui-même partie du groupe de plus aptes, la chose n'était pas douteuse; mais parmi l'espèce humaine, ceux-ci devaient être chargés, à l'égard des moins aptes, d'une certaine responsabilité.
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LadyDoubleHLadyDoubleH   17 septembre 2014
Un personnage n'est-il pas, soit "réel", soit "imaginaire" ? Si c'est ce que tu penses, hypocrite lecteur, laisse-moi donc sourire. Tu ne peux même pas considérer ton propre passé comme tout à fait réel : tu l'arranges, tu l'ornes et tu le noircis, tu le caviardes, tu le bricoles... En un mot, tu en fais de la fiction : et tu le poses sur un rayon - ton ouvrage, ton autobiographie romancée. Nous fuyons tous en débandade devant la vraie réalité - et c'est là la définition fondamentale de l'homo sapiens.
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luis1952luis1952   22 décembre 2015
Elle avait fait un léger mouvement, car sa tête reposait sur l'oreiller. Il demeura devant elle un instant. Puis s'appuyant sur le bord du lit étroit, il s'allongea sur elle, couvrant d'une pluie de baiser brûlants, sa bouche, ses yeux, sa gorge. Et sous lui, ce corps passif mais soumis attendait- ses orteils qui touchaient les siens... il ne pouvait plus attendre. Se soulevant légèrement; il remonta le tissu de la chemise de nuit qui couvrait ses chevilles. Il sentit le corps féminin se dérober et fléchir.
"Oh, ma chérie, ma toute chérie... Sarah, Sarah... Oh, Sarah !".
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luis1952luis1952   21 décembre 2015
"J'ai honte moi, je me suis conduite comme une fille de drapier"- Ce fut ainsi, en murmurant ces mots, qu 'Ernestina , renonçant finalement à tenter de s'endormir, se leva aux heures du petit matin, passa son peignoir et pieds nus, ouvrit le fermoir de son journal.
Charles allait peut-être voir qu'en pénitence sa fenêtre à elle aussi, restait éclairée, dans cette totale obscurité.
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luis1952luis1952   18 décembre 2015
Plus tard, en cette même nuit, on aurait pu voir Sarah, debout devant la fenêtre de sa chambre sans lumière. Il était une heure du matin. Sarah était ses orteils en éventail en chemise de nuit; ses cheveux étaient défaits et ses yeux fixes regardaient la mer.
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