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harmo20
  03 octobre 2013
Je trouve la couverture de ce livre, très belle et très bien adapté à l'histoire. Déjà, que la couverture attire l'oeil, mais le résumé encore plus, Vlad ayant comme surnom Dracul et une jeune Tsigane devant porter un capuchon rouge ne peut qu'attirer le lecteur.

Nous découvrons Mina, une jeune Tsigane accompagnée par sa mère, qui roule vers la Transylvanie où la vie devrait être meilleure. Elles doivent quitter leur ville suite à un accident. Une nouvelle vie commence pour ces deux femmes, mais être Tsigane n'est pas facile, tout le monde ne les aime, elles font fassent aux violences des villageois… Elles trouvent refuge dans les Carpates pensant qu'elles allaient avoir un peu de tranquillité mais tout ne se passera pas comme Mina le voulait…

Tout d'abord, quand on lit le résumé on pense à nos contes quand on était enfant, notamment au Chaperon rouge, mais l'auteur insère aussi un autre conte, Les trois petits cochons, ce dernier étant très subtil on ne le voit pas forcément ce qui est très agréable. Ces deux contes sont insérés dans l'histoire de façon très recherché, l'auteur a très bien su développer ses idées.

Par contre, qu'est-ce que ça m'a fait bizarre de voir comme personnage Vlad Tepes, c'est la première fois que je le rencontre en dehors de Chasseuse de la nuit et je suis très contente de l'avoir rencontré dans ce livre. D'après certains avis que j'ai lu, Vlad Tepes se rapproche plus des histoires de Dracula. D'ailleurs, j'ai adoré Vlad dans ce livre, un côté humour qu'il insère dans sa terreur.

Même si ce livre ne le montre pas, il est divisé en deux parties, dans la première partie l'auteur a inséré des flashbacks pour mieux comprendre le passé de Mina et de sa mère. En deuxième partie, l'auteur nous donne révélations sur révélations.
Ce qui est sur, c'est que ce livre est rempli d'actions, on se s'ennui pas une seule seconde. Et l'auteur est très fort pour donner envie au lecteur de continuer la lecture à chaque fin de chapitre. J'ai apprécié le style d'écriture de François Lazerm, c'est simple et fluide, ça se lit tout seul. de plus, il y a de nombreux dialogues et l'intrigue est très prenante. D'ailleurs, en parlant d'intrigue, on devine facilement qui est le méchant dans l'histoire, personnellement ça ne m'a pas dérangé car je voulais apprendre comment Mina allait le découvrir.

Le point de fort de ce livre est quand même notre héroïne, Mina est un personnage qui a eu une enfance difficile par rapport à ses origines. L'auteur a très bien su transmettre ses sentiments au lecteur, on ne peut que s'attacher à elle. On a envi de l'aider, de la protéger.
Certaines scènes sont quand même assez sanglantes, l'auteur n'a pas hésité à faire ressortir le côté cruel des Hommes.
Le dénouement arrive rapidement mais c'est une fin qui m'a surprise, je ne m'attendais pas à ça, l'auteur a très bien su garder le secret jusqu'au bout.

En conclusion, ce fut une très belle découverte pour moi. C'est un Jeunesse-Fantasy donc ce livre reste simple mais l'histoire que l'auteur a créée fut très intéressante. C'est un livre que je conseille de découvrir, surtout qu'il se dévore rapidement.
Lien : http://livres-films-series.b..
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Yumiko
  20 mars 2013
Je ne saurais vous dire ce qui m'a attiré en premier vers ce livre. Sa couverture? Son titre? Son résumé? Je pense que le tout a joué un rôle dans ce choix. J'ai été intriguée dès le premier regard et j'avais hâte de découvrir ce récit. Quel ne fut pas mon plaisir de rencontrer un univers riche, passionnant et une héroïne attachante; à tel point que je l'ai dévoré en très peu de temps.

