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ISBN : 2815905922
Éditeur : L'Aube (31/05/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 28 notes)
Résumé :

" Une saga foisonnante et tumultueuse. Le style de Miles Franklin, fleuri et plein d'impétuosité, témoigne de la personnalité exemplaire de cette jeune femme qui voici près d'un siècle a décidé de prendre son destin en main et de réussir sa carrière de femme et d'écrivain. Miles Franklin est une rebelle, et rien ne manque à ce récit passionnant. " Frédérique Maupu Flament, Le Quoti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
ninamarijo
  13 mars 2016
Roman autobiographique romancé, Sybylla, l'héroïne n'est autre que Miles Franklin l'auteure.
le cadre
L'Australie au XIX à quelques kilomètres au nord de Melbourne, un rude pays où on découvre : le bush et sa beauté sauvage, les eucalyptus, les kookaburras au rire moqueur, les nuées multicolores de cacatoès, les grandes stations d'élevage qui s'animent à la saison de la tonte, la société bourgeoise de l'arrière pays, ces conversations dans les salons, ces divertissements, pique-nique, bals et courses de chevaux. Une société à l'image de celle de l'Angleterre au XIX. Nous sommes dans l'Australie victorienne, une Australie encore naissante, où l'isolement, la rudesse du climat, les fortes chaleurs, la sécheresse, le vent sec soulevant une poussière brûlante, rendent la vie pénible et rude pour les éleveurs du bush.
L'héroïne
Sybylla, une jeune fille au fort caractère, qui se révolte contre sa condition féminine et la pauvreté dans laquelle sa famille vit.
Elle va partir vivre chez sa grand mère qui fait partie de bourgeoisie chez les éleveurs et gère un élevage de chevaux, là, elle connaît une vie plus douce. Elle a enfin accès à une vraie bibliothèque. sybylla caresse un rêve, celui d'écrire.
Intelligente et cultivée Sybylla séduit son entourage. Déjà, à 16 ans elle est indépendante ne croit pas à l'amour et se comporte parfois comme une enfant hautaine, gâtée et « frondeuse ». le personnage est changeant et déroutant. Elle rencontre l'amour mais le refuse croyant perdre sa liberté, son attitude est un peu « girouette » et coquette.
En mon sens ce roman est naïf et malgré tout romantique, même si Miles Franklin a été parmi les pionnières d'un mouvement féministe pointant en Australie ; d'ailleurs la suite de « ma brillante carrière » a été censurée jusqu'en 1943 !
Conseillée par une amie australienne j'ai tenue à lire ce récit, je reste mitigée;



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kathel
  01 décembre 2012
Je n'ai pas été très emballé par ce classique de la littérature australienne, dont l'auteur est une pionnière dans le domaine du féminisme. Ce roman est le récit à peine romancé de sa jeunesse, où elle est incarnée par le personnage de Sybylla Melvyn. Celle-ci grandit dans une famille que les déboires financiers et alcooliques du père conduisent à la pauvreté. Pourtant, il avait commencé avec une exploitation agricole de taille raisonnable, un mariage avec une jeune fille de bonne famille, mais des choix hasardeux font que la famille peine à survivre. C'est un calvaire pour l'aînée de la famille, Sybylla, qui rêve de littérature et de musique, et doit participer activement aux travaux ménagers, et voir sa mère s'user de jour en jour à des tâches ingrates. le caractère perpétuellement rebelle de Sybylla en fait une charge supplémentaire pour ses parents qui l'envoient pour un séjour de longue durée chez sa grand-mère et sa tante maternelles.
Le décor change du tout au tout, la maison est bourgeoise, les voisins du bush ont des des hectares et des hectares de terres et les jeunes hommes tournent autour de cette jeune fille qui se décrit pourtant elle-même comme fort laide. Ces complexes ne l'empêchent pas de faire toujours preuve d'une vivacité, d'un esprit de répartie et d'un caractère assez impossible. Elle tombe sous le charme de Harry Beecham ou est-ce lui qui est séduit… ? J'avoue que là, ça a commencé à ne plus guère m'intéresser, en se mettant à ressembler à un roman anglais de la même époque, avec badinage campagnard et volte-faces sentimentales. le caractère de Sybylla y ajoutait certes un peu de piquant, mais aussi provoquait mon agacement, se conduisant parfois comme une gamine de douze ans, puis dans l'instant, comme une jeune femme bien plus mûre. La suite et même la fin lue en diagonale n'ont pas fait remonter mon intérêt qui est allé s'amenuisant. Pourtant le début m'avait bien plu, les descriptions de paysages aussi, mais les tourments intérieurs de Sybylla ne m'ont pas convaincus, même s'ils semblaient assez en avance sur leur époque. Quant au style, je n'ai pas grand chose à en dire, il ne m'a pas frappée ni touchée !
