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Marie-Claire Bancquart (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070385683
384 pages
Gallimard (25/11/1992)
3.58/5   45 notes
Résumé :

Un grand amour, cruel et sans tendresse, un amour qui ne pardonne pas, c'est le Lys rouge, histoire d'un couple que déchire la jalousie.

C'est aussi, dans l'oeuvre d'Anatole France, un livre d'un ton tout particulier où l'auteur se révèle un homme douloureux, tourmenté et, par là, diffèrent du personnage érudit et sceptique auquel le public était accoutumé.

Pour Thérèse Martin-Bellème comme pour Jacques Dechartre " l'amour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecteur84
  10 avril 2018
Un classique au sens noble du terme...Une écriture ciselée, poétique, nous envoute rapidement...L'exploration du sentiment amoureux est ici portée à son paroxisme tant on détecte de la tension, de la passion, et l'impraticable chemin qui rend l'amour impossible tant il est fort, dramatiquement beau dans sa sauvagerie, son excès, son interdiction aussi...Car l'amour de Thérèse est interdit, mais pourtant il est là, avec ses élans de désirs, de peines, et d'espérances...On en viendrait presque à penser que l'amour ne peut être que cette douleur qui navigue entre l'attente et la possession, qu'il n'y a de repos qu'éphémère et qu'il reste merveilleux dans sa brûlure. Un grand moment de lecture pour les passionnés des phrases justes, des images douces et voluptueuses, d'une recherche constante de ce croustillant qui vous fait mordre dans le texte comme dans du bon pain.
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Notos
  28 octobre 2013
Le regard ironique et hardi d'Anatole France s'élance dans ce livre consacré à l'amour avec une énergie rare. Alors que l'auteur voile généralement la dureté de son ton sous un drap de velours, il aborde ici les relations amoureuses avec une acuité qui est poussée jusqu'à la cruauté, sans jamais perdre en justesse, bien au contraire.
C'est finalement une sorte de poésie de la douleur qui se tisse au fil des pages et qui prend toujours le lecteur à rebours, sans pour autant l'abandonner : un charme mystérieux se dégage de cette oeuvre, comme un parfum entêtant, une musique acharnée, un tour de force que l'on refuse et qui nous fascine malgré tout.
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Laureneb
  05 juillet 2021
Des personnages bien plats et beaucoup de longueurs. L'héroïne n'en est pas une, c'est une femme du monde qui s'ennuie, n'aimant pas les discussions de salon, n'appréciant pas forcément l'art même en contemplant les merveilles florentines, n'ayant rien à dire à son mari, n'observant que les défauts de ses proches, vieille femme ridicule, amant mettant en premier sa famille et ses chasses... L'amant, ou plutôt le deuxième, est présenté comme un artiste, mais il est peu montré dans son génie créateur. Et surtout, il s'intéresse à Thérèse car "elle est son argile et il va la façonner". Avec un regard actuel, j'y vois donc un pervers narcissique, prêt à toute les manipulations pour garder son emprise sur Thérèse, jaloux même du passé, voulant contrôler sa correspondance, ses loisirs...
Est-ce vraiment une histoire d'amour quand la femme se donne parce qu'elle s'ennuie et qu'un homme un peu nouveau passe ? Elle n'aime ni son art qui est très peu évoqué, ni son physique qui n'est pas décrit, ni même forcément leurs étreintes ; en tout cas, la sensualité n'est pas présente dans l'écriture. Non, elle "le prend" pour lui faire plaisir. Elle a beau répéter sans cesse qu'elle n'avait jamais aimé avant lui, on ne comprend pas pourquoi elle l'aime. Et beaucoup de longueurs sur l'art et la politique...
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cegeglyx
  14 février 2022
J'ai été relativement déçu par cet ouvrage qui nous parle des amours adultères de l'épouse d'un politicien à Florence et du tourment de la jalousie. Je n'ai pas trouvé cet ouvrage particulièrement original, il est certes bien écrit, mais on pourrait aller tellement plus loin! Peut-être l'auteur ne souhaitait-il pas compromettre des personnalités qu'il connaissait dans ce roman largement autobiographique? le personnage inspiré de Verlaine, Choulette, ne m'a pas bien paru correspondre au poète tel que je le connais, étant un peu trop caricaturé à mon goût. Sur la question de la jalousie, je préfère largement du côté de chez Swann, que l'on compare souvent à cet ouvrage.
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steph5977
  23 avril 2020
mon premier livre d'Anatole France dont je ne connais absolument rien. Une écriture , poétique, désuète mais non viellotte. Une histoire pas forcément intéressante, avec des longueurs. Je suis pourtant étonnée que certains dialogues économiques et politiques puissent être tellement d'actualité, comme si rien n'avait évolué depuis cette époque là
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   26 janvier 2016