Mina est une jeune Tsigane qui se rend en Transylvanie avec sa mère Liuda. Elles ont entrepris ce voyage pour chercher une terre paisible dans laquelle habiter loin de la violence et des préjugés. Marquées par la mort du père de Mina, elles tentent de surmonter cette perte et de poursuivre leur vie. Alors qu'elles s'installent près d'un village et qu'elles pensent avoir trouvé cette liberté et cette tranquillité qu'elles chérissent tant, leur vie va tourner au cauchemar...

Je dois l'avouer je me suis attachée à Mina dès le début. C'est une jeune fille touchante, sensible et forte malgré les évènements horribles qu'elle subit au quotidien. Elle tente de tout faire pour le bien-être de sa mère et pour que leur vie devienne un petit paradis. Seulement la méchanceté des gens face aux Tsiganes est telle, qu'il lui est parfois difficile de tenir le cap et de s'en sortir indemne. Je me suis sentie très proche d'elle et j'ai frémi bien des fois, tellement les gens sont horribles envers les deux femmes.

Je l'admire d'arriver à rester en contact avec les autres personnes alors qu'ils finissent souvent par la décevoir ou lui faire du mal. Sa sensibilité, sa méfiance sont autant de force pour elle et pour sa survie et donnent envie de la soutenir, de l'aider. Sa mère est aussi touchante, même si le fait qu'elle sache garder la tête froide dans les pires situations m'a donné envie parfois de la secouer pour qu'elle réagisse. Mais en même temps, c'est sa façon à elle de survivre et de faire face, chaque caractère est différent et c'est ce qui rend ce duo si fort, entre mélange de sagesse et d'impulsivité.

A côté d'elles apparaît Viorel, un mercenaire qui vient aider les villageois contre les attaques cruelles des Ottomans. Très vite il va se rapprocher des deux femmes, se montrer doux et tendre avec elles. Il va leur permettre de recoller certains morceaux de leur vie et à retrouver le plaisir de s'ouvrir aux autres. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce personnage si particulier, tellement il est attachant. J'ai aimé voir l'effet qu'il produit sur les deux femmes, le cap qu'il leur permet de franchir, la légèreté qu'il amène dans leur vie. Il m'a beaucoup émue.

Outre les personnages qui m'ont emporté dans leur univers, l'histoire est aussi très prenante. Entre les meurtres atroces qui s'enchaînent, la découverte des secrets qui entourent le passé de Mina, les rêves qu'elle fait et où elle rencontre Vlad (le fameux seigneur qui est censé être mort et qui semble veiller sur elle sans qu'elle sache pourquoi), il n'y a pas de temps morts. le lecteur est emporté dans cette danse frénétique qui le laisse presque à bout de souffle une fois la dernière page tournée. de plus, le récit est agrémenté de références à différents contes et légendes qui ont baigné mon enfance et mon adolescence et c'est avec plaisir que j'ai découvrir ces clins d'oeil qui amènent un plus indéniable au roman et laissent le sourire aux lèvres.

Quant au style de l'auteur, il ne gâche en rien son histoire, bien au contraire. Il est sublime et empreint d'une telle poésie qu'il ne fait que rendre les émotions et les évènements plus réels et plus proches de nous. Autant dire que je ne suis pas ressortie indemne de ma rencontre avec Mina puisque la fin un peu abrupte m'a même fait hurler de frustration! Mais alors que je la voyais au début comme un petit bémol, entendre le point de vue de l'auteur m'a permis d'entrevoir les choses d'une autre façon. Je ne peux que m'incliner bien bas fasse à cette décision qui s'avère finalement la plus logique et dans la continuité du récit.

En bref, dois-je encore vous dire que je suis sous le charme? Je crois que vous l'avez bien compris. Ce livre rejoint avec plaisir mes coups de coeur de l'année et je ne peux que vous conseiller très chaudement de rencontrer Mina, Liuda, Viorel, et tous les autres protagonistes de ce roman sombre, dur, mais tellement prenant.
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idevrieze
  24 avril 2014
Je vous jure, ce livre a été acheté à l'insu de mon plein gré.

