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Marie-Claire Bancquart (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070383709
Éditeur : Gallimard (24/05/1991)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Sylvestre Bonnard, membre de l'Institut, est un historien et un philologue, doté d'une érudition non dénuée d'ironie. «Savoir n'est rien - dit-il un jour - imaginer est tout.» Il mène une vie austère au milieu de ses livres. Mais il consacre également tous ses efforts à trouver un manuscrit du XIVe siècle, la Légende dorée de Jacques de Voragine, dont il rêve comme un enfant peut convoiter quelque jouet extraordinaire. Au cours d'un voyage en Sicile, il fait la conn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  13 octobre 2013
Philologue et linguiste, l'érudit Sylvestre Bonnard vit avec son chat Hamilcar et sa vieille bonne Thérèse. Dans son appartement parisien, baptisé par lui, la "cité des livres, ce bibliophile passionné passe son temps le nez dans les inventaires et les catalogues à la recherche d'un livre rare, d'une pépite à acquérir. Malgré ses soixante ans bien sonnés, il n'hésite pas par exemple à se rendre en Sicile dans le but de mettre la main sur un exemplaire de la Légende Dorée de Jacques de Voragine qui de surcroît contient un texte inédit de Jean Toutmouillé ! Après bien des péripéties, le livre tant désiré finira par rejoindre sa collection grâce à une princesse russe. Si Sylvestre Bonnard est un vieux célibataire, il a connu lui aussi dans son jeune âge les affres de l'amour. La jeune fille aimée s'appelait Clémentine mais les aléas de la vie ne leur ont pas permis de concrétiser leurs sentiments naissants. C'est donc avec beaucoup d'émotions qu'il rencontre, tout à fait par hasard, la petite-fille de Clémentine lors de l'inventaire d'une bibliothèque près de Melun. Orpheline et pauvre, la jeune Jeanne Alexandre le charme immédiatement par sa fraîcheur et sa simplicité. En souvenir de son amour de jeunesse, Sylvestre prend l'engagement de lui assurer un avenir radieux. Mais Jeanne est sous la tutelle de maître Mouche, notaire austère qui la place dans la pension pour demoiselles de mademoiselle Préfère.

Anatole France n'est plus un auteur au goût du jour. Et pourtant, quelle belle plume! Amoureux de la langue française et des beaux livres, il décrit si bien les reliures, les velins, les enluminures, les gravures, et cela en maniant les subjonctifs présents et passés avec brio et sans lourdeur. le journal de son Sylvestre Bonnard nous emmène dans de Paris de la fin du XIXè siècle dans le monde des belles lettres. Passionné et passionnant, son héros à l'humour pince-sans-rire est un homme bon et généreux. Ne vivant que pour ses livres, il n'en est pas pour autant aveugle et sourd au monde qui l'entoure. Il peut ainsi offrir une bûche à des indigents vivant dans le grenier de son immeuble tout en restant assez lucide pour ne pas s'imaginer avoir fait là un geste héroïque. Il sait très bien qu'il s'est arrangé avec sa conscience chrétienne à moindre frais. Mais comment cet érudit, cet être pondéré à la vie bien rangée sera-t-il amené à commettre un crime?! Et bien sous le calme apparent de Sylvestre Bonnard se cache le feu des folles passions. Il n'est pas homme à se tenir tranquille quand le bonheur d'une jeune fille est en jeu! Il fera fi des convenances et même des lois pour arracher sa Jeanne des griffes d'un notaire véreux et d'une vieille fille acariâtre. Il y aura crime, mais qu'on se rassure, ce ne sera pas un crime de sang.
Le journal de Sylvestre Bonnard est un bonheur de lecture, un texte riche mais accessible qui se lit le sourire au lèvres grâce à ses traits d'esprit et son amour des livres. Chaque lecteur pourra se reconnaître en lui : vouloir un livre à tout prix comme on désirait un jouet lorsqu'on était enfant, se promener chez les bouquinistes ou dans les librairies et ne pas pouvoir partir sans un livre sous le bras : "...ils sont tous mes amis, et je ne passe guère devant leurs boîtes sans en tirer quelque bouquin qui me manquait jusque là, sans que j'eusse le moindre soupçon qu'il me manquât". On ne saurait mieux dire!
Alors même si les histoires sont assez attendues et que l'on en devine la fin assez rapidement, ce livre vaut le détour pour son personnage atypique et son style magnifique. Une très belle découverte.
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PhilippeCastellain
  09 février 2017
Anatole France fait partie de ces nombreux auteurs français célèbres en leur temps, et en train hélas de plonger dans l'oubli à vitesse accélérée. Et c'est bien dommage car il y a là un vrai talent littéraire, un art consommé de la description, et cette précieuse lucidité ironique qu'il est si rare de rencontrer.
