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Émilien Carassus (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070374656
288 pages
Éditeur : Gallimard (03/05/1983)
3.33/5   9 notes
Résumé :
J'ai déjà dit que j'étais tenté de défier comme Jean-Jacques tout homme de se dire meilleur que moi. Je me hâte d'ajouter que je ne m'estime pas beaucoup pour cela. Je crois les hommes en général plus méchants qu'ils ne paraissent... Tout ce que je peux dire c'est que j'ai été de bonne foi. Je le répète : j'aime la vérité. Je crois que l'humanité en a besoin ; mais certes elle a bien plus grand besoin encore du mensonge qui la flatte, la console, lui donne des espér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Gwen21
  28 octobre 2019
Anatole France a entrepris, à l'instar de plusieurs autres confrères, de laisser en héritage à la postérité le témoignage de ses mémoires. Avec "La vie en fleur", ce sont ses années adolescentes et étudiantes qu'il relate sous le pseudonyme du petit Pierre.
Au-delà des souvenirs qui sont autant d'historiettes qui prêtent à rire et à réfléchir, c'est un grand portrait moral de son temps qu'il peint avec beaucoup de justice et un esprit critique aiguisé par l'expérience.
Ce qui surprend le lecteur, c'est l'extraordinaire écho d'actualité dont résonne cette narration. Les choses changent beaucoup moins vite qu'on se plaît ordinairement à le croire. Au sein de sa famille, de son cercle d'amis ou de ses relations, les rapports en évoquent d'autres dans lesquels il est aisé de se reconnaître. le style est brillant et très accessible, le ton ne manque pas d'humour ni l'action de facétie.
Une lecture fraîche et enrichissante, un bain de Jouvence.

