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EAN : 9782253044734
826 pages
Le Livre de Poche (01/11/1987)
3.49/5   121 notes
Résumé :
Il avait pour nom René Madec. Il voulait la richesse car il était pauvre, l'ambition l poussait car il était gueux. Ce petit mousse originaire de QUimper eut au XVIIIème siècle, un destin inouÏ, tel qu'aucun flibustier, aucun condottier n'osa en rêver de semblable.
Adolescent, il débarque en haillons sur les quais de Pontichéry et devient en moins de vingt ans un seigneur du pays. Un nabab.
Voici l'histoire de ses amours et de la passion qui l'unit à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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PiertyM
  29 décembre 2016
En quête des nouvelles colonies, à la découverte de la terre pleine de ressources des Indes, la France et l'Angleterre s'affrontent pour acquérir les droits sur cette terre mais pour les indiens Anglais ou Français tous sont des envahisseurs, des farangui, que diable à envoyer sur leur terre pour les perdre de leurs dieux. Entre les deux grandes nations conquérantes, le plus grand sera finalement un simple individu qu'on n'aurait peut-être jamais soupçonné capable franchir des barrières jusqu'à se hisser au sommet d'une contrée dans une terre de l'Inde au XVIIIe Siècle, il s'agit de René Madec. Irene Frain le décrit comme un gueux turbulent aux allures d'un parasite qui trouble partout il passe. En même il séduit par son courage et sa ténacité. Le Nabab intègre deux univers qui s'alternent dans la belle narration d'Irène Frain, d'un côté celui des envahisseurs qui n'ont qu'une seule en tête déployer tous les moyens possibles pour s'approprier des richesses ainsi cet univers n'est rempli que de petits conflits, de trahisons et de quête et de quête de tout genre. Et l'autre univers est celui l'Inde assise paisiblement sur ses traditions, avec ses dieux, son calendrier, ses rites, ses superstitions, aussi un monde où la femme est toute soumise. Mais grande sera la surprise de Madec de découvrir un autre visage de Sarasvati, la femme su Nabab de Godh, qui, à la mort de son mari assassiné, n'hésitera pas à punir les coupable, c'est l'éveil d'une femme guerrière qui va à tout prix prendre son cœur...
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zorazur
  23 janvier 2012
L'auteur s'est penchée avec bonheur sur l'incroyable destin de René Madec, marin breton parti au-delà des mers pour tenter sa chance et trouver la fortune et la gloire. il y réussira au-delà de ses rêves les plus fous, avec l'amour d'une princesse en prime. C'est cette aventure hors normes que retrace Irène Frain (en romançant un peu, en supposant un peu, en brodant, mais juste un peu...) grâce à sa passion pour l'Inde et la connaissance qu'elle en a, ses investigations poussées du destin véritable de René Madec, son talent romanesque.
L'Inde est le centre du roman, son personnage principal. Cest celle du XVIIIème siècle, quand elle est l'objet de toutes les convoitises, le siège de toutes les richesses - la soie, les épices, les parfums, les fleurs, l'or et les diamants. On est à l'époque où Anglais et Français se disputent avec acharnement chaque pouce de territoire, où deux puissantes armées rallient à leur cause ceux qui veulent bien les suivre, par conviction, par goût de l'or, par traîtrise, mercenaires, pouvoirs locaux, seigneurs de guerre.
Cette Inde qui nous est livrée est magique, on y croise des princes à la richesse incommensurable, des danseuses sacrées et des servantes amoureuses, des mages et des ascètes. Des fresques colorées s'étalent sous nos yeux pour raconter des conquêtes et des batailles, bataille pour une ville, pour une forteresse,une femme. Pondichéry bruisse d'intrigues amoureuses, de secrets et de complots, les palais princiers regorgent d'inouïes splendeurs.
C'est dans ce monde qu'un gamin misérable venu de Bretagne deviendra le Nabab.