En quelques pages, on pénètre dans la vie de son héros : Sylvestre Bonnard, digne fils de l'école des Chartes, historien spécialisé dans l'étude du monde monastique. D'un âge avancé, il a accumulé honneurs et érudition, et vit paisiblement dans son appartement parisien, environné de livres chers et de domestiques grognons mais dévoués. Il est lucide sur sa vie de rat de bibliothèque, qui lui convient parfaitement du reste. Il a bon coeur, et au plus fort de l'hiver fait porter du bois au couple pauvre logeant dans le galetas. Mais coup sur coup, deux évènements vont l'arracher à cette vie paisible.
C'est d'abord l'annonce de la découverte en Sicile d'un rare et précieux manuscrit médiéval, ‘La Légende Dorée' de Jacques de Voragine. On a beau aimer son confort et ses pantoufles, quand on est un vrai historien c'est le genre de nouvelle qui vous jette sur la route séance tenante ! Tant pis pour le fauteuil et pour le chocolat chaud, en route ! Que viennent la fatigue et les punaises des lits d'auberge, que les calèches cahotantes nous entrainent sur les routes, dans la chaleur et la poussière ! Au bout du chemin, la plus précieuse chose du monde nous attend : un livre !
A peine rentré, sa quiétude est de nouveau troublée. Par hasard, il apprend la mort d'une jeune fille qu'il a jadis connue, la seule femme qu'il ait jamais aimée – fugitivement, entre deux années studieuses… Elle laisse derrière elle une fille unique qui, faute de mieux, a été confiée à une pension. Il lui rend visite, comprend vite qu'elle n'ait ni bien traitée ni heureuse. Peut à peut, une véritable amitié naît entre le vieil érudit et la fillette…
Difficile de ne pas être conquis par ce vieil homme touchant, lucide sur sa vie et naïf sur le monde, et par la relation filiale qui s'établit entre lui et cette adolescente disgracieuse mais aimante. Bien que le livre comporte en fait deux histoires sans grand lien entre elles, Anatole France réussit à lui garder une étonnante cohérence. Aragon peut en dire ce qu'il veut : en ce qui me concerne j'apprécie Anatole France, et je compte bien poursuivre sa découverte !
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lecassin
  05 septembre 2015
Un vieux savant philologue et bien entendu, amateurs de livres anciens, c'est Sylvestre Bonnard. Assisté par sa fidèle mais acariâtre servante Thérèse et par son chat Hamilcar, il vit une vie paisible au milieu de ses livres dans sa bibliothèque qu'il nomme un peu pompeusement « la cité des livres »…
Il lui faudra la découverte dans un inventaire de bibliophile de l'ouvrage tant convoité « La légende dorée » de Jacques de Voragine … Vous savez, le livre dont votre bibliothèque ne saurait se passer une minute de plus ; celui qui ne vous perturbait pas plus que ça jusqu'alors, mais dont l'absence vous gâte la vie… je parle là en bibliophile moi-même et collectionneur de livres… Mais revenons à notre brave Sylvestre : « Pourquoi ai-je appris que ce précieux livre existe, si je ne dois le posséder ? », se dit-il. Et cette simple question le conduira sur les routes jusqu'en Sicile ou vit, le sieur Angelo Polizzi, heureux détenteur du fameux codex.
« le crime de Sylvestre Bonnard » ne se limite pas à cette première partie bibliophile. Dans un second chapitre intitulé « La fille de Clémentine », on apprend qu'avant de tomber dans sa passion dévorante pour les livres, le vieux célibataire a connu l'amour, en la personne de Clémentine dont il apprendra le décès. Il se prendra d'affection pour sa fille, Jeanne, orpheline de père également et maltraitée par un tuteur véreux et une « éducatrice » vénale…
Quant au crime de Sylvestre Bonnard, je laisse au lecteur le plaisir de le découvrir… Ou non…
C'est un vrai régal de se replonger dans la prose si élégante d'Anatole France, j'ai déjà eu ici l'occasion de le dire (« le livre de mon ami »)… « le crime de sylvestre Bonnard » est le premier roman d'Anatole France, paru en 1881 ; à la même époque, Zola vient de sortir « Nana » et prépare la sortie de « Pot-Bouille », Huysmans s'apprête à sortir « À vau-l'eau », Jules Verne à sorti il y a peu « Les tribulations d'un chinois en Chine »… Quelle époque ! Alors qu'Hugo se meurt…
Il me restera en mémoire, après la lecture de ce petit bijou, comme une sensation de bien-être dans un texte au style magnifique, comme sucrerie dans l'acidité du temps présent… En même temps qu'une révision de conjugaisons aujourd'hui quasiment oubliées et quelques découvertes en matière de vocabulaire…
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Mimimelie
  30 avril 2014
Anatole France ! Voilà un auteur qui n'avait pour moi que la saveur de mes cahiers de récitations, avec Paul Fort, José Maria de Hérédia, Maurice Carême et d'autres… un auteur que j'ai ensuite zappé ma vie durant, pourquoi ? je l'ignore, sans doute m'apparaissait-il comme un Panthéon ennuyeux…
Un heureux hasard m'a permis de me plonger dans « le crime de Sylvestre Bonnard ». Cette histoire d'un vieil érudit, épris de manuscrits anciens ne m'a pas transportée d'emblée, mais la belle écriture, un brin désuète comme je les aime, a su me charmer et m'a permis de découvrir au final une histoire un peu plus complexe et intéressante qu'elle paraissait de prime abord et je ne l'ai pas regretté.