Souvenez vous, c'était en Mars 2013. Je courais après Candy au Salon du livre de Paris. Arrive le stand de Pré au Clerc avec comme de bien entendu, la partie Boîte de Pandore (cette collection ! Je suis toujours en deuil vous savez). Bref, je fais ma petite liste pour voir si je trouve quelque chose qui (ne) me plaît (pas). Arrive Miss Candy qui me prend La Griffe et le Sang, qui me dit que c'est vachement bien et qui me plante sur la file de dédicaces de François Larzem.

Moment délicat, vous pensez bien, avec un livre dont j'ai à peine vu la quatrième de couverture, une couverture sympa, elle, et qui ressemble à l'auteur, que je ne connais pas d'ailleurs. Et le monsieur me dit : "Alors, qu'est ce qui vous tente dans mon livre ?" Je me dis que je vais broder et puis en fin de compte, je lâche très classement : "C'est pas moi c'est elle". François Larzem me sauve la mise comme pas possible, m'explique en quoi ce livre il est bien et me le dédicace. Je retourne dans mon Nord natal, je range le livre et je me dis pendant un an que ce serait bien que je le lise. Mais toujours y'a-t-il eu quelque chose qui m'a fait repousser l'échéance. Parce que ce n'était pas le moment, parce que j'avais autre chose à lire, parce que ma PAL Pandore baissait dangereusement et que du coup, je n'allais plus rien à lire de cette collection. Mais un week end, je craquais. Je l'ai pris avec moi, j'ai mis une petite bougie style "Bois de plage", une petite musique (Rodrigo y Gabriela) et je n'ai plus bougé jusqu'à la fin du livre.


La Griffe et le Sang, une petite adaptation jeunesse de Dracula

Et tout ceci version Tsigane. Cela dit, lorsque j'ai croisé l'auteur, cela ne m'a pas du tout étonné. Il a le look un peu bohème François Larzem ! Mais comment reprendre le mythe de Dracula sans tomber dans de la mièvrerie et en adaptant au côté jeunesse. Rien de plus simple vous me direz. Oui mais il faut le style avec. Et il l'a ! Mina a bien les aspirations d'une adolescente aux temps médiévaux de 16 ans. Elle se débrouille, en a vu des vertes et des pas mûres, aspire à trouver un foyer et à le fonder mais aussi a envie de liberté. Qui plus est, elle est tsigane : ainsi, elle vit dans une roulotte et est considérée d'un mauvais oeil de la part de la population lorsqu'elle s'installe avec sa mère dans un village. Lorsqu'ils ne sont pas hostiles, les paysans l'attaquent directement, pensant la revendre comme esclave.

Dans ce village de Transylvanie, on lui permet de rester mais elle doit revêtir une capuche rouge écarlate, signe d'infamie. Au lieu de se lamenter, elle décide de l'arborer fièrement, marquant ainsi sa différence et méprisant ces ignares. Seulement, nous sommes dans le village où vivait Val Trepes, l'empaleur bien célèbre. Son image est toujours aussi présente dans l'imaginaire des villageois qui croient aux monstres de cauchemar, aux malédictions et aux démons. Lorsque des meurtres surviennent, ce sont vers les tsiganes que les accusations se portent puis sur les démons. Mina, elle, devra discerner le vrai du faux, que ce soit dans les affirmations des autres que dans les rêves qu'elle fait d'un homme à l'armure écarlate.


Des références aux mythe du vampire mais aussi aux contes.

Arrive Viorel, un mercenaire, qui vient protéger le village. Il en profite pour se lier d'amitié avec la mère de Mina et Mina elle-même. Viorel découvre qu'une petite fille allant chez sa grand mère lui apporter du pain s'est retrouvée mangée par un loup... Vous voyez où je veux en venir ? François Larzem, profitant des similitudes et de la rivalité ancestrale entre le mythe du vampire et celui du loup garou, en profite pour rattacher à l'histoire de Dracula le conte du Petit Chaperon Rouge.