Challenge XXème siècle - Edition 2019
Challenge MULTI-DÉFIS 2019
Challenge ABC 2019 - 2020
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afadeau
  14 janvier 2020
Réédition au Mercure de France, mars 2018, reprenant l'édition de 1924 revue et corrigée par l'auteur.
Romancier, poète, académicien, Prix Nobel de littérature, Anatole France (1844-1924) a été longtemps considéré comme un écrivain incontournable, connu et lu alors dans le monde entier. Il s'était retiré à Saint-Cyr-sur-Loire en 1914, là où il est décédé en 1924. Une statue, située dans le jardin de la Préfecture d'Indre-et-Loire, rappelle sa présence dans l'agglomération tourangelle. On ne compte pas le nombre d'établissements scolaires, de rues, de places qui portent son nom en Touraine et ailleurs – pas moins de 177 écoles, collèges et lycées lui ont donné son nom, pas loin derrière Jean Moulin, Jacques Prévert, Notre-Dame, Jules Ferry et Joseph... A Paris la station Anatole France est située au nord-ouest, dans le 92, commune de Levallois-Perret, non loin du périphérique. La station suivante de la ligne 3 porte le nom de Louise Michel, voisine éclairant le cousinage de l'auteur avec les milieux révolutionnaires de l'époque, lui qui a été ami avec Jean Jaurès et est l'un des deux premiers avec Zola à signer la pétition dite « des intellectuels » demandant la révision du procès d'Alfred Dreyfus, juste au lendemain de la publication de « J'accuse » en janvier 1898 et quasiment seul à l'Académie française.
La Vie en fleur est son ultime livre où on peut goûter la verve et la belle écriture d'un auteur – plutôt négligé depuis longtemps – mais qu'on peut relire, c'est mon cas, avec plaisir. Cette nouvelle édition tombe à point nommé pour revisiter cet écrivain emblématique d'une époque charnière.
« Une conversation est une suite de croquis. Eh bien, mes goûts en conversation sont les mêmes que mes goûts en dessin. Je demande à un croquis d'être libre, rapide, incisif, mordant, forcé. Je lui demande de passer la mesure, d'outrer la vérité pour la faire mieux sentir. »
Ecrit en 1922, « La Vie en fleur » est une évocation de l'enfance et de l'adolescence de l'auteur. Il y a une opposition très forte entre l'écrivain conservateur d'une langue pure et parfaite, épris des auteurs grecs classiques, et ce livre de souvenirs sans ordre ni suite où il n'hésite pas à utiliser de nombreuses digressions. C'est ainsi qu'il parle de l'école de son enfance destinée à façonner des esprits dociles, cantonnés dans un professionnalisme étroit. Lui, réclame une école ouverte à tous, ouverte sur l'art et sur la vie, permettant l'épanouissement de l'imaginaire de chacun ainsi que l'intelligence... Un siècle après on peut dire que peu de choses ont changé au fond !
Anatole France va chercher des souvenirs du passé et effectivement je crois que beaucoup de choses sont en nous dès l'enfance, dès l'apprentissage de la vie. On change après, plus ou moins, mais toute la vie va se bâtir là-dessus ; le désir, le rêve, l'élan pour tout voir, pour tout savoir et embrasser le devenir... Légendes et contes ne cessent d'émouvoir cet esprit si prompt, par ailleurs, à dénoncer les illusions. C'est qu'il s'en prend à celles qui abusent des hommes, non à celles qui embellissent l'existence et, sans tromperie, permettent un élan de beauté. Je pense comme lui que la forme la plus satisfaisante du rêve est celle qui passe par l'art.
Au fil des pages aussi, je retiens une digression sur la guerre. Celle de 14-18 n'est pas loin : « Je crains beaucoup que les financiers et les grands industriels qui deviennent peu à peu les maîtres de l'Europe ne se montrent tout aussi belliqueux que les rois et que Napoléon. Ils ont intérêt à l'être, tant pour le gain que leur procureront les fournitures de guerre que pour l'accroissement que la victoire donnera à leurs affaires. Et l'on croit toujours qu'on sera victorieux. » « On fait valoir que l'intérêt de la patrie est de prendre les armes, alors que les patries sortent toujours ruinées des guerres, qui n'enrichissent jamais qu'un petit nombre d'individus. »
Dès 1909, dans « L'Ile aux pingouins », il avait prédit la guerre.
Allez-vous étonner après cela qu'Anatole France soit actuellement peu étudié, peu lu ! Mais la contestation des dévastations d'un système trop basé sur l'argent pourrait peut-être créer un sursaut d'intérêt pour son oeuvre ?
Pour cet écrivain réputé vieux jeu, l'humour est partout présent souvent jusqu'à la caricature. Exemple avec le chapitre « la bifurcation » et le récit de l'aéronaute :
« L'orateur fit ensuite le récit de ses ascensions périlleuses et conta un atterrissage pendant lequel, l'ancre s'étant rompue, le ballon, animé d'une vitesse extrême, rasant la terre, brisait les arbres, les haies, les barrières sur son passage, et faisant bondir, parmi les débris, la nacelle avec l'équipage. Il nous fit frémir en nous disant avec simplicité qu'une autre fois, la soupape n'ayant pas fonctionné, le ballon s'éleva a des hauteurs où l'on ne respire plus, si gonflé qu'il allait éclater quand Vernier fendit l'étoffe. Mais, la déchirure s'étant étendue jusqu'au sommet, la chute devint d'une effroyable rapidité et les aéronautes se fussent broyés sur le sol si la nacelle ne fût tombée dans un étang. En matière de conclusion, il annonça qu'il ouvrait une souscription afin de construire des appareils nécessaires à la navigation aérienne. »
Ce livre renferme bien des épisodes cocasses, tels que ces pages superbes concernant l'académie ou encore celles décrivant les épreuves du baccalauréat.
« Ils siégeaient en robe à une table dont le tapis vert retombait amplement ; ils siégeaient au nombre de trois, comme les juges des enfers, et dominaient le candidat diminué et aplati devant eux. le juge qui tenait le milieu de la table était volumineux, important et crasseux. C'est lui qui interrogeait quand nous entrâmes dans la salle. Il ne songeait visiblement qu'à faire paraître sa puissance et à se rendre redoutable. Il imprimait à ses questions une imposante solennité, il les enveloppait parfois d'une obscurité insidieuse à l'exemple de Sphinx, vierge cruelle, et il les poussait d'une voix de taureau, à laquelle le candidat répondait par un souffle faible et tremblant. le juge qui se tenait à sa droite pris la parole après lui. Il était petit, maigre, vert comme un perroquet et parlait d'une voix aigüe qui lui sortait du haut de la tête. de toute évidence, il conduisit son examen, moins pour éprouver la force du candidat qu'afin de cribler de sarcasmes son gros confrère, qu'il désignait sans le nommer et avec lequel il échangeait décemment des regards venimeux. Les trois juges se haïssaient entre eux et n'avaient pas d'autre haine. Contents d'avoir fait trembler le candidat, ils le reçurent et tout s'accomplit sans pleurs ni grincements de dents. »
C'était cela Anatole France, un conteur capable de délivrer des histoires dans une belle langue classique avec un rythme singulier, bondissant ou fluide selon les pages.
J'ai lu dans une gazette locale qu'il avait prononcé un discours face aux syndicats instituteurs réunis en congrès national à Tours le 8 septembre 1919. Il avait alors délivré ce message malheureusement encore très moderne :
« Haussez vos courages, élevez vos esprits. C'est une humanité nouvelle qu'il vous faut créer, ce sont des intelligences nouvelles que vous devez éveiller, si vous ne voulez pas que l'Europe tombe dans l'imbécilité et la barbarie. »
C'était en 1919 après « la grande boucherie » et il y eu encore ensuite la barbarie nazie et la seconde guerre mondiale. L'humanité nouvelle est toujours à construire...
Anatole France est certes négligé mais qui peut dire qu'il ne peut pas revenir à la mode, la postérité est capricieuse ! le grand Romain Gary a lui aussi été un temps oublié et est revenu au premier plan notamment avec « La Promesse de l'aube », alors quand le talent est là... En tout cas j'ai beaucoup appris en le lisant et je me suis souvent amusé. Cela change de livres récents que j'essaie de lire et qui me tombent des mains tellement ils manquent de souffle et de rythme – donc pas de chronique prévue sur ceux-là, je reste sur des articles de mes livres essentiels.
Vous pouvez aussi visiter mon blog "Bibliofeel"qui comporte des photos inédites et personnelles de ce livre et de la statue située à Tours.