Le journal de ce vieux savant nous conte deux périodes de sa vie. Une première où il nous mène en Sicile à la recherche de « La Légende dorée », un manuscrit fort rare, de Jehan Toutmouillé et une seconde période sur fond d'un amour de jeunesse avorté mais dont les hasards de la vie lui font rencontrer la petite fille, orpheline. Deux épisodes qui sont en fait prétexte pour nous faire pénétrer dans l'intimité intellectuelle de ce vieux sage savant, non moins épicurien pour autant que libertaire : "On est sur la terre pour se plaire dans le beau et dans le bien et pour faire ses quatre cents volontés quand elles sont nobles, spirituelles et généreuses ».
Prétexte aussi pour une livrer sa vision de l'éducation et de l'enseignement « on n'apprend qu'en s'amusant. L'art d'enseigner n'est que l'art d'éveiller la curiosité des jeunes âmes pour la satisfaire ensuite, et la curiosité n'est vive et saine que dans les esprits heureux. Les connaissances qu'on entonne de force dans les intelligences les bouchent et les étouffent. Pour digérer le savoir, il faut l'avoir avalé avec appétit ».
Mais la tranquillité et la sagesse de ce bon vieux et généreux Sylvestre n'en fait pas pour autant un saint naïf ou crédule, preuve en est que vieux célibataire ou pas, il sait apprécier les charmes féminins et qu'il sait parfaitement par ailleurs déceler les stratagème des filous et toutes les mesquineries humaines et à cet égard quelques dialogues sont une vraie réjouissance.
Quant à son crime, il vous faudra patienter jusqu'aux dernières lignes pour le découvrir, mais je ne doute pas que comme moi il vous tire un sourire entendu .
Au final, je me suis dit que j'avais eu bien tort de reléguer cet auteur aux oubliettes.
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ladesiderienne
  16 mai 2014
CHALLENGE NOBEL 2013/2014 (14/15)
Moi qui, pour ce challenge, ne voulais pas trop remonter dans le temps par crainte de tomber sur une histoire complètement désuète, je viens de trouver une petite pépite écrite par le Nobel de 1921, à savoir Anatole France. Il s'agit de son premier roman qui date (je n'en crois pas mes yeux) de 1881. de lui, je ne garde que le vague souvenir de son nom, prononcé sûrement lors de mes années d'école.
Je suis totalement sous le charme de son héros, ce vieil érudit de Sylvestre Bonnard qui se complaît au milieu de sa "cité des livres", parle à son chat et persiste à vivre sous la coupole de Thérèse, sa servante aussi irascible dans son caractère qu'elle est irréprochable dans son travail. Une fois habituée au style qui m'a fait réviser des conjugaisons oubliées, j'ai pu savourer avec délectation ce mélange de philosophie et d'humour.
C'est le journal de ce bibliophile passionné que nous découvrons. Dans une première partie, il nous parle de sa quête d'un livre rarissime qui lui échappe sans arrêt et qui lui parviendra enfin en guise de remerciement pour sa bonté passée.
Dans une deuxième partie, il nous conte sa rencontre avec une jeune orpheline, petite-fille d'une jeune femme qu'il a jadis aimée. Mais quel est donc ce "crime", qu'il va commettre ? lui qui, sous son air bougon, n'est que bravoure et générosité. Cette aventure bouleversera son existence de vieil homme quand il prendra conscience que peut-être la vraie vie est ailleurs que dans ses grimoires anciens.
Tout cela aurait pu sentir la poussière mais l'auto-dérision dont fait preuve Sylvestre Bonnard donne un sacré coup de jeune à ce roman.