L’antisémitisme fait partout des progrès effrayants. En Russie, mes coréligionnaires sont chassés comme des bêtes sauvages. En France, les emplois civils et militaires se ferment aux Juifs. Ils n’ont plus accès dans les cercles aristocratiques. Mon neveu, le jeune Isaac Coblentz, a dû renoncer à la carrière diplomatique, après avoir passé brillamment l’examen d’admission. Les femmes de plusieurs de mes collègues, lorsque madame Schmoll leur fait visite, étalent sous ses yeux, avec affectation, des feuilles antisémitiques. Et croiriez-vous que le ministre de l’Instruction publique m’a refusé la croix de commandeur que je lui demandais ? Voilà l’ingratitude ! voilà l’aberration ! L’antisémitisme, c’est la mort, entendez-vous, de la civilisation européenne.
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Josepha_AnhJosepha_Anh   10 décembre 2013
«  Oh ! mes livres !… On ne dit rien dans un livre de ce qu’on voudrait dire. S’exprimer, c’est impossible !… Eh ! oui, je sais parler avec ma plume, tout comme un autre. Mais parler, écrire, quelle pitié ! C’est une misère, quand on y songe, que ces petits signes dont sont formés les syllabes, les mots, les phrases. Que devient l’idée, la belle idée, sous ces méchants hiéroglyphes à la fois communs et bizarres ? Qu’est-ce qu’il en fait, le lecteur, de ma page d’écriture ? Une suite de faux sens, de contresens et de non-sens. Lire, entendre, c’est traduire. Il y a de belles traductions, peut-être ; il n’y en a pas de fidèles. Qu’est-ce que ça me fait qu’ils admirent mes livres, puisque c’est ce qu’ils ont mis dedans qu’ils admirent ? Chaque lecteur substitue ses visions aux nôtres. Nous lui fournissons de quoi frotter son imagination. Il est horrible de donner matière à de pareils exercices. C’est une profession infâme."
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ColchikColchik   14 avril 2020
Qu'est-ce qu'il en fait, le lecteur, de ma page d'écriture ? Une suite de faux sens, de contresens et de non-sens. Lire, entendre, c'est traduire. Il y a de belles traductions, peut-être ; il n'y en a pas de fidèles. Qu'est-ce que ça me fait qu'ils admirent mes livres, puisque c'est ce qu'ils ont mis dedans qu'ils admirent ? Chaque lecteur substitue ses visions aux nôtres. Nous lui fournissons de quoi frotter son imagination. Il est horrible de donner matière à de pareils exercices. C'est une profession infâme.
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lecassinlecassin   17 avril 2016
Lire, entendre, c'est traduire. Il y a de belles traductions, peut-être ; il n'y en a pas de fidèles. Qu'est-ce que ça me fait qu'ils admirent mes livres, puisque c'est ce qu'ils ont mis dedans qu'ils admirent ? Chaque lecteur substitue ses visions aux nôtres. Nous lui fournissons de quoi frotter son imagination.
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Josepha_AnhJosepha_Anh   10 décembre 2013
Elle se disait : « Je n’ai pas de raisons de l’aimer moins. Est-ce que je ne l’aime plus ? L’ai-je jamais aimé ? » Elle ne savait pas et il lui était indifférent de savoir.
Trois ans pendant lesquels elle s’était donnée deux et quatre fois par semaine. Il y avait des mois où ils s’étaient vus tous les jours. Ce n’était donc rien que cela ? Mais la vie ce n’est pas grand-chose. Et ce qu’on met dedans, ce que c’est peu !
Enfin elle n’avait pas à se plaindre. Mais il valait mieux en finir. Toutes ses réflexions la ramenaient là. Ce n’était pas une résolution ; les résolutions on en change. C’était plus grave : c’était un état d’esprit et du cœur.
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Vidéo de Anatole France
Anatole France : Les dieux ont soif lu par Michel Bouquet (1954 / France Culture). Diffusion sur France IV Haute-Fidélité le 1er janvier et le 13 juillet 1954. Extraits du roman “Les dieux ont soif” lus par Michel Bouquet. Photographie : Anatole France à La Béchellerie © Photographie originale prise par Claude Aveline en juin 1923. Anatole France, pour l'état civil François Anatole Thibault, né le 16 avril 1844 à Paris, et mort le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), est un écrivain français, considéré comme l’un des plus grands de l'époque de la Troisième République, dont il a également été un des plus importants critiques littéraires. Il devient une des consciences les plus significatives de son temps en s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle. Il reçoit le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre en 1921. Quatrième de couverture de l'édition du Livre de Poche : « “Les dieux ont soif” : quand il choisit pour titre ce mot de Camille Desmoulins, Anatole France ne veut nullement rejeter sur une fatalité tragique les atrocités de la Terreur. Ce texte admirable décrit l'horreur du fanatisme, l'obscurantisme gagnant les Lumières elles-mêmes, la barbarie prenant le masque du progrès. En 1912, ce livre du patriarche de la Gauche française qui dénonçait les excès de la Révolution fut accueilli comme un paradoxe. Aujourd'hui, cette représentation alarmée de l'histoire se lit comme une lucide préface à l'horrible XXe siècle, un avertissement contre l'ignorance et la peur qui engendrent la bêtise, la grande tueuse. »
1ère partie : 02:00 2ème partie : 54:55 3ème partie : 1:57:38
Sources : France Culture et Wikipédia
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