C'est extrêmement bien fait, extrêmement bien pensé pour un livre young adult.Car par ce biais il a rattaché le mythe de l'enfance à un mythe du monde des adultes, tout ceci par le folklore. de quoi accrocher définitivement nos jeunes adolescents qui veulent s'intéresser au fantastique.

En bref, un vrai coup de coeur avec encore beaucoup d'autres aspects, je vous rassure. C'est un livre dense, mais léger à la fois, qui vous fera aimer le voyage dans les Carpates, vous fera réfléchir sur la notion d'étranger, de confiance, de famille et de légendes.
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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Hillel
  20 mars 2013
Un livre étonnant!

Voilà bien un récit écrit par un homme.
Il n'y a qu'un homme pour transformer des contes, des histoires d'enfant en tragédie sanglante. Ici point de romance, de happy-end, et d'histoire fleur bleue...
Ici tout est compliqué, remanié avec un autre regard. Les méchants sont les trois petits cochons, le loup est un garou, Dracula plane de son mauvais esprit sur le village, le petit chaperon rouge est une jeune tzigane farouche qui sait se défendre... j'en passe et des meilleurs!
C'est véritablement original étonnant, déstabilisant. Cela nous change indéniablement de tout ce qu'on lit en littérature jeunesse à l'heure actuelle. C'est un pari osé qu'a tenté l'auteur.

Ainsi, nous suivons le périple de Mina et sa mère. Elles sont tziganes et voyagent dans leur roulotte vers la Transylvanie. En effet, le père de Mina est mort tragiquement, il avait pour rêve d'amener sa famille dans cette contrés paisible et sauvage loin des persécutions dont ils font l'objet. Les deux femmes, iront seules, accomplir le rêve de Dvorek. Sur le chemin elles seront rabrouées, attaquées... Pour enfin trouver un semblant de paix dans un village des Carpates.
Mais la cruauté des villageois persiste, elles sont contraintes de porter des capes rouges pour être distinguées comme les "rouges" , les manouches, les sorcières.
On suit avidement la vie de Mina, même si la fin est assez prévisible, si l'on voit arriver certaines choses, l'auteur nous réserve tout de même quelques surprises et j'ai été véritablement étonnée et émue.

On a des thèmes abordés assez difficiles pour un jeune lectorat, la mort d'un parent, les discriminations, la violence, le viol, la concupiscence... On pourra trouver aussi la schizophrénie. le choix de thèmes forts invite les jeunes à réfléchir. C'est clair qu'on n'est ni dans la guimauve, ni dans les clichés.

Alors François Larzem se fait plaisir et remanie un peu toutes les histoires, les légendes qui peuplent nos esprits... La bête est vraiment terrible et tue de manière abominable ses proies (et là je dis beurk pour les descriptions des cadavres). Vlad l'empaleur a des répliques bien incisives et montre son esprit machiavélique. Les villageois sont de véritables "êtres humains", odieux et mesquins... Et Mina évolue donc dans ce monde de brutes. Pas facile d'avoir 15 ans et de vivre face à tout ça. Malgré les situations paranormales, tout paraît très réaliste et plausible.
Finalement cette héroïne s'en sort assez bien, elle se montre forte et sensible à la fois, suit ses instincts, une vraie héroïne comme on les aime.

Tout ceci écrit très finement, le style glisse tout seul, en un clin d'oeil j'avais fini le roman, et je quittais Mina avec un petit pincement au coeur... J'aimerais assez la retrouver!

Un roman véritablement hors du commun qui me parle et m'évoque des situations bien réelles.
Bref, un roman étonnant et déstabilisant, un bon roman pour ma part.

