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ISBN : 2081245604
Éditeur : Flammarion (22/08/2012)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Par une belle journée d’été, Margaux Fragoso rencontre Peter Curran à la piscine de son quartier, et ils commencent à jouer. Elle a sept ans ; il en a cinquante-et-un. Quand Peter l’invite chez lui avec sa mère, la petite fille découvre un paradis pour enfants composé d’animaux exotiques et de jeux. Peter endosse alors progressivement, insidieusement, le rôle d’ami, puis de père et d’amant. Charmeur et manipulateur, Peter s’insinue dans tous les aspects de la vie de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  16 décembre 2012
Un jour à la piscine , Margaux 7 ans est attirée par un homme qui joue avec ses enfants , quelque chose dans l'attitude de cet homme l'attire , il est adulte , il a d'ailleurs 50 ans ! mais il joue comme un enfant , et cela Margaux va le remarquer .
Margaux et sa mère vont se faire inviter chez cet homme -enfant et comment dire l'aventure ? le calvaire ? de Margaux vont commencer .
Difficile de parler de ce livre , autobiographique , à l'écriture fluide , qui se lit comme un roman , un peu trop bien écrit pour n'être qu'un témoignage , les faits sont glacants mais ils sont présentés comme si tout était normal .
Margaux veut nous expliquer ce qui se passe dans la tête d'un pédophile , elle nous montre que ' l'approche ' se fait de manière insidieuse , que Peter n'est pas vraiment adulte , qu'il lui porte une admiration sans borne , une attention que Margaux ne trouvera pas ailleurs , Peter est obsédé par Margaux , il décore sa chambre de dessins de Margaux , il garde tout les petits souvenirs de Margaux , petits jeux , photos , écrits , il traque .
Mais les mots sont dits : ' obsédé , traque ' ....Peter est pédophile et Margaux est sa victime , Margaux est si jeune qu'elle ne se rend pas compte , quand elle grandit , deux choses se passent , Margaux se dédouble , elle est un écolière comme les autres et pourtant non elle n'est pas comme les autres , elle se rend compte que la situation n'est pas normale , elle s'invente un double , la deuxième chose c'est que Peter se détache de Margaux , en véritable pédophile , il est effondré de voir Margaux grandir , il l'aime en petite fille uniquement et chose paradoxale , Margaux s'en rend compte elle aussi et souffre de la situation , elle n'est plus le centre d'intérêt absolu d'une personne .
C'est horrible comme histoire et en même temps , c'est écrit de manière assez détachée , sans aucun pathos , comme si même adulte , Margaux avait du mettre ses distances .
Que penser de sa démarche ? Elle a vécu quelque chose d'assez exceptionnel , de destructeur et a le courage de témoigner .
Le rôle des parents de Margaux est bien expliqué , la mère de Margaux présente de graves troubles psychiatriques , elle est régulièrement hospitalisée en psychiatrie , elle ne voit donc pas ce qui se passe , elle est d'un naïveté incroyable ,d'une crédulité qui glace .
Le père de Margaux essaye de redresser la situation mais il devient alcoolique , quand il rencontre Peter , il se rend compte de quelque chose , il empêchera Margaux de revoir cet homme ; mais il fermera les yeux ' il s'en lave les mains ' comme il dit lui-même , il dira pour sa défense qu'il est dépassé par les problèmes psychiatriques de sa femme .
La femme de Peter semble aussi avoir une personnalité assez fantasque , jamais elle ne se rendra compte de quelque chose , Peter est son compagnon et n'est pas le père des enfants qui étaient avec lui à la piscine le jour où il rencontrera Margaux .
Plus tard , Margaux va découvrir que son histoire avec Peter n'est que la face cachée de l'iceberg , pourtant jusqu'à la mort de Peter elle restera loyale à Peter , c'est le syndrôme de Stockhlom . Il faut dire aussi que Margaux aura plus de 20 ans lorsque l'histoire se termine , les années passées créent des liens , même s'ils sont malsains .
Ce qui est remarquable c'est que Margaux ne juge jamais , ce livre mérite d'être lu pour ce qu'il représente comme ' témoignage ' .
J'ai noté ce livre même si d'une certaine façon , il n'a pas besoin de notes , peut-on mettre une note sur un livre qui parle de pédophilie ? ; que faut-il noter l'histoire ou le style ?