Il croisera des personnages qui tous d'une façon ou d'une autre façonneront son fabuleux destin. Un espion, un chirurgien, une banquière, une gourgandine. Et surtout un seigneur de la guerre, Sombre, le vrai, celui dont L Histoire a gardé la trace, personnalité lourde et inquiétante dont la cruauté, la puissance, les intrigues, pèsent sur tout le roman. Et surtout aussi Sarasvati, l'arc-en-ciel, la femme d'amour et de guerre, avec laquelle il vivra un impossible amour, entre un palais en ruines et un caravansérail de hasard. le Grand Moghol. Et puis Marie-Anne, qui deviendra sa Bégum.
Des années plus tard, épuisé de tant d'aventures, il reviendra en France finir ses jours dans sa Bretagne. Mais au fond de sa mémoire et jusqu'à son dernier jour restera la danse de Sarasvati.
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JBLM
  22 juillet 2021
Je suis très mitigé sur cette lecture.
D'un côté, le cadre est vraiment exaltant, et il est indiscutable que l'auteur maîtrise son sujet, la culture, la géographie et l'histoire de l'Inde. Il emploie souvent le point de vue indien, pour qui les habitudes et les croyances européennes semblent barbares et grossières, ce qui force le lecteur à remettre en cause le caractère universel de ses certitudes. On visite les plus grandes villes de l'Inde, avec des descriptions qui ne sont ni vagues ni barbantes.
De l'autre, l'ensemble est très manichéen, entre des Indiens sages et raffinés, et des Européens avides et sales. Là où le clergé chrétien alterne entre espionnage intéressé, supervision de bordel, pédérastie et exaltation ridicule contre l'idolâtrie, les brahmanes hindous sont des modèles de sagesse, d'abnégation et de vision de l'avenir. L'hindouisme et la société qu'il façonne font au moins l'objet d'un vrai regard critique, et l'islam d'une habile neutralité, alors qu'on a le sentiment d'un règlement de compte pas très courageux avec le christianisme. Même Warren Hastings, de loin le personnage le plus réussi du roman, se voit sali gratuitement avec des obsessions tordues, à croire qu'on ne peut pas être Blanc en Inde sans troubles compulsifs ... Ensuite, la 4e de couverture promettait un roman d'aventure ; j'aurais été servi si chaque scène de sexe sans amour avait été remplacée par une péripétie. Les pensées et les échafaudages théoriques rarement suivis d'effets de quelques personnages engloutissent la majeure partie de ce gros livre, où les tournants sont la plupart du temps suggérés d'un chapitre à l'autre et non vécus par les personnages sous les yeux du lecteur.
Enfin, l'oeuvre tombe dans une bonne partie des travers de la littérature contemporaine, avec laquelle j'ai beaucoup de mal pour ma part : phrases nominales à vau-l'eau pour créer des emphases toutes pourries (sinon, la virgule, c'est bien aussi), fascination du morbide et du psychiatrique, culte de l'anti-héros, détestation de la force et de l'ambition, scènes érotiques régulières pour stimuler l'instinct du voyeur à défaut de retenir l'intérêt du lecteur. Je passe à autre chose sans regret.
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litolff
  16 novembre 2010
L'histoire vraie d'un breton au destin extrêmement romanesque.
Le Nabab ne raconte pas seulement l'aventure d'un moussaillon devenu chef de guerre, mais aussi et surtout la réalité concrète et complexe de l'Inde au XVIIIe siècle. Au long des descriptions de cette Inde ensorcelante, on découvre également un bout de notre histoire coloniale.
J'ai dévoré cet épisode indien de l'histoire française, aussi passionnant, exotique et romanesque que "La femme sacrée" de Michel de Grèce.
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Artiola
  29 avril 2020
Divisé en trente - trois chapitres, ce magnifique roman retrace la vie de René Madec, le marin breton pauvre qui partit en Inde et devint nabab.
