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EAN : 9782021455885
256 pages
Éditeur : Seuil (20/08/2020)
3.58/5   251 notes
Résumé :
« Les faits. Le peu qu’on en a su pendant des mois. Ce qu’on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l’unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d’été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d’organiser des barbecues dans leur jardin.
L’agresseur, a-t-on assuré, s’est introduit dans la mai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
3,58

sur 251 notes

Afleurdelivres
  04 octobre 2020
Un récit autobiographique poignant et éloquent. Un crime passé sous silence, dont a été victime la soeur aînée de l'auteure, Denise, une discrète septuagénaire, une «invisible ». Sa mémoire est désormais prisonnière du grippage de la machine judiciaire elle-même embourbée dans une société aux multiples dysfonctionnements. Enquête négligée, gelée, oubliée.
Les faits: en cette fin d'été 2018 dans une banlieue pavillonnaire parisienne ceinturée par les grandes enseignes, située non loin d'une « zone sensible » alors qu'elle confectionne chez elle des sachets de lavande Denise est victime d'une infraction pour vol avec agression. « Massacrée » de coups elle décède quelques semaines plus tard. Irène Frain apprend le décès de sa soeur avec qui la communication est rompue sans avoir eu connaissance de l'agression. En rupture avec sa famille elle ne se heurte pas seulement au silence de la justice mais aussi au mutisme familial. Blessée par cette indifférence « quelle que soit son origine, le silence est une agression » elle tente de mener sa propre enquête et de faire avancer le dossier car les informations parcellaires et les imprécisions n'auront jamais permis d'éclaircir le déroulement et le moment précis de l'agression encore moins de retrouver l'agresseur. L'enquête est au point mort. Sans le rapport du policier qui dirige l'enquête préliminaire pas de juge d'instruction et sans juge d'instruction pas d'accès au dossier dans cette « Kafkaïenne embrouille » comment faire avancer l'enquête? Quelle marge de manoeuvre pour la partie civile ? Elle décide d'agir mais aussi d'écrire car « cette mort ne peut pas rester sans voix ». Elle réalise rapidement les limites de la justice de masse et que le temps judiciaire n'est pas le nôtre et puis « un meurtre de vieille dame faut-il vraiment qu'on s'y arrête ? ».  Irène Frain mêle dans un style fluide, sincère et prenant un fin portrait à la fois social et intime.
Lorsque « la vie bascule, le passé resurgit » aussi elle redonne vie à sa soeur et se souvient de sa fée-marraine, cette jeune fille précoce, cultivée, réservée, artiste, qui incarnait l'enfant et la femme idéale. Elle était sa lumière, son modèle. Denise, l'enfant prodige, chouchou de sa mère (alors qu'Irene se sent rejetée), au pouvoir « quasi divin » qui illuminait leur vie et a fait entrer la culture au sein de la famille. Jusqu'à ce qu'elle sombre dans la dépression et s'éloigne des siens. Hymne au pouvoir de la littérature « je dois aux livres ma victoire contre le silence » beaucoup de passages font mouche, mention spéciale pour celui pages 237 à 241 si tristement juste et bouleversant. ✨Denise✨toujours inexistante pour le « mastodonte » judiciaire mais bien vivante dans la mémoire des siens et des lecteurs.