Un livre qui fait réflechir , qu'on n'oublie pas facilement , je ne regrette pas du tout de l'avoir lu .
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Ode
  30 septembre 2012
"Je t'aime tellement, Margaux, tu ne comprends pas. Margaux, Margaux. Tu es unique au monde. Personne ne te ressemble, personne au monde. Tu as été créée pour moi. Tu es mon ange gardien. Tu es mon amour. Ce n'est pas mal de t'aimer, pas quand l'amour est si beau. Ce n'est pas mal d'aimer quelqu'un de si beau. Nous sommes faits l'un pour l'autre ; oublie ce que racontent les autres. Oublie tout : nous sommes les deux seules personnes qui comptent dans ce monde : toi et moi."
Emouvante supplique amoureuse, n'est-ce pas ? Sauf que Margaux n'a que 8 ans quand Peter, de 44 ans son aîné, lui sert ce beau discours.
La passion malsaine de cet homme mûr qui s'attire les bonnes grâces de la mère pour s'accaparer la fille ne peut que rappeler le chef d'oeuvre ô combien dérangeant de Nabokov. Mais avec deux différences majeures : ici, c'est Lolita et non Humbert qui raconte, et il s'agit malheureusement d'une histoire vraie.
Union City, New Jersey, dans les années 80. Tout commence par une rencontre à la piscine : Margaux et sa mère sympathisent avec Peter et sa famille. La fillette est subjuguée par la gentillesse de Peter et par sa grande maison pleine de bric-à-brac et d'animaux (lapins, chats, cochons d'Inde, chien, oiseaux, alligator...). Un "Neverland" du pauvre qu'elles vont fréquenter assidûment, pour échapper à la tyrannie domestique du père de Margaux. Peter profite de cette addiction pour nouer une relation exclusive avec Margaux et la soumettre à ses caprices. Cela quasiment sous les yeux de sa compagne Inès et des deux fils de celle-ci. Quant aux parents de Margaux (père violent, mère atteinte de troubles mentaux), ils ont des doutes mais ne cherchent pas plus loin : "Je ne fais pas confiance à cet homme. Non. Surveille ta fille quand vous allez là-bas. Lui et sa famille ont une mauvaise influence. Si ça ne tenait qu'à moi, je t'interdirais d'y retourner avec elle. Aussi simple que ça. Mais tu fais ce que tu veux. Je me lave les mains de cette histoire", dit le père à la mère.
Et ces fillettes en difficulté que l'assistance publique place chez Peter : ont-elles aussi été abusées ?
"Tigre ! Tigre !" montre l'emprise du pédophile sur la personnalité de l'enfant et comment, petit à petit, ce conditionnement lui permet de passer aux actes sexuels. La plume de Margaux Fragoso - traduite par Marie Darrieussecq - est précise et racée. Son but n'est pas de se plaindre, juste de livrer les faits, d'écrire ses souvenirs aussi exactement que possible. Elle arrive ainsi à refléter les sensations et le phrasé de l'enfant qu'elle était, tout comme les manières des adultes. Les diatribes de son père sont une performance littéraire. L'analyse vient seulement dans la postface, remarquable de discernement.
En rendant publique cette relation complexe qui dura quinze ans, le courageux témoignage de Margaux Fragoso rompt un silence dévastateur et dévoile les techniques de manipulation des pédophiles. du courage, je ne vous cache pas qu'il m'en a fallu pour supporter certaines scènes du livre ; mais c'est un bien petit effort face à l'ampleur de ce danger. Alors passons-nous le mot et ouvrons l'oeil pour protéger nos enfants.
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verobleue
  03 décembre 2014
« Tigre Tigre!» est un ouvrage autobiographique, le témoignage de Margaux Fragoso. Elle raconte qu'à 7 ans, elle fait la connaissance de Peter Curran, un célibataire de 51 ans et son récit s'achève seize ans plus tard à la mort du même homme. Il décortique la mécanique de cette perversion dont elle a été victime : la pédophilie.