Lien : http://leslivresdalily.blogs..
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Candyshy
  21 mars 2013
Tout d'abord un grand merci aux éditions le Pré aux Clercs pour cette bonne découverte. Pourquoi ce livre : pour sa couverture qui m'a fait pensée à une peinture, elle m'a beaucoup plu. Mais aussi le résumé des plus intéressants : une jeune tsigane et Vlad dans le même livre. J'ai dit : Banco !

C'est un fantasy jeunesse, là encore, loin de mes lectures habituelles. J'ai passé un très bon moment avec la plume de cet auteur. Il nous replonge dans nos contes et légendes d'enfants et pour ça, c'était génial. Vous savez, quand vous avez le sourire, juste en lisant votre histoire.

Mina est une jeune tsigane qui fuit la ville où elle vivait avec ses parents. Son père vient tout juste d'être assassiné et sa mère l'amène loin de cet endroit. Elles partent pour la Transilvanie, où la vie devrait être meilleure là bas pour elles.
Elles se font très souvent persécuter à cause de leur origine Tsigane, la violence est très présente dans leur vie. Et franchement, cela fout la frousse. Mina est une belle jeune fille en plus donc elle attise les convoitises, la colère et en découle souvent la violence.

L'auteur appuie énormément sur cet état de fait et cela nous met très mal, on a le coeur qui se serre, on a envie de sortir les poings devant la bêtise humaine.

Elles arrivent à destination et s'installent dans un petit village où on les tolère. Ici aussi, la violence et la cruauté sont à leur porte. Mais elle trouve de l'aide auprès de certaines personnes. Puis des événements horribles surviennent juste après leur arrivée, des massacres de gens. Une bête féroce fait rage.

Vuirel fait parti des gens qui les protège, et c'est une personne que j'ai beaucoup aimé, avec sa douceur, sa force, son courage. On ne sait pas grand-chose de lui mais l'auteur arrive à conquérir notre coeur pour cet homme.
La mère de Mina est très secrète, elle renferme sa vie on dirait. Elle sait lire dans les lignes de la main, et souvent les gens du village la sollicitent. Petit à petit, elle arrive tant bien que mal à vivre dans ce village. Elle m'a beaucoup touchée, faisant face à toutes ses persécutions sans broncher.

Mina est une jeune fille courageuse, qui n'a pas froid aux yeux même si elle garde une grande part de vulnérabilité. Son père lui manque énormément et elle voit en Vuirel un nouveau soutien pour elle et sa mère. J'ai beaucoup apprécié cette jeune fille, jeune femme ! Mina rêve très souvent de Vlad, un souverain qui a fait trembler les gens il y a bien longtemps. Cela n'est-il qu'un rêve ?
J'ai aimé cette relation entre elle et lui. On se demande quel lien les unit. L'auteur développe cela doucement.

On décèle avant notre héroïne qui est l'être qui perpétue tous ces massacres. L'auteur le dévoile aux lecteurs avant que notre héroïne ne s'en rende compte. Il a glissé, tout au long de l'histoire comme des fils raccrochés à nos histoires d'enfants, plein de marques, de repères. Ça a été un grand plaisir dans ma lecture.

L'histoire défile très vite, le livre ne sera pas resté longtemps sur ma table de chevet car une fois commencé, on veut continuer sans s'arrêter.
L'auteur a une superbe plume qui nous « berce ». C'est un « jeunesse Fantasy » cela reste très simple, très abordable pour des lecteurs adolescents ou adultes (je ne les exclus vraiment pas^^). Et en même temps, très réaliste et dur sur la cruauté des hommes.

La fin est peut être arrivée trop rapidement, trop brutalement. C'est dommage, j'aurai voulu que les choses se passent moins rapidement sur les secrets que l'on nous dévoile. L'auteur laisse notre imagination courir à la fin de son récit, mais j'espère recroiser la route de Mina, un jour.

J'avais eu un petit souci de compréhension sur le lien de Mina et Vlad, aujourd'hui, je ne l'ai plus, j'en remercie l'auteur qui est gentiment venu à mon aide. ^^ J'étais restée focalisée sur un truc bête.