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qmike549
  29 janvier 2021
Toute enquête d'opinion vous confirmera les lenteurs, les aberrations, les dysfonctionnements de la Justice en France. Entre non-enquêtes, enquêtes bâclées, enquêtes classées sans suite, la liste est longue.... En matière pénale, une affaire passe devant le juge deux ou trois ans après les faits. Aujourd'hui, les Français n'ont plus confiance en la justice....
Irène Irène FRAIN a décidé d'écrire un récit témoignage sur son vécu, sur un drame familial , Irène FRAIN a décidé de le rendre public, a décidé de lancer des cris d'alarmes pour dénoncer les difficultés dans lesquelles se trouvent les victimes, toutes les familles meurtries, démunies, désorientées, fâchées face à l'incompréhension du système judiciaire Français.
Lorsque nous sommes confrontés d'une façon ou d'une autre au système judiciaire. Nous sommes en droit de demander des explications, d'avoir des informations sur l'affaire qui nous concerne et surtout de comprendre pourquoi la justice française est lente obscure souvent inefficace.
Irène FRAIN relate avec émotion, sobriété son parcours judiciaire suite un meurtre survenu dans sa famille. Sa soeur Denise de 71 ans a été massacré par un inconnu. Elle est morte quelques semaines plus tard. Ce qui a permis à la justice de classer l'affaire en mort naturelle...sans se poser la moindre question....sur les circonstances, d'autres circonstances...Et pourtant......
L'enquête a été menée pour un cambriolage, sa soeur de possédée quasiment rien et vivant tranquille dans la région parisienne…..
Irène FRAIN s'est trouvé emmurée sur le « silence » de sa famille - prévenue quelques semaines plus tard du décès. ???? ……
1) – Pourquoi, 14 mois après ce drame, le policier en charge de l'enquête n'a toujours pas remis son rapport à un juge d'instruction
2) Pourquoi un meurtre d'une personne âgée n'intéresse personne, ni la police, ni les enquêteurs, ni les avocats, et encore moins les juges. ?
3) Pourquoi la justice française est-elle si obscure
« le sentiment d'injustice nous réunit, Je ne suis plus seule à cheminer sous la pyramide. »
4) Pourquoi cette justice ne fonctionne pas ?
« le temps judiciaire n'est pas le nôtre. Ça ne va pas se faire du jour au lendemain….. »
5) Pourquoi des enquêtes meurtrières ne sont pas résolues ou sont directement classées sur l'ombre d'une enquête approfondie … ?
« Serait-ce nos modernes tribunaux s'inspirent des hypermarchés en machines à distribuer de la justice de masse et fonctionnent sur le même principe que le monde de la marchandise : QUAND un produit, lors d'un arrive, s'avère bizarroïde ou mal fichu, direct à la benne à déchets ? «
Irène Frain met également l'accent sur les montées de violences agressions certains diront « Incivilités » de ces dernières années.
« Il y a deux jours, mon fils était seul à la maison, et là, d'un coup d'un seul, on explose la porte.
Irène FRAIN a décidé d'écrire ce récit littéraire sur un drame pour le rendre public et aussi pour dire de la difficulté dans laquelle sont les victimes, les familles confrontées à des drames.
Nous connaissons aussi tous, les excuses de nos gouvernants depuis des années...C'est toujours la même chanson...Le manque de moyens - les manques de ceci, le manque de cela....Mais aucun n'a le courage de vouloir changer ne serait-ce qu'un iota pour améliorer ce système judicaire malade.
Il est important de rappeler que financièrement, nous sommes parmi les moins bien dotés en Europe en euros par habitant. Cela donne une justice lente et qui fonctionne mal......une justice qui n'est que justice par les mots.....
L'autre dysfonctionnement majeur est peut-être la lenteur de l'évolution de certaines procédures, en particulier les procédures civiles : les jugements sont tardifs ; il faut des mois avant que le dossier soit accessible.
La justice doit devenir un service public performant, tant dans le domaine pénal que pour la justice civile… On ne peut pas dire que la justice soit performante aujourd'hui, de sorte qu'elle aggrave le fossé avec le citoyen
Un récit bouleversant poignant intime social sincère doté de chapitres court et d'une écriture fluide….
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nameless
  31 août 2020
Pour la rédaction de ce récit, Irène Frain a trempé sa plume dans le sang de sa soeur de 11 ans son aînée, Denise, victime à l'âge de 79 ans d'une sauvage et finalement mortelle agression après sept semaines de coma. Denise vivait seule dans un pavillon situé dans une petite ville de banlieue où quelques décennies plus tôt, des fermes fournissaient encore lait et oeufs frais avant que leur espace soit phagocyté par d'immondes zones commerciales en tôle. Denise était en pleine santé, voyait ses proches, excellait dans les travaux d'aiguille, se rendait à l'Eglise évangélique. Denise était-elle au mauvais endroit au mauvais moment, tranquillement occupée à coudre dans sa cuisine des sachets de lavande lorsque celui-qui-a-fait-ça l'a surprise ? Et pourquoi, quatorze mois après l'horreur, le policier responsable de l'enquête n'a-t-il toujours pas rendu son rapport, bloquant ainsi la nomination d'un juge d'instruction ? Parce que le meurtre d'une vieille dame ne nécessite pas qu'on s'y arrête ? C'est triste, ça oui, et quand même assez révoltant, seulement est-ce qu'on déclenche des marches blanches pour ça ? Pour si peu ? Pour Un crime sans importance ?