Lien : https://clesbibliofeel.blog/
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panurge
  15 mars 2019
UNE CLARTE QUI JAMAIS NE S'ETEINT...
Anatole France (1844-1824) clôt son enfance, son adolescence et sa prime jeunesse d'adulte...
Ecrit deux ans avant sa mort, il évoque, à travers son double, Pierre Nozière, ce qui a formé son intelligence, ses ambitions, ses envies, ses désirs...
On y retrouve ,en écho, de savoureuses descriptions d'enseignants maniaques, désséchés ou approchant une forme de sénilité*, des enseignements dont l'intérêt reste à démontrer et des jeunes têtes mal faites peu soucieuses d'autre chose que de s'avancer dans le Monde qui ne les attend pas..
Le milieu où il pousse se compose d'aimables bourgeois aux moeurs plutôt prud'homesques...Mais on s'y amuse et on y vit bien...
Des notables donc animés d'une grande passion difficilement contenue : la Politique, chauffée d'une lave souterraine issue du Rêve Révolutionnaire, mise au carcan sous l'Empereur (qui soulève des violentes discussions selon que l'on se gonfle de Gloire imaginaire ou qu'on ait horriblement souffert à La Moskowa (1812)), ressurgissant par bouffées brûlantes, explosives, furieuses, blanches de colère et d'emportement...La République ardemment désirée, sauvagement haïe, profondément détestée
Devenue jeune homme, il accède enfin au monde des Salons où la Route s'ouvre....
A ces souvenirs d'apprentissage s'ajoutent de savoureux descriptifs d'un Paris disparu à jamais, des descriptions d'amitié tantôt attendrissantes, tantôt rosses (le jeune Fontanet apparaît pour ce qu'il est déjà, une canaille-le Martinon de "L'Education Sentimentale-) et un moment de griserie absolue, celui de l'Ecole Buissonière où tout se promet, offre des rêveries, étanche le goût de l'Ailleurs....
Nulle nostalgie, nuls regrets, nul sentimentalisme, nulle leçon de vie...De beaux souvenirs, écrits dans une langue fluide comme une rivière parfois vive, parfois alanguie toujours s'écoulant, portés par une certaine aptitude au bonheur et au plaisir de vivre.
Mon père disait "les plus beaux souvenirs d'une vie sont les souvenirs d'enfance quand ils sont heureux"...C"est le cas
* Si cette grisaillerie étouffante peut expliquer dans l'après deuxième guerre l'explosion de libido de Mai 1968, la production des pédagogies "nouvelle vague" a élaboré de façon industrielle des amoncellements d'insanités parfaitement stupéfiantes d'imbécillité....A se demander ce que la France a vraiment envie d'offrir à ses enfants....
P.S. L'analyse du phénomène soixante-huitard est très faible mais le Club est un club littéraire, non pas un atelier Poterie/Sociologie des Moeurs..
L'Enseignement ancien taillé en pièces contenait aussi des choses dont on pouvait faire son miel...
Enfin, si l'ascenseur social a un jour existé, il sentait la craie, l'encre violette et pour les plus avancés le Gaffiot ou un traité de mathématiques alors qu'aujourd'hui il semble qu'il descende ces occupants, qu'il les descende, lentement et surement, au sous-sol...
Fermez le ban !
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   26 octobre 2019
[...] il faut savoir qu’en ce temps-là, les élèves de l’Université de France, mis en demeure, au sortir des classes de grammaire, d’opter, sur le seuil de la classe de troisième, pour les lettres ou les sciences, et obligés, à quatorze ou quinze ans, de bifurquer, comme on disait, se décidaient, d’après leurs lumières et celles de leurs parents, pour l’une ou l’autre branche de la fourche pédagogique, sans trop s’émouvoir de l’obligation où on les mettait de choisir entre l’éloquence et l’algèbre [...].
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JcequejelisJcequejelis   25 mars 2012
Je n’ai jamais pu m’accoutumer au système abêtissant des récompenses et des punitions qui abaisse les caractères et fausse les jugements. J’ai toujours considéré que créer l’émulation, c’est exciter les enfants les uns contre les autres.
(...)
Je n’étais pas moins intelligent que mes condisciples, j’étais peut-être plus intelligent que quelques-uns d’entre eux, mais mon intelligence était d’un tout autre ordre. Je comprenais certaines choses avec une force et une profondeur singulières pour mon âge tandis que d’autres choses, qui passaient pour faciles, ne pouvaient m’entrer dans l’esprit.

