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EAN : 9782266045599
216 pages
Pocket (10/07/1997)
3.98/5   20 notes
Résumé :
Le hasard ou quelque dieu bienfaisant. à moins que ce ne soit simplement le jeu des hiérarchies universitaires, donne au professeur Bergeret une chaire à Paris.

Déjà un incident bénéfique l'a débarrassé d'une épouse difficile. Le cœur en paix, sinon J'esprit, M. Bergeret quitte sa ville provincial: accompagné de sa fille et de sa sœur

La venue du professeur n’est pas accueillie par tous avec aménité. L'heure est à l'effervescence dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  11 septembre 2017
RIEN NE LEUR SERA PARDONNÉ.
Deux années après la sortie de L'anneau d'Améthyste, texte farouchement dreyfusard, Monsieur Bergeret à Paris, publié en 1901, ferme cette tétralogie sans égal en son temps (et finalement guère plus depuis), inaugurée par Anatole France en 1897 avec L'Orme du mail.
Dans cet ultime opus (qui donne l'étrange sentiment qu'il n'est en rien une fin), nous retrouvons donc notre cher professeur qui, grâce au Recteur de son ancienne université et à ses soutiens parisiens a pu obtenir une chaire en Sorbonne, le tout pour récompense de son courage à défendre incontinent la cause de la seule vérité dans l'affaire Dreyfus - qui, rappelons-le, faisait grand bruit en ces temps-là et coupait pour ainsi dire la France en deux, bien que le camp des Dreyfusard fut largement minoritaire en ses débuts -. L'Affaire (Anatole France ne cite jamais nommément le déchu capitaine, aussi bien qu'il travesti le nom du vrai traître, l'ancien commandant Esterhazy, sous les traits de Raoul Marcien) est encore dans tous les esprits mais, même si les suites judiciaires et militaires de l'affaire sont encore loin d'être terminées - il faudra attendre 1906 pour que Dreyfus soit définitivement innocenté et la même année pour que l'armée le réintègre au grade de Chef d'escadron -, la grâce du président Loubet en 1899 a apaisé bien des esprits, juste après le désastreux jugement rendu par la Cour d'Appel de Rennes l'année précédente. Cette grâce présidentielle permettra au malheureux capitaine de sortir de prison et de retrouver enfin sa famille.