Irène Frain attend de la société un minimum d'explications, une réparation pour le sang versé, n'est-ce pas pour cette raison que la justice existe ? Mais rien ne vient, rien n'avance. Après avoir décliné la gamme entière du supplice de l'attente – languir, moisir, se morfondre, trépigner, enrager - Irène Frain engage un Homme de Loi, qui face au Mastodonte de la Justice, face au Maître du silence, ne rencontre que force d'inertie, motus et bouche cousue... Quelle que soit son origine, le silence est une agression et l'auteure décide d'y mettre fin pour que cette mort ne reste pas sans voix. Dans ses carnets, elle note, elle fixe ses pensées nocturnes...

C'est avec une sobriété, une pudeur qui forcent le respect du lecteur, qu'Irène Frain évoque sa douloureuse histoire familiale, ses origines modestes, sa naissance non désirée, le rejet maternel, l'importance des livres. Sans artifices, elle raconte comment les non-dits, silences, secrets ont lentement infecté puis empoisonné la fratrie et au-delà toute la tribu. le style est à la fois simple et puissant, sans effet de manches littéraires ; elle écrit au plus près de sa souffrance et de sa colère mais en gommant toute mise en scène ; elle va droit au but et touche en plein coeur sans pleurnicherie, sans sensiblerie. Il s'agit d'un récit intime bouleversant mais dont la portée touche tous les justiciables dont les questionnements se fracassent contre les portes verrouillées de la Justice mutique. Irène Frain, le rappelle avec modestie, elle n'est pas anonyme, son nom bénéficie d'une petite notoriété, et elle est publiée.... Alors, comment font les autres ?