Il faut dire qu'au premier abord, le livre est intimidant par le nombre de pages et la densité des informations. Mais la lecture est agréable grâce au talent d'écriture d'Irène Frain.
Mêlant avec habilité le côté romanesque et le côté historique, l'auteure nous offre un roman riche sur l'Inde du XVIII siècle. Malgré quelques longueurs l'ensemble est très intéressant. On apprend beaucoup de choses sur l'Inde, sur les coutumes, les croyances. Les citations donnent un petit aperçu.
Une lecture qui me restera longtemps dans la mémoire.

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ArtiolaArtiola   28 avril 2020
-Elle te fera de beaux enfants, répéta la matrone. Sa hanche est courbe et large, ses seins déjà généreux !
Madec la regarda d’un air méfiant. Depuis une semaine, il commençait à être inquiet à l’idée d’épouser une fille de treize ans qu’il n’avait jamais vue. Tout s’était passé si facilement dix mois plus tôt, trop facilement peut-être ; et cet acharnement du jésuite à la lui faire épouser. Il avait demandé un portrait qu’on lui avait refusé. Il avait appris alors que la coutume du pays autorisait le fiancé à faire visiter sa promise par des femmes de sa maison ; s’il y avait dans la future épousée quelque vice du corps, quelque tare insoupçonnée, le contrat passé avec son père pouvait fort bien être déclaré nul ; il était prudent de s’en assurer avant la nuit de noces, après quoi, rien ne pouvait être entrepris, le marié, de toute façon, étant considéré comme ayant retiré toute valeur marchande à son épouse.
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ArtiolaArtiola   20 avril 2020
On leur confia aussitôt la tâche de réunir les cadavres, ainsi que du bois, pour brûler tous les morts sur un bûcher de la cour centrale. Mais c’était là un travail d’une extrême complication : tant de gens de castes différentes, qu’on ne pouvait incinérer ensemble…
Madec pressentit que Sarasvati allait trancher. Depuis tout à l’heure, elle semblait oublier le malheur dans les ordres qu’elle donnait. Elle regarda longuement la plaine et dit :
-Brahmane ! Qu’on les brûle ensemble ! Par l’acier !
-Je t’obéirai. Mais c’est mal. C’est contraire au dharma !
Elle éclata de rire.
-Chez les firanguis, la mort est égale pour tous ! Madec faillit remarquer que ce n’était pas exactement la même terre, ni la même pierre qui recouvrait les pauvres et riches au jour du cimetière,…
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ArtiolaArtiola   28 avril 2020
L’inde distinguait les hommes selon leur jati, leur naissance, le même mot qu’on employait en Europe. La seule différence était qu’elle multipliait les jati à l’infini ; là où l’homme de France, dans sa rude simplicité, distinguait seulement le gueux du sang-bleu, le bourgeois de l’homme d’église, l’Indien établissait des nuances sans fin entre le marchand de riz, celui de bétel et celui des noix de cajou, ne confondait pas le cureur de latrines avec le blanchisseur, ni avec le brûleur d’excréments, encore moins avec le gardien des ongles coupés des rajahs.
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zorazurzorazur   24 janvier 2012
Sache-le, Madec, et ne l'oublie pas : il existe chez nous quatre types de femmes : la femme-lotus, la Padmini. La Chitrini, ou femme habile. La Hastini, ou femme-éléphant. Enfin, la Shankhini, la plus basse, la femme-truie. Il existe, nous disent les poètes, une Padmini sur dix millions de femmes, une Chitrini sur dix mille, une Hastini sur mille ; la Shankini se trouve partout. .. Je te laisse deviner quelle femme est Sarasvati !
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zorazurzorazur   24 janvier 2012
Madec entendit la voix du rajah.
Mécaniquement Madec traduisit comme pour lui-même, à voix basse :
"Arc-en-ciel..."