Mais Anatole France alias M. Bergeret ne s'en tient pas pour quitte. Il faut dire que bien qu'ils aient en quelque sorte perdu la main (et finalement pour jamais), les royalistes et l'église ne semble pas vouloir abandonner le terrain de la rébellion anti-républicaine. On voit donc ainsi notre critique mais débonnaire professeur en appeler à une belle et haute récompense à l'encontre de « l'injure des ennemis de la justice » et les déclarer irrémédiablement perdus : « Votre ruine est en vous. Les conséquences nécessaires de vos erreurs et de vos crimes se produisent malgré vous (...) voici que le parti énorme de l'iniquité demeuré intact, respecté, redouté, tombe et s'écroule de lui-même (...) Pourquoi se plaindre que de grands coupables échappent à la loi et gardent de misérables honneurs ? Cela n'importe pas plus, dans notre état social, qu'il n'importait, dans la jeunesse de la terre (...) qu'il restât encore, échoués sur le limon des plages, quelques monstrueux survivants d'une race condamnée ».
Dans le même temps, notre pessimiste positiviste (l'oxymore est de mise) est à la recherche d'un nouvel appartement, celui loué un peu dans l'urgence du déménagement s'avérant définitivement trop exsangue. C'est qu'il n'est pas monté seul dans notre capitale parisienne en pleine effervescence urbanistique : Bien qu'il se soit d'évidence débarrassé définitivement de sa pimbêche d'épouse, leur fille aînée, Pauline, ainsi que sa bien chère soeur, instituée gouvernante de fait (une femme sévère mais d'une délicatesse attendrie pour son frère) l'ont accompagné dans son récent changement d'existence. Ainsi M. Bergeret retrouvera-t-il, ému et nostalgique, l'ancien immeuble dans lequel il grandit, sous la férule joviale d'un père lui-même grand intellectuel. C'est aussi pour nous, lecteur du XXIème siècle, l'occasion de voir se moderniser et se transformer de fond en comble le centre de cette ville capitale qu'est Paris, sous l'impulsion de la célèbre exposition universelle de 1900 qui fut, à n'en pas douter, l'une des manifestations parmi les plus extraordinaires que connu la France de ce tournant du siècle.
Nous suivons aussi M. Bergeret dans sa lecture d'un texte supposément du Moyen-âge et dans lequel l'auteur règle rien moins que ses comptes, entre autres choses, avec la curetaille en la qualifiant de toutes sortes de noms d'oiseaux (et le lecteur de se régaler) : «frocards, hypocrites, bigots, cafars, imposteurs, pouilleux, escabournés, encucullés, cagouleux, tondus et deschaux, mangeurs de crucifix, fesseurs de requiem, mendiants, faiseurs de dupes, captateurs de testaments...» Qu'on ne nous fasse pas croire que cet écrivain là, à la gouaille n'ayant d'équivalent que la profondeur de son esprit, est ennuyeux, un "cadavre" comme l'affirmaient, jaloux, stupides et en mal de quelque sacrifice du passé, les surréalistes à la botte d'André Breton !
Mais revenons-en à notre M. Bergeret : notre homme est toujours et même plus que jamais cet être traînant avec lui une tristesse quasiment ontologique, un regard terriblement critique, sans concession possible sur le monde qui l'entoure. Ce n'est pas pour autant qu'il est dénué de tout rêve, se prenant même à imaginer une véritable utopie collectiviste au cours de l'une des longues et belles discussions qu'il entame avec son aînée, constatant que « Les biens les plus précieux sont communs à tous les hommes, et le furent toujours», c'est à dire l'air, l'eau, un sourire, la parole, etc, et qu'il serait bien moins douloureux à l'humanité de ne plus penser en terme de propriété, de possession qu'elle ne se l'imagine.
Mais s'il espère l'avènement de ce monde plus libre, plus juste et plus fraternel, notre homme demeure un indécrottable sceptique. Voici, en quelques mots, ce qu'il pense de l'homme, s'opposant d'ailleurs définitivement au rousseauisme : «je ne crois pas que les hommes soient bons naturellement. ... Je vois plutôt qu'ils sortent péniblement et peu à peu de la barbarie originelle et qu'ils organisent à grand effort une justice incertaine et une bonté précaire. le temps est loin encore où ils seront doux et bienveillants les uns pour les autres.» Et quand Pauline lui demande à quelle échéance adviendra ce monde meilleur, M. Bergeret répond : «L'avenir, il faut y travailler comme les tisseurs de haute lice travaillent à leurs tapisseries, sans le voir.»