Margaux vit entre un père alcoolique violent et une mère psychologiquement fragile. Elle trouve en Peter un alter ego et chez lui, un refuge, un quotidien réconfortant, un terrain de jeu merveilleux et un monde fantastique avec des animaux. Tous deux se construisent un monde bien à eux, avec codes, personnages et symboles. L'emprise exercée progressivement par l'homme sur la fillette puis sur la jeune fille qu'elle est devenue, est décrite avec honnêteté et même courage. Celui-ci obtient d'elle sans violence des jeux qui dérapent vers le sexuel, deviennent une obligation et des preuves d'amour. Car Peter Curran, amoureux fanatique, voue à Margaux un véritable culte tout au long du reste de sa vie.
On se rend compte qu'un pédophile est un être extrêmement manipulateur, sournois. Et Peter Curran ne déroge pas à la règle : il présente un visage gentil, sacrifie tout pour le bonheur de l'enfant car, lui, tout ce qu'il veut au final c'est donner, aimer. Et c'est bien une longue et minutieuse séduction qui nous est décrite.
Margaux Fragoso décrit de façon tellement détachée sa relation avec son bourreau qu'elle arrive à le rendre presque attachant, attendrissant. Ce qui m'a fortement dérangée c'est l'impression, à la lecture, d'oublier qu'il s'agit d'un adulte pédophile qui abuse d'une petite fille. Même Margaux tente de nous faire oublier qu'elle n'est qu'une enfant en laissant croire à une histoire d'amour. Elle ne cache rien au lecteur, elle ne justifie pas sa conduite ou celle de Peter. Elle décrit, le plus objectivement possible sans jamais s'apitoyer sur elle, elle relate les faits. Sans parler de tout l'entourage si passif, qui perd tout repère, qui semble croire au caractère normal de cette relation et qui refuse d'admettre la réalité.
Un livre très dérangeant et où la psychologie des personnages est assez complexe mais qui permet à Margaux Fragoso de faire sa psychothérapie : “Il était essentiel pour moi, aussi, d'y mettre la forme, d'écrire mon histoire davantage comme un roman que comme une confession. de réussir à user d'une force lyrique et poétique afin de donner un sens à la nature inarticulée du désespoir.”

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Itenarasa
  06 novembre 2012
Jeux interdits
Margaux 7 ans vit dans le calvaire d'un foyer désuni, une mère dépressive et un père portoricain colérique et alcoolique. Aussi, quand un jour à la piscine où elle se trouve avec sa mère, elle voit des petits garçons qui s'éclatent dans l'eau avec leur "père", la petite fille décide de prendre part à leur jeu puis de s'inviter chez cette famille si gentille. Dès ce moment, elle va tisser un lien très particulier avec cet homme si affectueux, si drôle, si à même de la comprendre. Cet homme s'appelle Peter Curran, il a 51 ans et vit avec Inès et ses 2 garçons -dont il n'est pas le père- dans une maison qu'il retape petit à petit. Margaux va demander à sa mère de convaincre son père de leur donner la permission de rendre visite à cet homme plusieurs fois par semaine en échange de soirées libres. Margaux exulte de bonheur dans cette maison magique pleine d'animaux et auprès de ce nouveau "papa" qui accepte d'elle tout ce que son vrai père lui interdit par des règles hyper strictes et surtout parce qu'il lui donne cette affection dont elle manque tant. Ainsi, petit à petit Peter va dompter l'enfant-tigre, la dresser par de petits jeux et parvenir à faire d'elle ce qu'il veut. Enfant soumise, enfant conquise Margaux s'installe dans une relation ambivalente qui va durer à peu près 15 ans.
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce livre avant de commencer à le lire. Je ne sais plus à quoi je me suis fiée pour le choisir, couverture, titre, les autres qui ne me disaient pas plus que ça ou pour lesquels je pensais qu'il y aurait trop de demandes? Bref, mon choix s'est porté sur Tigre, Tigre! de Margaux Fragoso. Et, dès les premières pages, j'ai tout de suite accroché au récit. Me laissant moi aussi séduire par le personnage de Peter, par un certain mystère l'entourant, par les mots innocents de cette enfant, par ce que je percevais de dramatique dans sa vie familiale. Margaux... "Margaux? Tiens le même nom que l'auteure... c'est donc son histoire?..." Je vous l'ai dit je ne savais rien de ce livre, de son auteure. J'ai été cueillie par surprise, cueillie et emprisonnée par cette histoire autobiographique et ce jusqu'à la dernière page.