D'une porte invisible surgit une silhouette mince et longue, qui se déployait à chaque pas. On ne distinguait d'elle qu'un magnifique sari bleu frangé d'or. Elle dansait. Ses doigts volaient sur le ciel du soir, désignant des créatures imaginaires, des étoiles, ou peut-être un dieu. Elle avançait cependant ; ses pieds nus ornés de bracelets à clochettes suivaient très exactement le tempo donné par la musicienne.
La danseuse s'avança dans la clarté des torches et le rajah répéta avec la même douceur :
"Sarasvati..."
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Vidéo de Irène Frain
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/irene-frain-l-allegresse-de-la-femme-solitaire-53369.html Avec plus d'une quarantaine de titres à son actif, Irène Frain fait incontestablement partie du paysage littéraire français. C'est aussi par sa présence assidue dans les salons du livre et les librairies qu'elle s'est fait connaitre du grand public sans oublier sa signature dans la presse magazine, Paris-Match notamment. Depuis son premier succès, « le nabab », en 1982, Irène Frain a construit un univers bien à elle, aimant mettre en lumière des destins oubliés, nous entrainant dans des contrées lointaines ou des périodes anciennes de notre monde. « La forêt des 29 », « Les naufragés de Tromelin », « Marie Curie prend un amant » ou « Beauvoir un love » font partie de ses récents succès, dans lesquels elle laisse parler sa plume, où le roman le dispute au conte, à la biographie, au récit ou à l'imaginaire. Néanmoins, Irène Frain est une femme de son temps, n'hésitant pas à faire entendre sa voix quand cela lui semble nécessaire pour des causes sociétales ou des évènements qui lui sont proches. C'est ainsi qu'en 2020, suite au meurtre de sa soeur Denise que la justice voulait classer sans suite, elle raconte son combat pour faire rouvrir le dossier dans « Un crime sans importance » qui lui vaut le prix Interallié. Après ce douloureux épisode personnel, Irène Frain a voulu nous parler de la joie. Et, exhumant une lointaine légende américaine, qui s'avère authentique, elle nous entraine sur la côte californienne au milieu du XIXème siècle. Là dans la bourgade de Santa Barbara, une femme sauvage descend d'une goélette, couverte d'une robe de plumes d'oiseaux. Elle ne parle aucun dialecte compréhensible et aurait passé 18 ans seule sur une île. Malgré ce que d'aucuns verraient comme un traumatisme, la voilà qui chante, danse, rit au milieu des villageois, faisant amie avec tous les enfants. Chacun s'interroge sur l'histoire de cette femme, chacun a sa propre idée, mais surtout chacun cache ce qu'il sait de la vérité. Sur place, le Dr Shaw, lui-même déraciné, va remonter le fil de l'histoire pour tenter de comprendre qui est cette femme et surtout, comment et pourquoi, rien de grave ne semble avoir prise sur elle. Se basant sur des documents d'époque, Irène Frain s'empare de ce beau personnage féminin pour un roman où le récit et le conte se mélangent, où les faits avérés viennent se cogner aux légendes indiennes, où les vociférations de la société dite civilisée viennent achopper aux chants et aux rires de la femme solitaire. Détaillant avec finesse et humour quelques-unes des personnalités de cette contrée de l'Amérique du XIXème entre colons, indiens, chercheurs d'or, marins et mexicains expatriés, dans cette petite ville de l'Ouest américain en bord d'océan, Irène Frain nous montre une société où la différence, la jalousie, le mensonge, le racisme, semblent avoir meurtri le coeur des hommes, là où la femme solitaire semble porter l'espérance d'un autre monde. Rien n'interdit d'y voir un parallèle avec notre monde contemporain et ses failles. Un roman d'aventure, plein de souffle, de mystère, de rebondissements, de poésie aussi sur lequel soufflent les embruns du Pacifique. Et cette femme dansant, chantant, souriant face à l'océan, nous offrant son sourire au fil des pages. « L'allégresse de la femme solitaire » d'Irène Frain est publié aux éditions du Seuil
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