Ce M. Bergeret à Paris ne manque évidemment pas de toutes les qualités offertes par les trois précédents opus de cette épatente "Histoire contemporaine". Elle est tout à la fois un témoignage de premier plan et de première main sur l'état intellectuel, politique et social d'une grande partie de la France (bien que les classes sociales moins favorisées y soient assez peu présentes, à l'exception notable d'un ouvrier menuisier anarchiste et ancien communard qui, croisant les pas du professeur, reconnait en Bergeret un homme de bien, pour avoir défendu Dreyfus et la vérité contre vents et marées, malgré sa classe sociale supérieure) ainsi qu'un recueil extrêmement fin, complexe, étayé des réflexions fortes bien que pacifiste d'un écrivain indéniablement libre penseur, anarchiste, positiviste mais avec retenue, se méfiant tout aussi bien de ce qu'il nomme, non sans une certaine amertume, "les foules molles" et d'autre part, les forces de réactions (monarchistes, cléricaux, armée). Bien entendu, certaines réflexions peuvent aujourd'hui sembler datées dans leur exposition mais nombre d'entre elles auraient encore leur pertinence par delà la distance temporelle. Car sommes nous bien certains qu'une nouvelle affaire Dreyfus serait si inconcevable aujourd'hui ? Les avancées sociales durement acquises tout au long du XXème siècles ne sont-elles pas mises en coupe réglées aujourd'hui ? Les forces de l'argent, un certain obscurantisme idéologique ou religieux ne sont-ils pas à l'oeuvre en notre début de nouveau siècle ? Voire ! France les avait déjà comprises et décortiquées, toutes ces questions-là...
Peut-être ce dernier volet manque-t-il, en revanche, d'une certaine harmonie de faits, d'une trame un rien plus serrée. Bien entendu, on l'aura compris, les divers fils rouges qui émaillent ces romans aux constructions étonnamment complexes et modernes servent plus de faire-valoir, de prétextes à présenter toutes sortes d'avis, d'opinions, d'idées. Il n'empêche que l'absence d'une vraie ligne de vie dans ce quatrième volet le dessert un peu en ce sens qu'on s'y investit un peu moins, qu'on y relâche un peu plus facilement son attention.
Mais le génie de France, ce grand injustement oublié, y est partout présent, indéniablement. le style, presque voltairien malgré un langage d'époque avéré, est une petite merveille de français comme on n'en fait plus, comme on n'en fera plus jamais. Nul dommage à cela, nulle amertume : il faut bien que la langue vive. Il n'empêche que c'est d'un ravissement permanent pour l'esprit que ce sentiment d'avoir lu une langue belle, esthétiquement, comme on n'en voit guère.
C'est donc à grand regret que l'on quitte, jusqu'à une prochaine relecture, cet attachant bougre de M. Bergeret !
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sylvaine
  11 août 2016
M.Bergeret est à Paris conférencier à la Sorbonne. Égal à lui-même il réfléchit, il étudie , il commente l'actualité et reste fidèle à ses convictions profondes et à son désir d'un État idéal dans lequel serait éradiquée la pauvreté et abolie la notion de propriété.. Mais voilà n'est pas encore né celui qui le connaîtra . Qu'importe d'ailleurs au citoyen de base ce que peut penser un Bergeret ou un Joseph Lacrisse royaliste qui vient de se faire élire conseiller municipal comme nationaliste . Les yeux fixés sur l'exposition universelle qui s'est ouverte à Paris le quidam vit au jour le jour. Jean Coq et Jean Mouton se portent bien , l'Affaire toujours présente dans les esprits sera t'elle détrônée à la une de la presse par l'affaire Panama ? Les flonflons de la fête incitent à la danse et non à la révolte .....peine perdue pour les agitateurs en tous genres .
Cette Histoire contemporaine s'achève sans tambour ni trompette. L'auteur pensait il un jour y revenir ? J'avoue que ce dernier tome m' a laissée sur ma faim malgré quelques passages d'une modernité extraordinaire qui pourrait me faire dire qu'Anatole France était un visionnaire . Mais qu'importent ces quelques dernières pages moins marquantes cette Histoire contemporaine, grand succès à sa parution, est à découvrir ne serait-ce que par l'analyse proposée de la société française sous la troisième République et de ses retentissements sur notre société actuelle car bien sûr L Histoire n'est qu'un perpétuel recommencement dixit Thucydide -460av JC........
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DocIdoine
  19 avril 2019
Relu les 4 volumes de L'Histoire contemporaine. C'est amusant de se retrouver, à front renversé, face à un auteur dont on ne partage aucune opinion, mais qui a le don de vous faire rire de vos propres stigmates en tant qu'adversaire politique (*), par sa subtilité, son ambiguïté, sa hauteur de vues et surtout sa connaissance pénétrante et non sans cynisme de la psychologie humaine et des mobiles cachés de la comédie sociale. le style est extraordinaire. Anatole France est un très grand maître de la langue française, exacte, épurée... autopsique. Même si je préfère le style nerveux d'un Paul Valéry ou colérique d'un Montherlant à celui, flegmatique et grinçant, d'Anatole France. Mais je suis admiratif. Très admiratif.