J'ai lu ici ou là que l'auteure considère s'être acquittée d'une dette envers sa soeur aînée... Acquittée, quel drôle de mot ! Ne faut-il pas être jugée avant d'être acquittée ? Un tragique fait divers relaté avec délicatesse, tout en nuances, ce qui accentue sa force.
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djdri25
  09 octobre 2020
Le crime sans importance est celui d'une femme de 78 ans, solitaire, sauvagement assassinée chez elle vraisemblablement lors d'un cambriolage. On l'apprend plus loin dans ce roman autobiographique, la victime est la soeur de la narratrice. le récit de ce meurtre a été écrit 14 mois après les faits.
De ce crime elle n'a que des fantasmes , les siens, ceux des autres qui ne disposent comme elle que de très peu de données sur les faits ou des informations déformées par les médias et réseaux sociaux ; Irène se perd alors en conjectures douloureuses sur les circonstances du crime et ressasse sans cesse les questions auxquelles elle n'a pas de réponse ; l'enquête n'ayant pas été transmise à la justice, elle ne sait presque rien de ce crime passé sous silence, « sans importance » et auquel personne d'autre qu'elle ne semble s'intéresser. La narratrice en a été informée plusieurs semaines après le meurtre, tout cela la mine. Elle est confrontée au silence de la famille aux liens distendus mais aussi aux dysfonctionnements de la justice et de la police qui se renvoient la balle dans cette affaire. Irène va se battre contre ce qu'elle appelle « le Mastodonte », cette machine lourde, lente et inerte que représente vraisemblablement le système judiciaire, elle reconnait que les individus exerçant au sein du système manquent de moyens pour le faire fonctionner comme il le devrait. Contre la police et à défaut de juge d'instruction, elle va se fabriquer un alter ego avec lequel elle va débattre dans un monologue intérieur qui va l'aider à affronter sa douleur.
Ce crime lui est insupportable, Denise n'a pas pu être assassiné « comme ça », la violence perpétrée à l'encontre de sa soeur lui évoque celle d'Orange Mécanique. Hantée par le fantôme de la victime, Les souvenirs de jeunesse affluent, la narratrice fait tout le long de la narration un portrait précis de cette soeur, c'est une manière de la faire exister, cette ainée tant aimée, qui était sa marraine, son modèle, la favorite de ses parents, mais si fragile qu'elle a dû rompre toute relation avec sa famille depuis son mariage et sa maladie. Irène ne l'a plus revue, pas plus qu'elle n'a revu ses enfants et son mari. Elle développe un fort sentiment de culpabilité.
Pour survivre, sur le conseil d'un ami, elle va écrire cette autobiographie, son combat contre les silences de sa famille et de la justice mais aussi, selon elle, contre la société de consommation qui permet que de telles violences aient lieu.
Elle se bat aussi pour que le crime de sa soeur Denise soit reconnu en tant que tel, pour qu'il ne soit pas classé sans suite, en dernier recours pour ne pas sombrer.
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migdal
  31 mai 2021
Véritable « J'accuse », ce pamphlet dénonce les failles de l'appareil judiciaire lors de l'assassinat de la soeur ainée d'Irène Frain.
Agressée à domicile, cette retraitée est laissée pour morte par son agresseur et décède des semaines plus tard à l'hôpital. La police, s'appuyant sur un rapport du médecin légiste, n'enregistre pas ce décès comme homicide afin de ne pas alourdir les statistiques sur l'insécurité.
Le crime étant considéré comme sans importance, n'est pas confié à un juge d'instruction et reste l'apanage de la police. La famille est donc privée de toute information puisqu'il n'y a pas d'instruction.
La police ne fait pas le lien avec sept autres agressions comparables survenues dans le même lotissement et ne prend aucune mesure de protection … une huitième catastrophe en découle.
Scandalisée par le laxisme et l'indifférence de la justice, Irène Frain dénonce la déliquescence induite par cette situation kafkaïenne et par l'indifférence des élus et des médias.
Ce constat est factuel, glacial, instructif et couvre un tiers de l'ouvrage.
Révoltée par cette faillite, ravagée par la mort de sa soeur, Irène Frain hurle sa peine et se lamente au fil des chapitres. Ses larmes couvrent un second tiers de l'ouvrage que j'ai trouvé bavard, infantile et parfois indécent, même si sa souffrance est évidemment respectable.
Pire, le troisième tiers, dévoile les mystères et les secrets de famille en révélant les failles psychologiques de la victime, en accusant leur mère et en dénonçant l'emprise d'une église évangélique sur sa soeur et ses enfants. N'apportant strictement rien à l'analyse de ce « crime sans importance » ces remugles nauséabondes fragilisent l'ouvrage et salissent la victime.
Quel dommage de ne pas s'être limité à un « J'accuse » de soixante pages et d'avoir sombré dans un règlement de compte familial insipide !
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critiques presse (4)
Culturebox   17 novembre 2020
La romancière Irène Frain est en lice pour le prix Renaudot avec ce récit-enquête sur la mort de sa sœur aînée, assassinée dans sa maison de banlieue.