J'ai passé un très bon moment avec ce livre, sans prise de tête, on se laisse porter. C'est tout ces petits points très agréables qui resteront dans ma mémoire : les personnages et les références aux histoires de nos livres d'enfants.
Lien : http://auboudoirdecandyshy.o..
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majanissa
  29 octobre 2013
C'est mon premier livre de la collection Pandore des éditions Pré aux Clercs et je continuerai avec cette collection. Entre fantasy, romance, action, ce livre se destine à des ados à partir de 12 ans mais se laisse aussi parfaitement lire par un adulte. J'ai apprécié le personnage de Mina, elle m'est sympathique. Jeune, mature malgré une certaine naiveté, elle est forte et indépendante. J'ai peu accroché aux personnages de Viorel et de la mère de Mina que j'ai trouvé peu développés, peu mis en avant et qui auraient mérité d'être plus exploités, surtout le secret de Viorel qui aurait du avoir une plus forte utilité. Mais à part ça j'ai aimé ce voyage en Transylvanie à bord de la roulotte. C'est bien décrit, c'est bien écrit. Il y a le suspens, ce qu'il faut en action et violence, la romance et le côté fantasy que j'aurai aimé voir plus développé. J'ai trouvé le final un peu court à mon goût ou est ce que la révélation se fait trop tardivement même si très prévisible. Justement c'était si prévisible qu'il y avait moyen de dévoiler plus tôt que ça et de développer davantage les réactions de Mina puis d'étoffer l'action. Mais c'est une histoire malgré tout prenante dont on a envie de connaitre le dénouement. J'ai eu l'impression de voyager dans leur roulotte près du lac dans la vallée, apercevant la silhouette du berger et ses moutons, sentant la présence des loups à proximité. C'est sombre et on est entrainé dans cette atmosphère.
Un dernier point est l'introduction et l'adaptation très libre de contes pour enfants dans le récit. J'avoue que ça m'a sacrément déstabilisé. J'ai été suffisamment perturbée pour reprendre ma place de lectrice et non plus spectatrice. Ces clins d'oeil n'ont pas vraiment leur place dans l'histoire mais bon ce n'est pas désagréable juste un peu délirant. C'est osé. Pourquoi pas ?
Lien : http://majanissa.over-blog.c..
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temps-de-livres
  03 juillet 2013
Mina et sa mère Liuda sont des tziganes. Pour obéir aux dernières volontés du père, elles s'installent dans les Carpates. Obligées de porter une capeline rouge, montrées du doigt, l'endroit n'est pas le paradis qu'on leur contait. Si Liuda arrive à garder son calme, Mina est plus agitée. La nuit, ses rêves sont visités par un certain Vlad Tepes...

La Griffe et le Sang mêle plusieurs thèmes. le premier est sans aucun doute le racisme. Mina et sa mère sont chassées de partout. Elles sont tziganes, donc on doit les craindre. Seuls certains personnages les approchent, mais sont-ils désintéressés ? C'est là qu'intervient la deuxième thématique de ce roman : la bêtise et la méchanceté humaine. Viol, brutalité, François Larzem évoque tout ce que l'humain a de plus vil. Quant à ceux qui sont plus intelligents, c'est qu'ils ont une raison d'approcher les deux tziganes. Si on parle des Carpates et de Vlad Tepes, on revient au mythe de Dracula. Point de chauve-souris, de canines aiguisées, puisque le seigneur des Carpathes semble être mort depuis longtemps. D'autres contes sont évoqués puisqu'on entrevoit le petit chaperon rouge, ainsi que Les trois petits cochons.
Beaucoup de thématiques distinctes, des personnages haut en couleur, une lecture sympathique, mais une finalité quelque peu abrupte. Arrivé aux 2/3 du récit, l'auteur semble vouloir accélérer l'histoire pour que tout soit expliqué et finit avant la 310ème page. L'ambiance qui était mystérieuse et quelque peu onirique (tendance cauchemardesque) dévie vers l'action et la précipitation.