(*) Oui, car on n'a pas besoin d'être le contemporain stricto sensu de quelqu'un pour savoir qu'on est du parti contraire et qu'on se serait certainement fritté à toutes les époques et sous toutes les latitudes.
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PiertyM
  22 décembre 2018
Monsieur Bergeret à Paris, c'est aussi les derniers moments qu'on passe avec notre personnage grand penseur de la vie contemporaine. Dans ce tome, ses pensées vacillent entre cette soif de vouloir sauver le monde et le regret de ne pouvoir retourner le cours irréversible de l'histoire. Monsieur Bergeret est enfin accepté à la Sorbonne, il est à Paris et il n'arrête pas de philosopher, cette fois-ci, en toute aise, car sa femme n'est là pas. S'il ne philosophe pas avec son chien Riquet, ça sera avec sa fille dont l'intelligence est en train de se développer peu à peu...
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StCyr
  20 avril 2022
La réaction s'organise. le dernier volume de la fresque romanesque Histoire contemporaine gravite autour des menées assez navrantes d'une coterie de conjurés nationalistes, royalistes et antidreyfusards pour porter un quelconque Philippe à la tête des destinées de la France. L'aventure tournant court, le peuple n'étant plus si aisé à soulever, on opte pour la voie légale avec des alliances de circonstances et on porte un certain Joseph Lacrisse, secrétaire du Comité départemental de la Jeunesse royaliste, à se présenter pour briguer une place au Conseil Municipal de Paris. Monsieur Bergeret, avec l'aide de sa soeur vieille fille s'est installé dans la capitale à la faveur d'une promotion, pontifiant toujours devant son chien Riquet, tout acquis à sa cause. 
Monsieur Bergeret est un roman réjouissant, ironique, épinglant le nationalisme béat d'une frange de la population qui idolâtre une armée loin d'être irréprochable, sur fond d'antisémitisme clairement affiché. Bémol, cet opus vous a un furieux air de décousu, aggravé par une fin en queue de poisson, singulière manière d'achever une tétralogie, fort intéressante au demeurant. 
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
sylvainesylvaine   11 août 2016
Et n'admirez-vous pas, monsieur Goubin, un des premiers bienfaits de l'Exposition universelle ? Voici que, tout d'abord, elle a mis en déroute Jean Coq et Jean Mouton. Jean Coq et Jean Mouton, où sont-ils ? On ne les voit ni ne les entend. Naguère on ne voyait qu'eux.Jean Coq allait devant, la tête haute et le mollet tendu. Jean Mouton allait derrière, gras et frisé. Toute la ville retentissait de leur cocoricco et de leur bêe, bêe, bêe./....../
Jean Coq est vif, Jean Mouton est doux./..../
Jean Coq et Jean Mouton sont républicains. Jean Coq vote, à chaque élection pour le candidat impérialiste, et Jean Mouton pour le candidat royaliste; mais ils sont tous deux républicains plébiscitaires.../...../
Jean Coq et Jean Mouton sont patriotes. Vous pensez l'être aussi et vous sentez attaché à votre pays par les forces invincibles et douces du sentiment et de la raison. Mais c'est une erreur, et si vous souhaitez de vivre en paix avec l'univers, vous êtes un complice de l'étranger. Jean Coq et Jean Mouton vous le prouveront bien en vous assommant à coups de matraque, au cri de guerre: " La France aux Français!" Et ce sera bien fait pour vous "La France aux Français", c'est la devise de Jean Coq et de Jean Mouton...
publié en 1899 pages 491/492
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Erik35Erik35   11 août 2017
«Je vois ici l'image de la cité future où les plus hauts édifices ne sont marqués encore que par des creux profonds, ce qui fait croire aux hommes légers que les ouvriers qui travaillent à l'édification de cette cité, que nous ne verrons pas, creusent des abîmes, quand en réalité ils élèvent la maison prospère, la demeure de joie et de paix.»
Ainsi M. Bergeret, qui était un homme de bonne volonté, considérait favorablement les travaux de la cité idéale. Il s'accommodait moins bien des travaux de la cité réelle, se voyant exposé, à chaque pas, à tomber, par distraction, dans un trou.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   31 octobre 2015
M. Bergeret était à table et prenait son repas modique du soir ; Riquet était couché à ses pieds sur un coussin de tapisserie. Riquet avait l’âme religieuse et rendait à l’homme des honneurs divins. Il tenait son maître pour très bon et très grand. Mais c’est principalement quand il le voyait à table qu’il concevait la grandeur et la bonté souveraines de M. Bergeret. Si toutes les choses de la nourriture lui étaient sensibles et précieuses, les choses de la nourriture humaine lui étaient augustes. Il vénérait la salle à manger comme un temple, la table comme un autel. Durant le repas, il gardait sa place aux pieds du maître, dans le silence et l’immobilité.