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Soune
  19 janvier 2013
Je ne sais pas pour vous, mais lorsque Noël arrive, j'ai toujours envie de me faire dorloter particulièrement à cette période de l'année. L'année se termine. le froid se fait ressentir. L'esprit de famille et d'amour fait son chemin jusqu'à nous à travers les spots publicitaires et autres attitudes commerciales, nous amenant par là même à nous questionner sur les valeurs de cette fête.
Ce livre, porté par des valeurs fortes, m'a redonné un sourire éclatant. Depuis que j'ai fait connaissance avec Miles Franklin, j'ai l'impression qu'elle m'accompagne et me soutient tout le temps.
Ma rencontre avec l'héroïne de son histoire est assez inspirante pour que je tombe d'admiration devant son courage et le don de l'auteur pour nous la dépeindre aussi merveilleusement. (Rappelons-nous que nous ne savons toujours pas si l'auteur et l'héroïne sont la même personne !)
Sa volonté, son courage et son amour pour la liberté, sont les aspects qui me fascinent plus particulièrement chez elle.
Il n'est pas facile, comme elle le dit elle-même de trouver un ami, mais ce livre est pour moi l'équivalent d'un ami, pas n'importe lequel, celui qui nous comprenne enfin tel que nous sommes.
« Si j'avais eu un ami- qui aurait su, qui aurait souffert et compris, un ami en qui j'aurai pu me perdre sur lequel j'aurai pu m'appuyer-, peut-être mon caractère serait-il devenu plus aimable. »
Dans ce livre, plusieurs aspects m'enchantent. Je ne peux malheureusement pas tous les citer, histoire de vous garder en haleine. Miles Franklin nous raconte la vie intérieure, sentimentale et familiale d'une certaine Sybylla Melvin. Jeune femme au tempérament de feu. C'est une femme passionnée, une femme qui touche. Malgré sa personnalité quelque peu capricieuse, on écoute attentivement ce qu'elle nous dit lorsqu'elle nous raconte sa vie, le faisant toujours sincèrement et rarement dans la demi-mesure. On est subjugué. On ne rencontre pas souvent des personnes comme Sybylla Melvin.
Son histoire se déroule à la fin du XIXème, dans une famille qui vit dans le bush australien et qui connait les déboires financiers et alcooliques du père conduisant ainsi toute la maisonnée à la pauvreté. Ne supportant plus de vivre dans un cadre aussi terne, sa grand-mère lui propose de la prendre avec elle. Commence alors pour Sybylla une tout autre vie qui va l'amener avec son caractère fougueux à de nombreux rebondissements et finalement à la découverte d'une personnalité qui trouvera de plus en plus le pouvoir de s'imposer, l'amour de la liberté l'emportera finalement sur le reste….
Lorsqu'elle nous parle par exemple de la condition des femmes de son époque (« par ce que les lois sociales sont ainsi faites que la seule perspective d'une femme est le mariage »), des convenances sociales établies entre homme et femme de cette époque qui empêchaient à ces deux êtres de devenir amis ou du poids qui alourdit la personne possédant le savoir (« Comme je leur enviais leur ignorance satisfaite ! Ils étaient comme des canards dans une mare ; moi, j'étais comme un canard forcé à jamais de vivre dans un désert, soupirant après l'eau, mais ne l'atteignant jamais que dans les rêves ») elle le fait toujours en impliquant toute sa personne, avec humour parfois, avec le sens de la rébellion souvent. Vu le contexte je ne peux que m'incliner tant je la comprends. C'est grâce à ces femmes comme Sybylla Melvin ou Miles Franklin que nous pouvons jouir aujourd'hui de notre condition actuelle.
Malgré les nombreux tourments qu'elle aura occasionné chez nous, humbles lecteurs, à cause de ses élans sentimentaux, de ses réactions face aux convenances sociales et de ses rêves, elle est une femme attachante qu'on ne peut que remarquer, une femme qui m'a beaucoup fait penser à l'histoire personnelle de Jane Austen.