Mêlant contes et fantastique, François Larzem renouvelle l'éternelle conte où la jeune fille cherche son prince charmant.

LA GRIFFE ET LE SANG
AUTEUR : FRANCOIS LARZEM
COLLECTION : PANDORE
EDITION : LE PRE AUX CLERCS

Lien : http://temps-de-livres.over-..
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Takalirsa
  01 février 2014
Un peu déçue par ce roman ! Une Tzigane rebelle, une épopée sauvage en pleine Transylvanie, un mystérieux seigneur ténébreux, tous les ingrédients me semblaient réunis pour une passionnante relecture du mythe de Dracula ! Pourtant je suis restée sur ma faim...

J'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place, le coeur de l'intrigue se faisant attendre. En fait on se demande quel est le véritable noeud de l'histoire car celle-ci enchaîne les événements sans que l'on sache véritablement où l'auteur cherche à nous mener. J'aurais pensé également que la dimension fantastique aurait davantage été développée.

En réalité La griffe et le sang est avant tout un roman d'ambiance. Immergé dans le monde tzigane, on adhère immédiatement au caractère sauvage et déterminé de la jeune Mina et on se laisse volontiers embarquer dans son monde sombre et impitoyable. L'histoire prend véritablement son essor aux deux tiers du livre, lorsque sa dimension fantastique éclate enfin, plongeant l'héroïne dans la violence sanguinaire de l'éternel affrontement vampire / loup-garou. Un roman agréable à lire, sans plus.
Lien : http://takalirsa.jimdo.com/l..
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LesLivresEnFolies
  19 novembre 2013
Hésitant sur ma prochaine lecture, j'ai fouillé un peu dans ma PAL et là, j'ai vu ce roman qui m'attendait alors j'ai décidé que ce serait lui qui serait sacrifié sur le grand autel des chroniques. Mais en l'espace de deux heures je l'avais déjà fini , il m'en faudrait bientôt un autre ^^.

La couverture est très sympatique, j'ai tout de suite été attiré par le graphisme des deux personnages. Je les trouve magnifiquement bien représentés de plus, le fond rouge les met admirablement en valeur.
le résumé m'a également séduite ! En effet, il est rare qu'il y ait des romans ayant pour personnages principaux des Tziganes et je trouve cela bien dommage éprouvant une certaine fascination pour ce peuple et j'avoue que c'est en partie cette particularité qui m'a conforté dans mon choix de lecture.

le roman va très vite à lire et à comprendre, il n'y a pas de terme compliqué. le vocabulaire utilisé est simple même si personnellement, j'aurais voulu y trouver quelques termes tsiganes ….

J'ai beaucoup aimé le personnage de Mina, cette jeune fille malgré les pertes affectives qui vont l'obliger à grandir, va continuer de vivre avec ses convictions. On la retrouve à un moment de sa vie où la mort, l'amour et l'amitié vont se cotôyer … On va aussi découvrir qu'il n'est pas si simple d'être tsigane et que les gens sont cruels envers les étrangers …

J'ai particulièrement apprécié dans le livre, les petits clins d'oeil de l'auteur vis à vis de certains contes : les 3 petits cochons, le petit chaperon rouge ….