La passion des livres et des chats, les belles réflexions sur la vieillesse et la vie, tout cela mérite bien un 5/5 soit 18/20.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   08 juillet 2018
J'avais chaussé mes pantoufles et endossé ma robe de chambre. J'essuyai une larme dont la bise qui soufflait sur le quai avait obscurci ma vue. Un feu clair flambait dans la cheminée de mon cabinet de travail. Des cristaux de glace, en forme de feuilles de fougère, fleurissaient les vitres des fenêtres et me cachaient la Seine, ses ponts et le Louvre des Valois.
J'approchai du foyer mon fauteuil et ma table volante, et je pris au feu la place qu'Hamilcar daignait me laisser. Hamilcar, à la tête des chenets, sur un coussin de plume, était couché en rond, le nez entre ses pattes. Un soufflé égal soulevait sa fourrure épaisse et légère. A mon approche, il coula doucement ses prunelles d'agate entre ses paupières mi-closes qu'il referma presque aussitôt, en songeant : "Ce n'est rien, c'est mon ami."
"Hamilcar! lui dis-je, en allongeant les jambes, Hamilcar, prince somnolent de la cité des livres, gardien nocturne! tu défends contre de vils rongeurs les manuscrits et les imprimés que le vieux savant acquit au prix d'un modique pécule et d'un zèle infatigable. Dans cette bibliothèque silencieuse, que protègent tes vertus militaires, Hamilcar, dors avec la mollesse d'une sultane! Car tu réunis en ta personne l'aspect formidable d'un guerrier tartare à la grâce appesantie d'une femme d'Orient. Héroïque et voluptueux Hamilcar, dors en attendant l'heure où les souris danseront, au clair de la lune (...)
Le commencement de ce discours plut à Hamilcar, qui l'accompagna d'un bruit de gorge pareil au chant d'une bouilloire.
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ladesiderienneladesiderienne   14 mai 2014
- Hamilcar ! lui dis-je, en allongeant les jambes, Hamilcar, prince somnolent de la cité des livres, gardien nocturne ! tu défends contre de vils rongeurs les manuscrits et les imprimés que le vieux savant acquit au prix d'un modeste pécule et d'un zèle infatigable. Dans cette bibliothèque silencieuse, que protègent tes vertus militaires, Hamilcar, dors avec la mollesse d'une sultane !
Car tu réunis en ta personne l'aspect formidable d'un guerrier tartare à la grâce appesantie d'une femme d'Orient. Héroïque et voluptueux Hamilcar, dors en attendant l'heure où les souris danseront, au clair de la lune, devant les Acta sanctorum des doctes bollandistes.
+ Lire la suite
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ladesiderienneladesiderienne   14 mai 2014
- Pourquoi, me dis-je, pourquoi ai-je appris que ce précieux livre existe, si je dois ne le posséder, ne le voir jamais ? J'irais le chercher au cœur brûlant de l'Afrique ou dans les glaces du pôle si je savais qu'il y fût. Mais je ne sais où il est. Je ne sais s'il est gardé dans une armoire de fer, sous une triple serrure, par un jaloux bibliomane ; je ne sais s'il moisit dans le grenier d'un ignorant. Je frémis à la pensée que, peut-être, ses feuillets arrachés couvrent les pots de cornichons de quelque ménagère.
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araucariaaraucaria   08 juillet 2018
"Mon oncle, dis-je avec effort, voulez-vous m'acheter cette poupée?"
Et j'attendis.
"Acheter une poupée à un garçon, sacrebleu! s'écria mon oncle d'une voix de tonnerre. Tu veux donc te déshonorer! Et c'est cette Margot-là encore qui te fait envie. Je te fais mes compliments, mon bonhomme. Si tu gardes ces goûts-là, et si à vingt ans tu choisis tes poupées comme à dix, tu n'auras guère d'agrément dans la vie, je t'en préviens, et les camarades diront que tu es un fameux jobard. Demande-moi un sabre, un fusil, je te les paierai, mon garçon, sur le dernier écu blanc de ma pension de retraite. Mais te payer une poupée, mille tonnerres! pour te couvrir de honte! Jamais de la vie! Si je te voyais jouer avec une margoton ficelée comme celle-là, monsieur le fils de ma soeur, je ne vous reconnaîtrais plus pour mon neveu."
En entendant ces paroles, j'eus le coeur si serré que l'orgueil, un orgueil diabolique, m'empêcha seul de pleurer.
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ladesiderienneladesiderienne   17 mai 2014
Jeanne, penchée sur la barre d'appui, tient son front dans sa main et semble attristée. Je l'observe et je me dis en moi-même : "Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes ; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre."
Comme répondant à ma pensée, la jeune fille me dit :
- Mon tuteur, je suis bien heureuse, et pourtant j'ai envie de pleurer.
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