Parcours initiatique que Ma Brillante Carrière que l'on a plaisir à lire. On ne peut que se sentir proche de cette femme tant le récit est incroyablement moderne alors qu'écrit le siècle dernier, et ce, même si on ne partage pas les idées de la narratrice. On a envie à notre tour de dorloter Miles Franklin. Pourtant, je vous le donne en mille, cette histoire est un ROMAN !!!! On ne lui en veut pas. Cette histoire est une perle. Un baiser qu'on ne se lasse pas de recevoir, comme celui d'un(e) ami(e).
Lien : http://aupetitbonheurlapage...
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Titine75
  04 décembre 2012
Sybylla Melvyn grandit dans le bush australien, dans la ferme de son père à Bruggabrong. Garçon manqué et en admiration devant son géniteur, l'enfant s'épanouit dans la nature. Malheureusement Richard Melvyn se rêve une situation sociale plus avantageuse. Il décide de se lancer dans le commerce du bétail et pour ce faire déménage à Possum Gully, petite ville morne et ennuyeuse. Les affaires ne prennent pas et la famille doit se reconvertir dans la laiterie. le travail est harassant et même les enfants doivent mettre la main à la pâte. La misère s'installe, l'alcool détruit le père et l'amertume la mère. Sybylla exècre cette vie de labeur. Elle est devenue une jeune femme passionnée ayant soif de culture, de nourritures intellectuelles : « Une troisième part en moi demandait à être nourrie. J'éprouvais un fort penchant pour la littérature. J'étais passionnée de musique. J'empruntais des livres dans le voisinage et pour les lire volais des heures de repos. Cela affectait ma santé et me rendait les tâches physiques plus dures encore qu'aux enfants de mon âge vivant autour de moi. Cette troisième part était prépondérante. En elle je vivais mes rêves, côtoyant des écrivains, des artistes, des musiciens. » le caractère emporté de Sybylla et son manque de beauté ne permettent pas à sa mère d'espérer la marier. Elle s'en débarrasse donc en l'envoyant chez sa grand-mère à Caddagat. Une nouvelle vie commence alors pour Sybylla.
A travers ce roman, Miles Franklin (1879-1954) parle de sa propre vie. L'amour de l'art et la volonté d'écrire de Sybylla sont les siens. le récit de Miles Franklin fait penser à ceux d'Edith Wharton ou à ceux de Jane Austen. Sybylla est une jeune femme déterminée à conquérir sa liberté, son indépendance à l'instar des héroïnes de la grande romancière américaine. le cadre de vie de Sybylla à Caddagat nous y fait penser également : de belles toilettes, des soirées avec piano et récital, bal. La jeune femme peut laisser libre court à son esprit artistique et à son raffinement. Elle y fait la connaissance d'Harold Beecham, propriétaire terrien qui s'intéresse fortement à elle. Mais Sybylla refuse de céder à ses avances et se méfie du mariage. Un petit goût austenien se fait sentir dans leur relation tumultueuse. Mais la fin de l'histoire sera assez loin des intrigues de la demoiselle de Bath et déjouera nos attentes.
Avec ces références, nous sommes en terrain connu et pourtant non. L'Australie se rappelle toujours à nous. Les invités ne se promènent pas dans le jardin à cause des serpents, la chaleur est sans cesse accablante et la nature omniprésente. Miles Franklin la décrit avec infiniment de poésie et de tendresse : » La course lente de la rivière, le parfum des arbustes, l'or du soleil couchant, la musique fracassante des sabots sur la route de temps à autre, les bruits légers des pêcheurs, le plouf d'un ornithorynque s'ébattant au milieu du courant m'arrivaient comme le plus doux des élixirs dans ce recoin idéal, rêvé pour un poète, au milieu des rochers gris, roses à leur base, tapissés de mousse. » Ces descriptions sensibles nous transportent dans l'Australie sauvage de cette époque.
Un roman fort plaisant et dépaysant.