Comment vous dire exactement ce que j'ai ressenti pendant ma lecture de Tigre, Tigre! Une espèce d'aversion et, en même temps, le sentiment d'être happée par la construction de l'histoire. Aversion en regard des faits, en constatant la vérité crue et terrible de ce que vivait Margaux et où la conduisait cette relation avec Peter. C'est assez terrifiant oui cette histoire parce que telle qu'elle est livrée on ne parvient pas tout à fait à juger à chaque instant cet homme et même, on pourrait se laisser aller au contraire à la juger elle quand devenue adolescente elle se met à le provoquer sexuellement par ses jeux de rôle pervers alors que lui semble hésiter, dit ne plus vouloir. On est troublé, perdu, malmené dans notre vision des choses. On comprend bien que quelque part cet homme représente une forme de "sain" échappatoire pour cet enfant qui souffre entre une mère suicidaire et les sautes d'humeur d'un père alcoolique, parfois violent dont on ne sait s'il aime ou déteste sa fille autant que sa femme. Et pourtant, ce père tyrannique, maladroit fait son possible pour extraire sa fille de cette menace qu'il pressent en tant qu'homme. Mais lui comme d'autres baisse les bras, laisse faire dépassé qu'il est par la situation, par sa fille qui lui échappe complètement, par la maladie de sa femme qui le ronge aussi. Bien entendu on s'interroge sur la passivité de certains, ont-ils vu, ont-ils compris ce qui se tramait sous leur toit? Pourquoi ce silence quand l'opportunité de tout arrêter s'est présentée? Pourquoi l'absence de réactions? On ne sait pas, on se rend juste compte que ce n'est pas si évident que ça de faire tomber un pédophile et, qu'à moins de le prendre sur le fait ou que sa victime le trahisse, c'est une affaire bien délicate que d'accuser sans preuve.
Tout le talent de Margaux Fragoso est de nous entraîner avec elle dans cet enfer qu'elle a vécu en nous faisant plonger dans un trouble effrayant où finalement on se trouve dans une espèce de circonspection ambivalente quant à notre jugement. Et ce que l'on comprend finalement à travers cette histoire et de notre propre réaction, c'est qu'un pédophile est un être extrêmement manipulateur, qui parvient à ses fins sournoisement, en attendrissant, en présentant un visage d'homme gentil, se pliant non à ses propres désirs mais à ceux de l'enfant, se sacrifiant même pour le bonheur de cette dernière car, lui, tout ce qu'il veut au final c'est donner du plaisir, aimer et non maltraiter comme le père. Même les accès de violence de Peter nous sont présentés comme une réponse à la propre violence de l'adolescente, au fait qu'elle le pousse à bout et mon dieu, on arrive à lui trouver des circonstances atténuantes à cet homme qui a eu sa part de traumatismes même si, au fond de nous, on sait qu'on ne devrait pas... Non au fond on sait que tout ça n'est pas normal et sans adhérer on est presque compatissant et c'est peut-être ça au final qui est le plus dérangeant. Tigre, Tigre! est un livre troublant qui nous donne à voir la part la plus vicieuse de la nature humaine, la plus complexe aussi.
Margaux Fragoso écrit ici un roman choc où elle ne se présente pas véritablement comme une victime... En tout cas, ce n'est pas le sentiment qui domine d'avoir affaire à une victime bien que ce soit véritablement le cas. Bref, lisez-le vous comprendrez que la psychologie des personnages est assez complexe et on ne sort pas totalement indemne d'une telle lecture.
'Je lui ai demandé si elle connaissait des pédophiles, dans son domaine.
"Des pédophiles. Bien sûr. Ce sont les détenus les plus agréables.
- Agréables ?
- Oui. Gentils, polis, ne causent jamais de problèmes. Vous appellent toujours mademoiselle, disent toujours oui madame, non madame."
Il y avait en elle quelque chose de calme qui m'a poussée à parler. "J'ai lu que les pédophiles rationalisent ce qu'ils font en le pensant comme consenti alors qu'ils usent de coercition." Ce point précis, que j'avais lu dans mon manuel de psychologie pathologique, m'avait frappée comme décrivant parfaitement la mentalité de Peter.'
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mollymon
  11 août 2017
Dans ce récit autobiographique Margaux raconte la relation amoureuse complexe qui l'a marginalisée durant toute son enfance et adolescence, celle qui l'a liée à un homme de quarante ans son aîné.