Ces inégalités ne se compensaient pas. Enfin, j’ai toujours été doux, mais d’une douceur farouche, et, dès l’enfance, avide de solitude. La pensée d’une allée dans un bois, d’un ruisseau dans un pré me jetait sur mon banc dans des transports de désirs, d’amour et de regrets qui allaient jusqu’au désespoir.

345 - [p. 129]
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JcequejelisJcequejelis   29 janvier 2012
Faut-il être bien avancé en âge pour rêver d'un jardin défendu qui laisse apercevoir par une petite porte entre-bâillée quelques branches et des fleurs ? Faut-il être sorti de l'enfance pour s' émouvoir à la vue d' un vieux mur ? L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; il n'en faut pour preuve que les contes de ma mère l'oie, les contes du temps que Berthe filait, les fables du temps que les bêtes parlaient. Et si l' on cherche pourquoi toutes les imaginations humaines, fraîches ou flétries, tristes ou joyeuses, se tournent vers le passé, curieuses d'y pénétrer, on trouvera sans doute que le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché.Toute la richesse, toute la splendeur, toute la grâce du monde est dans le passé. Et cela, les enfants le savent aussi bien que les vieillards. Voilà pourquoi sans doute, dès ma plus tendre jeunesse, j'entendais avec émotion les pierres de ma ville parler du temps jadis. Hélas ! Les vieilles pierres ont fait place à des pierres neuves qui seront vieilles à leur tour. Et, sans doute, elles paraîtront touchantes alors aux âmes rêveuses.