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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summerday
  27 juin 2011
Sybilla se sent différente de sa famille dès son plus jeune âge. Son histoire se déroule en Australie à la fin du XIXe siècle, dans une campagne aride où l'on fait fortune en cultivant la terre ou le bétail. Sa famille possède un ranch puis une production laitière mais son père gère mal leur affaire et la famille s'appauvrit. Même s'ils demeurent l'une des familles les plus aisées de leur petit village Sybilla ne supporte pas leur quotidien morne. Or, une bénédiction qui n'est autre que sa grand-mère va l'arracher à cette vie de fermière. Pour alléger le travail de sa mère, sa grand-mère propose de prendre la jeune fille désormais âgée d'une quinzaine d'années avec elle. Sybilla va enfin découvrir une petite ville où les propriétaires des grandes exploitations sont raffinés. Dans cette nouvelle maison on peut lire des romans, s'habiller pour dîner et être coquette en toute occasion. Même si la jeune fille est un peu garçon manqué elle apprécie ce mode de vie car elle a de l'ambition. Il ne s'agit pas de se marier mais de trouver une voie qui lui permette de prendre son indépendance. Et puis elle rencontre Harry, l'un de ses voisins, qui s'avère être un jeune homme bon et respecté de tous. Or il semble s'intéresser à elle alors qu'il pourrait convoiter n'importe quelle fille de la région. Cette amitié l'étonne d'autant plus qu'elle se trouve très laide et qu'elle n'aspire pas vraiment au mariage...
Ma brillante carrière est un récit d'émancipation féminine et sociale fougueux. le caractère bien trempé de son héroïne en fait une lecture très agréable, pleine de rebondissements et de coups de théâtre bienvenus. Lorsqu'elle ne change pas d'avis toutes les deux pages, au point de nous donner des palpitations, elle subit les échecs de ses parents et se voit contrainte à un destin bien différent de ses idéaux. Sybilla impose souvent ses simagrées à son entourage et se lamente sans cesse, surtout concernant son physique, mais c'est un personnage attachant, très consciente de ses désirs. Elle est aussi intense dans les moments heureux que dans le malheur et c'est une personnalité assez fascinante, tiraillée entre le carcan de la société, les élans de son coeur et une ambition personnelle qui en fait un être fantasque aux yeux de sa famille.
Le portrait d'une femme moderne dans un récit où les paysages australiens sont magnifiquement décrits. Pour les amateurs des romans de Jane Austen ou des soeurs Brontë, entre autres.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   01 décembre 2012
C’était la vie – c’était là ma vie – ma carrière, ma brillante carrière ! J’avais quinze ans – quinze ans ! Quelques fugitives heures et je serai aussi âgée que ceux qui m’entouraient. Je les regardais tandis qu’ils se tenaient là, debout et fatigués, sur l’autre versant de la vie. Jeunes, sans doute avaient-ils espéré et rêvé de choses meilleures – peut-être les avaient-ils connues. Mais voilà où ils en étaient. Voilà ce qu’avait été leur vie. Voilà quelle était leur carrière.
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myriampelemyriampele   02 septembre 2013
Je ne médis pas de la vie des humbles. La paysannerie est le rempart de toutes les nations. La vie d'un paysan, pour un paysan qui a l'âme d'un paysan, quand les temps sont propices et que les saisons lui sourient, est une vie épatante. Elle est honnête, propre et saine, mais pour moi, la vie de paysan est un Purgatoire. Ceux qui m'entouraient travaillaient du matin au soir, puis jouissaient d'un sommeil bien gagné. Leur existence ne connaissait que deux états - le travail, et le sommeil.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   02 décembre 2012
Vous pouvez plonger dans cette histoire la tête la première, comme on dit, sans crainte d'y trouver cette littérature de bas étage pleine de descriptions de beaux couchers de soleil et de murmures du vent. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent d'entre nous étant incapables de voir dans un coucher de soleil autre chose que les signes et indications du temps qu'il fera demain, nous laisserons ces vaines et folles rêveries aux poètes et aux peintres - pauvres fous ! Réjouissons-nous de ne pas avoir leur caractère fantasque !
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DuzboDuzbo   06 novembre 2015
Le plus grand trésor que renferme notre cœur, c'est de savoir qu'il existe dans la création un être à qui notre existence est nécessaire, quelqu'un qui fait partie de notre vie comme nous faisons partie de la sienne, quelqu'un dans la vie de qui nous sommes assurés que notre mort laisserait un vide pendant un jour ou deux.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   02 décembre 2012
Dans mes relations avec les hommes, je n'ai jamais conscience que l'insignifiante différente des sexes suffit à dresser un grand mur entre nous.
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