Elle n'est qu'une petite fille lorsqu'elle rencontre Peter qui tombe follement amoureux d'elle. Déterminé à en faire sa Lolita, il va utiliser tous les stratagèmes pour la persuader de devenir son amour secret et pendant quinze ans l'enfermera dans une relation toxique marquée par des rapports d'abord amicaux puis sexuels.
Le témoignage de Margaux dresse le portrait ambigu d'un prédateur , d'un tigre aussi séduisant que dangereux. Elle présente Peter d'une façon nuancée, le montre autant fragile et vulnérable que pervers et haïssable. Les faits ne sont pas relatés d'un point de vue manichéen, le méchant Peter d'un côté et la pauvre Margaux de l'autre. Non, c'est beaucoup plus compliqué et c'est bien là tout le côté troublant, voire choquant de ce livre car qu'on le veuille ou non, elle a aimé cet homme.
Margaux a été libérée de l'emprise de Peter par la mort de celui-ci mais elle n'aura pas pu profiter bien longtemps de sa nouvelle vie avec son mari et son enfant car elle vient de mourir à son tour le 23 juin à l'âge de trente-huit ans.
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critiques presse (1)
Bibliobs   06 septembre 2012
Un livre de dégoût mais aussi de fascination pour la personnalité de ce pédophile dont la victime dresse un portrait en tigre pervers, manipulateur et sympathique à la fois.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
OdeOde   30 septembre 2012
Le secret : voilà ce qui a permis au monde de Peter de s'épanouir. Le silence et le déni sont exactement les forces sur lesquelles comptent tous les pédophiles pour que leurs vrais mobiles restent cachés. [...] Les prédateurs sexuels cherchent des enfants de foyers perturbés, comme était le mien, mais ils peuvent aussi tromper des familles ordinaires en leur faisant croire qu'ils sont tout à fait ordinaires eux aussi, ou même des membres éminents de la communauté. Les pédophiles sont maîtres en tromperie parce qu'ils excellent d'abord à se tromper eux-mêmes ; ils s'illusionnent à croire que ce qu'ils font est inoffensif.
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OdeOde   21 septembre 2012
Tes instincts - souviens-toi qu'ils ont presque toujours tort. Ceux qui ont raison pour ce que tu dois faire, ce sont tes amis et ta famille, ils sont de bon conseil ; et même le premier venu dans la rue, qui ne sait rien de rien sur toi : raconte-lui où tu en es, et son avis sera bien meilleur que tout ce que tu pourras penser, la tête dans les mains, à ton propre sujet.
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BibaliceBibalice   05 septembre 2012
J’ai commencé à écrire ce livre l’été d’après la mort de Peter Curran. J'ai rencontré Peter quand j’avais sept ans et j’ai eu une relation avec lui pendant quinze ans, jusqu’à ce qu’il se suicide à l’âge de soixante-six ans.
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calypsocalypso   23 juillet 2017
Ses yeux étaient pleins de larmes, et quand j’essayai de le toucher, il repoussa ma main. « Quand je me lève le matin, quand je me couche le soir, c’est toi ! Ma première pensée quand je me lève c’est de boire un café, de fumer une cigarette, et d’écrire une lettre à Margaux ! Regarde tout ça ! » Il montrait une caisse qui contenait tous les classeurs de ses brouillons de lettres. « Ma chambre, c’est un mausolée ! »
C’était vrai. Tout ce qui était moi était conservé dans cette pièce. Sans Peter pour me voir, pour m’adorer, comment pourrais-je exister ?
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StellabloggeuseStellabloggeuse   15 juillet 2013
-Huit ans est le plus bel âge pour une fille, dit Peter quand j’eus ouvert mes cadeaux. Mais ça me rend triste de te voir grandir.
Ça me rendait un peu triste, moi aussi. Quand j’avais quatre ou cinq ans et que les gens me disaient que j’allais grandir, je ne les croyais pas. Je ne pouvais pas croire que mes pouvoirs d’enfant ne dureraient pas toujours – me cacher sous les tables, loger mon corps entier sous une chaise ou dans des recoins minuscules. Je chérissais cette souple liberté animale, la joie de plier entièrement bras et jambes sous moi, de trouver dans les barrières une brèche où me glisser, une fente entre un tronc d’arbre géant et un mur de pierre ; c’était là ma gloire.
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Videos de Margaux Fragoso (4) Voir plusAjouter une vidéo
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