186 - [p. 44]
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JcequejelisJcequejelis   20 octobre 2013
Je le sentais, moi qui échappais tous les soirs à la contrainte des surveillants. Qu’était-ce donc pour les pensionnaires qui ne quittaient pas leur prison ? L’éducation en commun, telle qu’elle est donnée encore aujourd’hui, non seulement ne prépare pas l’élève à la vie pour laquelle il est fait, mais l’y rend inapte, si peu qu’il ait l’esprit obéissant et docile. La même discipline qu’on impose aux petits grimauds d’école devient pénible et humiliante quand des jeunes gens de dix-sept à dix-huit ans y sont soumis. L’uniformité des exercices les rend insipides. L’esprit en est abêti. Il est faussé par le système des punitions et des récompenses qui ne répond pas à ce qu’on va trouver dans la vie où nos actions portent en elles leurs conséquences bonnes ou mauvaises. Aussi, en quittant le collège, éprouve-t-on un embarras d’agir et une peur de la liberté. C’est tout cela que je sentais confusément ; et mon bonheur en était troublé.

1216 - [p. 144]
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JcequejelisJcequejelis   23 octobre 2013
La voyant pieuse et très attachée à sa religion, M. Dubois se plaisait à lui réciter le discours que tient la tendre Zaïre, dans le sérail de Jérusalem, à Fatime, sa confidente :

Je le vois trop : les soins qu’on prend de notre enfance
Forment nos sentiments, nos mœurs, notre créance !
J’eusse été près du Gange esclave des faux dieux,
Chrétienne dans Paris, musulmane en ces lieux.

Il blâmait seulement Zaïre d’appeler fausses les divinités de l’Inde, dans le moment même où elle semble les croire aussi vraies que les autres.

1231 - [p. 181]
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Videos de Anatole France (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anatole France
Anatole France : Les dieux ont soif lu par Michel Bouquet (1954 / France Culture). Diffusion sur France IV Haute-Fidélité le 1er janvier et le 13 juillet 1954. Extraits du roman “Les dieux ont soif” lus par Michel Bouquet. Photographie : Anatole France à La Béchellerie © Photographie originale prise par Claude Aveline en juin 1923. Anatole France, pour l'état civil François Anatole Thibault, né le 16 avril 1844 à Paris, et mort le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), est un écrivain français, considéré comme l’un des plus grands de l'époque de la Troisième République, dont il a également été un des plus importants critiques littéraires. Il devient une des consciences les plus significatives de son temps en s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle. Il reçoit le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre en 1921. Quatrième de couverture de l'édition du Livre de Poche : « “Les dieux ont soif” : quand il choisit pour titre ce mot de Camille Desmoulins, Anatole France ne veut nullement rejeter sur une fatalité tragique les atrocités de la Terreur. Ce texte admirable décrit l'horreur du fanatisme, l'obscurantisme gagnant les Lumières elles-mêmes, la barbarie prenant le masque du progrès. En 1912, ce livre du patriarche de la Gauche française qui dénonçait les excès de la Révolution fut accueilli comme un paradoxe. Aujourd'hui, cette représentation alarmée de l'histoire se lit comme une lucide préface à l'horrible XXe siècle, un avertissement contre l'ignorance et la peur qui engendrent la bêtise, la grande tueuse. »
1ère partie : 02:00 2ème partie : 54:55 3ème partie : 1:57:38
Sources : France Culture et Wikipédia
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