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Alexandre Micha (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080707590
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 122 notes)
Résumé :
La poétesse connue sous le nom Marie de France est, vers la fin du XIIe siècle, le premier grand auteur féminin de la littérature française. Ses Lais sont des récits d'aventure et d'amour dont la matière est tirée du folklore et des mythes bretons. Ce sont des contes de fées: un chevalier se transforme en loup-garou, un autre en oiseau pour voler jusqu'à celle qu'il aime, un autre rencontre une biche qui parle, un autre encore devient l'amant d'une fée. Ce sont auss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
MllePeregrine
  22 février 2015
Les Lais, rédigés au XIIème siècle par Marie de France, sont la traduction d'anciens contes bretons.
J'y retrouve tout ce qui me passionne: l'époque médiévale, le merveilleux au sens littéraire du terme, la tradition courtoise, et bien sûr ma chère Bretagne, terre si propice aux récits merveilleux.
Tous les lais sont brefs et simples à lire, les pages de gauche sont réservées au textes originaux et celles de droite à leur traduction. le va-et-vient entre les deux permet de se rendre compte de l'évolution de la langue, celle du XIIème siècle étant bien obscure pour des novices! J'ai choisi de faire découvrir quelques uns de ces textes à des collégiens qui demeurent bouche-bée face à cette langue, à la fois si proche et si différente de (celle qu'ils parlent) la nôtre.
Les lais, je le disais plus haut, mêlent parfois l'amour au merveilleux (Bisclavret, Lanval, Guigemar). Ceux-là sont mes préférés. Mais même si les fées n'interviennent pas systématiquement, chacun des textes est un pur moment de plaisir, une véritable plongée dans une époque incroyable.
Ecoutez Marie, embarquez avec elle...
" Ore oëz le comencement!"
("Ecoutez, maintenant, le récit commence!")
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dbacquet
  18 juin 2016
Marie de France a sans doute vécu, après la conquête normande, en Angleterre, à la cour des Plantagenêts. Les lais qu'elle a composés s'inspirent donc largement du folklore breton, des aventures dont se nourrissaient les conteurs, des deux côtés de la Manche, avec leur penchant si caractéristique pour le surnaturel. Marie de France s'inspire également de la tradition courtoise : ses personnages appartiennent à la chevalerie, ils sont avides de gloire mais aussi d'amour. Celui-ci est d'ailleurs le thème récurrent de ces lais, un amour le plus souvent interdit et parfois aussi tragique qu'absolu, qui se heurte aux combinaisons sournoises d'une réalité qu'il transcende. Ces lais ont gardé une étonnante fraîcheur, une musicalité qui séduit encore, un lyrisme plein de sensualité et de mystère, une douceur qui contraste avec la violence de leur époque.
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Soleney
  24 février 2014
La première chose qu'on flaire lorsqu'on commence cette oeuvre, c'est son époque. Parce que tout est différent de ce dont on a l'habitude dans nos romans contemporains, tant au niveau de la construction que la narration, que les personnages, que les situations… C'est une oeuvre étonnante car très cyclique et répétitive. J'ai beaucoup apprécié : ça donne un parfum d'exotisme.
Tout d'abord, qu'est-ce qu'un lai ? C'est un poème narratif destiné à être chanté et accompagné de musique. Il est écrit en vers, mais la traduction de l'ancien français au français moderne modifie les rimes et le nombre de syllabes, et elles ne sont donc plus qu'occasionnelles. le lai est court, une dizaine de pages en moyenne (voire 15-20 pour les plus longs), et a pour sujet principal l'amour, et notamment l'amour courtois.
Les personnages principaux sont donc systématiquement de preux chevaliers et de belles et nobles dames. Des êtres qui brillent par leur perfection, leur amour irréprochable, leur sens de l'honneur, leurs vertus guerrières ou sociales. Des personnages que, de nos jours, nous pourrions qualifier de fades et plats. L'emploi exagéré des superlatifs renforce cette impression : « C'était le plus noble des chevalier », « c'était la plus belle femme du royaume », « Jamais l'on n'avait vu chevalier si preux », « rien n'égalait sa beauté ». Ces thermes, utilisés pour tous les personnages, pendent toute crédibilité. Mais il ne faut pas les prendre au premier degré et bien se rappeler que ce texte est presque cinquante fois plus vieux que nous (que moi, en fait^^). Quand on y pense, c'est quand même impressionnant…
Les situations sont purement incroyables. le destin fait tellement bien les choses que s'en est énervant. On ne s'étonne de rien, tout est déjà préétabli. Mais c'est peut-être parce que les scénarios ont été surexploités par la suite (tant dans les livres que dans les films ou les séries).
Le réel merveilleux est présent dans tous les lais et il fait partie du quotidien des personnages. Par exemple dans « Yonec », un oiseau se transforme en chevalier, on ne sait même pas comment, ni pourquoi. Cela donne une ambiance un peu mystique et mystérieuse que j'ai bien aimé. le surnaturel ne doit pas être expliqué, sinon il perd tout son charme.