Alors, si vous aimez les histoires avec les Tziganes, si vous aimez les contes de fées qui se terminent mal, si vous aimez les personnages fantastiques ( loup garou, vampire) alors, ce roman est pour vous!
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Pommesucre
  18 septembre 2013
Ce livre est une réécriture de différents mythes. Bien sûr on retrouve le petit chaperon rouge où il semble manquer le loup. Mais on y retrouve aussi les trois petits cochons qui vraiment sont des porcs. Tout y est pour appuyer là dessus. Leur crasse, leur puanteur à tuer un homme à trois mètres de distance (j'extrapole à peine), le groin (si l'auteur a poussé le détail jusque là) et leur maison : deux maisons sommaires qui tiennent à peine debout et une en pierre. Niveau mise en place de ces personnages on peut pas mieux faire pour les désigner comme les trois cochons (le mot petit est vraiment superflu et mensonger). Des porcs amoureux de la bière, des petits rats qui viennent les visiter tant il fait propre chez eux et des travers bien lâches sponsorisé par l'alcool (qui a trop bon dos). Mais l'auteur a eu l'audace, que j'applaudis parce qu'il fallait oser, de rajouter un autre mythe à savoir celui de Dracula. Un comte sanguinaire qui sévissait dans la région à tous ceux qui se dressaient contre lui. Mais il n'était pas que sanguinaire car au fil de l'histoire on se rend compte ce que Dracul avait un vrai rôle protecteur. On y retrouve également un autre mythe mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous ôter toute la surprise.
On pourrait penser que ces mythes ne font pas bon ménages une fois assemblés, sauf que c'est se méprendre sur les capacités de l'auteur à donner vie et cohérence à son récit. Ce livre m'a propulsé dans une autre dimension, celle des mythes vivants. Ceux qui font trembler une région, de ceux qui dégoûtent le lecteur profondément (vous avez vu, je suis traumatisée par ces trois frères). J'en ai beaucoup apprécié la lecture. Je vous avoue qu'au début je ne savais pas du tout où j'allais. Je lisais à l'aveugle et j'avais du mal à voir où l'auteur voulait nous emmener et dès que tout s'enchaîne on commence à lever un coin du rideau épais, la magie officie. J'ai eu du mal à lâcher les dernières 150 pages où on comprends que tout n'est pas ce qu'il paraît être. Sur la fin c'est du régal et je me suis dit "ah ouais, quand même" (ne retenez pas ces trois mots affreux pour représenter ma chronique, je vous vois venir, oui j'ai honte de mettre ça).

Le moins que l'on puisse dire c'est que Mina n'est pas épargnée. Que ce soit dans le deuil de son père et la fuite. L'auteur ne fait pas de cadeau et ne fait pas dans la dentelle non plus (j'y reviens après). Mais comme l'adage le dit si bien : ce qui ne nous tue pas, nous rends plus fort. Je n'irais pas dire que tout ce que Mina subira la rendra plus "dure", mais elle ne se laissera pas faire et fera montre d'un courage à presque tout épreuve (traduisez : elle est kick-ass avec la langue bien pendue qui va avec). Sur la fin, elle ira de révélations en révélations et plus elle en découvrira plus elle arrivera à un point de non-retour. Elle y perd autant qu'elle y gagne dans une certaine mesure. La maturité finira par l'emporter sur la fougue ... on aura droit à une belle évolution du personnage.
Concernant les différents personnages, l'auteur n'y est pas allé de main morte. Entre les agressions physiques, les meurtres barbares et lubriques dont les villageois sont friands il n'épargne rien ni personne. La bienveillance en est-elle vraiment ? Que cache chacun des villageois ? Les mythes sont ils vraiment réels et d'actualité ? La raison ou la croyance de mythes ancestraux ? Autant de choses qui sont évoquées pour notre petit plaisir.

On oublie la mièvrerie de certaines réécritures, on a ici un toute nouvelle réécriture du mythe de petit chaperon rouge brut de décrofrage. Mais pas que, pour notre plus grand bonheur. J'ai vu qu'il était dit que François Larzem est un conteur, ça se confirme à la lecture. L'auteur distille à merveille les informations et la magie. Ce livre c'est un "catch me if you can". On le lit, on ne sait pas trop où on va, on le repose pour y revenir et début du troisième tiers on commence à entrevoir certaines choses et on fait courir les pages pour "attraper" le fin de l'histoire. Vous l'aurez compris, c'est un ticket gagnant et une très jolie découverte de l'auteur et de sa plume poétique et brute que j'espère bien relire dans ses pérégrinations à travers les contes qui ont bercés notre enfance.
Lien : http://www.pommebook.com/201..
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