Lire la critique sur le site : Culturebox
LaPresse   04 novembre 2020
Irène Frain a perdu sa soeur Denise il y a deux ans, « massacrée » par un mystérieux agresseur qui court toujours. Dans Un crime sans importance, en lice pour le prix Renaudot, la romancière décortique ce fait divers très personnel et dénonce le « silence » et le « mépris » de la justice.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   05 octobre 2020
Irène Frain évoque le silence fait autour de l’assassinat de sa sœur aînée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   22 septembre 2020
La romancière à succès publie un terrible récit, celui de l’assassinat de sa sœur aînée. C’est aussi pour elle l’occasion de relire l’histoire de sa fratrie, dont elle s’est toujours sentie exclue.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   29 mai 2021
De fait, il ne me semble pas que les vieilles femmes trucidées aient jamais suscité pareilles et contagieuses démonstrations populaires. Ou ça m’a échappé. En cas d'assassinat sauvage, à moins d'être une enfant, il faut être jeune et belle pour mériter ces processions indignées. Le plus souvent, les meurtres de « retraitées », selon l'expression consacrée, ne passionnent ni les foules ni les média, sauf quand le sexe et l'argent viennent pimenter l'affaire. Un gros héritage, par exemple, ou un gigolo - si on dispose des deux ingrédients, jackpot assure.

Il n'était pas glamour, le meurtre de ma sœur. Aucune prise pour l'imaginaire. Rien que de la réalité à l’état brut. Du pas beau à voir, comme avait dit un des flics le dimanche où on l’avait trouvée.
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migdalmigdal   30 mai 2021
Le classement du dossier de Denise ? Serait-ce que nos modernes tribunaux s'inspirent des hypermarchés qui ceinturent nos villes ? Qu'ils se sont transformés en machines à distribuer de la justice de masse et fonctionnent sur le même principe que le monde de la marchandise : quand un produit, lors d'un arrivage, s'avère bizarroïde ou mal fichu, pas de sentiment, direct à la benne à déchets ?

Ensuite, un bon jet de Javel par là-dessus, on n'en parle plus. Il se trouvera évidemment quelques excités pour crier au gâchis mais ils se lasseront vite.
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migdalmigdal   30 mai 2021
« Ne parlons même pas du crime lui-même, ceux qui sont censés avoir enquêté se taisent toujours. Et le Mastodonte n’est toujours pas sorti de son coma estival. »

Déferle alors la rage. Je jette le livre, je balance le carnet, je me claquemure dans ma cuisine ou mon bureau, j'y crache tout ce que je sais d'injures. Ça ne sert évidemment à rien. Je regagne mon lit, où fatalement, le sabbat des questions reprend : « Sept agressions en un an, qu'est-ce qu'il leur faut de plus ? De nouveaux morts ? »
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namelessnameless   30 août 2020
Le sommeil m'abandonnait toujours vers trois heures du matin, ce moment que les Indiens appellent l'heure de Shiva, "le noir instant" comme ils disent aussi, l'intervalle fatal où la vie et la mort sont mitoyennes, quand le Temps redouble d'acharnement à nous ronger. A ce moment-là de la nuit, assurent-ils, les démons de l'inquiétude s'infiltrent par toutes les fissures des lieux où nous croyons abriter nos existences fragiles, les toits, les planchers, le seuil des portes, les serrures, les plus minces interstices.
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montmartinmontmartin   19 décembre 2020
La colère. On se fréquente moins que l'imagination, elle et moi. Pendant toute une époque, on a été assez proches, mais j'ai compris qu'il fallait se méfier d'elle et, avec le temps, j'ai appris à lui clouer le bec. Je sais maintenant l'enfermer, solidement ligotée et bâillonnée, dans une chambre connue de moi seule. Quand je l'autorise à sortir, c'est qu'elle a fait pénitence. Elle n'est pas éteinte, elle a changé. De colère noire, elle a muté en colère blanche. Parfois même en sainte colère.
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Plus d'informations sur l'ouvrage ici : https://www.nathan.fr/catalogue/fiche-produit.asp?ean13=9782092591086
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