Au final, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. La lecture ne m'a pas déplu, les histoires sont courtes et les pages se tournent vite (bout à bout, mon temps de lecture ne doit pas dépasser trois heures). Mais ce sont souvent les mêmes intrigues réutilisées sans cesse. La principale originalité de l'oeuvre est le rythme de lecture, qui est donné par le texte à moitié en vers. En fait, on ne peut pas vraiment juger une oeuvre vieille de presque 1 000 ans. le contexte culturel était tellement différent du nôtre ! Personnellement, je pense que c'est un livre qui gagne à être lu, en particulier pour ceux qui s'intéressent à la littérature médiévale. C'est assez facile à lire pour qu'on puisse le proposer dans les programmes de collège (parce que, hein, Yvain ou le Chevalier au Lion, c'était bien mais à petite dose).
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Elvira
  04 février 2012
Ce recueil de lais, composés par Marie de France, est un petit bijou : il est vraiment passionant de découvrir la sensibilité d'une femme du Moyen Age (même si l'origine du texte reste quelque peu incertaine). L'auteur nous offre une analyse très précise des problématiques liées à la condition de la femme au Moyen Age, notamment concernant le mariage forcé. L'ouvrage, marqué par une présence du merveilleux très prononcée et par un fort héritage issu des traditions orales ou de la légende de Tristan et Iseut, se compose également d'une analyse et une réflexion minutieuses de l'amour, qui passe par des sentiments variés tels que la souffrance face à la séparation, la trahison, la mort d'amour, le bonheur lié au plaisir d'aimer.
Lien : http://metamorphoses-de-psyc..
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LydiaB
  27 octobre 2010
A l'époque de Marie, des jongleurs originaires de Bretagne armoricaine chantaient, en s'accompagnant de la rote ou de la harpe, des chansons qu'ils nommaient des lais et que le public appelait lais bretons, à cause surtout de l'origine de ceux qui les chantaient.
Nous ne savons pas grand chose de ces chansons dont l'existence est cependant attestée. Les jongleurs bretons y avaient recueilli les traditions légendaires de leur pays, entre autre chose.
Ces lais n'ont été qu'un point de départ pour Marie qui a puisé à bien d'autres sources pour les développer en nouvelles: légendes celtiques, Ovide, Wace...
Lien : http://promenades-culture.fo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   27 octobre 2010
En ce temps-là, Hoël régnait sur le pays qui était aussi souvent en paix qu'en guerre. Le roi avait parmi ses barons le seigneur du pays de Léon qui se nommait Oridial. Ce dernier était un de ses intimes, plein de valeur et de courage. Sa femme lui donna deux enfants: un fils et une fille fort belle. On appela Noguent la jeune fille et le jeune homme Guigemar. Il n'y en avait pas de plus beau dans le royaume. Sa mère le chérissait étonnamment et son père l'aimait beaucoup. Quand il put cesser de le garder auprès de lui, il l'envoya au service du roi. Le jeune home qui était avisé et valeureux, gagnait l'amitié de tous. Quand il eut assez d'années et de raison, le roi l'équipa magnifiquement en lui donnant les armes de son choix. Puis Guigemar quitte la cour, non sans avoir donné quantité de cadeaux avant son départ. En Flandre, il s'en va pour faire sa réputation, car il y eut toujours là bataille et guerre. Pas plus en Lorraine qu'en Bourgogne, en Anjou qu'en Gascogne on n'aurait pu trouver à cette époque un chevalier aussi parfait et qui fut son égal.
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ElviraElvira   04 février 2012
« L’amour est une plaie intérieure
Qui ne transparaît pas au-dehors.
C’est un mal qui résiste longtemps
parce qu’il vient de Nature.
Beaucoup s’en moquent,
comme ces ignobles galants
qui font les jolis cœurs partout
et qui se vantent de leur succès.
Ceci n’est pas de l’amour, mais de la folie,
de la perversité et de la débauche.
Quand on peut trouver un amant loyal,
il faut le servir, l’aimer
et lui obéir. »
+ Lire la suite
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hesperiehesperie   18 août 2013
D'eux deux il en fut ainsi
Comme il en va du chévrefeuille
Qui au coudrier s'y prend :
Quand il est enlacé et pris
Et tout amour du fût s'est mis
Ensemble ils peuvent bien durer;
Qui les veut ensuite désunir
Fait tôt le coudrier mourir
Et le chévrefeuille avec lui.
- Belle amie, ainsi est de nous :
Ni vous sans moi, ni moi sans vous
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MllePeregrineMllePeregrine   21 février 2015
On doit faire l'éloge
De celui qui a une bonne réputation.
Pourtant quand un pays possède
Un homme ou une femme de grand mérite,
Les envieux
Se répandent en calomnies
Pour diminuer sa gloire.
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LePalaisdeLaurentLePalaisdeLaurent   31 mai 2013
Les contes que je sais véridiques
et dont les bretons ont fait des lais,
je vous les conterai avec concision.
Pour en finir avec cette introduction,
je vous rapporterai une aventure
qui arriva en Petite Bretagne
aux temps anciens,
en suivant fidèlement la lettre et l'écriture.
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