— C’est un petit poulet de grain, dit la vieille Angélique en posant le plat sur la table.

— Eh bien ! veuillez le découper, dit M. Bergeret, inhabile aux armes, et tout à fait incapable de faire œuvre d’écuyer tranchant.

— Je veux bien, dit Angélique ; mais ce n’est pas aux femmes, c’est aux messieurs à découper la volaille.

— Je ne sais pas découper.

— Monsieur devrait savoir.

Ces propos n’étaient point nouveaux ; Angélique et son maître les échangeaient chaque fois qu’une volaille rôtie venait sur la table. Et ce n’était pas légèrement, ni certes pour épargner sa peine, que la servante s’obstinait à offrir au maître le couteau à découper, comme un signe de l’honneur qui lui était dû. Parmi les paysans dont elle était sortie et chez les petits bourgeois où elle avait servi, il est de tradition que le soin de découper les pièces appartient au maître. Le respect des traditions était profond dans son âme fidèle. Elle n’approuvait pas que M. Bergeret y manquât, qu’il se déchargeât sur elle d’une fonction magistrale et qu’il n’accomplît pas lui-même son office de table, puisqu’il n’était pas assez grand seigneur pour le confier à un maître d’hôtel, comme font les Brécé, les Bonmont et d’autres à la ville ou à la campagne. Elle savait à quoi l’honneur oblige un bourgeois qui dîne dans sa maison et elle s’efforçait, à chaque occasion, d’y ramener M. Bergeret.

— Le couteau est fraîchement affûté. Monsieur peut bien lever une aile. Ce n’est pas difficile de trouver le joint, quand le poulet est tendre.

— Angélique, veuillez découper cette volaille.

Elle obéit à regret, et alla, un peu confuse, découper le poulet sur un coin du buffet. À l’endroit de la nourriture humaine, elle avait des idées plus exactes mais non moins respectueuses que celles de Riquet.
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Erik35Erik35   12 août 2017
«J'ai été élevé dans le culte de l'armée, poursuivit M. Panneton de la Barge. Tout enfant, j'avais la religion de l'uniforme. C'était une tradition de famille. Je ne m'en cache pas je suis un homme de l'Ancien Régime. C'est plus fort que moi, c'est dans le sang. Je suis monarchiste et autoritaire de tempérament. Je suis royaliste. Or, l'armée, c'est tout ce qui nous reste de la monarchie. c'est tout ce qui subsiste d'un passé glorieux. Elle nous console du présent et nous fait espérer en l'avenir.»
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Erik35Erik35   13 août 2017
Il me semble que combattre une injustice, c'est travailler pour nous, les prolétaires, sur qui pèse toutes les injustices. A mon idée, tout ce qui est équitable est un commencement de socialisme. Je pense comme Jaurès que marcher avec les défenseur de la violence et du mensonge, c'est tourner le dos à la révolution sociale.
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Anatole France : Les dieux ont soif lu par Michel Bouquet (1954 / France Culture). Diffusion sur France IV Haute-Fidélité le 1er janvier et le 13 juillet 1954. Extraits du roman “Les dieux ont soif” lus par Michel Bouquet. Photographie : Anatole France à La Béchellerie © Photographie originale prise par Claude Aveline en juin 1923. Anatole France, pour l'état civil François Anatole Thibault, né le 16 avril 1844 à Paris, et mort le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), est un écrivain français, considéré comme l’un des plus grands de l'époque de la Troisième République, dont il a également été un des plus importants critiques littéraires. Il devient une des consciences les plus significatives de son temps en s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle. Il reçoit le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre en 1921. Quatrième de couverture de l'édition du Livre de Poche : « “Les dieux ont soif” : quand il choisit pour titre ce mot de Camille Desmoulins, Anatole France ne veut nullement rejeter sur une fatalité tragique les atrocités de la Terreur. Ce texte admirable décrit l'horreur du fanatisme, l'obscurantisme gagnant les Lumières elles-mêmes, la barbarie prenant le masque du progrès. En 1912, ce livre du patriarche de la Gauche française qui dénonçait les excès de la Révolution fut accueilli comme un paradoxe. Aujourd'hui, cette représentation alarmée de l'histoire se lit comme une lucide préface à l'horrible XXe siècle, un avertissement contre l'ignorance et la peur qui engendrent la bêtise, la grande tueuse. »
1ère partie : 02:00 2ème partie : 54:55 3ème partie : 1:57:38
Sources : France Culture et Wikipédia
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